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EAN : 9782745979001
350 pages
Milan (18/01/2017)
3.89/5   141 notes
Résumé :
Audrey-Rose a toujours vécu dans l’opulence et le bonheur jusqu'à la mort de sa mère. Depuis, malgré la compagnie de sa tante et ses robes en soie, la jeune fille mène une vie secrète. Contre l’avis de son père et les attentes de la haute société, Audrey-Rose passe beaucoup de temps dans le laboratoire de son oncle pour étudier la médecine légale, en compagnie de Thomas, un apprenti charmant, intelligent mais méprisant. Elle passe ainsi ses après-midi à disséquer et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
3,89

sur 141 notes

LePamplemousse
  06 février 2019
A l'époque victorienne, les jeunes filles de bonnes familles n'étaient pas autorisées à sortir seules dans les rues, elles ne pouvaient porter que des tenues encombrantes, entravées dans des corsets rigides, elles ne pouvaient évidemment pas entretenir de relation avec des jeunes hommes, lire le journal était considéré comme inconvenant…bref, la liberté et l'indépendance n'étaient pas franchement à l'ordre du jour.
L'héroïne de ce roman pour ados a presque 17 ans et aspire à une vie très différente de ce qu'on attend d'elle.
Audrey-Rose aime porter des vêtements confortables, sortir de chez elle le jour où la nuit sans rendre de compte et le pire de tout, du moins aux yeux de son père, elle se passionne pour la médecine légale, en clair, ce qu'elle aime, c'est disséquer des cadavres en compagnie de son oncle.
L'histoire se déroule au moment où Jack l'éventreur sévit à Londres et notre jeune héroïne téméraire va s'immiscer dans l'enquête.
L'auteur reproduit bien l'ambiance de l'époque, les quartiers chics tout autant que les bas-fonds sont bien décrits, on voit bien comment vivaient les gens possédant de l'argent et du pouvoir, le métier de médecin légiste est longuement expliqué, il y a même un début de romance au milieu de toutes ces atrocités.
Un roman agréable à lire, qui ne rassasiera peut-être pas tout à fait les adultes, l'intrigue étant un peu prévisible et l'action primant sur la partie psychologique des personnages, mais ce fut une lecture très plaisante avec une héroïne attachante et sacrément dégourdie.
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belette2911
  09 juin 2017
Comment arriver à écrire un roman rempli de fraicheur lorsque l'histoire se déroule dans une morgue où arrivent les victimes du célèbre Jack The Ripper ?
On pourrait penser que les pages vont être remplies de relents de corps en décomposition et d'odeurs de putréfaction des viscères…
Il n'en fut rien, et je me suis même surprise à pouffer de temps de rire avec les pensées ou répliques de l'héroïne, Audrey Rose Wadsworth, jeune fille qui, contrairement à ce que pourrait penser la gent masculine, possède un cerveau et sait l'utiliser.
Elle, sa difficulté est de concilier ses envies de découper des corps dans le cabinet de médecine légale de son oncle, alors qu'elle est une jeune fille de bonne famille et que son paternel a d'autres projets pour elle.
Ajoutons aussi la difficulté de se concentrer lorsque son tonton travaille avec un de ses étudiants, Thomas, un beau brun ténébreux qui a tout du fils de Sherlock Holmes tant il est aisé avec l'art des déductions et surprendra plusieurs fois la belle Audrey Rose en lui donnant l'impression qu'il a lu dans ses pensées.
Et pendant qu'elle ne sait pas trop si il lui fait de l'effet ou pas, un sinistre personnage s'en prend aux prostituées, les mutile, avant qu'elle ne se fassent découper dans la morgue de Tonton Wadsworth, aidé de sa charmante nièce.
Si l'écriture est assez simple, elle n'a rien de simpliste et on s'immerge très vite dans le Londres de 1888, même sans devoir avoir recours au bon vieux smog et autres phénomènes climatologiques qui font le charme de Londres.
Par contre, pour ce qui est de la description des toilettes de ses dames, nous en avons pour nos sous, sans pour autant que Audrey Rose et les autres ne nous parlent que de chiffons et de robes à la mode dans les salons de thé.
Les personnages sont agréables à suivre, on se pique d'amitié pour eux, surtout pour Thomas qui, sous ses dehors de vaniteux et de prétentieux cache quelques blessures. J'avoue que j'aurais bien craqué pour lui aussi, mais moi, n'étant pas sous le joug des principes de la bonne société victorienne, je lui aurais sauté dessus !
Niveau crimes de celui que la presse surnomma Jack The Ripper (après réception de lettres dont nous n'aurons jamais la certitude qu'elles étaient de sa main), ils sont presque copies conformes des vrais, l'auteur ayant pris quelques libertés avec la réalité pour qu'elle colle avec son récit de fiction (il s'en explique à la fin).
Sans devenir LE romans de l'année, ce polar victorien avait tout pour me plaire et il a rempli son office en me donnant quelques heures de lecture qui m'ont emportées ailleurs, dans un Londres qui souffrait aussi dans sa chair, comme celui de notre époque contemporaine, vu les dernières actualités tragiques de ce mois de juin.
Mais au moins, durant ces heures, je ne pensais plus qu'à l'enquête d'Audrey Rose et de Thomas, arpentant, en leur compagnie, quelques ruelles sombres ou de beaux parcs lumineux, ou carrément l'asile de Bedlam, portant des jolies toilettes à la mode, buvant du thé avant de disséquer un cadavre, me laissant séduire par le beau jeune homme tout en prenant des cours de médecine légale.
Si l'on veut un récit policier bien ficelé (même si j'avais compris qui était le tueur), qui n'a rien de glauque, en apprendre plus sur les balbutiements de la médecine légale, du féminisme, de la place de la femme dans cette société où nous avions autant de droit qu'un enfant de 12 ans… Alors, ce roman est fait pour vous !
Lorsque le tome 2 sortira, je foncerai à la librairie pour me l'offrir car je ne m'étais pas trompée en tombant dessus au détour d'un rayon.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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VivianeB
  11 avril 2017
Je ne suis pas du genre à aimer à avoir peur mais là, j’ai adoré cette histoire fictive mêlée à l’affaire criminelle réelle et très connue de Jack l’Eventreur. L’auteur manie avec brio les deux histoires pour en faire un récit envoûtant et carrément flippant, dans l'Angleterre victorienne en suivant les pas d'Audrey-Rose qui lutte pour sa propre liberté en tant que femme détentrice de ses droits les plus fondamentaux : celui d'exercer le métier qu'elle souhaite, celui d'aimer l'homme qu'elle a choisi. Vivement le tome 2 !
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CSBlitaussi
  12 février 2017
Londres, 1888. Audrey-Rose Wadsworth est une jeune fille de la bourgeoisie londonienne et assez moderne pour une fille de son époque. Au lieu de prendre du thé avec ses amies et faire de la broderie comme une jeune femme de cette société se doit, elle ne fait qu'à sa tête et préfère suivre secrètement des cours chez son oncle Jonathan, médecin légiste où elle étudie les corps des femmes assassinées par l'homme qui se fait appeler Jacques l'Eventreur. Ensemble avec Thomas, un autre apprenti médecin, elle va essayer de comprendre le fonctionnement de ce tueur en série et ensemble ils vont à sa recherche.
Pour le reste de l'histoire je préfère reprendre le 4ème page de couverture :
"J'étudie le corps des femmes qu'il assassine de sang froid
J'assiste, impuissante, à la terreur qu'il fait régner sur Londres
Je sens son ombre peser sur moi, ses sourires malsains, son regard de tueur
Je pense connaître l'éventreur..."
L'histoire est racontée à la première personne par Audrey Rose, je trouve que dans sa manière de parler qu'elle a des réflexions assez matures pour une fille de 17 ans, on dirait plutôt une femme un peu plus âgé.
J'ai bien aimé que Kerri Maniscalco a mélangé des faits divers réels dans cette fiction. Les parties un peu "macabres" où on parle en détails de l'autopsie d'un cadavre ne m'ont pas dérangée ou perturbée dans ma lecture. Je ne sais pas si la suite (ou Audrey-Rose se rendra en Roumanie) va être aussi sympa que ce premier tome, à force de disséquer des corps on pourra peut-être s'en lasser...
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InMyBookWorld
  01 juin 2017
Je dois dire que je suis très friande des histoires autour de Jack l'éventreur, et je ne pouvais pas passer à côté de celle-ci.

