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EAN : 9782330096649
624 pages
Éditeur : Actes Sud (07/03/2018)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 125 notes)
Résumé :
Lâchée à l'entrée du cimetière par le bus de la ligne 9, Bittori remonte la travée centrale, haletant sous un épais manteau noir, bien trop chaud pour la saison. Afficher des couleurs serait manquer de respect envers les morts. Parvenue devant la pierre tombale, la voilà prête à annoncer au Txato, son mari défunt, les deux grandes nouvelles du jour : les nationalistes de l'ETA ont décidé de ne plus tuer, et elle de rentrer au village, près de San Sebastián, où a véc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  07 décembre 2019
Tout a commencé quand le Txato, après avoir payé l'impôt révolutionnaire, a cherché à négocier avec les membres de l'ETA — les sommes devenant trop élevées. Une tentative qui lui vaut d'être assassiné entre sa maison et son garage, laissant inconsolable Bittori, sa femme, qui n'a plus que ses yeux pour pleurer. Mais ne s'en tient pas là. Car les années passant même si le meurtrier de son mari croupit en prison et que l'ETA a déposé les armes, cette femme déterminée n'aura de cesse d'affronter la famille de l'activiste pour connaître la vérité.
L'Euskadi Ta Askatasuna, l'ETA (Pays basque et liberté ), une organisation d'inspiration marxiste fondée en 1959, a évolué d'un groupe résistant au régime franquiste vers une organisation terroriste. A partir de 1968, elle fait de nombreuses victimes, revendiquant l'indépendance du Pays basque ou Euskal Herria. Considérée comme une organisation criminelle par les autorités espagnoles, en 2011, l'ETA annonce « la fin définitive de son action armée », et 2018, sa dissolution. L'ETA a été soutenue par L'Union populaire (Herri Batasuna) un parti politique créé en 1978, après la fin de la dictature franquiste, et dissous en 2000, qui a toujours refusé de condamner les attentats.
Avec un talent fou, Fernando Aramburu nous immerge dans la réalité des Basques espagnols aux temps maudits de l'ETA. Une histoire de haine mais aussi d'amour et d'amitié de gens qui, bien qu'ayant toujours vécus ensemble, presque que malgré eux sous l'effet de l'ETA sont devenus les pires ennemis. Au plus près des hommes et de leur souffrance, Fernando Aramburu signe ici une oeuvre majeure qui montre qu'au pays basque, les dérives extrémistes ne peuvent être oubliées ou pardonnées par les victimes. Ou peut-être seulement avec le temps...
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kouette_kouette
  17 mai 2018
Deux familles basques d'un même village.
À leur tête, deux maîtresses de maison, au cuir épais.
Mère d'un fils combattant d'ETA et veuve d'un homme assassiné par ETA.
Le cessez-le-feu officiel est déclaré et respecté.
Soit.
Mais que deviennent alors les relations entre ces gens qui étaient jusque-là ennemis. La paix nécessite de vivre sans tenir compte de ce qu'ont fait nos voisins en temps de guerre.
« Bordeldedieu ».
Est-ce vraiment réalisable ?
Le style surprenant et accrocheur de Fernando Aramburu illustre à merveille la complexité de ce processus.
Dans le même paragraphe on passe du « je » au « il » pour parler de la même personne. On passe de la narration au dialogue. On passe du quotidien routinier à la violence de la lutte armée. On passe d'hier à aujourd'hui pour revenir ensuite à avant-hier.
C'est aussi des phrases en sous-entendus, sans fin, mais tellement limpides. Des synonymes/antonymes accolés. Des aberrations soulignées finement (comme des curés complices d'une idéologie marxiste-léniniste : cherchez l'erreur).
Sans le filtre du nationalisme, Fernando Aramburu nous permet de contempler/comprendre la douleur qui perdure des deux côtés.
J'ai beaucoup apprécié la réflexion sur le pardon et la rédemption.
J'ai adoré découvrir le talent de Fernando Aramburu.
—————————————————————

En aparté, je rappelle que l'ETA a officiellement annoncé sa dissolution le 3 mai 2018. Dissolution actée par la « déclaration Arnaga » lors d'une conférence internationale à Cambo-les-Bains le lendemain.
Un mois auparavant, une oeuvre d'art était inaugurée à Bayonne pour commémorer les un an du désarmement d'ETA. Oeuvre d'art qui fit polémique ; si vous voulez aller vous faire votre propre idée…
Enfin, en bémol, je voudrais dire au rédacteur du bandeau rouge de chez Actes Sud qu'un roman est un regard possible sous un certain angle. L'intitulé choisi est réducteur. Fernando Aramburu n'est pas le seul libre de s'exprimer, de critiquer, de dénoncer sans risquer de recevoir l'impôt révolutionnaire.
