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ISBN : 2266157183
Éditeur : Pocket (2006)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 195 notes)
Résumé :
Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himlayenne, la forêt humide jusqu'à la montagne de Daarjeling. A pied, à cheval, à vélo, sur six mille kilomètres, il a connu le froid, la faim, la s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Lune
Lune01 mai 2014
  • Livres 5.00/5
« A Marche forcée » de Slavomir Rawicz.
Voilà le point de départ et fil conducteur de l'aventure qu'entreprit de vivre et de nous narrer Sylvain Tesson.
Dans ce récit, nous l'accompagnons « De la Sibérie à l'Inde sur les pas des évadés du goulag ». Il y flotte ce parfum de liberté qui devait soutenir la volonté des échappés, des zeks et autres brisés par la folie des procureurs rouges : hommage vivant rendu à ces laissés-pour-compte de l'Histoire.
Tout au long de sa traversée des différents pays, nous vibrons devant cet Inconnu dont nous connaissons seulement quelques bribes.
Sylvain Tesson nous y emmène, autant par la géographie que la géologie, autant dans la description qu'il fait des paysages, de la nature, de la flore et de la faune que de la rencontre avec « l'autre » : l'homme que parfois l'on peine à imaginer au centre d'une telle hostilité environnementale et climatique.
On perçoit l'auteur dans ses souffrances tant physiques que morales éveillant en nous, à travers lui, un questionnement.
Il y a toujours, chez Sylvain Tesson, ces petites phrases qui font mouche en ses observations lucides, ironiques, humoristiques parfois ou interpellantes sans l'ombre d'un jugement.
Juge-t-on l'universalité de l' horrible laideur humaine ? Inutile de se fourvoyer dans des discours pontifiants, stériles et répétitifs : ici, l'homme est au pied de sa vérité.
Une force s'élève du chemin parcouru, enveloppé de solitude salvatrice et de poésie scandée au rythme des pas.
Avec lui, nous grimpons sur des sommets, non seulement de l'Himalaya, mais aussi dans ceux du dépassement de soi par la seule détermination que rien ne peut détourner.
Nous avons l'impression de grandir avec lui ; il nous fait relativiser nos préoccupations quotidiennes qui souvent nous rétrécissent.
Merci Monsieur Tesson.
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Iboo
Iboo20 mars 2016
  • Livres 3.00/5
Difficile pour moi de noter objectivement ce livre car je ne suis pas vraiment adepte des récits de voyage et si ce n'était l'enthousiasme communicatif d'une amie, je ne serais, sans doute, jamais allée vers ce livre.
Je reconnais, d'ailleurs, avoir éprouvé une certaine lassitude générée par ces répétitives descriptions de paysages... Lesquels, paysages - tenant compte que notre voyageur se déplace à pieds - ne varient pas beaucoup dans cette partie du globe.
Et, il faut bien admettre que la taïga, un fleuve, des rivières, des gués, la pluie, la boue... même cent kilomètres plus loin, ça reste la taïga, un fleuve, des rivières, des gués, la pluie, la boue. Par conséquent, après deux mois de marche, arrivée au tiers du bouquin, j'avais l'impression d'avoir lu plusieurs fois la même chose.
C'est d'autant plus regrettable que, durant son périple, notre marcheur, quelque peu misanthrope, a croisé des tas de personnes. Que dis-je, des personnes ? Des personnages ! Et de ces hommes et femmes hors du commun, il ne nous dit rien, ou si peu... Trois ou quatre lignes par ci par là, perdues dans des pages et des pages de descriptions d'un même paysage et de la pénibilité de son périple.
Mais j'ai été bien inspirée de persister car les deux derniers tiers se sont révélés plus intéressants et ont retenu mon attention.
Bilan positif, finalement. Même s'il n'a pas modifié mon sentiment sur ce genre littéraire. Et je ne pense pas, d'ailleurs, que Sylvain Tesson soit en mesure de me faire changer d'avis. Un peu trop centré sur lui-même, le "voyageur"...
