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EAN : 9782745979001
350 pages
Éditeur : Milan (18/01/2017)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 109 notes)
Résumé :
Audrey-Rose a toujours vécu dans l’opulence et le bonheur jusqu'à la mort de sa mère. Depuis, malgré la compagnie de sa tante et ses robes en soie, la jeune fille mène une vie secrète. Contre l’avis de son père et les attentes de la haute société, Audrey-Rose passe beaucoup de temps dans le laboratoire de son oncle pour étudier la médecine légale, en compagnie de Thomas, un apprenti charmant, intelligent mais méprisant. Elle passe ainsi ses après-midi à disséquer et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  06 février 2019
A l'époque victorienne, les jeunes filles de bonnes familles n'étaient pas autorisées à sortir seules dans les rues, elles ne pouvaient porter que des tenues encombrantes, entravées dans des corsets rigides, elles ne pouvaient évidemment pas entretenir de relation avec des jeunes hommes, lire le journal était considéré comme inconvenant…bref, la liberté et l'indépendance n'étaient pas franchement à l'ordre du jour.
L'héroïne de ce roman pour ados a presque 17 ans et aspire à une vie très différente de ce qu'on attend d'elle.
Audrey-Rose aime porter des vêtements confortables, sortir de chez elle le jour où la nuit sans rendre de compte et le pire de tout, du moins aux yeux de son père, elle se passionne pour la médecine légale, en clair, ce qu'elle aime, c'est disséquer des cadavres en compagnie de son oncle.
L'histoire se déroule au moment où Jack l'éventreur sévit à Londres et notre jeune héroïne téméraire va s'immiscer dans l'enquête.
L'auteur reproduit bien l'ambiance de l'époque, les quartiers chics tout autant que les bas-fonds sont bien décrits, on voit bien comment vivaient les gens possédant de l'argent et du pouvoir, le métier de médecin légiste est longuement expliqué, il y a même un début de romance au milieu de toutes ces atrocités.
Un roman agréable à lire, qui ne rassasiera peut-être pas tout à fait les adultes, l'intrigue étant un peu prévisible et l'action primant sur la partie psychologique des personnages, mais ce fut une lecture très plaisante avec une héroïne attachante et sacrément dégourdie.
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belette2911
  09 juin 2017
Comment arriver à écrire un roman rempli de fraicheur lorsque l'histoire se déroule dans une morgue où arrivent les victimes du célèbre Jack The Ripper ?
On pourrait penser que les pages vont être remplies de relents de corps en décomposition et d'odeurs de putréfaction des viscères…
Il n'en fut rien, et je me suis même surprise à pouffer de temps de rire avec les pensées ou répliques de l'héroïne, Audrey Rose Wadsworth, jeune fille qui, contrairement à ce que pourrait penser la gent masculine, possède un cerveau et sait l'utiliser.
Elle, sa difficulté est de concilier ses envies de découper des corps dans le cabinet de médecine légale de son oncle, alors qu'elle est une jeune fille de bonne famille et que son paternel a d'autres projets pour elle.
Ajoutons aussi la difficulté de se concentrer lorsque son tonton travaille avec un de ses étudiants, Thomas, un beau brun ténébreux qui a tout du fils de Sherlock Holmes tant il est aisé avec l'art des déductions et surprendra plusieurs fois la belle Audrey Rose en lui donnant l'impression qu'il a lu dans ses pensées.
Et pendant qu'elle ne sait pas trop si il lui fait de l'effet ou pas, un sinistre personnage s'en prend aux prostituées, les mutile, avant qu'elle ne se fassent découper dans la morgue de Tonton Wadsworth, aidé de sa charmante nièce.
Si l'écriture est assez simple, elle n'a rien de simpliste et on s'immerge très vite dans le Londres de 1888, même sans devoir avoir recours au bon vieux smog et autres phénomènes climatologiques qui font le charme de Londres.
Par contre, pour ce qui est de la description des toilettes de ses dames, nous en avons pour nos sous, sans pour autant que Audrey Rose et les autres ne nous parlent que de chiffons et de robes à la mode dans les salons de thé.
Les personnages sont agréables à suivre, on se pique d'amitié pour eux, surtout pour Thomas qui, sous ses dehors de vaniteux et de prétentieux cache quelques blessures. J'avoue que j'aurais bien craqué pour lui aussi, mais moi, n'étant pas sous le joug des principes de la bonne société victorienne, je lui aurais sauté dessus !
