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ISBN : 9973580508
Éditeur : Elyzad (09/10/2014)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Kamal Ben Hameda nous fait découvrir ici le sort tragique des populations libyennes durant la colonisation italienne, sort injustement effacé de nos mémoires. Dans son introduction, il évoque la politique de déportation de masse vers les camps de concentration instaurée par Mussolini. En témoignage, l’auteur nous restitue les vers émouvants que Rajab Bou Houaiche Almnefi, maître de la poésie orale, dicta à l’un de ses compagnons du camp de concentration d’Aguila et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Blackbooks
  05 janvier 2020
Des tribus condamnées, déplacées. Des hommes libres enchâssés derrière des barbelés, des êtres qui disparaissent rongés par le soleil, la famine et la maladie. Une plainte s'élève, tornade de mélancolie et de douleur, un long poème plus fort que les hordes fascistes qui se sont abattues sur ce pays. Des tentes fichées en plein coeur du désert libyen, Aguila, un endroit sorti de nulle part, de l'imagination d'un peuple occidental. Aguila, un lieu où la vie s'est arrêtée pour des bédouins. Aguila, une zone barbelée pour des nomades férus de liberté, ignorant la frontière. C'est-là qu'un jour de 1929, Rajab Bou Houaiche Al-Mnefi et tous les autres sont emmenés, réduit en esclavage. Une vague d'éradication d'une région pour couper la résistance, des camps de concentration pour tuer la rébellion. de la souffrance naît une force inconnue, une voix intérieure, une vision nocturne éreintante, lourde à porter comme les blessures perpétrées à son coeur, à son âme. Aguila pleure ses êtres faméliques, ses frères disparus qui ne fouleront plus la Montagne verte, ses hommes fourbus sous les corvées et les humiliations. Rajab déplore ses chevaux, fierté de sa jeunesse, crie cette avilissante servitude, les exactions infligées à son peuple, à ses femmes. Une poésie de l'instantané, celle du coeur et des larmes, écrite avec les mots de la terre perdues, avec les souvenirs des êtres disparus. Une vision témoignage, lourde à porter, un tourment envahissant, névrotique que seuls les mots peuvent soulager. Pour survivre en ces lieux, il n'y avait que la foi et les mots comme exutoire. 125.000 prisonniers, à peine un tiers en franchi les portes en 1934 à la mort d'Omar Al-Makhtar le chef de la résistance libyenne. Qui s'en souvient encore? Comme un signe du destin, une délivrance, Rajab Bou Houaiche Al-Mnefi s'en ira à l'aune de la naissance de la nation libyenne... " Mon seul tourment l'impuissance le châtiment de subir sa vie et non de la mener"--
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nena
  05 mars 2016
Toujours de très beaux livres pour cette maison d'édition Elyzad de Tunisie, que ce soit les couvertures ou le contenu.
Ici un recueil de poésies, l'une des oeuvres les plus populaires libyenne que le poète Al-Mnefi a écrit lors de sa captivité dans un camp de concentration édifié par les troupes fascistes de Mussolini . Des poèmes décrivant la douleur d'être emprisonné, d'être loin des siens et de sa terre, la faim, la mort y sont très présents. Chaque poème commence par "mon seul tourment" Un livre pour ne pas oublier
chez le même éditeur le pays natal qui me laisse un merveilleux souvenir.
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anniefrance
  29 février 2016
Court poème dicté par un détenu à un autre détenu plus lettré. Ils sont dans le camp d'Aguila dans le désert libyen où il est difficile de survivre. C'est autour des années 30 pendant le colonialisme fasciste de Mussolini.
Le poème est présenté en bilingue français-arabe par les éditions Elyzad.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
BlackbooksBlackbooks   03 janvier 2020
J'ai l'âme en peine
pour Akrama et Al-Satari
ils sont mon ultime désir
je voudrais vivre assez longtemps
pour les revoir
je songe à ces lieux
j'oublie ma présente misère
et c'est un ruisseau de larmes qui coule
le long de ma barbe blanche
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