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Critiques sur La Maison (19)
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Bazart
  24 septembre 2019
Pour bien écrire sur un métier, il faut le vivre de l'intérieur : ce précepte qu'on prête à Hunter S. Thompson, l'inventeur du gonzo- journalisme mis en avant il y a quelques années par Terry Gilliam et Johnny Depp, n'en finit pas de faire des émules même auprès de jeunes diplômées de lettres françaises qu'on aurait pas forcément vu sur ce terrain là.

Et pourtant, Emma Becker, après deux premiers romans sortis plutôt discrètement, fait beaucoup parler d'elle en cette rentrée littéraire grâce à une technique largement influencée par gonzo -journalisme.
En effet, à 25 ans à peine, elle a décidé de partir il y a quelques années à Berlin, où, contrairement en France, les maisons closes sont autorisées, pour faire commerce de son corps dans deux établissements différents, d'abord le Manège, lieu sordide et peu avenant, puis à la Maison, qui donne son titre au roman et dont elle a ( elle l'assume totalement; on a donc envie de la croire) totalement apprécié l'experience.

Désirant tenter l'expérience de la prostitution dans un bordel allemand, et fasciné par ses personnalités hautes en couleur qu'elle a pu croiser notamment dans les romans de Louis Calaferte, Emma Becker évite largement le coté journalistique, frontal de son investigation.

Elle parvient à faire de son enquête immersive un objet littéraire d'une très grande beauté, enchaînant les portraits de femmes , dotée d'une vision très romantique - qui va totalement en opposition avec le coté glauque et sordide qu'on devrait attendre d'un tel sujet .
Endroit chargé d'odeurs, aux lumières tamisées et aux chambres poudrées, la Maison est le lieu de tous les fantasmes.

On suppose que tous les très beaux portraits dessinés par Emma Becker s'arrangent parfois avec la réalité, mais en les découvrant, on comprend un peu mieux la misère sexuelle des hommes et leurs grandes vulnérabilité et la féminité exacerbée de la figure de la prostituée qui en marchandant son corps, se met parfois en position de risque insensé (certaines situations décrites dans le livre font froid dans le dos) .

Cependant, celle ci se retrouve souvent avec un pouvoir énorme, celui de donner du plaisir et un peu de joie à des hommes qui en manquent cruellement ..

