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EAN : 9782246819356
352 pages
Éditeur : Grasset (09/05/2019)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 6 notes)
Résumé :
En 2017, la publication de Manuel à l’usage des femmes de ménage a permis au public de découvrir en Lucia Berlin une grande auteur injustement tombée dans l’oubli. Un deuxième recueil de textes courts confirme aujourd’hui la place qu’elle occupe désormais dans le panthéon des lettres américaines, à l’égal d’un Raymond Carver ou d’une Alice Munroe.
Les vingt-deux nouvelles rassemblées dans Un soir au paradis nous emmènent à nouveau sur les lieux où a vécu Lu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Perlaa
  30 août 2019
Avec ce second recueil de nouvelles Lucia Berlin nous transporte à Puerto Vallarta où Ava Gardner vedette de la "Nuit de l'iguane" fricote avec un beau gosse du cru, pas très loin d' Acapulco, à l' époque où Elvis roucoulait dans des films sirupeux, mais aussi au Chili, au Mexique, ou dans des lieux moins funs du sud des États-Unis, Nouveau Mexique, Texas et puis New York, San Francisco et même l'incontournable détour par la France et Paris.
Transformée et déformée la dimension autobiographique est omniprésente. A chaque nouvelle on retrouve des constantes, les mêmes prénoms, voire les mêmes situations, le parcours personnel de l'auteur marqué par sa passion pour la langue espagnole, ses mariages décevants, la présence de ses 4 enfants et l'alcool.
Les nouvelles sont plutôt courtes, les héroïnes sont souvent des femmes au foyer, délaissées, se consacrant aux tâches ménagères alors que les maris, artistes, sculpteurs, jazzmen ou drogués mènent leur barque, indifférents. Parfois les situations sont loufoques, voire violentes entrant en résonance avec des épisodes douloureux de la vie de l'auteur, un enfant disparaît, une femme est assassinée et le crime reste impuni.
Ce qui est troublant dans ces nouvelles - comme dans celles de Raymond Carver - c'est l'esquisse. le quotidien est assez banal, sans relief particulier, des détails triviaux sont donnés puis soudain, dans la phrase suivante, l'essentiel est dit, inattendu, définitif et conférant à l'ensemble sa vraie dimension. "Elle conservait aussi les papiers des plaquettes de beurre pour graisser les moules à gâteaux. Pourquoi suis-je aussi mesquine? Je l'adorais."
L' écriture est fluide, émaillée de mots et expressions espagnoles et de références aux fleurs jusqu'à l'obsession . C'est tout l'univers riche, complexe et dramatique de Lucia Berlin que l'on retrouve.
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cathulu
  09 juin 2019
Quels que soit les aléas de la vie que connaissent les héroïnes des nouvelles de Lucia Berlin, quelles que soient les lieux qu'elles habitent, temporairement ou non, elles ne se plaignent jamais et se débrouillent toujours pour  préserver l'essentiel : l'amour, que ce soit celui des hommes (souvent infidèles) et des enfants.
Artistes, stars américaines lors d'un tournage, professeure connaissant de fins de mois difficiles, Lucie Berlin, observe avec empathie et débusque toujours la fêlure des êtres. Vingt-deux textes qui confirment tout le talent de cette novelliste qui s'est souvent inspiré de sa vie.
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vegalia
  05 mai 2020
J'ai lu un livre d'elle il y quelques mois. J'ai retrouvé dans celui-ci ces histoires touchantes, ce style bien à elle fluide et drôle. Elle raconte des moments de sa vie avec détachement et pudeur. Elle nous parle de la vie, la maladie, la solitude, la famille.
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   17 mai 2019
Sa plume racée, parfois tranchante, aime extirper la noirceur sans jamais succomber au défaitisme ou à l’accablement, préférant se placer du côté de la lumière, si faible que soient ses signaux.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   10 mai 2019
Un nouveau périple en compagnie de la grande nouvelliste américaine décédée en 2014.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   06 septembre 2019
A El Paso, en ce temps-là, l'an 1943, on entendait beaucoup parler de la guerre. Mon grand-père collait des photos d'Ernie Pyle dans des albums toute la journée, Mamie priait. Ma mère, bénévole pour la Croix-Rouge à l'hôpital, jouait au bridge avec les blessés. Elle ramenait des soldats aveugles ou manchots à dîner. Mamie m'avait lu dans le livre d'Isaïe qu'un jour, tous forgeraient de leurs épées les socs de charrue, mais je je n'y avais pas réfléchi. Je me contentais de m'ennuyer de mon père, qui était lieuntenant quelque part à l'étranger, et que je glorifiais.... Okinawa. Fillette, j'ai pensé pour la première fois à la guerre en entrant au Gavilan Café. Je ne sais pas pourquoi. Je me souviens seulement avoir pensé alors à la guerre. (Les vanity-cases musicaux)
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Alice_Alice_   23 septembre 2019
Quand j'étais enfant, j'essayais de saisir l'instant précis où le sommeil m'emporterait. Immobile des mon lit, j'attendais, mais l'instant d'après c'était le matin. En vieillissant, j'ai réessayé par intermittence. Parfois, je demande à des personnes si elles ont jamais tenté la même chose, mais on ne me comprend jamais. J'avais plus de quarante ans quand j'ai réussi, et je ne l'avais même pas fait exprès. Par une chaude nuit d'été. Les phares des voitures balayaient le plafond. Ronron des tourniquets d'arrosage d'un voisin. J'ai surpris le sommeil. Au moment où il venait gentiment me recouvrir comme un drap frais, légère caresse sur mes paupières. J'ai senti le sommeil m'emporter. Le lendemain matin, j'étais heureuse en me réveillant et je n'ai jamais eu à recommencer.
(Perdue au Louvre)
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Alice_Alice_   23 septembre 2019
Vous savez ce qui se passe, quand une amie est amoureuse. Enfin, je suppose que je m'adresse à des femmes, des femmes fortes, des femmes mûres. (Sara avait soixante ans.) Nous prétendons que c'est formidable d'être autonomes, que nos existences sont bien remplies. Mais nous la désirons toujours, la recherchons. La Passion. Lorsque Sara avait valsé dans ma cuisine en riant - "Je suis amoureuse, tu te rends compte?" - j'avais été contente pour elle. Nous l'étions tous. Leon était séduisant. Instruit, sexy, structuré. Il la rendait heureuse. Plus tard, comme elle, nous lui avons pardonné. Des rendez-vous manqués, des mots désobligeants, un peu de désinvolture, une gifle. Nous voulions que tout soit pour le mieux. Nous voulions encore croire à l'amour.
(Le gardien de mon frère)
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Alice_Alice_   14 septembre 2019
Il est des sujets dont on ne parle pas. Je ne veux pas dire les sujets difficiles, comme l'amour, mais les gênants, comme le fait que les funérailles sont parfois marrantes, ou ce qu'il est distrayant de voir des bâtiments en feu. Les funérailles de Michael furent magnifiques. (Poussière tu retourneras)
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PerlaaPerlaa   29 août 2019
Elle était conditionneuse chez Piggly Wilggy, cuisinait des trucs genre"cassoulet en boîte revisité". Débarqua un matin en extase, ayant découvert qu'il était possible de rester couchée dans son lit en tirant tous les draps et couvertures, puis de s'en extirper et de border le tout. On gagne un temps fou! Elle conservait aussi les papiers des plaquettes de beurre pour graisser les moules à gâteaux. Pourquoi suis-je aussi mesquine? Je l'adorais.
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