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Note moyenne 3.51 /5 (sur 56 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Hilaire-du-Maine , le 11/08/1933
Biographie :

Jean-Loup Trassard est un écrivain et photographe français.

Il connaît une enfance campagnarde rythmée par les travaux agricoles et qui influencera toute son œuvre d'écrivain et de photographe.

Il passe une licence de droit à la Faculté de droit de Paris (Panthéon). Entre ces études juridiques, il suit les cours d'ethnologie au Musée de l'Homme et surtout, pendant deux ans, les cours de préhistoire d'André Leroi-Gourhan.

En juillet 1960, c'est la première publication : Le lait de taupes à la NRF. En 1960, il devient "Fermier de droits communaux" aux côtés de son père, puis à sa place après sa disparition en 1968. II conservera cette profession jusqu'au 31 décembre 2000.

En 1983, c'est première exposition de photographies à La Rochelle Chapelle Fromentin (expo. collective), puis Montpellier en 1987 (Médiathèque) et Caen en 1991 (Théâtre).

En 1992, soixante photographies sont exposées pendant trois mois au Centre Pompidou sous le titre "La campagne de Jean-Loup Trassard".

"Jean-Loup Trassard est né à la campagne, l’été 1933. Il publie pour la première fois dans la N.R.F. en 1960 puis, à partir de l’année suivante, plusieurs récits chez Gallimard. Outre quelques livres de prose, nous avons publié dans la série «Textes & Photographies» Territoire (1989), Images de la terre russe (1990), Ouailles (1991), Archéologie des feux (1993), Inventaire des outils à main dans une ferme (1981 & 1995), Objets de grande utilité (1995), Les derniers paysans (2000), La compo-sition du jardin (2003), Nuisibles (2005), Le voyageur à l’échelle (2006), Sanzaki (2008), Eschyle en Mayenne (2010) et Causement (2012). L’homme des haies, paru en 2012 aux éditions Gallimard, a obtenu plusieurs prix littéraires." (Le temps qu'il fait)

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Source : Wikipédia
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La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Pierre Schoentjes, professeur à l'Université de Gand, spécialiste du « nature writing » en langue française pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité. Dans Ecopoétique, Pierre Schoentjes étudie les spécificités du « nature writing » en langue française – le terroir plus que la terre, le lieu plutôt que le paysage, l'esthétique plutôt que l'éthique – en délimitant un corpus littéraire constitué d'écrivains comme Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, Charles-Ferdinand Ramuz ou Philippe Jaccottet. Mais il explore aussi les oeuvres d'écrivains très contemporains comme Emmanuelle Pagano, Belinda Cannone ou Marie-Hélène Lafon. En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes. ©Garage Productions. Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.
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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   20 septembre 2019
Objets de grande utilité de Jean-Loup Trassard
"La Poignée de marmite, le rouet & les coffins"



Quand la marmite suspendue à la crémaillère est au milieu des flammes, son anse métallique devient brûlante : on ne saurait la décrocher sans protéger la main par un chiffon. Les femmes souvent préféraient une sorte de crochet en forme de poignée, ou "main de fer". (...)

Nombre d'objets usuels par quoi l'homme s'entoure (...) portent évidemment la marque, la mesure, de son corps. Ainsi parler de tels objets n'est pas, comme on a pu le croire, choisir l'inanimé, mais parfois chercher la silhouette qu'ils dessinent en creux de l'homme ou de la femme occupés à les faire mouvoir. (p. 87)
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wellibus2   13 juin 2015
Objets de grande utilité de Jean-Loup Trassard
Tout comme la fermière seule au milieu des joncs (les vaches parfois approchent un mufle baveux des chemises tordues lancées sur le tréteau), chacune des laveuses du bourg était dans son carrosse.



C’est une forte caisse n’ayant que trois côtés et un fond (les mesures en sont variables, mettons 45 cm sur trente et 25 cm de haut). Quatre montants extérieurs forment par leur base dépassante des pattes de 5 cm qui élèvent le carrosse au-dessus de la boue et lui évite une détérioration accélérée. Il faut ajouter que le devant est surmonté d’une petite planche (8 cm de large environ) clouée horizontalement comme une amorce de couvercle, ou plutôt légèrement en pente vers l’avant, et que celle-ci est échancrée en arc de cercle pour que le corps se penchant y puisse avancer. Enfin que les deux planches latérales se terminent vers l’entrée par un arrondi très marqué. Peint à l’extérieur d’un bleu charron qui peu à peu s’efface, le carrosse doit être rempli de foin : on s’y tient à genoux, tout au bord de la planche à frotter du lavoir.