En explorant de fort belle manière la complexité des désirs et du rapport hommes femmes, ce roman aussi décomplexé que complexe est assurément un des grands livres de cette rentrée littéraire !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Zarps
  17 août 2019
Pour de nombreux lecteurs, l'imaginaire de la maison close est celui De Maupassant : de Boule-de-Suif à la Maison Tellier. Les maisons de tolérance étant interdites en France depuis la fin des années 40, il n'y a plus guère de littérature à ce sujet. Mais il y a des débats, qui reviennent régulièrement, avec leur lot de polémistes, moralistes et autres éditorialistes pour nous livrer leur avis sur la question : doit-on autoriser des bordels en France ?
Emma Becker est une écrivaine en immersion. Pendant 2 ans, elle s'est prostituée dans une maison close de Berlin. Mais pas n'importe laquelle. La Maison. Petite entreprise familiale où les filles sont travailleuses indépendantes, décident de leurs horaires, de leurs tenues et parfois même de leurs clients. La narratrice est arrivée dans ce lieu par défi après une conversation avec son amant, et elle y est restée 2 ans parce qu'elle y était bien.
C'est un lieu féminin où l'on accueille des hommes. Ce qui donne un livre sur les femmes bien plus que sur les hommes. Parce que si l'on connaît dans les grandes lignes ce pourquoi les hommes franchissent la porte, on connaît beaucoup moins ce qui se passe entre les passes.
Pas d'apologie béate de la prostitution, mais un récit très personnel, bien écrit (et pourtant il n'est pas si simple de parler de sexe pendant 300 pages sans tomber dans la vulgarité ou dans une forme de monotonie), et qui se lit avec passion. Mention spéciale pour les dernières pages, notamment quand Emma Becker s'imagine dans la peau d'un homme et ce qu'elle ferait alors dans la chambre. le tout est émaillé d'une bonne playlist qui accompagne parfaitement la lecture du roman.
La part belle est donnée à la sororité et c'est plaisant de lire des pages sur la prostitution écrites par une femme. Parce que ce sujet nous appartient tout autant et qu'il est temps de livrer un regard féminin et contemporain sur nos soeurs du pavé.
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traversay
  03 octobre 2019
Ne dites pas close ou de tolérance mais simplement Maison. le livre d'Emma Becker aurait pu s'appeler Bordel mais cela n'aurait pas reflété son contenu y compris dans sa deuxième acception, synonyme de foutoir. Dans ce récit immersif, au sein d'un établissement berlinois où elle a donné de sa personne pendant deux ans, l'écrivaine raconte son expérience, la cohabitation heureuse avec les autres filles, les rapports avec les clients mais aussi, quand elle s'élève au-dessus de la mêlée et des échanges de fluides, livre ses pensées sur la place des prostituées dans notre société. Que l'on s'entende, Emma Becker parle de ce qu'elle a connu, d'un endroit sécurisé et professionnel avec des filles de joie (!) volontaires et épanouies et donc fort éloigné de la prostitution de rue ou, si l'on prend un autre extrême, du monde des escorts. L'auteure livre une vision chaleureuse et familiale d'une Maison où la sororité ferait presque oublier les tâches qui s'y accomplissent. Trop angélique, Emma Becker ? En tous cas, elle assume pleinement cette façon de voir les choses. Pour autant, elle ne fait pas l'impasse sur le métier de pute (désolé pour le mot mais il est employé presque à chaque page de la Maison) avec pas mal d'humour et de tendresse, sans occulter le côté glauque de certaines situations. le naturel d'Emma Becker pour évoquer les relations prostituées/clients est désarmant et elle a parfaitement le droit de penser d'une façon qui est très éloignée de leur image auprès de ceux qui ne connaissent cet univers que de loin, d'après leur culture et leur environnement. Entre récit et essai sur la question, le livre d'Emma Becker manque cependant de structure et ne peut éviter d'être répétitif (dans les scènes de sexe) s'avérant en définitive trop long. le plus émouvant, clairement, c'est l'hommage rendu à ces femmes qui ont accepté et choisi, ne serait-ce qu'un temps, le plus vieux métier du monde. Elles méritent le respect et le droit à la dignité et qu'on ne les réduisent pas à leur seul métier en oubliant que ce sont êtres de chair, certes, mais aussi de pensées, de sentiments et de désirs. Cela va sans dire, mais cela va mieux en l'écrivant.

Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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m3lani3
  10 juillet 2019
Intéressante, choquante et parfois drôle ou perchée.
L'auteure se donne comme mission de rendre leur humanité aux putes.
Ne plus les exclure au ban de la société comme des être cupides, sans âme, et plein de vices. Pour se faire, elle s'appuie sur sa propre expérience dans deux maisons closes allemandes. ( La prostitution étant légale en Allemagne).
Elle n'évoque donc que les femmes qui ont choisit de se prostituer (contrairement à celles issues de la traite des blanches par exemple). Et elle nous ouvre les portes de ce monde où le corps de la femme - exagérément féminin par sa tenue et ses poses - est un outil face aux divers clients.

Sa vision de la sexualité et du désir féminin ne fera certainement pas l'unanimité. Mais j'ai trouvé intéressant et souvent pertinent son regard sur le désir féminin. Et sur la place de celui-ci dans la société actuelle où il est souvent cantonné à des stéréotypes difficilement dépassables pour les femmes comme pour les hommes.

Un livre qui fait réfléchir que l'on soit d'accord ou non avec les vus de l'auteure.
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Celmarlil
  24 août 2019
Le thème de ce roman pourrait choquer, rebuter ou diviser...

En effet, il est question de prostitution, de sexe, de corps mais taratata pas de chichi, inutile de se voiler la face, c'est un fait, ça existe, c'est même le plus vieux métier du monde si l'on en croit l'adage !

