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EAN : 9782246857822
560 pages
Éditeur : Grasset (04/01/2017)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 73 notes)
Résumé :
La publication de Manuel à l’usage des femmes de ménage révèle un grand auteur et un destin exceptionnel : Lucia Berlin, mariée trois fois, mère de quatre garçons, nous raconte ses multiples vies en quarante-trois épisodes. Élevée dans les camps miniers d’Alaska et du Midwest, elle a été successivement une enfant solitaire au Texas durant la Seconde Guerre mondiale, une jeune fille riche et privilégiée à Santiago du Chili, une artiste bohème vivant dans un loft new-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  22 février 2017
Des bribes de vies, insolites....très insolites, mais aussi trés américaines dont la majorité inspirée de la propre Vie de l'auteur, Lucia Berlin.
Un étrange vieil indien croisé et recroisé dans une laverie automatique qui observe les mains de sa voisine, la narratrice ( Angel's Laundromat)......des laveries qui reviennent souvent dans ces histoires,
Un "drôle" de grand-père pervers, dentiste de "renommé", qui se combine un dentier aussi pourri que ses propres dents et d'autres choses encore plus pourries (Dr.H.A.Moynihan),
Les malentendus de la vie dû au décalage de pensée et de logique,quand les personnes sont témoins d'un même événement, à différents stades ( Stars and Saints),
Expériences désopilantes aux détails incongrus d'une femme de ménage, chez une vieille atteint d'Alzheimer, chez des amis, chez des psychiatres aux enfants adoptifs, chez les juifs, chez les Noirs.....( A manual for cleaning women ) ,
Trente neuf autres récits dont ma mention spéciale va à "Melina" , une chute à la douce, "Sex Appeal", techniques basiques de pêches et "Mourning", deuil d'un frère et d'une soeur, suite à la mort du père,
Humour, mélancolie, tristesse,solitude, misère,......amalgamés dans un curieux mélange abondamment arrosé d'alcool, où l'illogisme de la Vie est latent. Des récits racontant dans l'ensemble des choses peu agréables,aux personnages excentriques, qui vous mettent souvent mal à l'aise, le tout relevé par une prose unique. Ici pas d'intrigues, ni de chutes impressionnantes; de simples anecdotes racontées comme des confidences à des amis, dans un style naturel, propre à l'écrivaine, pièces du puzzle que fut sa Vie.
Lucia Berlin (1936-2004), née en Alaska, enfance trimballée entre Idaho, Montana, Arizona, Texas, Santiago du Chili...., artiste bohème à NewYork, infirmière à Oakland, professeur à Boulder, Colorado, standardiste, femme de ménage selon les besoins......., trois maris et quatre enfants, tour à tour, fragile et dépendante de l'alcool, forte et victorieuse des cures de désintoxication. Une vie tumultueuse à l'équilibre précaire qui déteint sur ces histoires où le rythme change de tempo à l'improviste, bonheur et misère s'entrelacent et où le langage cru peut parfois choquer, dans des cadres hors de toute convention . Je vous invite à découvrir cette univers trés riche d'une femme qui vécut suivant ses instincts et connut les nombreux revers de la Vie.
C'est fort et dérangeant, une expérience littéraire unique !
"J'écris ce que je ressens comme étant vrai. Emotionnellement vrai. Alors le rythme suit." Lucia Berlin
Merci Coriolis.
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pyrouette
  17 décembre 2017
Un recueil de nouvelles avec beaucoup de personnages : des enfants, des adultes dans des régions ou pays différents. de la misère à une vie plus clémente, une multitude de métiers, des lieux de rencontre comme la laverie ou l'arrêt de bus, des lieux de vie comme de jolies maisons ou des mobil-homes. L'alcoolisme et ses dérives, des vies sans attaches ou avec trop d'attaches. Des vies qui bouillonnent, avec des pleurs, des deuils mais aussi de la joie. On fonce, on déménage, on change de métier, on se fait de nouveaux amis et on recommence.
Toutes ses vies si attachantes et désespérantes, si tristes et si gaies, dans l'acceptation, toujours, du passé et du temps qui passe ne concerne qu'une seule personne : l'auteure, Lucia. Des moments de sa propre vie, en marge, de ses vies, comme un puzzle que le lecteur peut reconstituer.
Un style déroutant, de l'humour malgré les coups bas de l'existence, une acceptation de son sort et la lutte contre son addiction. Un mode d'emploi d'un destin hors du commun.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Marcellina
  16 février 2017
Souvenirs bruts sans fioritures, souvenirs tronqués par le prisme du temps, souvenirs floutés par les brumes alcooliques, souvenirs travaillés d'un poète.
