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EAN : SIE59326_6458
Éditeur : Gründ (30/11/-1)
  Existe en édition audio
3.72/5   18 notes
Résumé :
Un vieil officier raconte son amour de jeunesse pour une jeune femme mystérieuse qui vit sous l’étroite surveillance de ses parents : tantôt séductrice et passionnée, tantôt impassible, aussi attirante qu’inquiétante. Est-elle prisonnière? est-elle folle? d’où lui vient l’audace de laisser libre cours à ses pulsions en se lançant à corps perdu, et sans un mot d’explication, dans une relation interdite et dangereuse? L'amour se mêle bientôt à la peur…

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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Gwen21
  14 janvier 2017
Ce récit s'apparente à ceux De Maupassant. Bien rythmé, d'un style irréprochable, alliant prosaïsme et fantastique et dont la brièveté agit sur le lecteur avec la fulgurance d'un orage, avec son cortège d'attente curieuse, d'appréhension, de peur et enfin de soulagement quand les éléments s'apaisent d'eux-mêmes.
Le narrateur voyage en malle-poste en compagnie d'un officier à la double réputation de héros et de dandy, l'un de ces hommes qu'on admire ou qu'on haït, ou les deux à la fois. En tout cas, l'un de ces personnages dont on soupçonne que leur vie ne fut qu'une succession de batailles, de défis, de bonnes fortunes et... de mystères. Alors que leur malle est immobilisée de nuit dans une petite ville de province et qu'on est allé tirer du lit un charron pour réparer l'avarie, les deux hommes portent involontairement leur regard vers une fenêtre obturée d'un rideau cramoisi. Pour l'officier, cette vue est un choc et lui rappelle quel fut le premier drame de son existence, un drame où se mêlent l'amour et la mort.
Le mystère prend ainsi forme sous la plume alerte de Barbey d'Aurevilly qui, c'est palpable, cherche à surprendre son lecteur et à faire émerger le sensationnel d'une situation banale. J'ai vraiment eu l'impression de me replonger dans "La peur et autres contes" de l'ami Guy ; au final, un moment de lecture agréable mais pas inoubliable.

Challenge Petit Bac 2016 - 2017
Challenge XIXème siècle 2017
Challenge MULTI-DÉFIS 2017
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Ambages
  12 août 2016
Deux hommes se rencontrent lors d'un voyage en diligence et se mettent à parler. le vicomte de Brassard, homme d'âge mur et à la stature imposante, fort d'une carrière militaire reconnue, raconte une histoire incroyable alors que l'équipage est en panne devant un immeuble. Cela se passe alors qu'il avait dix-sept ans.
Ça commence comme un banal récit. Puis la fenêtre, à laquelle est suspendu ce rideau cramoisi, s'ouvre vers... l'horreur ! le vicomte en cauchemarde encore c'est certain : deux têtes de méduses surgissent de la porte grinçante alors que…
J'ai eu l'impression de lire un thriller, avec une part de fantastique, dans la toute dernière partie de l'histoire, un vrai un feu d'artifice. La montée crescendo de l'angoisse que vit ce jeune homme à partir du moment où il rencontre Alberte, la fille des bourgeois chez qui il loge, est incroyablement drôle. C'est raconté en utilisant beaucoup de termes militaires, avec le langage du XIX, qui fait des parallèles entre la campagne d'une armée et cette offensive que mène ce jeune homme pour obtenir un regard, un mot, un billet doux de cette Alberte. Mais voilà Alberte, n'est pas telle que ce godelureau se l'était imaginé ! Hardie et belle mais si imperturbable et froide.
Ah.. ! Impassible et impossible Alberte !
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AmIvankovDiaz
  27 mai 2020
"Le Rideau cramoisi" est une des nouvelles qui composent "Les Diaboliques" de Barbey d'Aurevilly. Ce recueil n'a donc rien à voir avec de la littérature à l'eau de rose, quoiqu'il y soit souvent question d'amour, mais d'amour vénéneux, voire mortel.
Dans le "Rideau cramoisi" un homme vieillissant narre à un compagnon de voyage un épisode plus qu'étrange dont il fut le protagoniste dans sa jeunesse, vers 1825.
Albertine, la fille (très belle) de ses logeurs le séduisit à table, au nez et à la barbe de ses parents, par une attitude à la fois glacée, distante, mais aussi équivoque.
Puis advint ce qu'il advint. Et la mort s'invita dans ce corps à corps.
"Crime abominable, sans fer, ni poison."
Un très beau film (moyen métrage en noir et blanc) d'Alexandre Astruc, très fidèle à cette nouvelle, a été tourné. La beauté qui envoûte le jeune homme est jouée par la toute jeune Anouk Aimée.