Et puis la force de la littérature ne réside-t-elle pas dans sa capacité à tout dire mais à le dire bien ? Si tel est le cas, alors le contrat est respecté ! Pour commencer, sachez que vous allez rire à gorge déployée autour de certaines scènes cocasses. Et derrière ces rires, Emma Becker donne matière à réflexion. Inévitablement, vous allez vous interroger et repenser votre rapport à « ce milieu-là », à ces femmes, aux rapports entre les hommes et les femmes de manière générale.

Au fond, ce n'est pas un livre sur la prostitution, c'est un livre sur les hommes et les femmes, c'est un livre qui aime les corps et les âmes qu'ils soient beaux, abîmés, pervertis. Il y a moins d'amour et d'humanité dans les romans qui se revendiquent comme tels que dans ce roman où une femme fait la pute…
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Sabine57
  12 octobre 2019

Cette femme qui a décidé d'aller vivre à Berlin deux années et qui prend sa plume pour nous écrire un superbe roman sur les femmes. " Les prostituées qui travaillent dans une maison".

J'avais hâte de lire cette histoire, après en avoir entendu parlé à la rentrée littéraire de la librairie la cour des grands à Metz où l'autrice viendra dédicacer son livre et nous parler de son parcours.
Dès le début je me suis laisser emporter dans ce récit et je dois admettre qu'elle sait manier la langue française avec talent et beaucoup d'humour. Très belle plume que je découvre avec son troisième livre, il faudrait maintenant que je lise les deux premiers.

Qu'est-ce que j'ai ris à certains passages, je me suis dit que cette femme est un extra-terrestre, elle s'assume totalement, elle est franche, nature et directe, tout ce que j'aime.
Elle emploie des thermes crus et tranchants qui dans un monde où le sexe, l'alcool et la drogue font partis du quotidien, quelques mots comme bite, couille où nichons sont parfois maniés avec style et transformés en des petites choses très amusantes.

Il y a deux passages où elle taille bien le français qui pour elle est comparable à une épidémie de gastro, suite à une conversation avec sa collègue qui adore les écouter parler pendant l'acte car ça l'excite. Qu'est-ce que j'ai rigolé à certains moments de cette lecture.

Il y a aussi des passages beaucoup moins guais, par exemple quand certaines putes font de mauvaises rencontres avec des clients violents et teigneux.
L'histoire de ces femmes est vraiment très touchante et parfois très dure, pour un moment je me suis laisser aller et j'ai découvert d'autres vies parfois abimées où résignées. La maison ce n'est pas une prison, mais un lieu de rencontres, de discutions et des moments de sexe qui vont souvent avec le désire de l'homme qui paye.
Une expérience unique et un travail qui fait donner son corps et un peu de son âme à des inconnus, une part de soi, c'est un don de faire jouir ces hommes afin qu'ils ressortent repus sexuellement parlant.
Parfois c'est aussi très désespérant de devoir apprendre à certains comment manier sa langue jusqu'à devoir abandonner car il y a toujours des causes perdus.
Une pute c'est avant tout une femme, une vie, un coeur qui bat et qui aime, c'est un métier non reconnu en France.

Notre pays est encore arriéré, il préfère laisser les femmes dans les rues sans aucune hygiène et sécurité, il préfère punir les hommes qui osent aller faire leurs affaires.
Faire l'amour fait partie de la vie c'est un acte que l'homme doit assouvir afin de rester en bonne santé mentale et pour ceux qui sont seul parfois la main ne suffit pas.
En France, c'est surement préférable de les laisser abuser de certaines femmes sans leurs consentement, ni leurs autorisations.

Dommage, que l'on regarde toujours d'un mauvais oeil, cette femme qui donne du plaisir aux hommes et qui est jugée constamment par les autres de, " filles de mauvaise vie" ou "Catin".
Le mot pute est constamment utilisé par les gens de manière brutale, sale mot qui a remplacé le mot péripatéticienne où fille de joie
. C'est bien dommage car maintenant tout le monde devient la pute de tout le monde.

Le plus vieux métier du monde résiste au temps et grâce à Emma Becker, il sera peut-être vu différemment.

Respect pour ces femmes qui partagent leurs chairs et leurs dons de faire l'amour pour apaiser la gente masculine, l'argent c'est bien mais souvent les corps n'en sortent pas indemnes.