Tranches de vie, un instant de pure joie, une journée particulière, une semaine de sexe, un mois d'abstinence, une veillée mortuaire, une nuit de cauchemar, un trimestre d'amour toujours, le temps qui passe inexorablement en laissant des traces plus ou moins visibles, comme des cicatrices de vie.
Éclats d'humour, gestes d'humeur, éclats de rire, larmes futiles, tout y passe et se répète au cours de ces 43 nouvelles pleines de vie et de mort et qui passent sans complexe du passé au présent et du présent au passé. Pas de continuité donc, juste l'égrainage de sensations, d'odeurs, d'émotions qui se retrouvent et se recoupent parfois sans tenir compte du fil du temps.
Une plume riche, vivante qui transmet parfaitement les ressentis de l'auteure ; elle ne trace que des instants, vifs, horribles, odorants, joyeux, haineux. L'auteure parle avec ses tripes et chaque fois sur un événement particulier, petit ou grand, et son humour alors se déploie en même temps que ses joies et ses chagrins.
Pour le fond, l'auteure n'a finalement pas vraiment besoin d'imagination, sa vie, ses expériences multiples, métiers, maisons et amants, sont largement suffisantes pour nourrir ses écrits. Et c'est pour cela qu'ils touchent car ils sont au plus près de la vie, au plus près de ses vies.
Un peu triste de constater que ce recueil comporte quand même plusieurs nouvelles qui pourraient être à chaque fois des réécritures, avec plus de détails ou juste un temps d'avant ou un temps d'après en plus. Ainsi, pour moi, un choix plus serré aurait été plus puissant en émotions même si le vécu raconté reste le même.
Le San Francisco Chronicle a dit de Lucia Berlin : « L'un de nos plus grands écrivains » et un autre magazine, américain toujours, l'avait qualifiée de « meilleur écrivain dont vous n'avez jamais entendu parler », un peu réducteur pour le monde littéraire américain quand même ;-)
Un grand merci en tout cas à Babelio et aux éditions Grasset pour cet ouvrage reçu dans le cadre de la dernière masse critique.
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cathulu
  10 janvier 2017
Un recueil de nouvelles de 560 pages. Deux bonnes raison de fuir ou de pousser des cris d'orfraie ? Oh que non ! Ce serait rater la découverte d'une écrivaine et d'une femme hors-normes,Lucia Berlin .
Elle a vécu plusieurs vies dès l'enfance, passant d'une existence choyée et confortable à une vie plus chaotique et sombre, illuminée par des amours passagères et marquée longtemps par l'alcool. Elle a trimé pour élever plus ou moins seule ses quatre enfants, côtoyant les pauvres, les alcoolos, les détenus. Bref tous les laissés pour compte de la société. Son empathie et son humanité sont sans pareilles.
Fi du pathos et des bons sentiments ! le rythme de sa prose est vif, plein d'énergie. On passe parfois à l'intérieur d'un même texte, d'un narrateur à un autre. On est soufflé par une chute (elle n'en abuse pas pour autant) et souvent on relit pour mieux voir comment elle a opéré pour nous cueillir au creux de l'estomac à retardement, en quelque sorte ,ce qui est encore plus efficace.
La préface évoque l'autofiction, mais on est loin chez Julia Berlin de ce que cette catégorie peut recouvrir en France. Ici les textes sont nourris, irrigués de ce que l'autrice a vécu et on retrouve, au fil des nouvelles, des personnages , on découvre leur évolution, comme si l'on prenait des nouvelles de vieux amis perdus de vue.
L'humour, même s'il est discret, est néanmoins présent et s'il est parfois rude , il peut aussi flirter avec l'absurde ou le cocasse.
Lucia Berlin sait en quelques lignes , parfois triviales (par une odeur par exemple) ou violentes, dégager l'essence d'un personnage, le croquer en quelques traits et le faire apparaître, là , sous nos yeux .
Bref, ne vous laissez pas intimider par ces 560 pages , prenez-les plutôt comme l'occasion exceptionnelle, de découvrir à votre rythme une écrivaine puissante et diablement efficace pour nous faire passer à travers toute une gamme d'émotions.
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Analire
  07 février 2017
Avant toute chose, je tenais à remercier Babelio, de m'avoir permis de découvrir ce livre, à l'occasion d'une opération Masse critique. Très attirée par le résumé, je me suis laissé tenter par ce livre, témoignage d'une vie bien remplie.
Hélas ! quelle ne fût pas ma surprise en découvrant que cette histoire était en fait des histoires. Tout un tas de nouvelles, qui s'enchaînaient les unes derrière les autres. Si cette caractéristique avait été stipulée dans le résumé, il est certain que je ne l'aurais pas choisi. Très peu habituée à lire des nouvelles, je ne prends aucun plaisir quand j'en lis. L'enchaînement des nouvelles, très courtes, nous plonge, un instant, dans une histoire, pour finalement s'arrêter brutalement et redémarrer avec une nouvelle histoire. Je n'ai pas le temps de m'imprégner de l'atmosphère, ni d'apprécier les personnages.
