> Estelle Roudet (Traducteur)

ISBN : 2020987759
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
1938, dans le Kentucky marqué par la pauvreté, conséquence de la dépression, et le racisme profond, la narratrice Olivia Harker, la quarantaine, s’échine à tenir avec son petit-fils William l’épicerie héritée de son père mort et héberge sa mère à moitié folle. Seule con... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Elianthe, le 28 octobre 2011

    Elianthe
    Quand j'ai envie de me lover entre les pages d'un livre comme je me blottirais dans une chaude couverture...
    Quand je voudrais à la fois ralentir la lecture d'un livre pour demeurer en compagnie de ses personnages et l'accélérer pour connaître la suite de l'histoire...
    Tout cela est bon signe pour un roman!
    Olivia Harker n'est pas une femme sympathique, elle est d'un abord rude, elle vit retirée avec sa mère et son petit-fils, elle est têtue et a son franc-parler. Mais quand elle raconte son histoire, on comprend comment et pourquoi elle est une femme solitaire et renfermée.
    Olivia n'a pas été désirée par sa mère, Ida, qui a cherché à s'en débarrasser avant même sa naissance. Alors qu'Olivia n'est âgée que de quelques mois, son père se voit obligée d'interner Ida. Olivia sera élevée par son père, épicier et vétérinaire autodidacte et contrebandier à ses heures. Ils ne sont pas riches, mais ils s'aiment et ça leur suffit. Olivia apprend la liberté et la tolérance, et se fait des amis dans la communauté noire d'Aurora, alors que dans le Sud des États-Unis, la ségrégation a toujours cours.
    À peine âgée de dix ans, Olivia est perturbée par le retour de sa mère. Elle s'en méfie, mais elle ne peut s'empêcher d'espérer, un signe de reconnaissance, d'affection. Mais Ida n'est pas maternelle. Une guerre larvée s'installe entre les deux. Un soir d'hiver, Olivia et son père ont un accident de voiture. Olivia est gravement blessée. Et on lui dit que son père est décédé.
    Pour Olivia, c'est la fin du monde, la fin de son monde. Pour payer les factures, sa mère se met à recevoir des hommes. Olivia se referme et devient méchante avec sa mère. Au début de l'adolescence, Olivia tombe amoureuse de Wing, un trompettiste. Les parents de ce dernier décèdent et il est obligé de tenir seul l'hôtel familial. Il s'éloigne d'Olivia qui lui en veut terriblement. Emmurés en eux-mêmes, incapables de se rejoindre, commence pour les amoureux un exil qui durera près de trente ans.
    Olivia s'enfonce dans une indifférence totale. Elle a tout déjà tout perdu, elle se fout de tout. Elle s'installe dans un petit bar, où pour quelques dollars, les hommes l'amènent dans la salle du fond pour trente minutes de plaisir. Enceinte à quinze ans, elle retourne chez elle et accouche d'une petite fille, Pauline. Elle ignore qui en est le père. Quelques mois plus tard, un homme accepte de l'épouser. Ils vivront une dizaine d'années ensemble et il sera un père pour Pauline. Mais cet homme décède aussi et Pauline s'effondre. Elle se donne à son tour à des hommes. Elle devient enceinte et abandonne son bébé à Olivia.
    Une dizaine d'années plus tard, Olivia élève seule son petit-fils William, qu'elle aime profondément. Sa mère Ida demeure avec eux, mais Olivia la tolère à peine. Sur leur terrain vivent des loups argentés que le grand-père d'Olivia a ramenés d'Alaska. Olivia leur est très attachée, ils font partie de sa famille. Des chasseurs s'amusent à les tuer. Olivia est révoltée. Elle enquête et découvre des secrets de son passé. Voilà pour le résumé de l'histoire.
    J'aime beaucoup les romans intimistes. L'auteure nous fait entrer dans le quotidien d'Olivia, elle partage avec nous ses faits et gestes, sa vie de tous les jours, mais aussi ses réflexions et ses émotions. Je me suis sentie très proche d'Olivia, j'avais l'impression de faire partie de sa famille. En ne nous cachant rien, en nous présentant le bon comme le mauvais, l'auteure nous laisse libre d'accepter Olivia. Moi, j'ai décidé de l'accepter totalement, dans sa rudesse envers sa mère, avec toute sa colère face à l'existence, dans sa vulnérabilité, mais surtout avec tout son amour pour son petit-fils, son père et Wing. Olivia est un grand personnage féminin. Elle est courageuse, intègre et n'a pas eu le choix d'apprendre à se débrouiller. Mais derrière sa force, au fond d'elle-même, elle reste cette petite fille candide et mal aimée.
    Les personnages sont très importants dans Aurora, Kentucky et c'est une des grandes forces de ce roman. Car en plus de raconter l'histoire d'Olivia, il raconte l'histoire de cette petite ville et ses habitants. Même s'ils sont des citoyens de seconde zone, les Noirs occupent une place importante dans l'histoire. À travers son père et malgré la ségrégation qui règne, Olivia apprend la tolérance. Pour elle, il est naturel de côtoyer les Noirs, mais elle doit quand même faire comme les autres et en apparence, les ostraciser. Parmi mes personnages préférés, il y a Love Alice, capable de lire dans l'avenir et son mari Junk, un homme simple et attachant. J'ai admiré leur courage, car malgré la violence et les persécutions, ils continuaient à vivre et à aimer.
    Je connaissais la Grande Dépression, mais je ne m'attendais pas à ce que j'ai appris dans Aurora, Kentucky. Les gens vivaient dans le plus total dénuement, souvent à plusieurs dans une seule pièce, ils n'avaient rien à manger, devaient porter les mêmes vêtements pendant des années, etc. Ils ne pouvaient pas compter sur l'aide du gouvernement comme aujourd'hui. Par exemple, Olivia nous dit que le gouvernement lui envoyait moins de deux dollars par mois pour son petit-fils! Mais dans tout cela, ce qui m'a le plus frappé, c'est la misère morale de ces gens. Ils ne savaient ni lire, ni écrire. Les adolescentes se mariaient à treize ans et perdaient leurs bébés, faute de soins. En plus, la description de la visite d'Olivia dans une institution pour les malades mentaux donne froid dans le dos! Je sais que ce n'est qu'un roman, mais je crois qu'il reflète bien la réalité rurale américaine de cette époque.
    Ce fut donc une grande lecture pour moi et un sacré coup de coeur pour un roman presque parfait. Dans les cent dernières pages, j'ai eu de la difficulté à suivre l'histoire, car les évènements s'emballent et qu'il s'y passe beaucoup de choses. Mais quelle fin terrible et frappante, qui ne peut que nous porter à nous interroger sur beaucoup de sujets profonds et vitaux. Je ne peux que vous recommander ce roman émouvant et puissant qui parle d'amour et de haine, de courage et de lâcheté, de chute et de rédemption, bref, de toute l'expérience humaine dans sa riche complexité!
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    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 04 septembre 2011

