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ISBN : 2268068900
Éditeur : Le Serpent à plumes (14/01/2010)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 10 notes)
Résumé :

Il y a d'abord une miss, belle et longiligne, qu'on retrouve mutilée sur la berge de Cotonou. Il y a ensuite une autre galante, toute aussi irrésistible, qui vient proposer à un homme d'affaires libanais d'échanger de l'argent contre une valise de cocaïne. Il y a enfin un détective privé, contacté par une troisième chérie, qui voudrait un acquéreur pour la même poussière d'ange. Par-dessus l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  29 août 2012
"Si tu as échappé au crocodile en te baignant, prends garde au léopard sur la berge." Des sentences comme celles-ci, proverbes
béninois, Florent Couao-Zotti en a 24 à proposer, soit autant que de chapitres d'un polar au titre évocateur : Si la cour du
mouton est sale, ce n'est pas au cochon de le dire. Un polar noir comme les nuits africaines, où des prostituées aux longues
jambes, un malfrat libanais et un détective miteux cavalent pour récupérer une valisette bourrée d'héroïne. Les cadavres se
ramassent à la Peul, les coups fourrés abondent et les courses-poursuites se multiplient dans ce récit picaresque au rythme
époumonant. Voir Cotonou et mourir.
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Charybde2
  19 mars 2013
Un polar déjanté du maître béninois de l'humour noir...
Paru en 2010 et dernier roman en date de l'écrivain béninois Florent Couao-Zotti, cet authentique polar nous permet de renouer avec la verve truculente et l'inventivité qui nous enchantent dans ses nouvelles.
Un extrait de la quatrième de couverture : "Mais les nuits à Cotonou ont de multiples saveurs, qu'elles proviennent des fantômes teigneux, des amazones ou des populations elles-mêmes. Des gens qui aiment se rendre justice et charcuter au couteau tous ceux qui, dans leurs quartiers, sont surpris en flagrant délit de "pagaille nocturne". Pour eux, personne ne peut leur donner de leçon : si la cour du mouton est sale, ce n'est pas au porc de le dire !"
Si l'on retrouve par moments aussi quelques tonalités proches du "African Psycho" de Mabanckou, c'est comme précédemment l'humour noir et les moments de farce débridée qui emportent l'adhésion. Seul point plus faible de ce roman, une construction sans doute par trop décousue qui dilue les effets que les nouvelles concentraient avec tant de bonheur. À creuser sur d'autres écrits du même auteur donc, car la sensation à la lecture appelle de nouvelles doses !
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BVIALLET
  18 mai 2012
A Cotonou (Bénin), le cadavre d'une prostituée est retrouvé atrocement torturé et mutilé. Cette ancienne miss a été victime d'un gang spécialisé dans toutes sortes de trafics dont celui de cocaïne, dirigé par Smaïn un homme d'affaires libanais que la morale n'étouffe pas. Ce dernier veut absolument mettre la main sur une valisette de « poussière d'ange ». Il doit négocier l'échange avec Sylvana, dite la Tigresse, une autre prostituée qui lui réclame une forte somme. Mais tout va se compliquer avec l'arrivée d'un détective privé en quête d'une affaire rentable, de deux policiers intègres, ce qui est une rareté en ces lieux et de Rockya une autre prostituée amie de la victime.
Un roman noir écrit par un jeune auteur béninois qui a quitté son métier d'enseignant pour se consacrer uniquement à l'écriture. Bien que se déroulant dans un milieu assez particulier, l'intrigue n'a en soi rien de bien original. Les personnages sont terriblement stéréotypés au point de tourner à la caricature et même de sembler totalement improbables. Nettement plus intéressantes sont l'ambiance des bas quartiers de Cotonou faite de violence, d'égoïsme, de haine et d'absence de respect humain et surtout le style particulier de cet auteur manifestement pas très à l'aise dans le polar. Un certain humour, une gouaille, un regard détaché et quelques formules amusantes comme ces têtes de chapitre en forme de proverbes africains : « Le coassement de la grenouille n'empêche pas l'éléphant de boire » ou « Tous les coqs qui chantent ont d'abord été des oeufs » ou encore « Si tu as échappé au crocodile en te baignant, prends garde au léopard qui t'attend sur la rive » etc... On regrettera l'utilisation importante de mots de dialectes locaux pas tous traduits dans le glossaire en fin de volume. Un peu ennuyeux pour les pauvres lecteurs « batouré ».
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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ChezLo
  13 février 2011
Un voyage intrépide dans les rues agitées de Cotonou, voilà ce que nous offre Florent Couao-Zotti. Cotonou - ou Coto-trou - plaque tournante de la drogue, première ville des zémidjans (moto-taxi), ville du golfe du Bénin, comme Lomé sa cousine, avec ce que cela comporte de bordel, d'hommes d'affaires Libanais peu scrupuleux, de fonctionnaires corrompus, de vie, de trafics, de rues impraticables par temps de pluie.
Ce roman est un délice plein de malice, avec une histoire entraînante grâce au talent romanesque certain de Florent Couao-Zotti et des nombreux clins d'oeil irrésistiblement drôles. C'est aussi une fresque d'une certaine Afrique contemporaine, de la vie effrénée des quartiers mal famés des capitales du golfe du Bénin. Et pour ceux qui connaissent ces pays, ce sera sans aucun doute un grand bonheur à lire et imaginer ces scènes réalistes, à se remémorer éventuellement des situations similaires, à savourer les expressions du cru sans se référer aux pages du lexique.

