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ISBN : 2021413101
Éditeur : Seuil (07/03/2019)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Une enquête originale, à la fois road-trip et récit historique sensible, sur un de ces "petits massacres" oubliés du printemps 1944 et les zones grises de la résistance.

Le 3 mars 1944, les habitants d'un hameau perdu des gorges de l'Ardèche ont été fusillés à l'aube par des soldats SS, parce qu'ils avaient caché des maquisards. Dans ce village, vivaient quinze habitants, mais on y a retrouvé seize corps. Qui est ce seizième homme ? Ce livre débute co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
oran
  16 avril 2019
Il y a deux ans environ, j'ai assisté à une vidéo conférence d'Olivier Bertrand qui racontait cette histoire dramatique. Puis j'ai découvert récemment ce livre, sans faire le lien immédiatement avec ce récit terrible, un petit « Oradour-sur-Glane, comme il y en eut, hélas, d'autres à cette période de proche défaite des Nazis. Au fil des pages, j'ai redécouvert ce que l'auteur nous avait narré.
La famille paternelle d'Olivier Bertrand est originaire de Labastide-de-Virac , un petit village de l'Ardèche. C'est là qu'enfant, il passait ses vacances et depuis toujours il connaissait cet épisode tragique : près du village, les quinze habitants, adolescents, femmes et hommes du hameau des Crottes furent abattus par des éléments de la 9e Panzerdivision Hohenstaufen, pour avoir abrités des résistants, ceux du maquis Bir Hakeim. Mais un mystère entourait ce drame, un seizième corps inconnu avait été retrouvé.
L'auteur va alors se livrer à une enquête policière de longue haleine pour enfin trouver l'identité de ce clandestin.
Il découvre rapidement qui il est, mais ne peut lui donner une réelle identité, alors les investigations se poursuivent avec acharnement.
Il parviendra enfin à retrouver son nom et ses origines.
Olivier Bertrand nous livre ses longues investigations et complète sa rédaction en racontant les suites judiciaires de ces lamentables exactions. Un récit particulièrement poignant, riche en informations.


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arthur05
  31 juillet 2019
Dans le cadre de l'opération Masse Critique , j'ai pu lire le livre de Olivier Bertrand , les Imprudents .
Le 3 mars 1944 dans un hameau de l'Ardèche les occupants Allemands ont massacré les quinze habitants , un petit Oradour en quelque sorte .Sur place les gendarmes ont trouvé seize corps , une personne de plus dont on ne connaissait ni l'identité ni l'origine .
Olivier Bertrand dont la famille est originaire de là a donc décidé de mener soixante dix ans après l'enquête . C'est une enquête qui oscille entre le journalisme , l'histoire , l'histoire des gens , une enquête très viscérale finalement .
Découvrir les actions de la Résistance qui elles aussi oscillent entre l'inconscience , le banditisme , l'heroisme et la survie et qui n'étaient pas toujours compris ; la violence de cette époque aussi est bien évoquée , l'image d'Epinal d'une résistance unie et courageuse vole en éclats devant nos yeux . A l'issue de son enquête Olivier Bertrand peut enfin mettre une photo , un nom et un embryon d'histoire sur cette seizième victime .
J'ai beaucoup aimé ce récit entre roman , enquête et livre d'histoire , une écriture à hauteur d'être humain , simple et efficace .
Je pense que la recherche de la seizième victime au fil de ce récit , devient presque un sujet secondaire , décrire cette époque , rencontrer les témoins encore vivants passe à mon avis plus au premier plan , en fait le chemin et son parcours l'emporte sur le but .
Merci à Babelio ainsi qu'aux éditions du Seuil pour cette belle découverte .
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stef6534
  13 avril 2019
Le 3 mars 1944 les quinze habitants du hameau des Crottes, en Ardèche, sont fusillés par les soldats SS. Leur crime, avoir caché des maquisards.
Un seizième corps est retrouvé. Qui est-il ? L'auteur part de cet énigme pour mener son enquête et fait revivre le maquis Bir-Hakeim.
Au printemps 1944 les Allemands sont aux abois et les "petits massacres" vont se multiplier. Celui d'Oradour sur Glane par son horreur va les surpasser les reléguant dans l'ombre et le silence. Il est donc important de s'en rappeler.
Le titre choisi par l'auteur est bien choisi. Les maquisards de Bir-Hakeim cherchait le danger où il se trouvait, ne tenait pas en place, voulait en découdre avant l'heure. le jeune maquis menait sa propre guerre avec courage. Mais le sort des autres, autour, ne comptait pas.
J'ai aimé ce livre car l'auteur a fait un remarquable travail d'enquête. Il n'élude pas les zones d'ombres de la Résistance. L'auteur utilise les témoignages oraux recueillis dans la région et les documents écrits.
L'action se passe dans ma région d'origine. Je connais bien les lieux. Quelques bribes de cette période m'ont été racontées par des "anciens". J'ai grandi avec sous les yeux la plaque commémorant la pendaison par les Allemands, le 28 février 1944, de Roger Broussous, 20 ans.
Je vais laisser le côté sentimental à part. Si vous aimez les livres sur la période de la seconde guerre mondiale, je vous invite à lire ce livre. L'auteur sait bien faire revivre le maquis et les femmes et les hommes qui se sont battues contre l'envahisseur.