Manuel à l'usage des femmes de ménage, est un recueil de nouvelles réalistes, qui reprennent plusieurs épisodes de la vie de l'auteure. L'auteure raconte ses multiples vies (tantôt professeure, alcoolique, ou secrétaire médicale), à travers des anecdotes souvent extraordinaires. Tenez-vous prêts à passer du rire aux larmes. Je suis admirative de l'incroyable vie de Lucia Berlin, bien remplie, unique en son genre. Elle méritait bien un livre !
J'ai quand même apprécié plusieurs nouvelles narrées. Certaines sont plus frappantes que d'autres, plus mémorables, d'autres un peu moins. Mais aucune n'est quelconque ni banale.
Ce qui m'a surtout dérangé, c'est l'alternance des nouvelles sans suite directe. L'auteure parle tantôt de sa vie d'adulte, pour enchaîner avec sa vie d'enfance, pour revenir à sa vie d'adulte. Je me sentais souvent perdue dans ce méandre de souvenirs, trop mélangé, trop brouillon. le fait que des épisodes fictionnels venaient s'ajouter aux souvenirs réels m'a aussi perturbé. Je ne me suis pas sentie à l'aise durant ma lecture.
Étant très peu sensible aux nouvelles, je ressors déçue de cette lecture. Je reconnais quand même l'originalité de la plume de l'auteure, qui prend un ton dérisoire et absurde pou raconter des épisodes douloureux et tragiques de sa vie. Une incroyable vie, qui part dans tous les sens, comme ce recueil.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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critiques presse (2)
Liberation   27 mars 2017
L’écriture est brève, sèche, précise, comme un battement de cœur.
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama   01 février 2017
Une anthologie célèbre enfin l'oeuvre de Lucia Berlin, nouvelliste méconnue et virtuose du tempo.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   20 février 2017
Strangers ( Americans) tell you their whole life story, but they aren’t emotional or affectionate like Chileans, so I still don’t feel I know them.
All those years in South America I wanted to return to my country the USA because it was a democracy, not with just two classes like Chile. There are definitely classes here.
( Des étrangers ( les américains ) te racontent toute leur vie, mais ils sont loin d'être sensibles et affectueux comme les Chiliens, c'est pourquoi je ne pense pas les connaître encore.
Toutes ces années en Amérique du Sud j'ai voulu retourner dans mon pays, les États-Unis , car c'était une démocratie, et non juste deux classes de personnes comme au Chili. Mais ici aussi il y a définitivement différentes classes.)
+ Lire la suite
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BookycookyBookycooky   21 février 2017
I will never forget it, the way he held her throat. The two of them were never flirtatious or coy, never made erotic or even demonstrative gestures, but their closeness was electric. He held her throat. It wasn’t a possessive gesture; they were fused.
( Je n'oublierais jamais la façon qu'il tenait son cou.Ils ne flirtaient pas, ne faisaient aucun geste érotique ou démonstratif, mais leur intimité était électrique.Il tenait son cou.Ce n'était pas un geste possessif, c'était fusionnel )
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BookycookyBookycooky   22 février 2017
But there’s never enough time. “Real time,” like the prisoners I used to teach would say, explaining how it just seemed that they had all the time in the world. The time wasn’t ever theirs.
( Il n'y a jamais assez de temps." Le vrai temps", comme disaient les prisonniers à qui je donnais des cours, expliquant qu'apparemment ils avaient tout le temps du monde, mais Un temps qui ne leur appartenait même pas)
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BookycookyBookycooky   11 février 2017
The Blume have a lot of pills, a plethora of pills. She has uppers, he has downers.
Mr. Blum has Belladonna pills.I don't know what they do but I wish it was my name.
(Les Blum ont beaucoup de pilules, une surabondance de pilules. Elle a des fortifiants, lui des affaiblissants. M.Blum a des pilules Belladonna. Je ne sais rien de leurs effets
mais j'aurais aimé que ce soit mon nom).
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BookycookyBookycooky   10 février 2017
Once he suggested that we go lie down in his camper and rest together. “Eskimos say laugh together.” I pointed to the lime-green Day-Glo sign, NEVER LEAVE THE MACHINES UNATTENDED.( Laundromat)
Une fois Il m'a suggérée d'aller s'allonger dans son campeur et nous reposer ."Les Eskimos disent , rions ensemble ". Je lui ai montré le panneau lumineux vert citron " NE LAISSEZ JAMAIS LES MACHINES SANS SURVEILLANCE ".( Laverie libre service)
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