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ISBN : 2896622209
Éditeur : Mortagne (09/04/2013)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Leïla est une jeune fille de quinze ans. Avec de grands rêves. Avec des espoirs. Avec des envies de liberté. Mais par-dessus tout, elle souhaite trouver l'amour, le vrai. Bref, Leïla est comme toutes les autres filles de son âge.

Du jour au lendemain, elle voit son quotidien paisible s’écrouler. Bouleversée par les agissements de Patrick, son chum, incapable de supporter les moqueries et la cruauté de ses camarades d’école, Leïla prend la fuite. À l’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Ubikson
  24 novembre 2014
Collection québécoise, Tabou offre un concept très intéressant : offrir à des ados des livres adaptés pour eux, mais décrivant des maux et des problêmes de société : la mort, le sida, les violences sexuelles, l'homosexualité, bref toute une panoplie de questions et de problèmes humains susceptibles de toucher les ados, mais difficiles à aborder en tant que parents.
Rien que pour l'audace et l'idée, je tire mon chapeau.
Fille à vendre aborde le sujet de l'exploitation sexuelle et de la prostitution forcée chez les ados. Sujet horrible.
Nous suivons les mésaventures de Leila, piégée dans un réseau, de sa lutte, de sa survie, sans jamais virer dans le scabreux (vu le sujet, on ne sortira jamais du sordide) ni dans le débile-cucul-la-praline.
Le sujet est grave, réel et abordé avec intelligence.
Certes, on peut tomber de haut, mais on peut s'en sortir.
Le livre se termine d'ailleurs avec des adresses et numéros d'associations québécoises qui luttent contre le fléau.
Alors que faut-il en penser ?
Le roman n'est pas à tomber par terre, mais il a le mérite d'exister, et de soulever un problème, qu'on préfère étouffer en France.
Mieux vaut s'abrutir de Disney que de penser une seule seconde que le monde puisse être sordide, et de toutes façons, ça n'arrive qu'aux autres, n'est-ce pas ?
Une fois de plus, ce sont nos cousins qui ont l'idée, mais en France, à part leur piquer des chanteuses qui braillent, il semblerait que les bonnes idées ne franchissent jamais l'Atlantique. Et c'est bien dommage.
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Delex
  01 février 2015
Un récit bouleversant et révoltant
La collection Tabou des éditions de Mortagne me fait de l'oeil depuis quelques temps déjà. Elle regroupe des romans qui traitent de sujets de société touchant les adolescents. Fille à vendre est le premier livre de cette collection que j'ai lu et certainement pas le dernier.
Leïla est une adolescente comme tant d'autres. Elle est en fin de secondaire, ses parents la considèrent en enfant ou en adulte selon ce qui les arrange, elle a un frère qu'elle adore mais qui est parti à l'université et une soeur qu'elle aime mais qu'elle préfère éviter. Leïla est une grande rêveuse. Sa plus grande passion est la chanson. Un jour, elle apprend que son petit ami la trompe. S'en suit une bagarre, une exclusion de son école et une sévère punition de ses parents. Son désir de liberté prend le dessus ; elle fugue et elle rencontre Jonathan !
Cet ouvrage s'intéresse à l'exploitation sexuelle des jeunes filles au sein des gangs et des groupes criminels organisés. Les faits sont racontés crûment, dans ce qu'ils ont de plus abjects. Un roman coup de poing qui est tout autant révoltant qu'émouvant. Comme tous les livres de la collection Tabou, Fille à vendre est inspiré de faits réels, un témoignage en somme.
Tombée sous l'influence d'un manipulateur, drogue, alcool, viol et prostitution deviennent son quotidien. L'apothéose de l'histoire arrive avec la mort d'Andréanne. Cet événement marque un tournant dans le regard que Leïla jette sur sa propre existence. Elle commence alors à regretter son ancienne vie et ressent également beaucoup de culpabilité.
