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EAN : 9782896622207
296 pages
Éditeur : Mortagne (09/04/2013)
3.66/5   25 notes
Résumé :
Leïla est une jeune fille de quinze ans. Avec de grands rêves. Avec des espoirs. Avec des envies de liberté. Mais par-dessus tout, elle souhaite trouver l'amour, le vrai. Bref, Leïla est comme toutes les autres filles de son âge.

Du jour au lendemain, elle voit son quotidien paisible s’écrouler. Bouleversée par les agissements de Patrick, son chum, incapable de supporter les moqueries et la cruauté de ses camarades d’école, Leïla prend la fuite. À l’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
emilielettres
  21 juin 2020
C'est l'histoire de Leïla, adolescente de 15 ans qui a tout pour être heureuse, selon les apparences. Mais la stabilité familiale et une scolarité correcte ne sont pas les seuls piliers protégeant du pire...
C'est ce qui m'a plu dans ce roman : l'auteur s'est éloignée du cliché de l'adolescente issue d'une classe sociale défavorisée ou subissant des violences familiales! Pour moi, c'est la force du postulat de départ : personne n'est à l'abri ; même des événements qui peuvent paraître comme n'étant pas très "graves" peuvent conduire une adolescente à fuguer et à sombrer petit à petit dans la déchéance.
Certes, le vocabulaire est cru et le récit est ponctué de scènes explicites mais le lecteur est bien averti dès la couverture. Ces éléments ne sont pas choquants car ils permettent d'ancrer le récit dans la réalité que l'auteur cherche à dénoncer! le point de vue utilisé est celui de Leïla, donc il est normal que la vérité crue de ce qu'il lui arrive soit livrée sans détour... Ce choix narratif permet aussi au lecteur de comprendre comment elle se laisse entraîner. Même s'il est facile de se dire "Mais c'est trop gros, ouvre les yeux!", c'est justement ce dont il faut prendre conscience : quand on est perdu, même les sabots les plus gros ne font pas assez de bruit pour nous réveiller.
Ce que j'ai trouvé très intéressant c'est que le "happy end" poursuive un réel but et apporte un énorme plus au récit. Leïla ne sort pas de ce réseau simplement pour terminer sur une note positive! Au contraire, cela permet aussi de montrer que se défaire de griffes dangereuses n'est que le début d'un nouveau long parcours pour tenter de "remonter la pente", pour reprendre l'expression des personnages... Cette dernière partie renforce la dimension psychologique du récit et alerte également sur la difficulté de se reconstruire.
Les deux petits points négatifs sont pour moi l'absence d'un lexique des expressions québécoises et de certains termes spécifiques aux gangs, ainsi que le schéma dont il est question en note p.254 car le lien internet fourni est cassé.
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Ubikson
  24 novembre 2014
Collection québécoise, Tabou offre un concept très intéressant : offrir à des ados des livres adaptés pour eux, mais décrivant des maux et des problêmes de société : la mort, le sida, les violences sexuelles, l'homosexualité, bref toute une panoplie de questions et de problèmes humains susceptibles de toucher les ados, mais difficiles à aborder en tant que parents.
Rien que pour l'audace et l'idée, je tire mon chapeau.
Fille à vendre aborde le sujet de l'exploitation sexuelle et de la prostitution forcée chez les ados. Sujet horrible.
Nous suivons les mésaventures de Leila, piégée dans un réseau, de sa lutte, de sa survie, sans jamais virer dans le scabreux (vu le sujet, on ne sortira jamais du sordide) ni dans le débile-cucul-la-praline.
Le sujet est grave, réel et abordé avec intelligence.
Certes, on peut tomber de haut, mais on peut s'en sortir.
Le livre se termine d'ailleurs avec des adresses et numéros d'associations québécoises qui luttent contre le fléau.
Alors que faut-il en penser ?
Le roman n'est pas à tomber par terre, mais il a le mérite d'exister, et de soulever un problème, qu'on préfère étouffer en France.
Mieux vaut s'abrutir de Disney que de penser une seule seconde que le monde puisse être sordide, et de toutes façons, ça n'arrive qu'aux autres, n'est-ce pas ?
Une fois de plus, ce sont nos cousins qui ont l'idée, mais en France, à part leur piquer des chanteuses qui braillent, il semblerait que les bonnes idées ne franchissent jamais l'Atlantique. Et c'est bien dommage.
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FreiheitDR
  08 juin 2020
J'ai découvert ce livre à l'occasion de la Masse Critique Babelio et je pense que je n'aurais jamais entendu parler de cette histoire sans cela. Je remercie d'ailleurs la Masse Critique ainsi que la maison d'édition pour l'envoi de ce livre.
