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ISBN : 2266157183
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 141 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le déser... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lune, le 01 mai 2014

    Lune
    « A Marche forcée » de Slavomir Rawicz.
    Voilà le point de départ et fil conducteur de l'aventure qu'entreprit de vivre et de nous narrer Sylvain Tesson.
    Dans ce récit, nous l'accompagnons « De la Sibérie à l'Inde sur les pas des évadés du goulag ». Il y flotte ce parfum de liberté qui devait soutenir la volonté des échappés, des zeks et autres brisés par la folie des procureurs rouges : hommage vivant rendu à ces laissés-pour-compte de l'Histoire.
    Tout au long de sa traversée des différents pays, nous vibrons devant cet Inconnu dont nous connaissons seulement quelques bribes.
    Sylvain Tesson nous y emmène, autant par la géographie que la géologie, autant dans la description qu'il fait des paysages, de la nature, de la flore et de la faune que de la rencontre avec « l'autre » : l'homme que parfois l'on peine à imaginer au centre d'une telle hostilité environnementale et climatique.
    On perçoit l'auteur dans ses souffrances tant physiques que morales éveillant en nous, à travers lui, un questionnement.
    Il y a toujours, chez Sylvain Tesson, ces petites phrases qui font mouche en ses observations lucides, ironiques, humoristiques parfois ou interpellantes sans l'ombre d'un jugement.
    Juge-t-on l'universalité de l' horrible laideur humaine ? Inutile de se fourvoyer dans des discours pontifiants, stériles et répétitifs : ici, l'homme est au pied de sa vérité.
    Une force s'élève du chemin parcouru, enveloppé de solitude salvatrice et de poésie scandée au rythme des pas.
    Avec lui, nous grimpons sur des sommets, non seulement de l'Himalaya, mais aussi dans ceux du dépassement de soi par la seule détermination que rien ne peut détourner.
    Nous avons l'impression de grandir avec lui ; il nous fait relativiser nos préoccupations quotidiennes qui souvent nous rétrécissent.
    Merci Monsieur Tesson.
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    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 21 janvier 2012

    mariech
    Première découverte de cet auteur dont j'ai envie de lire ' Dans les forêts de Sibérie ' pour avoir un avis plus nuancé .
    J'ai beaucoup apprécié le voyage en Sibérie dans ce livre , où il décrit sans concessions mais avec semble-t -il beaucoup de vérités ces habitants , rongés par le fléau de l'alcoolisme mais aux cent dernières pages mon attention s'est fort émoussée et même certains passages m'ont déplu .
    Je trouve que l'auteur manque parfois de nuance , je prends comme exemple cette phrase ' La différence entre l'animal et l'homme quand ils sont tous les deux emprisonnés c'est que le premier reste beau alors que le second devient une bête ' ; je ne suis pas d'accord avec cette affirmation .
    Ce qui m'a dérangé aussi , c'est que l'auteur n'aime pas les rencontres , qu'il soit solitaire c'est bien sûr son droit mais c'est dommage pour le lecteur car la retranscription des rencontres dans des lieux si lointains auraient apporté un peu de dynamisme au livre .
    Conclusion : je suis assez déçue par cette lecture qui manque de descriptions et d'échanges humains , il m'a semblé que l'auteur avait privilégier le nombre de kilomètres parcourus au détriment de l'humain .
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    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 21 juin 2012

    joedi
    Sylvain Tesson, globe trotter, comme dans tous les récits de ses voyages, se révèle être un écrivain et un très bon conteur. Une fois de plus, il a réussit le pari qu'il s'était fixé, un long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale.
    Un livre très instructif dans lequel il décrit les paysages, le comportement et la nature – l'âme - des hommes rencontrés.
    J'ai aussi apprécié les références à Alexandra David-Neel dont j'ai achevé la lecture Voyage d'une Parisienne à Lhassa avant d'entamer celle de L'axe du Loup de Sylvain Tesson.
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    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 27 mai 2011