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LesLecturesDeRudy
  29 mai 2019
j'ai littéralement dévoré ce récit . Une victime inconnue dans un massacre oublié raconté d'une manière superbe par Olivier Bertrand qui remonte le fil de l'histoire entremêlant ses souvenirs à ceux de personnes ayant vécu ce triste moment avec des documents officiels .Nous suivons ainsi depuis la création , quelques fait d'armes et la fin du maquis Bir-Hakeim dans un périple héroïque et tragique de Toulouse à la Lozère. À travers l'enquête, se dessine une France partagée entre les résistants et les autres ceux qui collaborent et surtout la grande majorité qui plie le dos et ne veut qu'une chose : éviter les ennuis . Sans jamais juger Olivier Bertrand se pose la question essentielle : qu'aurais je fais dans cette situation ? Ce livre nous livre également une très belle galerie de portraits de tous ceux qui n'apparaissent pas dans la mémoire collective , trop souvent oubliés par le monde et souvent par les familles elles-mêmes . Ceux qui furent les petites mains des grandes figures de la Résistance. Ceux sans qui rien n'aurait été possible . Il trace en filigrane également le portrait d'une vieillesse , celle qui peut témoigner du passé mais qui n'a pas envie de réveiller les vieux fantômes. “Ces braves gens sont morts, laissons-les en paix” entendra t'il régulièrement . Ce n'est pas un manuel d'histoire et pourtant c'est un livre essentiel dans notre époque qui voit la peste brune resurgir ici et là en Europe .
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Elanoraev
  30 mars 2020
En pleine Occupation, le 3 mars 1944, les quinze habitants d'un hameau des Ardèches sont fusillés par les S.S. Mais 16 corps sont retrouvés...
Olivier Bertrand nous offre le récit de ses recherches pour identifier le corps de ce 16e homme à travers ses rencontres avec des survivants de l'époque (malgré les réticences à parler), ses plongées dans les archives de la région, ses voyages sur les lieux mêmes pour mieux s'imprégner de l'histoire. Mais plus que cela, c'est aussi une plongée dans une époque trouble de notre histoire contemporaine et une tentative de mieux comprendre les mécanismes des réseaux de Résistance dans la région Occitanie.
Un ouvrage passionnant, qui se lit presque comme un roman,
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critiques presse (2)
Liberation   20 juin 2019
En retrouvant l’identité d’une victime des Allemands, le journaliste Olivier Bertrand dresse un portrait à hauteur d’homme du maquis de Bir-Hakeim.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   23 avril 2019
De fausses pistes en révélations, Olivier Bertrand nous entraîne dans une incroyable épopée romanesque, émouvante, où le collectif le dispute à l'intime.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
stef6534stef6534   07 avril 2019
Certains n'avaient jamais quitté le village...On ne voyageait alors que pour le service militaire, ou la guerre. Les grands-parents Tourre avaient voyagé, eux, jusqu'en Saône-et-Loire, pendant la Première. L'un de leurs fils avait perdu un poumon, et l'armée leur avait offert le trajet et l'hôtel pour aller le voir au Creusot. En les installant dans leur chambre, l'hôtelier avait allumé la lumière. Lorsqu'ils s'étaient couchés, le père avait demandé à la mère d'éteindre, elle avait soufflé sur l'ampoule. Ils avaient dormi avec la lumière, raconte leur petit fils.
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GrouchoGroucho   30 juin 2019
Aujourd'hui encore, pour les habitants de Labastide, c'est une évidence : celui qui a dénoncé était du village, ou des environs. C'est l'une des raisons, à mon avis, de la profondeur du silence qui s'est abattu sur les événements.
[...]
Que chacun retrouve sa place. Que l'on parvienne à cohabiter sans s'étriper. C'est ce qui a sauvé bon nombre de collaborateurs, dans les campagnes. Jean Cassou dresse une charge violente dans son livre La Mémoire courte contre cette concorde civile, cette "réconciliation dans l'aveuglement," vécu par lui et beaucoup d'autres comme un crachat sur la mémoire de ceux qui avaient combattu.
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GrouchoGroucho   30 juin 2019
Georges Couci a été condamné à dix-huit mois de prison, le 21 février 1944, Uziel à six mois. Les deux adjoints sont retournés à la maison d'arrêt de Montpellier, où ils pensaient purger le e reste de leur peine. Mais deux jours après leur condamnation, on les a soudain transféré dans une maison centrale - établissement théoriquement réservé aux longues peine. Sur le coup, cela les a inquiété : avec leur courte peine, ils auraient dû rester en maison d'arrêt. Dans les quelques heures qui ont suivi leur départ, des agents de la Gestapo sont venus les demander à la prison qu'ils venaient de quitter. En les déplaçant, quelqu'un les avait soustrait aux Allemands, comme on avait quelques jours jours plus tôt, soustrait le plan de l'intendance du dossier d'instruction.
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GrouchoGroucho   30 juin 2019
Camille Verdeil, alias Bayard, raconte qu'il habitait à Salasc, à vingt-cinq kilomètres de lamalou. Ses parents aidaient le maquis, qu'il n'avait pas encore rejoint.
[...]
En face de chez eux, habitait une ancienne maréchale-ferrante, dont l'un des fils travaillait pour la Gestapo de Montpellier. Des deux familles, c'est celle des Verdeil qui était mal vue, en 1943. "Vous allez tous nous faire fusiller," leur disaient les voisins. A la campagne, tout se savait. "Et ce n'était pas comme à la Libération, quand tout le monde est devenu résistant."
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GrouchoGroucho   30 juin 2019
Les haines et les amitiés étaient en lien avec le temple et l'église, elles perduraient sans que les gens ne sachent plus vraiment leur origine.
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