Au départ, je ne savais pas que l'autrice était québécoise et j'ai donc eu un peu de mal avec toutes les expressions ou les tournures. Néanmoins, une fois la surprise passée, j'ai pu me plonger dans l'histoire et rester au-dessus de cette petite gêne.
Pour vous parler du livre en lui même, il fait 270 pages de récit et se lit donc très vite. de plus, sa présentation est différente de la France puisqu'on saute des lignes entre chaque paragraphe et donc aussi entre chaque bulle de dialogue. le texte est aéré et je trouve que ça allège vachement par rapport au sujet traité, ce qui est vraiment pas mal. Je pense qu'on aurait étouffé rapidement le cas contraire.
Leïla est un personnage qui m'a fait beaucoup de peine. Même si je l'ai trouvé très naïve, notamment au début du roman, on comprend ce qui la pousse à s'en aller. On comprend comment elle tombe dans les bras de Jonathan et pourquoi. C'est assez explicite, d'ailleurs et je pense donc que même les plus jeunes lecteurs (le roman est classé pour les 16 ans et plus) peuvent comprendre ses motivations. J'étais triste pour elle et j'avais envie de la prendre dans mes bras.
Évidemment, le reste est une suite logique. Je n'étais donc pas surprise ni même particulièrement choquée, mais ce sont des sujets très sensibles qui peuvent heurter facilement. Leïla est prise au piège dans une spirale infernale.
J'ai eu un peu de mal avec le rythme. En 270 pages, on en peut pas absolument tout décortiquer mais j'aurais aimé plus de détails sur certains points. Par exemple, l‘après. J'aurais voulu en savoir plus sur sa relation avec ses parents, notamment son père, sa reconstruction, son sevrage etc.. J'aurais aimé avoir plus d'empathie envers elle après ça.
Malheureusement, tout reste assez survolé. Leïla ne se rend pas compte de sa position de victime et même si c'est assez bien expliqué ensuite, quelques lignes supplémentaires pour bien insister sur le sujet auraient été chouettes.
Je suis vraiment contente d'avoir pu lire ce livre qui m'intriguait. J'avais vraiment envie de savoir comment le sujet était abordé et je trouve que c'est bien fait. On a parfaitement conscience de la place de victime de Leïla et du rôle de ses bourreaux dans son histoire.
Bref, mine de rien, c'est important de parler de ces sujets pour avertir et sensibiliser. S'il y a des maladresses, c'est aussi sans doute car le public visé doit tout de même rester un minimum protégé. J'ai vu quelques incohérences qui sont en fait là pour apporter une conclusion à l'histoire et qui auraient sans doute été menées différemment si le livre avait été plus long.
Lien : https://voyagelitteraire.wor..
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Pluiedor
  06 avril 2021
Leila a 15 ans et se sent délaissée par ses parents, qui travaillent énormément, et son grand frère, partit pour ses études. Sa petite soeur a 8 ans de moins et lui paraît parfaite, ce qui fait qu'elle la jalouse un peu.
Alors quand elle apprend que son petit ami, Patrick, l'a trompée avec une autre fille du lycée, elle a l'impression d'être totalement seule et ne sait comment surmonter cette trahison.
Elle passe une nuit dehors, sans un square, et au petit matin elle rencontre Jonathan, qui promené son chien et avec lequel elle passe une délicieuse journée. Son seul souvenir tangible du garçon, qui a presque deux fois son age: un numéro de téléphone.
À son retour chez elle, elle est accueillie fraîchement par ses parents. Son père la tance et lui donne trois mois de punition. Quand Leila étouffe de nouveau, elle contacte Jonathan qui l'accueille chez lui et la couvre de présents plus somptueux les uns que les autres. Il lui promet qu'elle vivra comme une reine mais de premières petites notes disharmonieuses tintent.
Leila vient de mettre les pieds dans un terrible engrenage qui la broiera inexorablement sans qu'elle puisse envisager aucune issue.
Un récit vraiment terrible qui est déconseillé aux moins de seize ans par l'éditeur. Une fois qu'on l'a commencé, on ne peut plus arrêter cette lecture.
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Delex
  01 février 2015
Un récit bouleversant et révoltant
La collection Tabou des éditions de Mortagne me fait de l'oeil depuis quelques temps déjà. Elle regroupe des romans qui traitent de sujets de société touchant les adolescents. Fille à vendre est le premier livre de cette collection que j'ai lu et certainement pas le dernier.
Leïla est une adolescente comme tant d'autres. Elle est en fin de secondaire, ses parents la considèrent en enfant ou en adulte selon ce qui les arrange, elle a un frère qu'elle adore mais qui est parti à l'université et une soeur qu'elle aime mais qu'elle préfère éviter. Leïla est une grande rêveuse. Sa plus grande passion est la chanson. Un jour, elle apprend que son petit ami la trompe. S'en suit une bagarre, une exclusion de son école et une sévère punition de ses parents. Son désir de liberté prend le dessus ; elle fugue et elle rencontre Jonathan !
