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Diniz Galhos (Traducteur)
ISBN : 2207134202
Éditeur : Denoël (12/01/2017)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 54 notes)
Résumé :
L'histoire d'Euridice Gusmao, ça pourrait être la vôtre, ou la mienne. Celle de toutes les femmes à qui on explique qu'elles ne doivent pas trop penser. Et qui choisissent de faire autrement.
"Responsable de l'augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Euridice décida de se désinvestir de l'aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu'elle... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
28 janvier 2017
Un truculent premier roman sur la condition féminine, mais pas un nième.....il nous vient du Brésil, dont la primadonna est un personnage particulier, "une originale" à "la tête bien sur les épaules, et bien au-dessus de la plupart d'entre nous."
Un couple dans le Brésil des années 50, Antenor et Euridice.
Euridice, femme aux mille talents, débordant d'énergie, "coincée" dans le rôle d'épouse au foyer mène une seconde vie invisible......titre original du livre -"La vie invisible d'Euridice Gusmao"-. Optimiste, elle relève le défi de sa condition, allant toujours de l'avant et triomphant du personnage de "Quelque Chose en Eurídice Qui Ne Voulait pas Qu'Eurídice Soit Eurídice"; personnage qui l'attend au tournant de chaque nouvelle tentative qu'elle fait, pour s'en sortir. Son histoire s'enchevêtre avec celles des membres de sa famille, de sa soeur Guida, son beau-frère Marcos, son mari Antenor........, -comme l'auteur aime elle-même à le préciser - toutes fortement colorées de scènes à la "radionovela", ces séries brésiliennes dont la version televisée est chérie dans le monde entier. Mais ce n'est pas pour autant du tout du chick lit ou autre.
Une prose lumineuse à l'image de sa superbe couverture colorée et un sens de l'humour incroyablement astucieux.
Une écriture presque orale, où l'auteur interpelle le lecteur par intermittence; son rythme, sa musicalité renforçant l'énergie d'Euridice qui nous entraîne tambour battant à sa suite.
Sous couvert d'une histoire loufoque, facile à lire, l'auteur égraine aussi subtilement des réalités universelles sur la condition féminine et la société en général, aussi valable dans les années 40-60 au Brésil, que de nos jours chez nous.
Il paraît que c'est un bestseller dans son pays, une nomination qui ne m'est pas du tout sympathique, mais ici on est face à un excellent roman qui divertit tout en faisant réfléchir et où la frustration disparaît sous l'humour et la tendresse....je me suis régalée.
Une lecture qui fait du bien, ne passez pas à côté.

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jeunejane
13 février 2017
Le roman se passe dans les années 1960 au Brésil.
Euridice Gusmao et Guida sont les personnages principaux du roman de Martha Batalha.
Leurs parents tiennent une épicerie et les filles les aident régulièrement.
Euridice est douée dans de nombreux domaines comme les études et la musique.
Elle se marie à Anténor et doit mener une vie traditionnelle dévouée à ses enfants et à son mari. Chaque fois qu'elle développe une activité comme la couture ou la cuisine, elle se fait rappeler à l'ordre par Anténor, son époux. Elle rentre donc dans les rangs.
Sa soeur Guida quitte le domicile familial, rompt les liens avec ce milieu qu'elle renie et se marie à un gars d'un milieu riche qui ne vaut pas tripette. Elle revient après de multiples mésaventures chez sa soeur Euridice avec son petit garçon où elle est très bien accueillie.
Tout cela semble bien insipide mais l'originalité de l'écriture, l'humour, le style décalé en font un roman atypique qui vaut la peine qu'on continue la lecture jusqu'au bout.
La traduction du portugais par Diniz Galhos n'a pas dû être une mince affaire car le récit est très couleur locale.
Ah oui, j'oubliais, la couverture est remarquable.
C'est une belle découverte !


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AudreyT
15 février 2017
Euridice Gusmao vit au Brésil, entourée de son mari et de ses deux enfants. Sa petite vie tranquille de femme au foyer ne lui suffit pas et comme elle possède tous les talents du monde, tout ce qu'elle entreprend est un succès. Qu'elle s'adonne à la cuisine ou qu'elle se prenne de passion pour la couture, seul son mari est capable de la freiner. Et il ne lassera jamais de le faire !! Mais c'est sans compter sur la ténacité d'Euridice...
