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ISBN : 2914405618
Éditeur : Editions de l'Oeil du Sphinx (30/09/2009)

Note moyenne : 2.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
« Sherlock Holmes ne serait pas tout à fait l'homme décrit par son biographe et ami le Dr Watson. Il serait de ceux qui cachent leurs déviances sous le masque du génie excentrique. C'est du moins ce que confesse son frère Mycroft dans son récit-testament, en révélant l'ampleur de la crise identitaire dont souffrit le détective durant les trois années où Watson déserta Baker Street pour épouser Mary Morstan. C'est aussi ce que subodore le Dr Aaron Kosminsky, psychiat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
belette2911
  10 janvier 2018
Sherlock Holmes raconté par son grand frère Mycroft, ça aurait pu donner quelque chose de super génial, non ?
Pourtant ce petit roman m'a laissé non seulement sur ma faim, mais avec un horrible mauvais goût dans la bouche.
Mais avant de ruer dans les brancards, je vais peut-être commencer par le commencement…
Une fois de plus, on nous cause de la fameuse malle de fer blanc et nous retrouvons une vieille connaissance, c'est-à-dire la fameuse héritière de la famille Watson qui nous avait raconté "L'aventure des vierges de Glace".
Niveau vie du détective, nous n'apprendrons rien de plus que nous ne savions déjà sur l'analyse de sa personnalité, si ce n'est quelques petits ajouts afin de justifier la "naissance" du professeur Moriarty, du moins, de nous montrer comment son personnage et son nom s'est formé dans l'esprit de Holmes.
Là, autant où le récit de Mycroft commençait bien, on se retrouve dans le fossé directement ou à hausser les yeux au ciel. Là, je ne suis pas preneuse de cette théorie un peu capillotractée.
Dans cette première partie, exit le grand frère bienveillant que nous avions croisé dans la série Granada, ici, Mycroft a plus les traits d'un manipulateur version BBC.
En tout cas, c'est ce qu'il laisse transparaître dans ce récit qu'il livre à son successeur au Diogene's Club, sur son lit de mort.
Quant à la seconde partie consacrée au récit du docteur Aaron Kosminski qui, en 2004, réalisa l'espèce d'étude psychopathologie de mon détective borderline préféré, je l'ai trouvée…. Comment dire ? Heu… Ça m'a mis mal à l'aise cette manière de faire coller les faits à la théorie.
Déjà le nom qui fait référence à un "suspect" dans les meurtres de 1888… Alors, notre Freud d'opérette, dans la seconde partie, tente de nous éclairer sur le récit de Mycroft.
Une seconde partie froide, sur un ton clinique, indigeste, le tout devant former une sorte de portrait psychologique de Sherlock Holmes.
Alors oui, l'idée de départ était bonne : qui, mieux que Mycroft, aurait pu nous éclairer sur la vie de Sherlock avant sa rencontre avec Watson ?
Oui, il y avait de la recherche aussi pour tenter d'expliquer de manière rationnelle et réaliste le fait que Moriarty débarque ainsi sans coup férir dans les récits canoniques, ainsi que toutes les autres incohérences.
Mais je pense que la manière de le faire n'était pas la bonne et le récit devient lourd, pâteux, boueux, difficile à lire sans avoir l'esprit qui fiche le camp pour voir ailleurs s'il n'y a rien de meilleur.
Les seuls moments où mon cerveau est revenu parmi nous, c'est quand l'auteur Baring-Gould est appelé en renfort caisse (et son ouvrage "Moi Sherlock Holmes" est du grand n'importe quoi) et que les extraits canoniques insérés dans cet ouvrage sont issus des éditions Robert Laffont, réputée pour ses nombreuses erreurs de traduction…
Et là où mes esprit s'est rebellé encore plus, ce n'est pas à la stagnation, mais en comprenant que Sophie Bellocq-Poulonis nous explique calmement que l'auteur des crimes de Whitechapel était Holmes…
Mes griffes ont rayé les murs…. Ce ne sera jamais que la 36.000ème fois qu'on associe le détective de Baker Street à l'Éventreur de Whitechapel et ça commence à bien faire. Trop is te veel et on a fait des révolutions pour moins que ça.
Anybref, pour un profane en holmésologie, le breuvage sera indigeste et la tartine trop épaisse. Et pour un néophyte dans la question psy, ce sera encore plus infect qu'imaginer boire un thé au beurre rance !
De plus, c'est court, bien trop court ! Enfin, vous me direz que quand c'est mauvais, vaut mieux abréger et faire dans le court…
Une étude holmésienne (ou un pastiche, car il a des deux) que l'on referme avec un soupir de soulagement, en se demandant bien ce qu'on vient de lire et à qui ce genre d'ouvrage peut faire le bonheur ??
Sans doute un meuble un peu bancal…
Parce que je ne vois pas à qui d'autre cela pourrait servir : les holmésiens risquent de ne pas apprécier (ou si peu) et les amateurs d'écrits canoniques qui en lisent pour le plaisir risquent de tomber endormi ou de se fouler le poignet en l'expédiant au cent diables.
Allez, classement vertical !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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philippemarlin
  27 juillet 2018
Sophie Bellocq-Poulonis, avec Mycroft's Testimony (EODS 2009,) s'aventure sur un terrain glissant, celui de la personnalité intime de notre détective. Toujours par le biais des descendants de la famille Watson remonte à la surface un étrange document, signé du frère ainé de Sherlock, et qui nous conte une bien curieuse histoire. le détective avait un frère jumeau, Arty, dont il était le souffre-douleur. On retrouvera un jour ce petit frère, noyé dans une mare avec à proximité son jumeau terrorisé. Sherlock Holmes deviendra le paria de la famille et ne se remettra jamais d'avoir perdu l'affection de sa mère. Mycroft veillera sur lui, le faisant rentrer dans la même école que lui, et le faisant envoyer à Pau en France pour se reposer. C'est lui qui approchera Watson pour l'installer avec lui et exercer une discrète surveillance. Un « couple » qui fonctionnera parfaitement jusqu'en 1887, année du mariage de son colocataire, et qui sera vécu comme un véritable drame. La plongée de Sherlock Holmes dans les paradis artificiels et notamment la cocaïne est de plus en plus violente.
Puis débutent en 1888 les meurtres de Whitechapell et le doute s'installe dans l'esprit de Mycroft. Sherlock n'est-il pas l'auteur de ces meurtres, sorte de vengeance cotre la gent féminine qui lui a ravi son compagnon ? Mycroft montera l'affaire de Reichenbach pour faire « disparaître » son frère pendant quelque temps, utilisant comme coupable Moriarty, créature imaginaire créée par Sherlock Holmes pour représenter la part sombre de sa personnalité. le détective partira se reposer discrètement dans une clinique suisse à Lucens (clin d'oeil au musée holmésien de la ville). Les choses rentreront progressivement dans l'ordre après le décès de la femme de Watson et la reprise de la collaboration des deux compères.
L'ouvrage est complété par un rapport médical qui analyse la double personnalité de SH et qui souligne la cohérence de la thèse selon laquelle SH et Jack étaient la même personne. Ce rapport est établi par le Dr Aaron Kosminsky, autre clin d'oeil qui nous renvoie ici à l'un des suspects de l'affaire de Whitechapell, « le barbier polonais ».
Je souligne régulièrement qu'il est dommage que Conan Doyle n'ait jamais utilisé Jack l'Éventreur dans ses histoires holmésiennes. On comprend maintenant mieux pourquoi ! Mais était-il vraiment nécessaire de faire de notre détective préféré un grand criminel psychopathe et drogué ?
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
philippemarlinphilippemarlin   26 août 2018
Une opinion éclairée :