Il faut un petit temps d'adaptation au vocabulaire spécifiquement québécois, mais ensuite ce livre se lit très facilement (du moins si on est capable de supporter les faits racontés). Je n'ai absolument rien de négatif à dire sur ce livre.
Vous entendrez à nouveau parler de cette collection dans les mois à venir. Des romans qui, j'espère, seront aussi poignant que celui-ci. Je recommande fortement cette lecture à la fois à tous les adolescent(e)s et aux parents.
Lien : http://fievrelitterairededel..
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Choupette24121
  05 décembre 2018
Wow, quel beau livre! J'aime comment il est présenté, parce que ça parle de la réalité comme le viole, etc.
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Guynamedguy
  30 juin 2013
Dur, ce roman lève le voile sur un drame, celui de l'exploitation sexuelle d'une fugueuse de 15 ans.
Rédigé au "je", le texte permet de constater la possible naïveté d'une adolescente.
Le vocabulaire cru et le contexte rendent crédible le récit.
Tiré de la série Tabou.
Offre une panoplie de ressources pour les ados et pour les parents.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
Dès que le mot « puce » a été prononcé, j’ai senti tous les poils de mon corps se hérisser. « Ma puce » ? Est-ce qu’il a déjà vu une puce, lui ? J’ai vu un reportage sur ces bestioles à la télé un jour ... OK !) et je peux affirmer que c’est loin d’être une créature charmante avec laquelle on a envie de prendre le déjeuner ! Ce sont des petites bestioles répugnantes, avec un corps plat et de longues pattes poilues, qui n’ont que deux buts dans la vie : sucer votre sang et vous causer bien des ennuis. On n’a donc qu’une seule envie : s’en débarrasser.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
Le malaise, c’est quand, sans même m’en rendre compte, je suis devenue une pute. Le malaise, c’est quand, comme si c’était tout à fait normal, l’homme en complet-cravate a ni plus ni moins abusé de moi. Comme si j’étais qu’une merde… Un objet, sans émotion, qui se laisse faire. Le malaise, c’est quand Jonathan s’est mis à être violent envers moi. Le malaise, c’est quand je me suis dit que plutôt que sa violence, je voulais son amour et que pour avoir cet amour, je devais faire et refaire ce qui me répugnait tant…
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
Dans les films, il y a toujours un bon Samaritain qui vient en aide à la jeune fille en détresse. Je ne sais pas si je vais être aussi chanceuse, mais au point où j’en suis, la seule option qu’il me reste, c’est d’essayer. Je demande à tous ceux qui arrêtent faire le plein s’ils veulent m’emmener avec eux, mais la plupart m’ignorent. Il y a bien une heure que je suis là à jouer les jeunes filles en détresse. Mais j’ai l’impression que ça en fait dix. Personne ne veut s’encombrer de moi. Mon look doit y être pour quelque chose. Faut dire que si je voyais une fille comme moi, squelettique, avec une minijupe, un collant déchiré, les cheveux défaits, les yeux injectés de sang et la lèvre enflée, qui demande qu’on l’embarque, elle pourrait bien crever. Si même moi, je ne me fais pas confiance, c’est peine perdue.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
Mes parents aussi ont toujours été peu enthousiastes à l’idée que la musique soit mon choix de carrière. À leurs yeux, la musique n’est qu’un passe-temps, pas une manière sérieuse de gagner sa vie. À moins de vouloir être professeure, comme maman, vaut mieux arrêter d’y penser. Selon eux, je devrais plutôt me concentrer sur mes études afin de décrocher plus tard un emploi qui me permettra de vivre convenablement. Mais c’est tellement plate comme plan de vie ! Moi, la musique, c’est ce qui me donne le goût de me lever le matin ! C’est ma passion !
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2014
De toute façon, pour moi, le sexe était rendu quelque chose de tellement banal, de monnayable : j’te fais une pipe, tu me donnes de quoi sniffer… Je faisais déjà plein de choses avec les gars du gang… « Un de plus, un de moins », que je me disais. Qu’est-ce que ça pouvait bien changer ? C’est comme si la danse érotique était la suite logique…
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