    Apikrus
    Pour l'auteur, le trajet suivi par des évadés du goulag vers la liberté sert de fil conducteur, ou de prétexte, à traverser la Sibérie (de Iakoutsk) jusquà Bombay, via la rive-est du lac Baïkal, la Mongolie et le Tibet. C'est l'occasion pour lui de rencontrer des populations et personnages divers, aux modes de vies et de pensées à la fois universels, par certains de leurs aspects, et tout à fait atypiques (ainsi pour le rapport entre les Russes qu'il rencontre et l'alcool). J'ai été particulièrement interpellé par la description de pratiques expiatoires tibétaines consistant à parcourir plusieurs dizaines de kilomètres en rampant ! A la différence de l'auteur, je n'en suis cependant pas admiratif...
    Sylvain TESSON cite abondamment des ouvrages de Salvomar RAWITZ (A marche forcée), Josef Martin BAUER (Aussi loin que me portent mes pas) et Ferdinand OSSENDOWSKI (Bêtes, hommes et dieux), sur les pas desquels il marche. Il ne tranche pas la question de la véracité du récit de Slavomar RAWITZ et m'a donné envie de relire cet ouvrage que j'avais apprécié, de même que celui de BAUER que j'avais adoré. En revanche je ne reprendrai pas la lecture du livre d'OSSENDOWSKI, rapidement abandonné en raison de son mysticisme délirant.
    J'ai beaucoup aimé la démarche de Sylvain TESSON et l'ouvrage auquel elle a donné lieu, tous deux intéressants des points de vue historique, géographique et sociologique. Je conseille donc son livre aux amateurs de récits de voyages.
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    • Livres 3.00/5
    Par Philippe67, le 18 août 2013

    Philippe67
    Bon livre bien écrit où l'auteur nous fait partager son voyage et ses rencontres sans longueur ni lourdeur.
    J'aurais aimé un livre un peu plus épais et détaillé.
    C'est le premier livre de cet auteur que je lis et ce ne sera pas le dernier.

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Citations et extraits

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  • Par lerital31, le 21 juillet 2015

    Pas de végétation dans le paysage. Pas besoin de mentir. La végétation est le fard de la géologie. Elle a été créée pour en adoucir les contours comme le maquillage pour cacher les rides sur le visage des femmes. La beauté des Quinghai est une beauté du troisième jour avant que Dieu ne se mêle de ce qui ne le regardait pas et n' habille la terre de plantes. Une beauté nue.

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  • Par lerital31, le 21 juillet 2015

    Je note un phénomène nouveau en Chine: l'existence de cafés Internet où de jeunes garçons branlent frénétiquement les manettes de leurs consoles. Les gouvernements peuvent bénir ces instituts de lobotomisation en réseau. Car les jeunes clients ne sont pas prêts de refaire Tian'en-men. La "libération Internet" est la meilleure prophylaxie qu'on ait jamais mise au point contre la révolution.

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  • Par lerital31, le 21 juillet 2015

    Dans les forêts que je traverse on me met en garde contre les éléphants sauvages et les tigres. En Sibérie, on me mettait en garde contre les ours. L'homme fait toujours semblant de craindre les animaux qu'il décime. Mais il ne met jamais personne en garde contre lui-même.

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  • Par lerital31, le 21 juillet 2015

    La différence entre l'animal et l'homme quand ils sont tous les deux emprisonnés c'est que le premier reste beau alors que le second devient une bête.

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  • Par lerital31, le 21 juillet 2015

    Ne jamais écouter les pessimistes même si ce sont eux qui ont toujours raison.

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Berezina, les retrouvailles
A l'occasion de la sortie du livre Berezina, Sylvain Tesson et Cédric Gras se sont retrouvés chez Thomas Goisque. Les trois amis sont les protagonistes du récit de Sylvain Tesson paru aux...











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