Quel sympathique premier roman brésilien que celui de Martha Batalha !!! J'ai passé un moment fort agréable dans les rues de Rio aux côtés de cette famille. L'écriture est enjouée, plein d'humour et malgré le peu de rebondissements, on ne s'ennuie jamais... Euridice est une femme qui gagne à être connue : exceptionnelle et entière, elle est l'amie dont nous rêvons toutes !!! Partez à sa rencontre, vous ne serez pas déçus...
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stokely
15 mai 2017
Je n'ai pas du tout accroché à cette lecture, je me demande si c'est du à la traduction de celui-ci ayant le même problème avec les livres traduit de l'italien.
Arrivant au milieu du livre ma lecture s'est un peu amélioré mais lorsque j'arrive à la fin d'un livre et que je dois me forcer pour les dernières 50 pages c'est que je n'ai vraiment pas aimé.
Pourtant les premières pages m'ont plu avec la société brésilienne des années 50 que nous traversons en compagnie d'Euridice tout d'abord qui cherche à s'émanciper par la cuisine puis par la couture. Euridice a un vrai talent créatif et très rapidement sa petit entreprise va devenir prospère ce qui déplait fortement à Antenor son mari, l'homme de la maison.
On gravite également de personnages en personnages qu'il soit de la famille d'Euridice ou ses connaissances.
Je m'attendais à une lecture colorée, drôle à l'image de la couverture du livre mais celui-ci est très fade et plat une vraie déception pour ma part.
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traversay
24 janvier 2017
Pourquoi la littérature devrait-elle nécessairement être sombre, triste et désespérante ? Force est de constater qu'ils sont plutôt rares les romans qui cultivent la fantaisie, la gaieté et l'optimisme. Ce ne sont d'ailleurs pas les plus faciles à écrire car il faut trouver le juste équilibre, ne pas tomber dans un ton melliflu et écoeurant. On trouve un certain de bons exemple parmi les romancières contemporaines qui ont ce talent : Véronique Ovaldé, Audur Ava Olafsdottir, Ito Ogawa, par exemple. Mais Les mille talents d'Euridice Gusmao, premier livre et best-seller de la brésilienne Martha Batalha, fait plutôt penser à Isabel Allende, celle des premiers temps. Ce n'est pas tant du réalisme magique, formule galvaudée, qu'une sorte d'enchantement du quotidien, aussi frustrant celui-ci puisse t-il être dans le Brésil des années 40 et 50. Les mille talents d'Euridice Gusmao (La vie invisible, si on traduisait le titre original, est bien plus adapté) raconte l'existence d'une carioca qui a du mal à s'épanouir dans le rôle de femme au foyer imposé par la société et les convenances. Ce n'est pas une rebelle, non, mais elle essaie tant bien que mal d'esquiver le conformisme ambiant en se lançant dans des dérivatifs motivants où elle excelle : la cuisine, la couture, l'écriture. Qu'il est compliqué de trouver sa voie entre un mari traditionnel, mais aimant, et des enfants qui ont du mal à comprendre cette mère singulière avec ses "lubies". le livre est un portrait d'Euridice mais il n'est pas que cela. Il lui suffit d'évoquer un nouveau personnage et hop, Martha Batalha nous offre sa biographie complète, et pas vraiment façon wikipédia, mais avec un sens du pittoresque qui rend même les destins tragiques amusants. La romancière brésilienne est une conteuse d'histoires hors pair même si, parfois, ses digressions font perdre le fil de la trame principale. Mais qu'importe, elle retombe sur ses pieds et l'intrigue d'avancer dans ce Rio si bien décrit avec ses quartiers très différents selon l'appartenance sociale. Un roman plein de malice et de verve, facile à lire mais pourquoi cela devrait-il être un défaut ?
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky28 janvier 2017
Pour Feliciano, il était toujours aussi surprenant de constater que le chaos qu’il trouvait en rentrant chez lui était pire que celui qu’il quittait chaque matin pour aller travailler. Le salon était jonché de langes sales, de peaux d’orange, de petites voitures en bois, de bébés à la dérive et de bavoirs maculés. Les lits étaient dans le même état que toujours, à faire. La cuisine était sous la domination des blattes, qui trottinaient sur la vaisselle incrustée de restes. Dans le seul fauteuil qui ne faisait pas office de penderie, il retrouvait Maria Rita, encore en chemise de nuit,absorbée par les vers qu’elle écrivait dans son petit carnet.......Le couple se disputait chaque jour à cinq heures quarante et à dix-sept heures.