    Chaplum
    En ce rude hiver 1938, Olivia n'a pas la vie facile. Pauvre, elle doit s'occuper de sa mère, à moitié folle et qu'elle déteste. Vu qu'elle n'a jamais été désirée et qu'Ida lui a toujours fait sentir, Olivia n'a jamais reçu d'amour de sa part. Mais surtout, elle lui en veut d'être revenue chez eux alors qu'elle avait 8 ans et de s'être immiscée entre elle et son père. Olivia est aussi chargée de son petit-fils William, que sa fille Pauline lui a laissé à sa naissance. Âgé de 9 ans, il aide sa grand-mère à l'épicerie familiale et participe aux tâches ménagères.
    Quand des loups commencent à être tués sur leurs terres, avec chaque fois une de leur oreille coupée en guise de message, Olivia comprend qu'on leur en veut. Et dans le Kentucky pauvre et raciste des années 30, des vieux secrets sont enfouis depuis trop longtemps et il est temps pour Olivia de comprendre ce qui s'est passé le jour où elle et son père ont eu un accident de voiture qui l'a laissée seule sans ce père qu'elle aimait tant.
    Quand on m'a proposé ce romant, je n'ai pas hésité un seul instant car je l'avais déjà repéré depuis longtemps. J'ai ainsi eu la chance de découvrir un très beau récit sur l'Amérique profonde, avec des personnages forts, âpres et un contexte historique puissant. En commençant ce livre, on est plongé dans l'enfance d'Olivia, dure mais heureuse, du moins jusqu'à ce que Ida revienne de l'hôpital où elle soigne sa dépression et sa folie dans lesquelles sa grossesse l'a plongée. J'avais un peu l'impression d'entendre « la voix » de Scout, l'héroïne de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Mais rapidement, on se retrouve à nouveau en 1938, et on sent que Olivia et les siens doivent faire face à un danger, dont on ignore tout. C'est là que peut-être certains trouveront que le récit tire en longueur. Car pendant près de trois cent pages, la petite vie de Aurora se déroule, Olivia recherche qui tire sur les loups mais rien ne se profile vraiment à l'horizon. de même, le racisme est présent, et le lecteur se dit que bien que le Kentucky ne soit pas réputé pour sa tolérance et malgré l'immense pauvreté, la ville de Aurora semble relativement épargnée de ce côté-là. Olivia a pour meilleure amie Love Alice, une charmante jeune fille noire. Et même si les noirs ne sont pas servis aux mêmes comptoirs que les blancs, si ils ne se mettent pas au même endroit au cimetière et si ils ne se mélangent pas lors des festivités, tout semble relativement tranquille. Certains indices nous sont fournis mais ils nous font nous poser plus de questions que nous apporter des réponses, nous faisant tourner les pages avidement.
    Arrivent alors les 100 dernières pages où tout s'emballe. On apprend les secrets, qui en veut à la famille d'Olivia et surtout que le racisme est bien présent mais que beaucoup le cachent. Pourquoi ?
    Je regrette ce déséquilibre dans la répartition de la tension dans le roman qui pourrait en gêner certains.
    Mais que cela ne doit pas les détourner de cet excellent roman, qui en plus de dépeindre une certaine Amérique à une période donnée, nous offre une magnifique brochette de personnages. Particulièrement Olivia, cette femme froide et dure mais à laquelle on s'attache et qui s'humanise au contact de son petit fils, de ses amis noirs ou de Wing, son amour de jeunesse. Les méchants sont de vrais méchants, mais on ne le découvre pas tout de suite. Peu à peu, leurs méfaits dévoilent toute l'horreur de leurs actions.
    L'écriture lente et hachée convient bien à ce roman sombre et âpre mais aussi à la personnalité de Olivia. La fin, digne d'un film américain, redonne espoir en cette société jusque là corrompue.

