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Emmanuel Gross (Illustrateur)
ISBN : 2919285203
Éditeur : Antidata (01/01/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Ce livre n'est pas un recueil de nouvelles classique, mais plutôt un ensemble de textes très courts - certains ne comptent que quelques lignes - qui tantôt captent des images ou des sensations profondes, mais fugaces, des expériences intérieures à la limite de l'indicible, tantôt racontent de drôles d'histoires ou font revivre des souvenirs. La matière du livre est constituée de ces instants où quelque chose survient, qui laissera une empreinte durable. La langue es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
badpx
  29 janvier 2018
Je remercie babelio et les édition aNTIDATA pour m'avoir sélectionné lors de la dernière masse critique pour la découverte de ce petit recueil de nouvelles.
Oui, petit ! j'ai été très étonnée par le format du livre. Pour reprendre dans l'ordre je me suis tout d'abord demandé qui m'envoyait un "cadeau" par la poste : je n'imaginais pas que l'enveloppe que je recevais contenait ma lecture du mois.
Le format est celui d'un agenda de poche comme de nombreuses entreprises en distribuaient à leurs salariés il y a encore quelques années.
Mais le plaisir de lecture est inversement proportionnel à la taille du livre. J'ai commencé par grappiller une ou deux nouvelles le soir avant de rejoindre Morphée. Un peu comme enfant, je lisais une histoire dans ce fameux livre qui en contenait 365. Mais finalement, je n'ai pas résister à la gourmandise, et j'ai engloutis la moitié du livre en une soirée.
Les situations s'enchaînent sans se ressembler, et pourtant c'est très souvent des tranches de vies qu'on aurait pu connaitre, avec généralement un final un peu surprenant.
On rencontre un adulte qui n'a jamais connu son père, découvrir ses origines, un vieil aveugle qui s'accroche à sont île engloutie par les flots, des histoires de SDF, une rencontre avec un vieux profs de sports,....
Un bémol toutefois : je n'ai absolument rien compris à la nouvelle qui donne son titre au recueil.
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WiniFRED
  26 janvier 2018
Au premier coup d'oeil, Nous sommes de grands chiens bleus semblent se jouer des conventions. L'ouvrage tient plus du carnet que du recueil broché (10cm x 17cm, j'ai mesuré). Histoire d'étoffer l'analyse statistique, ce sont 98 pages rassemblant une vingtaines de nouvelles. Par « nouvelles, » il faut entendre de (très) courts textes, allant d'une quinzaine de lignes (pour "Thé au citron" - retenez bien son titre, c'est mon petit préféré) à six pages pour le plus prolixe d'entre eux. Ce sont également 15 illustrations déteintes, par Emmanuel Gross, qui paraissent davantage sortir d'un songe cauchemardesque que du « rêve étoilé à la Rimbaud », auquel le protagoniste de "Crépuscule vert sur le périphérique" aspirait avant de revenir de son périple, démuni de tout, mais les bras chargés de désillusions.
Aussi serait-il malheureux de se fier aveuglément aux faux airs de calepin de l'opuscule, car ce dernier est riche en bribes d'histoires, intimes et variées : celle de l'expérience psychique d'une promeneuse en bordure de lac, celle des retrouvailles sans effusions d'anciens camarades de lycée, celle de la prédiction d'un avenir dramatique dans une rondelle de citron… Toutes ont pour point commun cette seconde décisive (la première fois, la perte d'un proche, le café du matin, etc.), détournant chacun des personnages de sa trajectoire et marquant son être d'un sceau rémanent. Les récits sont sensibles, intérieurs et profonds, parfois teintés d'un spleen suave, mais non dépourvus d'amertume. le lecteur se laisse ainsi sombrer, glissant d'un esprit à l'autre avec empathie, et surprendre par l'ironie, qui s'abat bien souvent en un couperet final.
L'écriture de Laurence Albert est agréable et se veut tantôt sincère ou pittoresque, mais parfois trouble ou discontinue, telle une oeillade aux illustrations. Alors que mes lectures de nouvelles se soldent bien souvent par un sentiment d'incomplétude, une pointe de regret que l'intrigue et les personnages n'aient pas été davantage étoffés, l'auteur réussit ici la prouesse - et en seulement quelques lignes - de me donner l'illusion de connaître chacune des âmes (enfin presque toutes) composant l'ensemble qu'elle dépeint. En revanche, comme dans tout recueil de textes courts, certains d'entre eux résonnent un peu moins que d'autres et sont vite oubliés. Pour ma part, et cela reste ma foi très personnel, "Thé au citron", "Crépuscule vert sur le périphérique", "L'Année de nos treize ans" et "Notre père qui est à l'HP" ont éveillé un écho particulier. Je laisse le soin à tout un chacun d'y trouver son quarté gagnant…
Mes remerciements à Babelio pour cette première Masse Critique, ainsi qu'à aNTIDATA, dont je surveillerai de près les prochaines publications.
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Norlane
  01 février 2018
D'abord, ce livre est un beau travail d'édition : un petit format poche élégant qui va bien avec les mots à l'intérieur.
Ensuite, ce sont des nouvelles courtes et et denses, qui décrivent en quelques phrases qui sonnent bien des situations diverses : un fils qui rencontre son père, des parents qui se séparent, une adultère, des adultes frottés à la dureté de la vie... Des destinées le temps d'un instant. (à part la nouvelle qui donne son titre au recueil, Nous sommes de grands chiens bleus, qui semble un cauchemar violent, peut-être métaphore de quelque chose... mais alors quoi ?! Je n'ai pas plus compris que les lecteurs ayant déposé des critiques avant moi.)