Elle nous a ouvert les portes de cette maison où j'ai découvert des belles femmes, chaleureuses, sensibles et pleine d'amour, des femmes qui se soutiennent et qui vivent à l'extérieur de cette maison, des personnes tout à fait normale.

Un grand bravo pour l'autrice qui a eu un immense courage et aussi les couilles de parler d'un sujet intime, sensible et de rester elle-même jusqu'au bout, elle m'a ouvert les yeux sur un monde très peu médiatisé et souvent caché par la société qui voit en la prostituée, le mal, le sale , le panneau sens interdit.


Lien : https://sabineremy.blogspot...
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soniaboulimiquedeslivres
  17 octobre 2019
En Allemagne, les maisons closes sont légales, contrairement à la France. Emma ayant eu envie d'écrire à ce sujet, elle va tout simplement s'immerger dans ce monde en y travaillant. Oui, vous avez bien entendu. Elle va se faire « embaucher » comme fille de joie, tout d'abord au « Manège », puis à « La Maison ». Les deux établissements sont totalement opposés, l'un est glauque, l'autre beaucoup plus agréable. En effet, au sein de « La Maison », les filles décident de leurs horaires, de leur tenue, et surtout, elles sont libres de venir travailler ou pas, sans justifications ni représailles. Emma y restera deux ans.

Emma, rebaptisée Justine dans cette nouvelle vie, pour l'exotisme, mais aussi par amusement, les allemands n'arrivant pas à prononcer le « J », va se confier, par le biais de sa plume, et nous raconter la vie de ces femmes et de ces hommes. Car au-delà de tout voyeurisme, c'est un portrait d'hommes et de femmes, très juste, très émotif. Certains passages sont crus (il faut appeler un chat un chat soyons honnête !), mais ne tombent jamais dans le vulgaire ou le glauque.

L'écriture est fluide, assumée, au plus proche de la réalité, sans fioritures inutiles, et avec une légèreté absolument agréable. Impossible de s'ennuyer durant cette lecture. Il y a beaucoup d'humour, de tendresse, certains passages sont bouleversants, car Emma n'occulte en aucun cas la face cachée de ce métier de pute.

Elle est partie du point de vue de la journaliste pour arriver à celui de la prostituée. Sa réflexion est très intéressante, son immersion a été totale. Il en résulte un ouvrage introspectif sur le désir des femmes, des hommes. Je retiens un espace de travail indépendant, où les femmes sont maîtresses de leurs corps, loin de la prostitution que l'on pourrait connaître en France. Un puissant hommage à ces femmes qui ont choisi de faire le plus vieux métier du monde.

Et j'ai adoré le clin d'oeil du dernier chapitre. Je voyais bien Emma terminer ce roman sur cette note (chut…je ne vous en dis pas plus, je vous laisse la surprise de découvrir cela).

#rentreelittéraire #lamaison #emmabecker
Lien : https://soniaboulimiquedesli..
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voyagelivresque
  11 octobre 2019
Gros coup de coeur pour un étonnant livre audacieux qui suscite un mélange de surprises, d'interrogations, d'intérêt. Une enquête immersive dans une maison close. Un sujet qui ne laisse pas indifférent, trouble, excite la curiosité.
Ce récit, la maison de Emma Becker est réellement et totalement hypnotique. L'auteure s'est littéralement donnée corps et âme pour ce livre. Elle s'est semble t'il, sacrifiée pour mener à bout son projet littéraire.

Une question reste en suspens quand même à la lecture de ce livre, est ce que l'écriture était vraiment le but de cette plongée dans la prostitution de la part de l'auteure? Ou bien n'était ce pas une manière aussi d'assouvir des désirs cachés, refoulés...tenter une expérience interdite.

Un récit écrit dans un style brut, assez lapidaire, teinté d'empathie et parfois de cynisme. L'auteure brise les tabous, envoie promener les préjugés... Et parle avec ces mots, son ressenti, son style littéraire du plus vieux métier du monde.