J'ai dégusté cette lecture, en partie grâce au style de l'auteure que j'ai trouvé tellement agréable à lire. C'est en effet fluide, avec un langage soutenu mais non indigeste.
Mais aussi pour l'ambiance et les émotions que j'ai ressenties en le lisant, c'est d'ailleurs je crois ce que j'ai préféré.
Audrey-Rose est une jeune fille de 17 ans, avec une passion peu commune pour l'époque, même carrément mal vue. Suite à un drame, son père la garde sous bonne garde à la maison. Mais c'était sans compter sur la ténacité de la jeune fille, qui pour l'époque, a un sacré caractère. Elle fait donc souvent le mur, avec la complicité de son frère, pour travailler avec son oncle, professeur de médecine, qui aide en plus la police en "autopsiant" les corps, et c'est là qu'entre en jeu notre amie.
Si elle a un sacré caractère, elle n'en reste pas moins conditionnée par la société dans laquelle elle évolue, bien qu'elle tente à plusieurs reprise de s'en libérer. L'amour qu'elle porte à son père la font souvent revenir en arrière, et lui cause pas mal de tourments d'esprit. Mais ça n'empêche pas qu'elle porte un regard très clair sur la position de la femme face à l'homme, et que celle-ci ne lui convient pas du tout. Et à nous non plus. On fulmine avec elle, et quand enfin Audrey-Rose, n'en pouvant plus, se rebelle, quelle joie pour nous ! On a envie de crier, de lever le poing et de dire OUI !
J'ai vraiment aimé cet aspect du roman.
Comment rester de marbre face à la condition de la femme ? Comment ne pas fulminer quand notre héroïne s'oblige à rester à sa place alors qu'elle n'a qu'une envie, c'est de briller dans ce monde d'hommes gouverné pourtant par une femme.
J'aime bien l'époque Victorienne, pourtant, j'en lis très peu. J'aime le côté sombre de cette époque, le Londres sale et dangereux. Par contre, je suis moins friande des belles robes des dames, et les descriptions des toilettes de l'héroïne me sont comme souvent passées au-dessus ^^
Du coup, n'étant pas une habituée ni connaisseuse, je n'ai pas remarqué les prétendues erreurs de l'auteure. Il m'a semblé d'ailleurs qu'elle avait fait beaucoup de recherches, et à la fin de l'ouvrage, elle apporte quelques petites explications quant à certaines libertés qu'elle aurait prises.
Ceci dit, moi, je n'ai rien vu, au contraire, j'étais à fond dedans.
Un couple explosif !