Niveau crimes de celui que la presse surnomma Jack The Ripper (après réception de lettres dont nous n'aurons jamais la certitude qu'elles étaient de sa main), ils sont presque copies conformes des vrais, l'auteur ayant pris quelques libertés avec la réalité pour qu'elle colle avec son récit de fiction (il s'en explique à la fin).
Sans devenir LE romans de l'année, ce polar victorien avait tout pour me plaire et il a rempli son office en me donnant quelques heures de lecture qui m'ont emportées ailleurs, dans un Londres qui souffrait aussi dans sa chair, comme celui de notre époque contemporaine, vu les dernières actualités tragiques de ce mois de juin.
Mais au moins, durant ces heures, je ne pensais plus qu'à l'enquête d'Audrey Rose et de Thomas, arpentant, en leur compagnie, quelques ruelles sombres ou de beaux parcs lumineux, ou carrément l'asile de Bedlam, portant des jolies toilettes à la mode, buvant du thé avant de disséquer un cadavre, me laissant séduire par le beau jeune homme tout en prenant des cours de médecine légale.
Si l'on veut un récit policier bien ficelé (même si j'avais compris qui était le tueur), qui n'a rien de glauque, en apprendre plus sur les balbutiements de la médecine légale, du féminisme, de la place de la femme dans cette société où nous avions autant de droit qu'un enfant de 12 ans… Alors, ce roman est fait pour vous !
Lorsque le tome 2 sortira, je foncerai à la librairie pour me l'offrir car je ne m'étais pas trompée en tombant dessus au détour d'un rayon.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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VivianeB
  11 avril 2017
Je ne suis pas du genre à aimer à avoir peur mais là, j’ai adoré cette histoire fictive mêlée à l’affaire criminelle réelle et très connue de Jack l’Eventreur. L’auteur manie avec brio les deux histoires pour en faire un récit envoûtant et carrément flippant, dans l'Angleterre victorienne en suivant les pas d'Audrey-Rose qui lutte pour sa propre liberté en tant que femme détentrice de ses droits les plus fondamentaux : celui d'exercer le métier qu'elle souhaite, celui d'aimer l'homme qu'elle a choisi. Vivement le tome 2 !
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CSBlitaussi
  12 février 2017
Londres, 1888. Audrey-Rose Wadsworth est une jeune fille de la bourgeoisie londonienne et assez moderne pour une fille de son époque. Au lieu de prendre du thé avec ses amies et faire de la broderie comme une jeune femme de cette société se doit, elle ne fait qu'à sa tête et préfère suivre secrètement des cours chez son oncle Jonathan, médecin légiste où elle étudie les corps des femmes assassinées par l'homme qui se fait appeler Jacques l'Eventreur. Ensemble avec Thomas, un autre apprenti médecin, elle va essayer de comprendre le fonctionnement de ce tueur en série et ensemble ils vont à sa recherche.
Pour le reste de l'histoire je préfère reprendre le 4ème page de couverture :
"J'étudie le corps des femmes qu'il assassine de sang froid
J'assiste, impuissante, à la terreur qu'il fait régner sur Londres
Je sens son ombre peser sur moi, ses sourires malsains, son regard de tueur
Je pense connaître l'éventreur..."
L'histoire est racontée à la première personne par Audrey Rose, je trouve que dans sa manière de parler qu'elle a des réflexions assez matures pour une fille de 17 ans, on dirait plutôt une femme un peu plus âgé.
J'ai bien aimé que Kerri Maniscalco a mélangé des faits divers réels dans cette fiction. Les parties un peu "macabres" où on parle en détails de l'autopsie d'un cadavre ne m'ont pas dérangée ou perturbée dans ma lecture. Je ne sais pas si la suite (ou Audrey-Rose se rendra en Roumanie) va être aussi sympa que ce premier tome, à force de disséquer des corps on pourra peut-être s'en lasser...
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samychan
  12 août 2019

Un autre personnage est important dans l'histoire ; il s'agit de Thomas. Jeune étudiant de son oncle, charmeur, prétentieux qui apporte un côté mystique, léger et humoristique au roman. Intelligent et avec une capacité de déductions incroyables, il rend le côté sombre de l'histoire plus fluide et mystérieuse. Il s'amuse à courtiser Audrey Rose dans les moments les plus sombres. Travaillant ensemble, on a un côté compétition entre les deux, mais aussi de complémentarité.