    Lien : http://www.chaplum.com/aurora-kentucky-de-carolyn-d-wall-5291
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    • Livres 4.00/5
    Par Clochette44, le 09 mars 2011

    Clochette44
    4ème de couverture.
    En 1938, dans le Kentucky marqué par la pauvreté, conséquence de la dépression, et le racisme profond, Olivia Harker, s'échine à tenir avec son petit-fils, William, l'épicerie héritée de son père, mort, et héberge sa mère à moitié folle. Seule consolation, son amour payé de retour pour William et la présence des loups descendants de ceux rapportés d'Alaska par son grand-père. Mais dans l'ombre, le sinistre Arnold Phelps et sa bande
    font planer un danger permanent sur Olivia et sa famille. Danger dont elle ne perçoit pas tout de suite l'étendue. Il lui faudra plonger dans le passé de Phelps, ses exactions racistes et dans l'œuvre de son père, justicier silencieux, pour tirer l'histoire au clair et, en même temps, découvrir que
    tous ceux qui l'aiment lui mentent depuis des années. Ce roman, très abouti qui nous vient de l'Amérique profonde, s'inscrit dans la veine de Harper Lee et de Eudora Welty. Traversé par une tension et une émotion quasi constantes, il est porté par une femme magnifique, courageuse, qui a gardé sa candeur et son intégrité.

    Comme indiqué dans la 4ème de couverture, une belle grande histoire racontée par la voix d'une grande héroïne à mon sens, qui ne lâchera rien, par amour des siens, que ce soit de son petit-fils ou pour ses loups. Sa quête de la vérité va lui permettre de découvrir qui sont les gens
    qui l'entourent et prennent soin d'elle, silencieusement, depuis tant d'années.
    Effectivement, ce roman m'a à la fois fait penser à « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur » et à « La couleur des sentiments » avec la prise de conscience de la population blanche face aux traitements endurés par les noirs et à l'envie pour certains de mettre fin à cette situation. l'écriture de Carolyn D. Wall est simple mais belle, et vous pousse à poursuivre pour tenter,comme Olivia, d'en savoir un peu plus, sur le secret de famille. Vraiment une belle grande dame que cette Olivia !
    Un très bon moment de lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par Mia, le 29 août 2011