Lien : http://chezlorraine.blogspot..
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keisha
  11 juin 2010
Une valise bourrée de cocaïne et un sac plein d'argent passent de main en main, à travers tous les quartiers de Cotonou, qu'ils soient résidentiels, touristiques, dédiés à la vie nocturne ou bien envahis par les eaux abondantes de la saison des pluies.
Au fil du roman Smaïn le Libanais, Sylvana et Rockya deux belles filles qui n'ont pas froid aux yeux, Samuel Dossou Kakpo -de l'agence Tolérance Zéro-, un privé sans trop de clients, et les policiers Santos Guidiguid et Kakanakou se cherchent, se fuient, se retrouvent par hasard, parfois se tirent dessus, dans un rythme haletant.

L'assasin de la belle Saadath est connu dès le début, les trafiquants de poudre aussi, mais ce polar très très noir et parfois violent est une belle occasion de découvrir l'ambiance de la ville de Cotonou avec ses zems, ses quartiers et ses rues parfois inondés, la musique et la bière dans les bars, ainsi qu'une langue vivante, jubilatoire, inventive.
Des proverbes servent de titres aux chapitres, tels
"Tous les coqs qui chantent ont d'abord été des oeufs
Les oreilles ont beau être grandes, elles ne dépassent jamais la tête
Il n'y a que le ciel qui voit le dos de l'épervier"
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ChezLoChezLo   13 février 2011
Dèkoungbé, un des quartiers de Godomey, ville de la banlieue de Cotonou. De simple bourgade au début des années quatre-vingt, il était devenu, en l'espace d'une décennie, l'une des zones les plus populeuses et les plus tumultueuses, à mi-chemin entre village, brousse et foutoir. Foutoir, surtout lorsque arrivent les pluies, la saison dite des chiens.
D'ailleurs, avec l'orage d'il y a deux jours, la crue ne s'était pas fait prier pour s'installer. Les eaux débordaient de partout. Elles sinuaient dans les rues, croupissaient dans les maisons, faisaient gonfler les ordures en même temps qu'eles arrachaient aux latrines leurs sympathiques contenus.
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Erzuli_CapoteErzuli_Capote   14 mars 2012
"D'ailleurs d'être en face de ce cadavre avait déjà ouvert la vanne à palabres. Ils se déchiraient en conjectures sur la personnalité de la jeune femme, sur les circonstances du meurtre, se demandaient ce qu'il fallait que la société fasse de cette nouvelle race de gamines qui s'accordent tous les risques avec le diable pourvu qu'on leur offre des bibelots, du cosmétiques et même du chou blanc, quelle génération!"
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Charybde2Charybde2   19 mars 2013
Mais alors, comment partir d'ici ? Comment sortir de Cotonou ? Aucun homme de main sur qui compter en cette situation. Même le commissaire Tonoucon, à qui il glissait souvent quelques "ferme-gueule" pour obtenir des protections, ne pourrait pas lui apporter le moindre petit grain de sel. Il était tombé en disgrâce et s'ennuyait dans les profondeurs de l'anonymat, depuis qu'il avait été confondu dans une affaire de détournement de fonds publics. Et les manas manas ? Ce menu fretin d'agents, brigadiers ou autres gardiens de la paix ? Il ne comptait jamais d'amis parmi eux. Vaut mieux, dit-on, avoir affaire directement à Dieu qu'à ses saints.
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Charybde2Charybde2   19 mars 2013
Il sortit de sa poche une liasse de billets et la leur tendit. Un silence accueillit sa proposition. Le vieil homme soupira. - Si tu gardais cet argent pour t'acheter un peu de jugeote, lança-t-il, je crois que tu mentirais moins et tu ne nous prendrais pas pour des demeurés. Regarde-toi. Tu es affreusement blessé, une de tes femmes a le groin ébréché et puis toi-même, tu as une arme. Si la vérité a du mal à sortir de ta bouche, je serai bien forcé de te l'arracher. Les jeunes du quartier sont avec moi. Ils ont une expérience dans le tabassage et le charcutage.
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Erzuli_CapoteErzuli_Capote   14 mars 2012
"Cette nouvelle génération de filles a quelque chose de véritablement spécial. Des amazones du cru. Jamais froid aux yeux. Capable d'utiliser le dévergondage comme on entre en religion. Rien à voir avec leurs aînées ou leurs mamans qui, mis à part deux ou trois fêlées, ne connaissaient que les contours de leurs cuisines ou l'intérieur de leurs trousses à bijoux."
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Video de Florent Couao-Zotti (1) Voir plusAjouter une vidéo

Florent Couao-Zotti : Les Fantômes du Brésil
Dans le décor du Rostand, Olivier BARROT présente l'ouvrage de Florent COUAO-ZOTTI "Les Fantômes du Brésil" paru chez Ubu.
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