AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2940189390
Éditeur : Page deux (06/09/2007)
Résumé :
« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent. » La lucidité critique dont Eric Arthur Blair, alias George Orwell, a fait preuve dans cette sentence n’est pas surprenante de la part de l’auteur d’Hommage à la Catalogne, de La ferme des animaux et de 1984. Visant en général tous ceux et celles qui gouvernent ou aspirent à gouverner les h... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
de
  20 octobre 2011
Charges sociales forcément trop lourdes, le gouffre sans fond de la dette publique, l'efficacité de la flexibilité et du marché, les nécessaires réformes, etc.
Les formules toutes faites, les évidences non fondées, les fausses banalités font la une des médias. Alain Bihr nous rappelle une histoire d'avant la chute du mur de Berlin. Les soviétiques avaient l'habitude de dire que la Pravda (vérité en russe) méritait bien son titre. En effet, il suffisait de la lire pour apprendre la vérité….à l'expresse condition d'en prendre le contrepied.
Telle est bien la nouvelle nécessité pour décrypter les vérités de la langue néolibérale. Prendre le contrepied, voir derrière les mots les travestissements de la réalité, les naturalisations de rapports sociaux, la contrebande des mots valise, les perversions discursives de la novlangue, à l'instar des frontons des camps de la mort ou de 1984 de Georges Orwell.
L'auteur avec une grande habileté et un recours assumé aux théorisations marxistes va donc dénouer cet écheveau, aller à la racine des choses, donner à comprendre le monde. Il convient de piocher certains articles au gré de l'humeur ou de lire plus attentivement certains développements. Mais quelque soit le mode de lecture choisi, voilà une possible introduction accessible à la critique de l'économie et de la contre révolution néolibérale. Sans compter que l'auteur use à bon escient d'un humour décapant.
Je profite de cette note pour rappeler un ouvrage paru il y a quelques années, lui aussi facilement abordable, celui de Jean Marie Harribey.
Puissent ces ouvrages, donner envie, d'aller voir à la racine des choses, à la nécessaire critique de l'économie politique et aux ouvrages d'un barbu un peu passé de mode mais toujours incontournable Karl Marx.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          51
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
HardivillerHardiviller   18 octobre 2017
CRITIQUE PARUE SUR MEDIAPART :

" Il y avait d'après Marx deux classes sociales distinctes , la bourgeoisie et le prolétariat , depuis les trente glorieuses , une classe intermédiaire a vu le jour , la classe moyenne , évidement la bourgeoisie essaye de convaincre la classe moyenne de faire alliance avec elle contre le prolétariat . Mais ce concept de classe a tendance à devenir flou ......

Penser résoudre les conflits interclasses par le dialogue social est un leurre , et c'est là qu'intervient le maniement linguistique par l'usage de la novlangue : " conflit de classe " est remplacé par " dialogue social " cela s’appelle positiver le vocabulaire et c'est ce qu'Orwell pointait dans ses explications à propos de la novlangue dans son roman " 1984 " . La classe dirigeante remplace un mot contenant une charge négative ( permettant de critiquer ou de remettre en cause une structure économique ou sociale ) par des mots positivés . Si nous utilisons plein de mots positivés , nous ne pouvons plus émettre de contradictions . " Domination " devient " partenariat " et " soumission " est remplacé par " adaptation " .......

Nos ancêtres ont-ils gagné les congés payés , le régime des retraites et la sécurité sociale , par le dialogue social ? L'ouvrier d'Areva peut-il dialoguer avec son employeur qui veut licencier ?
Le Medef veut encore gagner du terrain en instituant le licenciement légal sans motif ......

Seul un rapport de force peut prétendre faire trembler la montagne capitaliste , pas un dialogue apaisé .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
dede   12 avril 2012
N’oublions jamais que les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes. En l’occurrence, le discours néolibéral vise non seulement à justifier les politiques néolibérales en en masquant le caractère de politique de classe, cherchant à transformer et refonder l’exploitation capitaliste, mais encore à les renforcer, tant en servant de langage véhiculaire qu’en brouillant l’intelligence de leurs enjeux pour les membres des classes dominées. C’est le langage actuel des maîtres du monde
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
dede   12 avril 2012
En renouant avec la critique marxienne du fétichisme économique, dont la fécondité théorique est ici une nouvelle fois illustrée, il est possible de mettre en évidence l’essence religieuse de ce discours. Ce dernier n’hésite pas à proposer d’immenses sacrifices humains pour assurer la survie de la marchandise, de l’argent, du capital, du marché, de la propriété privée, etc., autant de rapports sociaux réifiés et déifiés devant lesquels il se prosterne comme devant autant d’idoles barbares (...) le roundup, l’aspartame, l’agent orange, les OGM, la dioxyne... sont à ce titre, des conspirations financières et politiques contre les peuples du monde
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
dede   19 mai 2017
Mais il faut défendre le principe que les questions relatives à la production et à l’usage de ces moyens – les lieux de leur implantation, les choix technologiques pour leur développement – relèvent d’abord de la décision de la société toute entière, et ensuite de celle du travailleur collectif qui en assure l’usage productif
Commenter  J’apprécie          00
autres livres classés : langueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Littérature et politique

"Famille, je vous aime : Politique et vie privée à l'âge de la mondialisation". Qui est l'auteur de ce livre?

Michel Onfray
Bernard-Henri Lévy
Luc Ferry
Franz-Olivier Giesbert

10 questions
193 lecteurs ont répondu
Thèmes : politique , écrits politiquesCréer un quiz sur ce livre