D'autres romans, d'autres regards, viendront certainement.
C'est donc UN grand roman.
Tout court.
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tynn
  30 septembre 2018
Une inguérissable fracture dans un village basque espagnol.
Deux familles amies, brisées par un attentat terroriste de l'ETA: l'une pleurant un père, victime désigné pour ne pas avoir apporté son soutien à l'organisation, l'autre orpheline d'un fils, emprisonné pour en avoir été le bras armé.
Le livre commence après la fin de la lutte armée de l'Euskadi ta Askatasuna.
Et le récit va déplier les années de lutte, mêlant les époques et les personnages, opposant un sentiment de danger immédiat à la sérénité douloureuse et les rancoeurs du récent « cessez le feu ».
On est au plus près des familles, on suit l'embrigadement des jeunes, on subit le racket de l'ETA, l'ostracisme des non engagés, les prises de position qui fracturent les amitiés et les relations de voisinage. On vit dans la peur, la délation empirique d'être désigné comme mouchard, oppresseur ou traître à la cause.
Tout en mettant en scène le terrorisme vécu comme une guerre civile dans la population basque, le livre participe intelligemment à une étude psychologique de l'impact sur les individus, qu'ils soient victimes ou nationalistes.
Les figures des mères de famille (et en général des femmes) sont particulièrement bien construites, volontaires, têtues, implacables. Toutes les vies personnelles sont impactées, avenir et bonheur précaires, tranquillité détruite, loyauté familiale écartelée.
Radioscopie d'une époque meurtrière, d'une société sous terreur où le fondamentalisme politique a surtout fait des victimes au sein de la « nation » basque. Comment vivre après avoir perdu un proche dans un attentat terroriste venant de son propre camp ?
Et l'avenir? Des victimes qui dérangent, un oubli collectif à venir?
Un roman indispensable.
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gonewiththegreen
  08 décembre 2019
L'ETA (Euskadi Ta Askatasuna, pays basque et liberté) a annoncé la fin définitive de la lutte armée en Octobre 2011. Après avoir été crée par cinq étudiants basques en 1958 , les "etarras" ont tué plus de 800 personnes . des assassinats politiques mais aussi beaucoup d'innocents , comme en 87 au supermarché de Barcelone, plus de 20 morts.
L'ETA a terrorisé l'Espagne mais a aussi divisé "Euskal Herria". C'est cette division qui nous est narrée ici dans ce dense et épais roman dont on ne sort pas indemne.
Le roman commence sur cette annonce du dépôt des armes. Miren espère que son fils , emprisonné depuis de longues années, va être libéré. Son mari n'est plus qu'une loque , sa fille est paralysée et son autre fils qui a choiside s'éloigner ne donne que peu de nouvelles.
De plus Bitorri, son ancienne grande amie, est revenu au village . Elle veut découvrir la vérité sur l'assassinat de son Txato et partir le rejoindre soulagée dans sa tombe.
Pendant 600 pages, l'auteur va naviguer entre les deux familles, entre les époques. il va de façon remarquable montrer la déchirure du Pays basque, son Pays basque qu'il a quitté, l'insupportable pesanteur au sein d'un village où tout le monde soupçonne tout le monde, où la lutte armée et la reconnaissance des etarras est une quasi obligation.
Il va montrer comment l'ETA a pourri indirectement la vie de tout un peuple, entrainé dans les méandres de l'horreur par quelques fanatiques.
Bien entendu, l'impôt révolutionnaire est évoqué.L'ETA se finançait en taxant les entreprises locales qui se devaient de payer l'impôt mais aussi certaines personnalités . C'était un secret de polichinelle en Euskadi. Le grand public français l'a découvert avec Bixente Lizararu, footballeur à Bilbao, menacé par l'ETA dès son arrivée à l'Atletic (club de foot dont la singulartté est de ne jouer qu'avec des joueurs d'origine basques , ce qui est le cas de Bixente).
Tout ça est merveilleusement relaté ici, l'auteur réussissant brillamment à nous rapprocher de chacun des protagonistes , à partager leur haine, leur dégoût, leurs amours. Le personnage de Joxian , mari de Miren, est attendrissant : Soumis à une mégère qui n'a d'yeux que pour son fils impliqué dans la lutte armée, il va petit à petit tout perdre sauf son potager.