C'est fort. J'ai pensé que c'était un livre de la famille de Un thé bien fort et trois tasses de Lygia Fagundes Telles, en plus "sec", sans la moiteur du Brésil.
Les dessins, quelques traits gris - noirs très évocateurs, d'Emmanuel Gros viennent parfaitement compléter, agrémenter, les mots de Laurence Albert.
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CAMPOMAR
  10 février 2018
Des nouvelles courtes, voire très courtes, denses et métaphysiques (ces grands chiens bleus très étranges...), où l'ironie est toujours sous-jacente. L'auteure nous offre là des petites tranches de vie acidulées (ou des rondelles de citron ?), avec une écriture simple et très efficace dans laquelle l'émotion n'est pas très loin (l'art de manier l'ellipse et le non-dit, par exemple dans la très belle histoire : Au coin du feu, et dans la non moins émouvante Notre père qui est à l'HP). Des petits tableaux à l'étrange réalité lunaire parfaitement maîtrisés, qui ne vous laisseront pas indifférents, je conseille d'en lire deux ou trois chaque soir pour rester dans une ambiance originale, à déguster lentement, par petites touches. Citons aussi le dessinateur Emmanuel Gross, qui nous aide à prolonger le rêve avec des noirs et blancs teintés de mélancolie. Une belle réussite éditoriale, que l'auteure ne s'arrête pas en si bon chemin !
Un conseil : allez vite acheter ce recueil de pépites, si vous êtes à Paris, à la librairie L'Autre Livre, 13 rue de l'Ecole Polytechnique, 75005 Paris
Lien : https://www.lautrelivre.fr/e..
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Charybde2
  14 juin 2018
Vingt textes courts pour saisir des moments-clé de passés et de présents, avec tendresse et ironie.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/06/14/note-de-lecture-nous-sommes-de-grands-chiens-bleus-laurence-albert/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   14 juin 2018
Thé au citron
Toutes les choses importantes ont été dites autour d’une tasse de thé, chaque événement marquant en a été précédé, accompagné ou suivi.
Lorsqu’ils voulaient se parler, ils se préparaient du thé. L’eau frémissante dans la bouilloire donnait le signal. Elle le prenait avec une rondelle de citron que, tout au long de la conversation, elle écrasait avec sa cuillère pour en extraire le jus. Plus l’échange était pénible, plus elle maltraitait la rondelle de citron. Qu’elle finisse dépouillée de toute sa pulpe et sectionnée en plusieurs endroits, signifiait qu’il se tramait quelque chose de grave.
C’est ainsi qu’en interrogeant le fond d’une tasse, j’ai compris que cette fois-ci mes parents allaient vraiment se séparer.
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WiniFREDWiniFRED   25 janvier 2018
Lorsqu'ils voulaient se parler, ils se préparaient du thé. L'eau frémissante dans la bouilloire donnait le signal. Elle le prenait avec une rondelle de citron que, tout au long de la conversation, elle écrasait avec sa cuillère pour en extraire le jus. Plus l'échange était pénible, plus elle maltraitait la rondelle de citron. Qu'elle finisse dépouillée de toute sa pulpe et sectionnée en plusieurs endroits, signifiait qu'il se tramait quelque chose de grave.
C'est ainsi qu'en interrogeant le fond d'une tasse, j'ai compris que cette fois-ci mes parents allaient vraiment se séparer.
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NorlaneNorlane   30 janvier 2018
A mon petit-fils, âgé de treize ans, qui fait ses premières armes avec des blondes prétentieuses de quatorze ans, je demande s'il se marre. De sa réaction, entre incompréhension et malaise, je déduis que non. Pour la forme, parce qu'à la fin de ma vie je sais deux trois choses qui pourraient lui être fort utiles, je lui conseille de mesurer son amour à l'aune du simple bonheur qu'il éprouve en compagnie de son élue.
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Charybde2Charybde2   14 juin 2018
On débouche le vin et on prend de grandes rasades qui diffusent de la chaleur à l’intérieur. On parle du temps qu’il fait, des gens pressés dans les rues, calfeutrés chez eux, de l’amitié qui fait chaud au cœur, de quelqu’un ou de quelqu’une plus loin, dans une autre ville, à qui il serait arrivé quelque chose qu’on commente avec délice comme on sucerait un berlingot. On regarde le feu, religieusement, avec respect et reconnaissance. On se souvient d’autres feux, des grandioses de la fête de la Saint-Jean, des odorants dans la grande cheminée où grillent les châtaignes, des ronronnants dans les poêles en fonte des grands-mères.
À la lueur des flammes, Dina a les yeux qui brillent et ses pommettes hautes se colorent de mordoré. Elle a dû être autrefois d’une beauté bouleversante. Maurice qui la connaît depuis toujours s’en souvient. Ce n’était pas juste une fille jolie ou bien faite, non elle avait quelque chose qui vous remue tout au fond. Une beauté chaude et mystérieuse de princesse Inca. Aujourd’hui encore, si les circonstances s’y prêtaient, ce serait une sacrée belle femme. J’essaye de ne pas la fixer trop longtemps – elle n’aime pas ça -, et je remonte le col crasseux de mon manteau en jurant contre le froid. (« Au coin du feu »)
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WiniFREDWiniFRED   25 janvier 2018
J'ai fait le tour du monde.
Je ne le raconterai pas ou bien, je l'inventerai. Je reviens m'échouer, bois flotté, à l'écume brune des entrepôts d'Aubervilliers, recraché par la gueule d'un rêve étoilé à la Rimbaud.
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