Cet ouvrage s'intéresse à l'exploitation sexuelle des jeunes filles au sein des gangs et des groupes criminels organisés. Les faits sont racontés crûment, dans ce qu'ils ont de plus abjects. Un roman coup de poing qui est tout autant révoltant qu'émouvant. Comme tous les livres de la collection Tabou, Fille à vendre est inspiré de faits réels, un témoignage en somme.
Tombée sous l'influence d'un manipulateur, drogue, alcool, viol et prostitution deviennent son quotidien. L'apothéose de l'histoire arrive avec la mort d'Andréanne. Cet événement marque un tournant dans le regard que Leïla jette sur sa propre existence. Elle commence alors à regretter son ancienne vie et ressent également beaucoup de culpabilité.
Il faut un petit temps d'adaptation au vocabulaire spécifiquement québécois, mais ensuite ce livre se lit très facilement (du moins si on est capable de supporter les faits racontés). Je n'ai absolument rien de négatif à dire sur ce livre.
Vous entendrez à nouveau parler de cette collection dans les mois à venir. Des romans qui, j'espère, seront aussi poignant que celui-ci. Je recommande fortement cette lecture à la fois à tous les adolescent(e)s et aux parents.
Lien : http://fievrelitterairededel..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
Dès que le mot « puce » a été prononcé, j’ai senti tous les poils de mon corps se hérisser. « Ma puce » ? Est-ce qu’il a déjà vu une puce, lui ? J’ai vu un reportage sur ces bestioles à la télé un jour ... OK !) et je peux affirmer que c’est loin d’être une créature charmante avec laquelle on a envie de prendre le déjeuner ! Ce sont des petites bestioles répugnantes, avec un corps plat et de longues pattes poilues, qui n’ont que deux buts dans la vie : sucer votre sang et vous causer bien des ennuis. On n’a donc qu’une seule envie : s’en débarrasser.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
Le malaise, c’est quand, sans même m’en rendre compte, je suis devenue une pute. Le malaise, c’est quand, comme si c’était tout à fait normal, l’homme en complet-cravate a ni plus ni moins abusé de moi. Comme si j’étais qu’une merde… Un objet, sans émotion, qui se laisse faire. Le malaise, c’est quand Jonathan s’est mis à être violent envers moi. Le malaise, c’est quand je me suis dit que plutôt que sa violence, je voulais son amour et que pour avoir cet amour, je devais faire et refaire ce qui me répugnait tant…
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
Dans les films, il y a toujours un bon Samaritain qui vient en aide à la jeune fille en détresse. Je ne sais pas si je vais être aussi chanceuse, mais au point où j’en suis, la seule option qu’il me reste, c’est d’essayer. Je demande à tous ceux qui arrêtent faire le plein s’ils veulent m’emmener avec eux, mais la plupart m’ignorent. Il y a bien une heure que je suis là à jouer les jeunes filles en détresse. Mais j’ai l’impression que ça en fait dix. Personne ne veut s’encombrer de moi. Mon look doit y être pour quelque chose. Faut dire que si je voyais une fille comme moi, squelettique, avec une minijupe, un collant déchiré, les cheveux défaits, les yeux injectés de sang et la lèvre enflée, qui demande qu’on l’embarque, elle pourrait bien crever. Si même moi, je ne me fais pas confiance, c’est peine perdue.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
Mes parents aussi ont toujours été peu enthousiastes à l’idée que la musique soit mon choix de carrière. À leurs yeux, la musique n’est qu’un passe-temps, pas une manière sérieuse de gagner sa vie. À moins de vouloir être professeure, comme maman, vaut mieux arrêter d’y penser. Selon eux, je devrais plutôt me concentrer sur mes études afin de décrocher plus tard un emploi qui me permettra de vivre convenablement. Mais c’est tellement plate comme plan de vie ! Moi, la musique, c’est ce qui me donne le goût de me lever le matin ! C’est ma passion !
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
De toute façon, pour moi, le sexe était rendu quelque chose de tellement banal, de monnayable : j’te fais une pipe, tu me donnes de quoi sniffer… Je faisais déjà plein de choses avec les gars du gang… « Un de plus, un de moins », que je me disais. Qu’est-ce que ça pouvait bien changer ? C’est comme si la danse érotique était la suite logique…
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Vidéo de Dïana Bélice
Le Salon dans tes oreilles - S1E40 - La lecture comme outil de dialogue auprès des enfants
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SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Et
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