Que de fois n'a-t-on pas prétendu que la personnalité de Sherlock Holmes était bipolaire ? Certains exégètes parmi les plus audacieux ont autrefois affirmé que le fameux détective et son médicinal compagnon n'étaient pas une préfiguration de Laurel et Hardy mais bien une seule et même personne. Depuis ces temps éloignés la poursuite des travaux holmesologiques - d'autant plus sérieux qu'ils sont sans prétention - a permis de mettre à bas une hypothèse aussi séduisante par son audace que dépourvue de validation.
La question de la dualité de Sherlock Holmes restait cependant posée jusqu'ici. Elle ne le sera plus, elle ne pourra plus l'être grâce au brillant travail de Sophie Bellocq- Poulonis que les éditions de l'Oeil du Sphinx viennent de publier.
Sous le titre "Mycroft's testimony" Madame Bellocq- Poulonis, éminente chercheuse basco-béarnaise, livre en effet deux documents d'une portée exceptionnelle et, les ayant lus, on ne peut se contenter de penser qu'une thèse vient d'être brillamment soutenue. On doit reconnaître, en toute honnêteté intellectuelle, qu'un problème est résolu. Définitivement.
Le premier texte donne son titre au volume mais moins que d'un témoignage il s'agit d'un aveu écrit, rédigé au moment de gagner l'au-delà par Mycroft, très haut fonctionnaire au service de Sa Majesté Britannique et frère aîné du plus fameux des détectives. Découvert par Mary-Ann Watson, arrière-petite-fille du docteur, on ignore encore pour quelle raison cette dernière n'a pu mener à bien son projet de la faire éditer. Seuls l'acharnement et la persévérance de Madame Bellocq- Poulonis ont pu permettre de le retrouver une seconde fois et de concrétiser le choix exprimé par Miss Watson dans une note introductive.
Le second écrit est, si nous pouvons nous exprimer ainsi, moins rare. En ce sens qu'il s'agit de l'extrait d'un travail universitaire dû au Dr Aaron Kosminsky, l'éminent et bien connu psychiatre franco-américain. Si la version intégrale est consultable dans les bibliothèques spécialisées le lecteur moyen lui trouverait sans nul doute une forte ressemblance avec une barrique de porridge et c'est un autre mérite de Madame Bellocq- Poulonis que d'en avoir tiré une substantifique moelle peu visible à l'oeil nu. Là encore on peut imaginer le nombre d'heures de patiente activité nocturne nécessaires pour aboutir à un si passionnant résultat.
Mycroft Holmes s'est exprimé avec son coeur. Le Dr Kosminsky a utilisé toutes les ressources d'un cerveau exceptionnel*. Nous devons à Sophie Bellocq-Poulonis d'avoir montré que l'un et l'autre s'accordaient pour nous convaincre que Sherlock Holmes était aussi un autre.

PROF. LYNION ST IVES (actually : Fiction and Dream Literary Dept, Lambic University)

* On regrettera l'absence d'une note de l'éditeur rappelant que les recherches de Kosminsky ont débuté durant son séjour sabbatique à l'université de Beaumont.
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