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joedi
joedi21 juin 2012
  • Livres 4.00/5
Sylvain Tesson, globe trotter, comme dans tous les récits de ses voyages, se révèle être un écrivain et un très bon conteur. Une fois de plus, il a réussit le pari qu'il s'était fixé, un long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale.
Un livre très instructif dans lequel il décrit les paysages, le comportement et la nature – l'âme - des hommes rencontrés.
J'ai aussi apprécié les références à Alexandra David-Neel dont j'ai achevé la lecture Voyage d'une Parisienne à Lhassa avant d'entamer celle de L'axe du Loup de Sylvain Tesson.
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mariech
mariech21 janvier 2012
  • Livres 2.00/5
Première découverte de cet auteur dont j'ai envie de lire ' Dans les forêts de Sibérie ' pour avoir un avis plus nuancé .
J'ai beaucoup apprécié le voyage en Sibérie dans ce livre , où il décrit sans concessions mais avec semble-t -il beaucoup de vérités ces habitants , rongés par le fléau de l'alcoolisme mais aux cent dernières pages mon attention s'est fort émoussée et même certains passages m'ont déplu .
Je trouve que l'auteur manque parfois de nuance , je prends comme exemple cette phrase ' La différence entre l'animal et l'homme quand ils sont tous les deux emprisonnés c'est que le premier reste beau alors que le second devient une bête ' ; je ne suis pas d'accord avec cette affirmation .
Ce qui m'a dérangé aussi , c'est que l'auteur n'aime pas les rencontres , qu'il soit solitaire c'est bien sûr son droit mais c'est dommage pour le lecteur car la retranscription des rencontres dans des lieux si lointains auraient apporté un peu de dynamisme au livre .
Conclusion : je suis assez déçue par cette lecture qui manque de descriptions et d'échanges humains , il m'a semblé que l'auteur avait privilégier le nombre de kilomètres parcourus au détriment de l'humain .
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cathe
cathe10 août 2015
  • Livres 5.00/5
Sylvain Tesson, passionné par le récit de Slavomir Rawicz "A marche forcée", refait le long voyage des évadés du Goulag, de la Sibérie à l'Inde. Six mille km qu'il parcourt en majorité à pied et pour une petite partie à cheval et à vélo. Il découvre le lac Baïkal, la taïga, la steppe mongol, le désert de Gobi. Même si l'exploit sportif est bien là, il profite aussi complètement des magnificences de la nature. Et, contrairement aux évadés, il peut se montrer au grand jour et il découvre l'hospitalité légendaire des Russes, surtout quand on est français ! Bien sûr il faut aimer la vodka (pas de problème pour Tesson !) et accepter d'en boire de grandes quantités et à n'importe quel moment de la journée (au petit déjeuner par exemple). Mais la beauté des paysages et les rencontres humaines sont prétexte à des descriptions pleines de lyrisme et de poésie.

Tesson précise dès le début qu'il ne fait pas ce voyage pour vérifier si cette aventure est possible ou pas car il n'est pas dans les mêmes conditions. Il veut avant tout rendre hommage à tous ceux qui ont fui un régime totalitaire et qui ont marché au péril de leur vie pour un seul but, la liberté.
Sylvain Tesson a beaucoup de talent pour décrire la nature avec lyrisme et poésie et ce livre est un très beau récit de voyage autant qu'un hommage aux évadés.
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Citations & extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
IbooIboo20 mars 2016
Natalia se souvient soudain que nous sommes le 22 Juin.
- C'est l'anniversaire de l'opération Barberousse !
- Il faut boire à nos soldats !
- Et contre le fascisme !
- A l'armée !