Elle évoque même le désir sexuel de ces femmes qui ,vendent leur corps pour de l'argent
Emma adepte du gonzo journalisme, qui avait de nombreux amants est devenu Justine aux multiples clients dans un "bordel bourgeois" Allemand.

Les portraits de femmes, de ses voisines de chambre se succèdent tout au long du récit. Aucun voyeurisme, aucun racolage dans ce roman, même les scènes glauques, salaces. ragoûtantes sont distillées avec art et doigté.
Les exemples fourmillent dans ce livre, comme ce jeune homme timide qui vient apprendre comment faire un cunnilingus.

On sent qu'Emma a aimé ses deux ans passés dans cette maison close berlinoise., sans pour autant faire l'apologie de la prostitution.....
elle raconte son intime la bas, son vécu de l'intérieur, cette misère sexuelle des hommes et leurs vulnérabilités....

Quelques scènes magistrales, piquantes, drôles, choquantes sont les petits plus de ce roman...
Alors venez plonger dans la maison, lieu de tous les fantasmes où à contre courant pour nous les prostituées ne sont pas dépeintes comme des victimes exploitées.

Emma Becker avec son roman est Lauréate du prix Blù Jean Marc Roberts 2019
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topobiblioteca
  25 septembre 2019
Les maisons closes vous fascinent, vous vous demandez ce qu'il se passe dans l'intimité de leurs chambres, qui sont les clients mais plus encore qui sont ces filles ?

Emma Becker souhaitait écrire sur ce haut lieu de fantasme et est donc partie à Berlin, ville où la prostitution est légalisée, pendant deux ans au sein d'une de ces fameuses maisons.

Ce livre n'est pas une romance érotique, pas tout à fait une enquête ni un roman. La force de ce texte est de sortir des sentiers battus, de faire entrer le lecteur dans le fourmillement de cette vie où donner son corps est à la fois d'un naturel si déconcertant et si difficile parfois.
Emma Becker ne fait ni l'apologie de la prostitution ni son procès, elle évoque simplement ce qu'elle a vécue et la réalité de ces filles. Elle leur redonne une voix en écrivant leur histoire et leur personnalité. Avec humour et tendresse, elle les observe. Ce regard qu'elle leur porte est presque celui d'une amante et nous tombons sous le charme des femmes et non des putes. Mais loin de l'image idéalisée d'une prostituée de haut standing, Emma Becker nous livre le versant sombre de ses expériences. Les clients ont aussi la part belle, entre les habitués et leurs manies, ceux de passage et leurs exigences, ceux qui tombent amoureux après deux rendez-vous, les personnalités sont multiples.

C'est un véritable roman de société que nous livre l'autrice, une tranche de vie qui exprime tellement de nos moeurs et de la place de chacun. de cette société hyper-sexualisée où paradoxalement en parler plus ne rend pas les choses plus facile.

Un livre dans lequel l'autrice laisse volontairement la place aux autres pour mieux se raconter et nous révéler ses pensées. Un livre à multiples facettes tant dans la forme que dans le contenu. Un texte travaillé tout en étant cru et brut, sans phare. Une belle prouesse littéraire et à la fois un journal intime. Entrez dans La Maison

Je remercie vivement la maison d'édition pour l'envoi de ce livre !
Lien : https://topobiblioteca.wordp..
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Ottstef
  19 septembre 2019
Encore une fois je me suis laissé embarquer par les conseils de Busnel et sa « grande librairie » qui ne tarît pas d'éloges pour le roman « la maison » d'Emma Becker.
J'ai eu un peu de mal à le terminer. C'est plutôt bien écrit dans le style balzacien comme le dit la jolie Élodie Fondacci. Mais il y a trop de bite,chatte,cul ...Et notre Busnel qui ne trouve pas cela salace tout en voulant donner des leçons aux moralisateurs.Facile cher monsieur lorsqu'aucun contradicteur n'est présent sur le plateau . Bref je crois madame Becker lorsqu'elle écrit « Aussi égocentrique que la profession puisse l'être, elle n'arrive pas à la cheville du narcissisme qui boursoufle un écrivain comme moi, ». Bref vite lu mais avec difficulté et très vite revendu .
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