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ISBN : 2253073113
Éditeur : Le Livre de Poche (31/01/2018)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Lorsque la grand-mère de Minh donne un spectacle de marionnette vietnamienne pour la fête de fin d’année de l’école, personne ne soupçonne que Prenzlauer Berg va en être bouleversé. Et pourtant, dans le quartier situé au coeur de Berlin, la part d’Asie – cette richesse culturelle enfouie – ressurgit, insufflant un nouveau sens de la communauté. L’effet papillon dans toute sa puissance. Bientôt, tous les habitants sont coiffés de chapeaux de paille pointus, des légum... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  16 novembre 2017
C'est un livre qui fait du bien, qui fait la part belle à l'optimisme. Oh bien sûr il est un brin utopique, mais comment engendrer l'harmonie, sans ce soupçon de co-création responsable.
C'est surtout un bouquin qui nous place face à nos dysfonctionnements : le rejet de l'autre, quel qu'il soit, aussi bien d'une origine différente, d'un pays différent, d'une couleur ou d'une religion à laquelle nous n'appartenons pas ou tout simplement d'un bord politique opposé. Nous avons tous cette part en nous puisqu'on nous nous croyons le centre de l'univers et que pour chacun il ne peut y avoir d'autre centre.
Tout bascule dans ce quartier de Berlin Est quand la maitresse demande à ses élèves d'apporter quelques choses de leur culture d'origine. Minh fait appel à sa grand-mère qui ressort une grande marionnette en bois. le quartier va se transformer, les habitants échanger s'entraider se sourire. Tout n'est pas tout rose mais c'est déjà un pied vers le bonheur.
Une écriture douce et légère qui met en avant le premier pas que l'on devrait toujours faire vers l'autre … qui en fait n'est qu'une part de nous-même.
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Macha_Loubrun
  31 janvier 2017
On est toujours bien accueilli dans la boutique de Sung, une petite épicerie vietnamienne située dans le quartier de Prenzlauer Berg dans l'ancien Berlin Est. C'est tout petit mais on trouve de tout, même le dimanche. Sung travaille sans relâche, comme ses parents arrivés en Allemagne dans les années 70. Mais aujourd'hui, son fils Minh doit rapporter un objet vietnamien à l'école, dans le cadre d'une semaine cosmopolite… Alors Hiên, sa grand-mère paternelle va exhumer de sa cachette une grande marionnette en bois, seul vestige de son passé et la présenter devant toute l'école médusée et attentive.
Un simple programme pédagogique politiquement correct va entrainer une multitude d'évènements dans la ville, c'est l'effet papillon, dont le premier battement d'ailes a débuté au sein d'une famille particulièrement discrète dont l'allemand est devenu la langue principale.
La Mélodie familière de la boutique de Sung est roman plein de délicatesse et d'humanisme, c'est un conte enchanteur qui porte un regard plein de tendresse et d'intelligence sur la communauté vietnamienne dans Berlin Est. Karin Kalisa n'élude pas les souffrances, les humiliations, les difficultés quotidiennes, les préjugés culturels, le repli sur soi, mais son roman empreint de douceur et d'optimisme ouvre les portes d'un métissage culturel heureux et dresse des ponts, au propre comme au figuré, entre les différentes communautés.
Et si changer de regard ne tenait qu'à un fil de marionnette ?
Je remercie chaleureusement Babelio et les Éditions Héloïse d'Ormesson pour la découverte de ce coup de coeur.
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GeorgesSmiley
  23 février 2018
Pfff ! Comment ne pas être trop désagréable ? Essayons tout de même ! Voilà un gentil petit roman dont le but est d'informer le lecteur ignorant qu'il existe à Berlin, dans le quartier de Prenzlauer Berg, une population d'origine vietnamienne, gentille, modeste et travailleuse. On y apprend également que le Vietnam étant un pays très aquatique, on y construit des « ponts de singe » et on y joue des spectacles, fort prisés, de marionnettes d'eau. On y découvre que les premiers immigrants sont arrivés du Nord (Vietnam) comme travailleurs invités par le « pays frère » d'Allemagne de l'Est et que les débuts ont été très difficiles.Mais quand on est gentil, modeste et travailleur, tout finit par s'arranger, n'est-ce-pas ? Voilà c'est à peu près tout…Ah ! J'allais oublier: les autres habitants de Berlin Prenzlauer Berg (les Allemands, quoi) sont eux aussi très gentils, accueillants et ouverts aux autres cultures, à tel point que certains d'entre eux auraient fini par remplacer leur déplorable alimentation de rue à base de wurst,* par des fruits exotiques vendus dans les épiceries vietnamiennes du quartier.
Il semblerait que c'est ce qu'on appelle un « roman qui met le sourire aux lèvres* », le fond de ma pensée étant que ne souriront que ceux qui ont une envie permanente et béate de sourire; quant aux autres, dont je fais partie, qui s'intéressent et aiment le Vietnam, ils ont tant de grands et beaux livres à lire comme Terre des oublis, le Sympathisant, Ru, Riz noir ou Un Américain bien tranquille.