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fanfanouche24   17 septembre 2019
Objets de grande utilité de Jean-Loup Trassard
Le Carrosse , le fer à repasser & les grelots



Maintenant je m'en aperçois : je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais vu repasser dans une ferme, jadis. On devait se cacher plus ou moins pour une tâche considérée en pays sauvage comme luxueuse. Et peu de linge méritait ce soin, le plus gros étant aplati et plié à la main. (p. 23)
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Bouvy   15 juin 2015
Neige sur la forge de Jean-Loup Trassard
Toujours envie de faire entendre ma campagne à Paris ou ailleurs. Vous pensez que ça ne sert à rien ? Je suis d’accord. Surtout que ce n’est pas la vie d’aujourd’hui mais une dont la campagne elle- même ne veut plus entendre parler, par honte sans doute de ce qu’ils ont été, culs- terreux, ainsi nommés dans les petites villes de la région si fières de leur esprit étroit. Ils se vêtent maintenant de modernisme, l’oreille pendue, eux aussi, au téléphone si miniature dans leur grosse main travailleuse de force.
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Bouvy   15 juin 2015
Neige sur la forge de Jean-Loup Trassard
Du ciel bleu, on en voit, mais on ne le tient pas, la pluie, le vent vite revenus et il fait sombre dans la forge, pourtant voilà le théâtre de ce combat entre fer et feu que je vous montre, rythmé par le marteau, ébruité par l’enclume sonnante. Je me figure un combat sans savoir, peut- être une alliance plutôt entre ces éléments, scellée par l’eau qui crache et feule !
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genou   31 août 2015
La déménagerie de Jean-Loup Trassard
Ma plus surprenante remarque — je m'intéressais déjà beaucoup aux fleurs des champs — fut que si les talus mayennais étaient tapissés de primevères, ceux de la Sarthe n'en nourrissaient aucune mais étaient fleuris de « coucous », plante que la botanique nomme « primevère officinale ». Elles sont parentes, mais tandis que la primevère, jaune pâle, est de faible parfum, le coucou — grappe sur une seule tige de plusieurs fleurs tombant comme clochettes — a des pétales d'un jaune très chaud et un parfum d'abricot mûr. Je regrettais que ce remplacement ne m'ait paru définitif qu'au bout de quelques kilomètres, je n'avais pu inscrire le point exact d'une ligne de partage ! Quand les charrettes se sont arrêtées, j'ai sauté le fossé pour grimper contre le talus et ramasser vite un bouquet que j'espérais offrir à ma mère, ainsi l'entrée en Sarthe eut odeur de coucou
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genou   31 août 2015
La déménagerie de Jean-Loup Trassard
« Sur la Mézangerie, dès qu’il a commencé à se sentir installé, malgré la guerre, les restrictions, les prisonniers de Saint-Baudelle (ça, il le savait), les Allemands dans la ville, Victor s’est remis à chanter au labour, d’une façon naturelle, il n’avait aucunement oublié son répertoire et les couplets venaient tout seuls tandis qu’il marchait le long de l’attelée. Le soc grognait contre la terre, les chaînes – toujours nommées chapelets – cliquetaient, tous les pas des juments dans la raie faisaient un froissement continu, sur cette musique sourde Victor aimait chanter, peut-être pas pour exprimer de la joie, non, mais pour s’accorder au travail qui s’accomplissait bien, ou même pour éloigner l’ennui. »
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genou   31 août 2015
La déménagerie de Jean-Loup Trassard
Une belle ferme sûrement et voilà qu'elle se trouvait dedans, mais à vrai dire elle ne savait pas trop où elle était, où s'arrêtait la terre, où était le village ?
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fanfanouche24   20 septembre 2019
Objets de grande utilité de Jean-Loup Trassard
Le Fléau, le Coq-girouette & la lanterne.





Cette lanterne n'est pas une vessie. Notre patois l'appelle "un falot".C'est en pensant ce vieux nom que des mains autrefois tâtonnèrent dans la nuit pour allumer une lueur et courir à l'étable surveiller la vache prête à vêler.

(...) J'y peux fermer la porte sur mes pas, m'asseoir dans l'odeur de cire, regarder le monde à travers les carreaux de la lanterne. Depuis l'intérieur de l'objet dont je n'ai su décrire toute l'infime organisation, même sans lui prêter plus qu'une présence- que la bougie toutefois anime- je continue à sentir étrange la rencontre, sorte d'amitié, entre le falot de vieille tôle et une existence dont la flamme si tôt charbonne. Sans doute, comme l'écrivait Linay du Pairier en 1676 (...) " ce ne sont pas seulement des objets que je taste, mais mon propre contour que je voudrais connoistre". (p. 109)
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genou   31 août 2015
La déménagerie de Jean-Loup Trassard
Il fallait au moins cinq charrettes. Victor aurait voulu mettre son frère, l'homme aux grandes mains. Marguerite faisait remarquer qu'il n'avait ni chârte ni juments. On pouvait lui en faire prêter. La chârte sûrement, mais les juments, dis donc… Et puis il faudra qu'il les ramène, comment s'en retournera-t-il à Bais ? De car en car, il ne sera pas rendu le soir. Et sinon qui ? Cela demandait réflexion. Ils auraient bien voulu, les Fourboué, quelqu'un envers qui ils ne seraient pas trop gênés d'avoir une dette, qui prendrait ça, c'était possible, comme une partie de plaisir. Je sais que mon père envisageait ainsi le voyage. Alors aux alentours, ou parmi les copains de Victor ? Il y aurait bien… avant de sombrer entre les plumes obscures leurs deux voix prononçaient des noms
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