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ISBN : 2266157183
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le déser... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 21 janvier 2012

    mariech
    Première découverte de cet auteur dont j'ai envie de lire ' Dans les forêts de Sibérie ' pour avoir un avis plus nuancé .
    J'ai beaucoup apprécié le voyage en Sibérie dans ce livre , où il décrit sans concessions mais avec semble-t -il beaucoup de vérités ces habitants , rongés par le fléau de l'alcoolisme mais aux cent dernières pages mon attention s'est fort émoussée et même certains passages m'ont déplu .
    Je trouve que l'auteur manque parfois de nuance , je prends comme exemple cette phrase ' La différence entre l'animal et l'homme quand ils sont tous les deux emprisonnés c'est que le premier reste beau alors que le second devient une bête ' ; je ne suis pas d'accord avec cette affirmation .
    Ce qui m'a dérangé aussi , c'est que l'auteur n'aime pas les rencontres , qu'il soit solitaire c'est bien sûr son droit mais c'est dommage pour le lecteur car la retranscription des rencontres dans des lieux si lointains auraient apporté un peu de dynamisme au livre .
    Conclusion : je suis assez déçue par cette lecture qui manque de descriptions et d'échanges humains , il m'a semblé que l'auteur avait privilégier le nombre de kilomètres parcourus au détriment de l'humain .
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    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 21 juin 2012

    joedi
    Sylvain Tesson, globe trotter, comme dans tous les récits de ses voyages, se révèle être un écrivain et un très bon conteur. Une fois de plus, il a réussit le pari qu'il s'était fixé, un long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale.
    Un livre très instructif dans lequel il décrit les paysages, le comportement et la nature – l'âme - des hommes rencontrés.
    J'ai aussi apprécié les références à Alexandra David-Neel dont j'ai achevé la lecture Voyage d'une parisienne à Lhassa avant d'entamer celle de L'Axe du loup de Sylvain Tesson.
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    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 27 mai 2011

    Apikrus
    Pour l'auteur, le trajet suivi par des évadés du goulag vers la liberté sert de fil conducteur, ou de prétexte, à traverser la Sibérie (de Iakoutsk) jusquà Bombay, via la rive-est du lac Baïkal, la Mongolie et le Tibet. C'est l'occasion pour lui de rencontrer des populations et personnages divers, aux modes de vies et de pensées à la fois universels, par certains de leurs aspects, et tout à fait atypiques (ainsi pour le rapport entre les Russes qu'il rencontre et l'alcool). J'ai été particulièrement interpellé par la description de pratiques expiatoires tibétaines consistant à parcourir plusieurs dizaines de kilomètres en rampant ! A la différence de l'auteur, je n'en suis cependant pas admiratif...
    Sylvain TESSON cite abondamment des ouvrages de Salvomar RAWITZ (A marche forcée), Josef Martin BAUER (Aussi loin que me portent mes pas) et Ferdinand OSSENDOWSKI (Bêtes, hommes et dieux), sur les pas desquels il marche. Il ne tranche pas la question de la véracité du récit de Slavomar RAWITZ et m'a donné envie de relire cet ouvrage que j'avais apprécié, de même que celui de BAUER que j'avais adoré. En revanche je ne reprendrai pas la lecture du livre d'OSSENDOWSKI, rapidement abandonné en raison de son mysticisme délirant.
    J'ai beaucoup aimé la démarche de Sylvain TESSON et l'ouvrage auquel elle a donné lieu, tous deux intéressants des points de vue historique, géographique et sociologique. Je conseille donc son livre aux amateurs de récits de voyages.
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    • Livres 3.00/5
    Par pyrene09, le 14 juin 2012

    pyrene09
    Sylvain Tesson écrivain voyageur retrace son voyage à travers l'Asie, du Nord au Sud sur des milliers de kilomètres, du Nord de la Sibérie jusqu'à Calcutta. Ce parcourt est celui que faisait naguère les évadés du goulag.
    Pour leur rendre hommage il a triomphé des obstacles les plus grands, franchi la taïga, la steppe, le désert de Gobi, les hauts plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la forêt humide jusqu'à la montagne de Darjeeling.
    Tout ceci à pied, à cheval, en vélo, ceci sur six mille Kms, bravant le froid, la faim, la solitude.
    Pendant son périple, Il retrace la politique de l'URSS, parle de l'alcoolisme très élevé et aide les autochtones…
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  • Par keisha, le 21 janvier 2013

    keisha
    Les déplacements en Asie se sont effectués naturellement d'est en ouest (et d'ouest en est) en suivant des bandes bioclimatiques, taïgas, steppes, il suffit de penser aux grands conquérants, aux marchands de la soie. Exception : les raids hostiles s'effectuaient vers le sud. D'où le nom d'axe du loup pour cette direction non habituelle.
    Sylvain Tesson a donc mis ses pas dans ceux des candidats à la liberté, "moines orthodoxes, prêtres bouddhistes, dissidents politiques, zeks, Mongols, Juifs, Bouriates, Tibétains". A pied, à cheval, à bicyclette, il a crapahuté sur des milliers de kilomètres, endurant chaleur et froid, vent et poussière. Bien sûr il n'avait pas la police à ses trousses, mais il a pu tester la rigidité de la bureaucratie chinoise.
    Ce voyage peut être considéré comme une sorte d'hommage à tous ces gens ayant fui au péril de leur vie une situation intenable, car Rawicz (qu'il ait affabulé ou pas) n'est qu'un exemple parmi bien d'autres, ici évoqués aussi.

    Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2013/01/a-marche-forcee-laxe-..
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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 19 juin 2012

    Les orages sont à la mesure des steppes : titanesques. Ici, les nuages ont la taille de royaumes. Et quand vient l'orage, on dirait que, crevés par un glaive, ils s'ouvrent d'un coup, comme des outres, pour s'écrouler tout entiers sous leurs propre poids, vidés de leurs eaux en quelques instants, laissant sous eux la steppe étourdie de violence.

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  • Par joedi, le 19 juin 2012

    Non loin d'Oulan-Oudé, je croise des églises de campagne. Les bulbes font des gouttes d'or sur la croûte de la campagne, pelée par la sécheresse. Leur forme me plonge dans des abîmes. J'émets intérieurement des hypothèses sur l'origine du bulbe. Sujet fondamental. Comment tel galbe a-t-il pu sortir d'un cerveau humain, fût-il russe ? Serait-ce la figuration d'une larme du ciel tombée sur une tour, ou la copie de la courbe de la flamme des cierges qui brûlent dans la nef, ou la reproduction de l'oignon dont font tant de cas les Russes ?
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  • Par mariech, le 21 janvier 2012

    Soixante ans après , on attend -avec raison - des voyageurs qu'ils disent la vérité et décrivent leurs périples avec la précision du greffier .

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  • Par joedi, le 21 juin 2012

    Je croise des femmes transportant sur leur tête la corvée de bois sec pendant que les hommes traînent de tasse de thé en tasse de thé leur propre corvée : la vie. L'homme est le fardeau de la femme indienne.

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  • Par joedi, le 21 juin 2012

    Je visite le zoo pour voir le panda roux, l'une des bêtes de la Création à laquelle j'attache le plus de prix. Les deux spécimens de Darjeeling ruminent leur désespoir carcéral dans un enclos bétonné. La différence entre l'animal et l'homme quand ils sont tous les deux emprisonnés c'est que le premier reste beau alors que le second devient une bête.

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Vidéo de Sylvain Tesson

Sylvain Tesson à la librairie la Galerne. Pour la sortie de son dernier "Dans les forêts de Sibérie", éditions Gallimard.











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