C'est sur cette table d'autopsie que se retrouve le corps de Mary Ann Nichols, la première victime de Jack l'éventreur. Au fil des indices, Audrey Rose prend conscience qu'il se pourrait qu'elle connaisse le coupable. Elle se lance donc dans une enquête pour résoudre cette affaire.
Cette histoire est empreinte d'une dualité importante. Par l'opposition entre la Haute Société et les bas-fonds londoniens, par la sombre histoire de jeunes filles assassinées et la sensualité glissée par Thomas dans le roman et par l'horreur et l'attrait de ce métier sanguinolent.
L'enchaînement des événements n'est ni trop lent ni trop rapide, il n'y a pas de passage trop longs inutile ce qui est une très bonne chose. Il s'agit d'une enquête avant tout, les indices doivent donc être trouvés, énoncés, analysés. le point important de ce roman : les autopsies. Les descriptions d'autopsie sont bien décrites et détaillés sans rentrer dans l'excès et se glissent de façon naturelle dans le récit. On se retrouve plongé dans l'ambiance d'une salle d'autopsie ; partagés entre dégoût et l'envie d'en savoir un peu plus. L'atmosphère de cette salle rend bien l'univers morbide, sombre, sanguinolent de Jack l'éventreur. J'ai trouvé que la noirceur et la romance sont bien dosées de façon à s'imbriquer parfaitement et que l'un n'empiète pas sur l'autre.
On se doute de l'identité du coupable assez vite [pour ma part, je l'ai deviné dès le début.] Pour certains, cela peut être un point négatif, mais le fait de le savoir ne m'a pas gâché ma lecture bien au contraire. C'était intéressant de voir l'évolution du récit, de chaque personnage, de confronter ma propre opinion à celle du personnage et de découvrir en même temps qu'Audrey Rose les véritables motivations du coupable.
Ce que je reproche à ce roman, c'est le manque de tension. Dans ce genre de lecture, je veux être malmenée, être essoufflé au bout de ma lecture. La révélation à la fin du roman va dans se sens, mais la tension redescend bien trop vite. Celle-ci retombe bien avant la révélation finale ; elle n'est ni déstabilisante ni pesante.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ColibrilleColibrille   21 mai 2017
- Vous êtes très élégante, aujourd'hui, Audrey Rose. [...] Vous devriez peut-être me répondre que mon costume est bien taillé. Moi aussi, je suis élégant, vous ne trouvez pas ?
- Soyez prudent, dis-je en lissant des plis imaginaires sur ma tenue d'équitation, tout en espérant que mon rosissement passe pour un signe de colère et non d'embarras. Sinon, c'est vous qui arriverez ici par petits bouts, un jour.
D'un doigt, Thomas me leva le menton. Son regard intense me brûlait la peau.
- J'adore vos mots d'esprit, Audrey Rose. Ça stimule mon rythme cardiaque.
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amanlineamanline   05 avril 2018
Je rêvais qu'un jour les demoiselles puissent porter de la dentelle et se maquiller à leur guise - ou bien ne pas se maquiller et s'habiller en sacs de toile, si elles le voulaient -, tout en exerçant le métier de leur choix sans que cela soit jugé inconvenant.
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MissMymooMissMymoo   05 mai 2017
J’aurais voulu rappeler à ces messieurs que leur mère adorée était une femme, elle aussi. Je ne voyais jamais les hommes s’activer, donner naissance aux habitants du monde, puis préparer le dîner avant de ranger la maison. Pour la plupart, ils étaient à l’agonie dès qu’ils avaient un rhume.
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ReveursEtMangeursDePapierReveursEtMangeursDePapier   02 février 2017
Pour enrichir cette leçon, je vais dévoiler ma théorie, reprit mon oncle en regardant une fois de plus l'auditoire. Je pense qu'il voulait prélever des organes. Les inspecteurs principaux, toutefois, ne partagent pas mon opinion sur ce point. J'espère qu'ils ont raison.
Pendant que s'ouvraient des discussions sur cette théorie, je copiai les croquis anatomiques qu'il avait tracé sur le tableau, au début de la leçon, afin d'y voir plus clair. Mes cahiers étaient pleins de dessins de porcs, de grenouilles et de rats disséqués, et même d'images plus pénibles : des intestins et un coeur. Autant d'images devant lesquelles une jeune fille rangée ne devait pas s'attarder. Mais je ne savais pas maîtriser ma curiosité ...
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CSBlitaussiCSBlitaussi   12 février 2017
La peur est un monstre vorace. Plus on l'alimente, plus elle a faim.
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