"Tu ne me comprends pas, je suis une poétesse, une artiste ! Un esprit libre qu’on a enchaîné à cette vie.
-Maria Rita, je te soutiens dans ton art, mais ce bébé a les fesses aussi rouges que celles d’un babouin ! Et regarde un peu les cheveux de notre fille, il va falloir les lui couper ras la nuque, avec tous ces nœuds."
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BookycookyBookycooky28 janvier 2017
Ces fornications en famille engendrèrent des hommes et des femmes qui se ressemblaient singulièrement............Il arrivait parfois qu’un Godoy ou un Moraes parvienne à se libérer de cette malédiction de la ressemblance, par la grâce de Dieu et de sa mère, qui avait senti sous sa jupe brûler un feu incontrôlable, dûment éteint au fil des siècles par deux curés, trois médecins, un explorateur perdu dans les anciennes forêts de Rio et cinq jeunes mulâtres. C’était justement le cas de Marcos, qui était né plus grand et plus blond que prévu, confortant la foi de sa famille en une évolution de l’espèce, et celle de sa mère dans le théâtre brésilien. C’était en effet dans un couloir du théâtre João Caetano qu’elle avait connu un acteur svelte, responsable du peu d’émotions qu’elle éprouva passé trente ans.
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BookycookyBookycooky28 janvier 2017
Antenor savait ce qu’il était. C’était un jeune homme de vingt-trois ans, sorti du collège Pedro-II, nanti d’un diplôme de comptabilité, fraîchement engagé par la Banque du Brésil, avec un air de jeune premier (c’étaient là les mots de Dalva), et sans la moindre alliance au doigt. Il ne pouvait boire un café, entrer dans une boutique ou acheter un journal sans que ses mains ne soient examinées par toutes les jeunes filles et mères de jeunes filles se trouvant à proximité. Elles ne s’intéressaient pas à Antenor, mais à l’idée d’Antenor. Elles s’apprêtaient et se maquillaient non pour qu’Antenor s’intéresse à elles, mais pour l’idée qu’il se ferait d’elles.
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BookycookyBookycooky28 janvier 2017
Elle avait lu et oublié certains livres, d’autres, elle les avait achetés et avait oublié de les lire. D’autres avaient été rangés là par Antenor, qui achetait des livres comme on achète des ampoules : il était bon d’avoir les plus grands penseurs chez soi, au cas où on en aurait besoin un jour.
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NadaelNadael19 février 2017
« Antenor allait travailler, les enfants allaient à l’école et Euridice restait à la maison, à tamiser de la farine et à ressasser les pensées stériles qui lui empoisonnaient la vie. Elle n’avait pas de travail, elle n’allait plus à l’école : comment remplir ses heures après avoir fait les lits, arrosé les plantes, balayé dans le salon, lavé le linge, assaisonné les haricots, fait cuire le riz, préparé le soufflé et faire revenir les steaks? Parce que figurez-vous qu’Euridice était une femme brillante. Si on lui avait donné des calculs compliqués, elle aurait conçu des ponts. Si on lui avait donné un laboratoire, elle aurait créé des vaccins. Si on lui avait donné des pages blanches, elle aurait écrit des classiques. Mais on lui donnait des culottes sales, qu’elle lavait aussi vite que bien, avant de s’asseoir sur un sofa, de regarder ses ongles et de se demander à quoi elle aurait bien pu penser. »
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Vidéo de Martha Batalha
Les Mille Talents d?Eurídice Gusmão de Martha Batalha et Diniz Galhos aux éditions Denoël
L?histoire d?Euridice Gusmao, ça pourrait être la vôtre, ou la mienne. Celle de toutes les femmes à qui on explique qu?elles ne doivent pas trop penser. Et qui choisissent de faire autrement. « Responsable de l?augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Euridice décida de se désinvestir de l?aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu?elle accumula. C?est vrai, les kilos parlent, les kilos crient, et exigent ? Ne me touche plus jamais. Euridice faisait durer le café du matin jusqu?au petit déjeuner de dix heures, le déjeuner jusqu?au goûter de quatre heures, et le dîner jusqu?au souper de neuf heures. Euridice gagna trois mentons. Constatant qu?elle avait atteint la ligne, cette ligne à partir de laquelle son mari ne s?approcherait plus d?elle, elle adopta à nouveau un rythme alimentaire sain ».
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