Lien : https://www.amazon.fr/LArtil..
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Jamais_Content
  11 février 2015
La forme serait à revoir, mais le fond c'est du lourd de chez couillu l'invétéré.
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lesmiscellaneesdepapier
  22 février 2021
Découverte de cet auteur que je ne connaissais pas. On accompagne le narrateur dans sa diligence, jusqu'à ce qu'un trouble le prenne au coeur devant une paire de rideaux cramoisie. Il raconte ensuite son amour de jeunesse, cet amour qui n'en est peut être pas un, ce feu qui l'a consumé pour cette jeune femme si affranchie des conventions et si inaccessible. Une histoire d'amour à la mort, de la passion à la perdition.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   13 janvier 2017
Un des avantages de la causerie en voiture, c’est qu’elle peut cesser quand on n’a plus rien à se dire, et cela sans embarras pour personne. Dans un salon, on n’a point cette liberté. La politesse vous fait un devoir de parler quand même, et on est souvent puni de cette hypocrisie innocente par le vide et l’ennui de ces conversations où les sots, même nés silencieux (il y en a), se travaillent et se détirent pour dire quelque chose et être aimables.
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AmIvankovDiazAmIvankovDiaz   27 mai 2020
On meurt, et tout le mal est dans l'âme
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Videos de Jules Barbey d'Aurevilly (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jules Barbey d'Aurevilly
Jules Barbey d’Aurevilly 4/4 : Une lecture historienne de Barbey (France Culture / La compagnie des auteurs). Photographie de Jules Barbey d'Aurevilly vers 1860 • Crédits : Photo by Hulton Archive/Getty Images - Getty. Une émission produite par Matthieu Garrigou-Lagrange et réalisée par Laurence Millet. Diffusion sur France Culture le 18 avril 2019. “La vengeance d'une femme”, l'une des “Diaboliques” de Barbey, fait l'objet d'une lecture historienne qui nous apprend sur les pratiques de lecture et les usages sociaux de l'auteur et de la société de son époque. Judith Lyon-Caen, directrice d'études et maître de conférences à l'EHESS, spécialiste des liens entre littérature et histoire, éditrice des “Romans” de Barbey dans la collection “Quarto” en 2013, a fait paraître chez Gallimard en 2019, “La griffe du temps. Ce que l'histoire peut dire de la littérature”. Elle s'intéresse en particulier à une nouvelle issue des “Diaboliques” de Barbey : “La vengeance d'une femme”. Dans cette nouvelle, qui raconte l'histoire de la femme d'un grand d'Espagne qui veut se venger après la terrible mort de son amant sous ses yeux, les couleurs tirent vers le rouge, l'ocre, le jaune. Notre invitée entend montrer “ce que l'histoire peut dire de la littérature”, en soulignant que le texte de Barbey offre un fin feuilletage temporel, et dit quelque chose d'un passé qui parvient jusqu'à nous. Ce passé, c'est celui des pratiques sociales et des usages en vigueur à l'époque de Barbey, notamment en ce qui concerne l'histoire de la prostitution. On assiste à la création d'un topos littéraire, depuis “La Fille aux yeux d'or” de Balzac, présente en creux dans le texte aurevillien, jusqu'à la “Nana” de Zola. La complexité de la temporalité à l’œuvre chez Barbey se cristallise dans l'image d'un mystérieux bronze ancien, qui rappelle également l'histoire des images licencieuses... Il faut aussi garder en tête le vers baudelairien, qui nous dit dans le poème “Le Cygne”, au détour d'une promenade parisienne, que :
« Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville Change plus vite, hélas ! que le cœur d'un mortel) »
La géographie parisienne porte l'empreinte silencieuse, le coup de “griffe” des grands travaux haussmanniens et la construction en creux d'une mémoire. À travers “La vengeance d'une femme”, l'on perçoit ainsi la construction d'une écriture romanesque lue au prisme des bouleversements historiques que connaît Barbey lui-même.
Jacques Bonnaffé termine cette semaine par un écho à Du Bellay, avec le recueil “Sans adresse” de Pierre Vinclair, qui propose des sonnets autour de l'exil du poète.
MUSIQUE GÉNÉRIQUE : “Panama”, de The Avener (Capitol) fin : “Dwaal”, de Holy Stays (Something in Construction)
MUSIQUE CHRONIQUE : “Self portrait” de Chilly Gonzales (Gentle threat)
Source : France Culture
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