Enfin , Patria est aussi un livre sur l'Euskadi, son goût pour le vélo, ses parties de mus, le béret vissé sur la tête, les repas à la cidrerie... Il met en valeur la beauté du paysage , cette montagne qui plonge dans l'Atlantique, sans occulter la lancinante pluie qui le rend si vert.
J'ai grandi proche de la frontière espagnole et l'ETA était un sujet courant à la maison.Il a suscité la peur au sud des Landes. J'imagine la terreur du peuple basque, oscillant entre fierté et peur.
Un livre indispensable.
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ODP31
  24 juin 2019
« Patria » apporte la preuve qu'un grand roman possède plus de force que n'importe quel pamphlet et que la chair d'un récit surpasse et défrise souvent la chronologie d'un travail d'historien.
Je suis heureux que l'écho de ce livre, phénomène de société en Espagne à sa parution en 2016, ait pu traverser les Pyrénées, magnifiquement traduit de l'espagnol par Claude Breton.
Les destin entrecroisés de deux familles déchirées d'une petite bourgade voisine de Saint-Sébastien, incarnent toute la tragédie de ces 30 années de conflit fratricide, où les assassins et les victimes se croisaient dans la rue, s'appréciaient avant de se détester, s'aimaient avant de se tuer.
L' histoire : Un entrepreneur refuse de payer l'impôt révolutionnaire. Banni par les habitants de sa localité, plus par peur que par conviction politique, il est exécuté et sa famille doit quitter les lieux. Bien des années plus tard, Bittori, sa veuve, au soir de sa vie, décide de revenir dans sa maison pour connaître la vérité. Elle fait face à Miren, son ancienne amie, mère d'un activiste de l'ETA emprisonné pour son implication dans plusieurs assassinats. Elle s'est laissée fanatiser par la cause et l'amour de son fils. Ces deux caractères très forts dominent les autres personnages du roman et notamment les maris, faibles et dépassés.
L'auteur décrit également les événements qui jalonnent l'existence des enfants des deux familles dont les vies portent le tatouage indélébile de l'assassinat d'un père pour les uns, de l'emprisonnement d'un frère pour les autres. A aucun moment, la description des personnages ne tombe dans la caricature, chacun possède sa vérité, entretient ses mensonges, certains essayant d'être acteurs de leur vie, d'autres conscients qu'ils n'y font que de la figuration.
L'auteur a construit son roman comme un album de photos désordonné, avec des chapitres courts qui décrivent des instantanés de vie. Aussi, j'ai rapidement décidé de prendre mon temps pour venir à bout de ces 600 pages, afin de ne pas bâcler la lecture et de garder le souvenir de chaque scène.
L'auteur n'organise pas une « marche blanche » littéraire, il est sans complaisance face à la dérive mafieuse et criminelle des séparatistes qu'il dénonce. Son personnage principal ne peut envisager le pardon ou la réconciliation sans excuses, la justice de l'âme. Il décrit aussi de façon clinique la dérive de certains jeunes, immatures, poussés peu à peu vers la clandestinité et la criminalité.
Des personnages riches, un contexte historique fort, un style épuré au service du récit, autant d'alibis qui justifient la lecture de ce roman important.
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critiques presse (6)
LaCroix   22 juin 2018
Basque exilé en Allemagne, Fernando Aramburu garde une dent contre les sectateurs de l’ETA, dans un roman fêté en Espagne.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   11 mai 2018
ETA vient de s’autodissoudre. « Patria », bilan sensible de soixante ans de terrorisme séparatiste et best-seller signé Fernando Aramburu, paraît en France à point nommé.

Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   04 avril 2018
"Patria" de Fernando Aramburu, phénomène littéraire en Espagne, raconte l’impact humain de la guerre de l’ETA.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Liberation   26 mars 2018
Fernando Aramburu dénonce le terrorisme basque avec sa saga «Patria».
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   19 mars 2018
Récit des années de plomb imposées par ETA dans un village du Guipuscoa, Patria a été un véritable phénomène éditorial en Espagne.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   13 mars 2018
Deux familles déchirées par le terrorisme basque : l'une pour, l'autre contre. Vargas Llosa applaudit cette fiction bientôt adaptée en série sur HBO.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   08 décembre 2019
On leur fourre de mauvaises idées dans la tête, et comme ils sont jeunes ils tombent dans le piège. Ensuite, ils se prennent pour des héros parce qu’ils ont un pistolet. Et ils ne se rendent pas compte qu’en échange de rien, parce qu’au bout du compte il n’y a d’autre récompense que la prison où la tombe, ils ont tourné le dos au travail, à la famille, aux copains. Ils ont tous quitté pour obéir aux ordres d’une poignée de profiteurs. Et pour briser la vie d’autres personnes, en laissant des veuves et des orphelins à tous les coins de rue.
