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Thierry Corbeau (Éditeur scientifique)
EAN : 9782081213548
170 pages
Éditeur : Flammarion (25/08/2008)
3.83/5   20 notes
Résumé :

Qui est donc Alberte, cette jeune femme étrange, en apparence si réservée et pourtant capable de séduire le beau soldat qu'hébergent ses parents ? plus encore, de braver tous les interdits pour satisfaire ses désirs ? Quel terrible crime cache le bonheur éclatant du comte et de la comtesse de Savigny ? Dans ces récits, le mal rôde, le diable est partout... Prenez garde, il pourrait bien vous subjuguer !
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
AmIvankovDiaz
  09 octobre 2020
Romancier scandaleux en son temps (le long et très riche en littérature XIXe siècle) Jules Barbey d'Aurevilly vécut comme il écrivait : en "emmerdant" le bourgeois, le petit nobliau de province ou le dandy parisien. Ces contemporains le jugeaient pervers. Républicain sous le règne des ultra-royalistes qui encensaient Louis XVIII et Charles X, royaliste sous le règne du prince-président (puis empereur) Napoléon III, Barbey d'Aurevilly s'afficha comme furieusement clérical quand la République laïque revint au pouvoir.
Ce que j'aime chez ce noceur orgueilleux -qui se voulait aussi être un catholique intransigeant (qui "en même temps" écrivit "Un Prêtre marié")- c'est qu'il lança à la face du monde "Les Diaboliques", dont les nouvelles ne sont pas seulement immorales, mais surtout amorales. Et tout cela écrit dans un style à la précision admirable.
Lire, relire "Le Rideau cramoisi", mais surtout "Le Bonheur dans le crime" c'est assister à des morceaux de bravoure où le crime fait le bonheur du tueur (ou de l'empoisonneuse), sans aucun remord. "Le Bonheur dans le crime" est le portrait d'un homme et surtout d'une femme ( Hauteclaire Stassin, magnifique "maître d'armes" en pantalon moulant) totalement dégagés des préjugés de leur temps, pour qui rien, ni personne (et surtout pas l'épouse légitime, ou le médecin qui est le narrateur) ne doit faire obstacle à leur désir.

Lien : https://www.amazon.fr/LArtil..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AmIvankovDiazAmIvankovDiaz   09 octobre 2020
Quand le bonheur est continu, c'est déjà une surprise ; mais ce bonheur dans le crime, c'est une stupéfaction, et voilà vingt ans que je n'en reviens pas de cette stupéfaction-là.

(Le médecin-narrateur n'en revient pas d'un tel "Bonheur dans le crime"...)
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AmIvankovDiazAmIvankovDiaz   09 octobre 2020
Et elle était là-dessous d'une beauté pleine de réserve, et d'une noblesse d'yeux baissés, qui prouvait qu'elles font bien tout ce qu'elles veulent de leurs satanés corps, ces couleuvres de femelles, quand elles ont le plus petit intérêt à cela...
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AmIvankovDiazAmIvankovDiaz   09 octobre 2020
Au fond tous les berceaux sont des cloaques dont on est obligé de changer le linge plusieurs fois par jour ; et cela n'est jamais poétique, pour ceux qui croient à la poésie, que lorsque l'enfant n'y est plus.

Le Bonheur dans le crime
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AmIvankovDiazAmIvankovDiaz   09 octobre 2020
Les hommes sont tous les mêmes. L'étrangeté leur déplaît, d'homme à homme, et les blesse ; mais si l'étrangeté porte des jupes, ils en raffolent. Une femme qui fait ce que fait un homme, le ferait-elle beaucoup moins bien, aura toujours sur l'homme un avantage marqué.
Or, Mlle Hauteclaire Stassin, pour ce qu'elle faisait, le faisait beaucoup mieux.
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Videos de Jules Barbey d'Aurevilly (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jules Barbey d'Aurevilly
Jules Barbey d’Aurevilly 4/4 : Une lecture historienne de Barbey (France Culture / La compagnie des auteurs). Photographie de Jules Barbey d'Aurevilly vers 1860 • Crédits : Photo by Hulton Archive/Getty Images - Getty. Une émission produite par Matthieu Garrigou-Lagrange et réalisée par Laurence Millet. Diffusion sur France Culture le 18 avril 2019. “La vengeance d'une femme”, l'une des “Diaboliques” de Barbey, fait l'objet d'une lecture historienne qui nous apprend sur les pratiques de lecture et les usages sociaux de l'auteur et de la société de son époque. Judith Lyon-Caen, directrice d'études et maître de conférences à l'EHESS, spécialiste des liens entre littérature et histoire, éditrice des “Romans” de Barbey dans la collection “Quarto” en 2013, a fait paraître chez Gallimard en 2019, “La griffe du temps. Ce que l'histoire peut dire de la littérature”. Elle s'intéresse en particulier à une nouvelle issue des “Diaboliques” de Barbey : “La vengeance d'une femme”. Dans cette nouvelle, qui raconte l'histoire de la femme d'un grand d'Espagne qui veut se venger après la terrible mort de son amant sous ses yeux, les couleurs tirent vers le rouge, l'ocre, le jaune. Notre invitée entend montrer “ce que l'histoire peut dire de la littérature”, en soulignant que le texte de Barbey offre un fin feuilletage temporel, et dit quelque chose d'un passé qui parvient jusqu'à nous. Ce passé, c'est celui des pratiques sociales et des usages en vigueur à l'époque de Barbey, notamment en ce qui concerne l'histoire de la prostitution. On assiste à la création d'un topos littéraire, depuis “La Fille aux yeux d'or” de Balzac, présente en creux dans le texte aurevillien, jusqu'à la “Nana” de Zola. La complexité de la temporalité à l’œuvre chez Barbey se cristallise dans l'image d'un mystérieux bronze ancien, qui rappelle également l'histoire des images licencieuses... Il faut aussi garder en tête le vers baudelairien, qui nous dit dans le poème “Le Cygne”, au détour d'une promenade parisienne, que :
« Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville Change plus vite, hélas ! que le cœur d'un mortel) »
La géographie parisienne porte l'empreinte silencieuse, le coup de “griffe” des grands travaux haussmanniens et la construction en creux d'une mémoire. À travers “La vengeance d'une femme”, l'on perçoit ainsi la construction d'une écriture romanesque lue au prisme des bouleversements historiques que connaît Barbey lui-même.
Jacques Bonnaffé termine cette semaine par un écho à Du Bellay, avec le recueil “Sans adresse” de Pierre Vinclair, qui propose des sonnets autour de l'exil du poète.
MUSIQUE GÉNÉRIQUE : “Panama”, de The Avener (Capitol) fin : “Dwaal”, de Holy Stays (Something in Construction)
MUSIQUE CHRONIQUE : “Self portrait” de Chilly Gonzales (Gentle threat)
Source : France Culture
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