Les quatre grâces d'Artemov se lèvent alors d'un même mouvement et, verres brandis, entonnent L'Internationale. La vraie. Dans le décor déglingué de ce bout du monde, l'hymne terrible de la grande révolution sonne plus grandiose que quand il est gueulé sous les banderoles à slogans par les petits bourgeois syndiqués de France (qui ne supporteraient pas une seule journée les conditions d'existence de mes bienfaitrices...). Elles sont staliniennes, mes amies de ce soir, ce qui est tout de même plus élégant que d'être communiste.
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IbooIboo05 mars 2016
Pour faire passer le temps, je récapitule les conseils en tout genre qu'on m'a donnés en cas de rencontre avec l'ours :
Se transformer en tronc d'arbre, silencieux comme la souche.
Ne pas y penser.
Lui parler.
Ne rien dire.
Ne pas le regarder.
Le regarder sans crainte car il attaque ceux qui ont peur.
Frapper un arbre avec son bâton.
Ne pas faire le moindre bruit.
Et ce dernier avis des bûcherons de Delgey :
"Essayer de ne pas en rencontrer."
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Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres21 août 2014
J'abats les foulées, dans un étrange état d'euphorie provoqué sans doute par la grandeur des lieux, la gifle du vent, la tragique lumière que me renvoie le lac et l'immensité anormale - comme surdimensionnée- du ciel. Je pleure, je ris, j'avance, je lance au lac des versets poétiques. Je sens monter en moi l'impassibilité des vagabonds japonais de la tradition zen. Il s'agit pour eux de laisser les sensations leur traverser le corps sans s'y fixer jamais et d'accéder à l'imperméabilité, à l'image du martin-pêcheur qui réussit à plonger dans l'eau et à en ressortir sec. Ainsi seulement peut naître l'apaisement final. L'acceptation totale du monde. Non pas une acceptation passive mais impassible. Réconciliée. Peut-être le léger état de sous-alimentation dans laquelle je me trouve depuis quelques jours explique-t-il ces sensations aériennes qui me montent à l'âme, sans crier gare.
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IbooIboo05 mars 2016
Les journées passent et les villages avec. Certains d'entre eux ont été construits au temps de Staline, parfois sur d'anciennes installations occupées par des Iakoutes. Ces villages forment des petits trous dans le manteau de la forêt : en Sibérie, l'homme est une mite.
Le Russe, perdu dans l'infini de la plaine, quoi qu'il fasse, ne sera jamais qu'un point sur la carte. Le Suisse, lui, y tient plus de place. C'est une fatalité.
Certains bourgs cependant sont assez anciens, comme Olekminsk, fondé par des soldats du Tsar sous les ordres du cosaque Ivan Biketov. Seuls en territoire vierge, avancés à des milliers de kilomètres de toutes terres connues, défrichant les taches blanches avec Dieu au corps, l'Empereur aux tripes et la hache au bras, ils fondaient un poste de garnison entouré d'une palissade de bois, au bord du fleuve, puis attendaient quelques années qu'un corps expéditionnaire les relevât et agrandisse a tête de pont.
Et c'est cela qu'on a appelé "la conquête de la Sibérie" : une constellation de misérables cabanes noyées dans l'infini des forêts. Il faut toujours que l'homme utilise des mots au-dessus de ses moyens...
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MistigrifMistigrif13 janvier 2016
Les jeunes maoïstes usèrent de la dynamite contre la forteresse de la foi. La vie de Bouddha fut proclamée réactionnaire. Une robe rouge de moine signait l'arrêt de mort de celui qui la portait. A Saint-Germain-des-Prés, on acclamait les gardes rouges. Les gardes rouges auraient rasé Saint-Germain-des-Prés.
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Vidéo de Sylvain Tesson
"Dans les forets de Sibérie" (2016) - Un film de Safy Nebbou d'après l'ouvrage de Sylvain Tesson, avec Raphaël Personnaz. Bande annonce.
Dans la catégorie : Géographie de l' AsieVoir plus
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Géographie générale>Géographie de l' Asie (323)
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