    Mia
    En 1938, dans le Kentucky, on ne mange pas encore à sa faim tous les jours et les morts sont enterrés dans le jardin. Ce roman âpre et habité, écrit à la 1ère personne, nous téléporte dans l'Amérique fruste et raciste des années 40 et nous montre que les petites gens ne sont pas les moins courageuses.
    Carolyn D. Wall a construit un récit qui alterne entre l'étude sociologique et le drame historique et qui se termine presque en suspense. On vit avec Olivia, ses luttes du quotidien nous touchent précisément parce qu'il n'y a aucun pathos dans l'écriture de l'auteure et que ses phrases courtes ne rapportent que des faits bruts, dénués d'interprétation ou d'atours sentimentaux.
    Ce roman se rapproche de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" de Harper Lee, par son contexte historique mais aussi par l'humanité qui se dégage de ses personnages.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lalivrophile, le 07 septembre 2010

    Lalivrophile
    Caroline D. Wall signe ici un magnifique roman qui fera passer le lecteur par toute une palette d'émotions. L'auteur mêle l'histoire de la famille d'Olivia à un pan de l'Histoire américaine. Elle nous raconte des faits qui pourraient sembler ordinaires: une famille pauvre qui fait ce qu'elle peut pour s'en sortir, une femme que la vie a blessée, qui se résigne tout en tirant le meilleur parti de ce qui lui arrive, une «rivalité» qui vire au cauchemar... Sous la plume de Caroline d'Wall, ces faits ne nous paraissent plus si ordinaires. Pas de clichés, pas de sensiblerie, pas d'aigreur, pas de pathos dans ce livre. Il y a parfois de l'amertume, mais c'est bien compréhensible.
    L'intrigue est empreinte de la même magie. Il n'y a aucun temps mort. Caroline d'Wall nous replonge brutalement dans un pan peu glorieux de l'histoire des Etats-Unis, un pan que certains souhaiteraient oublier, que d'autres aimeraient faire revivre. Elle n'en fait pas trop, se contentant d'exposer les faits, déliant certaines langues. Cela suffit pour plonger le lecteur au coeur de l'horreur. Cette façon, à la fois délicate et sans complaisance d'évoquer les faits, est plus percutante que n'importe quel documentaire. En outre, le lecteur, ayant côtoyé les personnages, les trouvant sympathiques, sera d'autant plus horrifié de ce qui arrive à Aurora. Montrer les gens dans leur quotidien, n'est-ce pas la meilleure façon de prouver que la couleur n'est pas une différence?
    L'auteur soulève également la question du non-dit, tant sur le plan historique que familial.
    Ce roman peut se lire comme un roman social doublé d'une intrigue policière, renforcé d'une pincée d'histoire.
    Malgré l'omniprésence de la gravité, voire de la douleur sourde, Caroline D. Wall distille quelques notes d'humour et d'espoir. le lecteur sourit, malgré la tension, lorsque William exulte de n'avoir rien raté, et que Love Alice dit au marshall qu'il mange trop de tourtes aux noix de pécan. le «prénom» même de Love Alice est un rappel constant d'une erreur amusante.
    [...]


    Lien : http://www.lalivrophile.net/aurora-kentucky-de-caroline-d-wall.html
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Citations et extraits

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  • Par Mia, le 29 août 2011

    Junk arrive et reste debout à écouter. Il est poli avec sa mère, pas comme moi avec la mienne. Je lui réponds avec insolence et lui dis tout ce que j'ai sur le coeur. Mais une pensée me vint alors : c'est vrai que je dis à Ida ce que je pense, mais je ne dis jamais ce que je ressens.
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  • Par Elianthe, le 28 octobre 2011

    Moi, je sais qui je suis quand je vends de la vanille et de la cardamome, ou que je fais un gâteau au sucre roux avec William. Quand je suis avec Love Alice, je me sens forte et sûre de moi. Mais il se passe quelque chose quand je me retrouve seule. Sans autre regard pour renvoyer le mien, un grand doute m'assaille et, dans ces moments-là, je me demande même si j'existe.
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  • Par Elianthe, le 28 octobre 2011

    Les femmes se transmettent des choses, lui dis-je. De génération en génération. Quand je suis née, Ida était complètement cinglée. Elle n'a jamais été une mère pour moi. Alors, quand j'ai eu Pauline, je n'ai pas su comment m'occuper d'elle. Et ensuite, comme je ne lui avais pas montré, elle n'a pas su quoi faire de toi.
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  • Par Mia, le 29 août 2011

    Je ne peux que continuer à conduire bien que je meure d'envie de sauter du camion et de le regarder emporter Ida à travers champs, jusque dans la rivière. Quelle dette avons-nous donc à payer pour ainsi croire que nous devons nous occuper des vieux?
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  • Par Neigeline, le 29 septembre 2011

    Sans amour, il ne reste qu'un grand vide qu'on remplit avec ce qu'on a sous la main.
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