Je l'avoue, mon côté midinette a complètement craqué pour Thomas. le mystère qui l'entoure, son côté parfois sombre, calculateur et dangereux, j'ai adoré. Mais surtout, ce que j'ai aimé, c'est sa manière de traiter Audrey-Rose. Entre les deux, les étincelles sont immédiates, et on adore ! La romance ne prend pas le pas sur le reste, et est presque jouissive à suivre. Ils forment un couple qu'on a envie de suivre, et c'est tant mieux, car nous les retrouveront dans un tome 2 qui promet d'être passionnant !
Mais je vous rassure, il y a une vraie fin à celui-ci. C'est peut-être le seul petit bémol que je ferai d'ailleurs : l'identité du coupable que j'ai trouvé trop facile. Je me souviens m'être dit au début du livre "non, elle n'aura quand même pas fait ça ?". Eh bien je ne m'étais pas trompée, mais ça n'a rien enlevé à mon plaisir de lecture, je vous le certifie.

En bref
Une héroïne attachante et féministe qui se bat pour la justice et pour les femmes, une histoire sombre, inquiétante et qui passionne, le tout porté par une plume très plaisante à lire !
Lien : http://www.inmybookworld.com..
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
ColibrilleColibrille   21 mai 2017
- Vous êtes très élégante, aujourd'hui, Audrey Rose. [...] Vous devriez peut-être me répondre que mon costume est bien taillé. Moi aussi, je suis élégant, vous ne trouvez pas ?
- Soyez prudent, dis-je en lissant des plis imaginaires sur ma tenue d'équitation, tout en espérant que mon rosissement passe pour un signe de colère et non d'embarras. Sinon, c'est vous qui arriverez ici par petits bouts, un jour.
D'un doigt, Thomas me leva le menton. Son regard intense me brûlait la peau.
- J'adore vos mots d'esprit, Audrey Rose. Ça stimule mon rythme cardiaque.
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amanlineamanline   05 avril 2018
Je rêvais qu'un jour les demoiselles puissent porter de la dentelle et se maquiller à leur guise - ou bien ne pas se maquiller et s'habiller en sacs de toile, si elles le voulaient -, tout en exerçant le métier de leur choix sans que cela soit jugé inconvenant.
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MissMymooMissMymoo   05 mai 2017
J’aurais voulu rappeler à ces messieurs que leur mère adorée était une femme, elle aussi. Je ne voyais jamais les hommes s’activer, donner naissance aux habitants du monde, puis préparer le dîner avant de ranger la maison. Pour la plupart, ils étaient à l’agonie dès qu’ils avaient un rhume.
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ReveursEtMangeursDePapierReveursEtMangeursDePapier   02 février 2017
Pour enrichir cette leçon, je vais dévoiler ma théorie, reprit mon oncle en regardant une fois de plus l'auditoire. Je pense qu'il voulait prélever des organes. Les inspecteurs principaux, toutefois, ne partagent pas mon opinion sur ce point. J'espère qu'ils ont raison.
Pendant que s'ouvraient des discussions sur cette théorie, je copiai les croquis anatomiques qu'il avait tracé sur le tableau, au début de la leçon, afin d'y voir plus clair. Mes cahiers étaient pleins de dessins de porcs, de grenouilles et de rats disséqués, et même d'images plus pénibles : des intestins et un coeur. Autant d'images devant lesquelles une jeune fille rangée ne devait pas s'attarder. Mais je ne savais pas maîtriser ma curiosité ...
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CSBlitaussiCSBlitaussi   12 février 2017
La peur est un monstre vorace. Plus on l'alimente, plus elle a faim.
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