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palamedepalamede   04 décembre 2019
... quelques jours de détente, sans larmes, sans crises et sans disputes. En compagnie de sa fille, du soleil, de la mer et des escarmouches érotiques avec un étranger logé dans le même hôtel. Surtout pour retrouver les anciens émois et se consoler des humiliations de Guillermo, qui se prenait pour un étalon et pour Casanova, mais en réalité n’était qu’un petit porc à peine vibratile au lit.
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sergio82sergio82   05 mai 2019
Il y a des livres qui mûrissent en soi pendant des années guettant l'occasion d'être écrits. le mien, dont je suis venu vous parler aujourd'hui, en est un exemple.
[...]
Et ce projet de composer, par le truchement de la fiction littéraire, un témoignage des atrocités commises par la bande terroriste procède dans mon cas d'une double motivation. D'un côté l'empathie que j'éprouve pour les victimes du terrorisme. De l'autre, le rejet sans réserve que suscitent en moi la violence et les agressions dirigées contre l’État de droit.
L'écrivain se demande ensuite pourquoi il n'a pas adhéré à l'ETA quand il était jeune. Dans la salle se répand un silence stupéfait de souffles retenus.
En fin de compte, moi aussi j'ai été un adolescent basque, et j'ai été exposé comme tant d'autres jeunes de mon époque à la propagande en faveur du terrorisme et de la doctrine sur laquelle il est fondé.
[...]
J'ai donc dénoncé la souffrance infligée par des hommes à d'autres hommes, en essayant de montrer en quoi consiste ladite souffrance et, bien entendu, qui la génère et quelles conséquences physiques et psychiques cela entraine pour les victimes survivantes.
[...]
De la même façon, j'ai dénoncé le crime perpétré au nom d'une politique, au nom d'une patrie où une poignée de gens armés, avec le soutien honteux d'un secteur de la société, choisissent qui appartient à cette patrie et qui doit l'abandonner ou disparaître. J'ai dénoncé sans haine le langage de la haine, et l'oubli tramé par ceux qui essaient de s'inventer une histoire au service de leur projet et de leurs convictions totalitaires.
[...]
Mais en écrivant, j'ai aussi été poussé par le désir d'offrir une vision positive à mes semblables, en faveur de la littérature et de l'art, donc en faveur de ce qui est beau et noble chez l'être humain. Et en faveur de la dignité des victimes de l'ETA dans leur individualité humaine, pas comme de simples numéros d'une statistique où se perd le nom de chacune d'elles, leur visage concret et leurs caractéristiques intransmissibles.
[...]
J'ai tenté de contourner les deux dangers que je considère comme les plus graves dans ce genre de littérature : d'un côté le ton pathétique, sentimental; de l'autre la tentation d'interrompre le récit pour prendre ouvertement une position politique.
Pages 522 - 523
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kouette_kouettekouette_kouette   15 mai 2018
Admettons qu’un homme soit un bateau. Un bateau à la coque en acier. Mais les années passent et des lézardes apparaissent. Qui laissent passer l’eau de la nostalgie mâtinée de solitude, l’eau de la conscience de s’être fourvoyé, de ne pouvoir porter remède à l’erreur, et cette eau qui ronge tellement, celle du repentir que l’on éprouve mais qu’on n’exprime pas, par peur, par honte, pour ne pas se fâcher avec les camarades. Ainsi, l’homme, ce bateau plein d’avaries, risque de couler à pic à tout moment.
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michdesolmichdesol   28 juillet 2018
En d'autres temps, il aurait cherché à discuter, à tailler une bavette. Maintenant, il parlait à peine ; certains jours, même pas un mot. Il était devenu solitaire, pensif. Il avait l'air tranquille, mais c'était la tranquillité de l'arbre abattu. Sa solitude délibérée, celle d'un homme de plus en plus fatigué. Aussi suspicieux que fatigué. Ses réflexions, celles d'une conscience dans laquelle peu à peu avaient cessé de résonner les slogans, les arguments, tout ce fatras verbal/sentimental qui pendant de longues années avait obscurci sa vérité intime. Et quelle était cette vérité ? Il n'y en pas trente-six : il avait fait du mal et avait tué. Pourquoi ? La réponse le remplissait d'amertume : pour rien. Après tant de sang, ni socialisme, ni indépendance, que dalle ! Il avait la ferme conviction d'avoir été victime d'une escroquerie.
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