*saucisse
*avis de la revue Lire
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livresetbonheurs
  15 janvier 2017
Une gourmandise. Ce roman est une gourmandise.
Comme un bonbon rare qu'on laisse fondre sur la langue et dont les saveurs nous submergent.
Ce livre unique, traduit de l'allemand, se déguste, même si on ne peut se retenir de le dévorer.
Il en émane une telle chaleur, une telle humanité qu'on le referme, un sourire ému sur les lèvres.
Avec une envie irrépressible d'aller le glisser dans toutes les boîtes aux lettres de son quartier.
De se parler, s'entraider et se sourire davantage.
De croquer la vie à pleine dents.
Et avec cet espoir secret de vivre ce même effet papillon démarré sous les mouvements d'une précieuse marionnette.
Et de se glisser dans les chaussures des habitants de ce quartier berlinois, pour manger une tranche de mangue sur le petit banc, porter ces chapeaux vietnamiens, sculpter le bois, regarder les robes de soie verte et admirer les ponts de singe qui émergent entre deux immeubles.
On vibre, on s'attache, on se laisse aller… et on est fatalement triste lorsque la fin arrive.
Une magnifique, magnifique lecture !
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Lexx54000
  27 février 2018
Le début du roman est prometteur et captivant, mais la promesse n'est pas tenue sur la longueur du roman : c'est une déception.
L'histoire d'un quartier de Berlin avec au premier plan la famille Sung, une gentille famille vietnamienne de l'Allemagne de l'est ; mais le roman nous ouvre une panoplie de personnage, beaucoup un peu trop d'ailleurs.
L'histoire part parfois un peu dans tous les sens..
En revanche, ce roman permet de découvrir à la fois Berlin et le quartier vietnamien, le savoir (et l'oubli) des langues, le mode de vie d'un peuple, les traditions (connues et oubliées).
L'écriture est simple et agréable, les protagonistes sont sympathiques.
La première partie est captivante, la deuxième très décevante comme par l'exemple de l'histoire des ponts, on ne comprend pas réellement pour les raisons et le but recherché. Enfin, la troisième partie est plutôt sympathique.
# Livre lu en tant que juré du prix des lecteurs Livre de Poche 2018.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Macha_LoubrunMacha_Loubrun   29 janvier 2017
Avec ce grand-père, on n'allait pas au zoo ni chez le marchand de glaces, comme le faisaient les enfants en Allemagne. Avec ce grand-père, on allait travailler. Dinh le suivait pieds nus sur le sol humide jusque dans ses maigres champs. Quand l'eau était trop haute, ou qu'il n'y avait pas de chemin, ou alors que celui-ci avait été inondé pendant la nuit, on construisait en deux temps trois mouvements un pont fait de tiges de bambou et de cordes de chanvre. Le grand-père riait quand Dinh hésitait à poser le pied sur la frêle et chancelante corde, puis il faisait avancer Dinh juste devant lui, entre ses bras. Au bout de quelques jours, Dinh se réjouissait de construire chaque pont. Il aidait à les tendre et à les perfectionner et leur donnait des noms : le grand pont, le pont céleste, le pont aux fleurs, le pont aux roseaux, le pont au tigre, le pont aux serpents. Avant de retourner en Allemagne, il avait pris congé de chacun d'eux par un rapide aller-retour.
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Macha_LoubrunMacha_Loubrun   28 janvier 2017
Il était reconnaissant à la langue vietnamienne. Elle lui laissait le temps de trancher, car le lien fraternel n'y était pas seulement une question de sang, mais de communauté. Chi : appellation collective pour des individus de sexe féminin plus âgés que le locuteur. Leçon 2 du cours de Hiên. En vietnamien, on pouvait donc dire la vérité sans trahir de secret.Chi, "grande sœur" : on ne faisait pas plus innocent ni plus sincère.
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DOMSDOMS   09 janvier 2017
Il fallut un moment à l’officier d’état civil pour prendre conscience que l’écriture vietnamienne était intrinsèquement liée à la langue vietnamienne et que celle-ci était le moyen de communication d’individus en chair et en os de son entourage immédiat, notamment les marchands de fruits et de légumes chez lesquels il faisait ses courses.
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Carotte3000Carotte3000   14 février 2017
Une fois le gingembre et le citron vert incorporés aux fruits, elle passa la cuillère en bois à Sung, monta sur une chaise et attrapa une bouteille d'alcool de framboises sur la plus haute étagère de la cuisine. Elle en remplit la moitié d'un verre, prit une gorgée, laissa Sung en boire une à son tour et versa le reste dans la confiture en ébullition. Quand les pots furent bien vissés et posés à l'envers sur la table, Mia et Sung s'embrassèrent aussi naturellement que si ce baiser était la conséquence logique de la préparation de la confiture de framboises, inéluctable et indépendant de leur volonté ou de leur libre arbitre.
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hibou_caillou_chouhibou_caillou_chou   02 février 2017
- Un an, maman, dit Sung.
- Ou peut-être deux, répondit Hiên. Le temps dépend de ce qui demande à être trouvé.
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