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Léo Malet (Antécédent bibliographique)
EAN : 9782203370104
55 pages
Éditeur : Casterman (16/09/2005)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Aller à confesse n'est pas mon genre. Pas vraiment ... Et pourtant voilà que j'y cours, avec plume et papier, pour raconter ma vie. Ma dégueulasse de vie ! J'vous passe les années d'enfance, l'apprentissage et tout le reste. Rien à redire. Une silhouette parmi tant d'autres. Par contre, un beau jour, comme on dit dans les livres, tout à basculé. C'est là, peut-être, que ma vie a commencé. En tout cas, 'est là qu'elle a commencé à s'arrêter ...
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
cascasimir
  03 août 2019
Dans un roman noir, il y a toujours une peppée, une belle femme. Dans cette BD, elle se nomme Gloria, brune, grande et belle, elle est avec un homme riche...

Jean est un voyou, avec 3 amis, il braque les fourgons puis les banques. Mais, Jean a tué le père de Gloria.
Comme il a tué Marcel, un de ses complices blessé. Et une prostituée...
Comme il va tuer le mari de Gloria...
"La vie est dégueulasse !"

Comment cela va-t-il finir?
Léo Malet ( l'auteur de Nestor Burma) nous conte l'histoire pathétique de Jean qui traîne dans les bordels, en rêvant de Gloria...
Au point de malaxer son traversin, en croyant étreindre le corps de sa belle.

"Dans un bon roman policier, rien n'est perdu. Il n'y a pas de phrase ou de mot qui ne soit significatif. " Paul Auster.
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Erik_
  31 août 2020
La trilogie noire est sombre comme le titre l'indique ; vous voilà averti ! J'ai rarement lu d'ailleurs des histoires aussi pessimistes. Mais elles valent le détour à plus d'un titre.
Nous sommes dans les années 20 ou 30 dans les milieux défavorisés de la capitale avec pour toile de fond l'exploitation de la classe ouvrière par le patronat et la misère sociale résultant de ce non partage des richesses. C'est dans cette ambiance déprimante bien particulière que peut naître des individus qui ne suivront pas le chemin de la légalité. Attention, il ne s'agit pas d'une oeuvre militante. C'est juste pour donner un cadre social. le banditisme ne naît pas par hasard…
Cette trilogie est naturellement composée de 3 histoires totalement indépendantes et distinctes. Nous suivons le destin de trois gars bien différents qui essayent de s'en sortir chacun à leur manière mais qui vont sombrer. L'identification avec ces héros n'est point possible à l'exception des lecteurs ayant une sensibilité meurtrière ce qui n'est manifestement pas le cas de la plupart d'entre nous (j'ose espérer). Quelquefois, on peut même éprouver du dégoût pour leurs actes les plus vils. Je précise que c'est pour un public averti.
Si le premier et le dernier tome sont bien des polars, le second serait plutôt un drame amoureux. J'ai particulièrement apprécié ce deuxième chapitre où le parcours du héros est réellement chaotique, au gré des rencontres. C'est après lecture de toute la série qu'on s'aperçoit que finalement dans le fond, il y a une même finalité tragique qui les relie. La psychologie est de mise. C'est traité avec brio et intelligence.
Par ailleurs, pour ne rien gâcher au plaisir, le dessin est véritablement à la hauteur. J'ai beaucoup apprécié les traits plutôt réussi aussi bien au niveau des décors que des différents personnages.
Au final, c'est une lecture que je recommande mais pas dans un jour où vous auriez le cafard.
Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
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Quetbo
  25 mars 2014
Le roman policier n'est pas le genre de mon choix. Je l'avoue sans réserve car ce n'est pas une tare. Mais là, CHEF D'OEUVRE. Nous ne sommes pas dans le policier, le thriller,... . Je me le suis approprié comme une étude de la société des années 40, 50 je ne sais pas trop vu des bas fonds, de pauvreté, de la crasse de la pègre. L'auteur a peaufiné ses personnages, ils sont lustrés, cirés magnifiques. L'écriture est somptueuse, je n'irai pas jusqu'à dire que l'on se rapproche de Céline mais c'est brutal, beau. Moi j'apparente ces trois tomes à quelques bouquins de la nouvelle littérature américaine. Allez, lisez les. C'est brutal et beau. Je me répète mais je n'ai pas trouvé mieux.
Cordialement
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wens
  19 mai 2011
Leo Malet est surtout connu pour ses nouveaux mystères de Paris et son célèbre détective Nestor Burma. Il est aussi l'auteur d'ouvrages qui ont été regroupés sous le titre de "Trilogie Noire" : La vie est dégueulasse (1948), le soleil n'est pas pour nous (1949) et Sueur aux tripes (1969). Ces trois romans ont été adaptés en Bd par Bonifay et mis en images par Daoudi.
Dans la vie est degueulasse , l'histoire se passe dans le Paris du milieu des années 20. En voix off, par le personnage central Jean, nous raconte la fin de sa vie, de sa vie dégueulasse. C'est la confessiont d'un truand extrêment violent, qui appartient à une bande vaguement liée au milieu anarchiste. Jean assassine de sang froid tous ceux qui le gênent ou tout simplement qu'il n'aime pas. Un psychiatre qui ressemble étrangement à Freud , dresse le portrait de Jean. C'est celui d'un homme qui n'a jamais pu faire le deuil de la mort de sa mère, qui a des blocages sexuels et remplace le sexe par une arme. La seule raison de vivre du personnage est l' amour fou pour une jeune femme Gloria. La violence n'est pas seulement individuelle mais aussi sociale, le pouvoir n'hésite pas à réprimer par la force les manifestations ouvrières, à tire sur les grévistes.
Daoudi reconstitue très soigneusement le décor de la France des années vingt: rues, bâtiments, intérieurs, costumes...Je le trouve moins à l'aise dans les dessin des visages et des expressions. Une lecture agréable même si la vie est dégueulasse.

Lien : http://francisfery.canalblog..
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lisona
  31 octobre 2016
J'ai commencé cette trilogie sans trop de conviction car il faut bien le dire, c'est cru, brutal et surtout très noir. Au final de ce 1er tome, j'ai finalement bien accroché autant aux dessins et couleurs, qu'à l'histoire en elle même.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
cascasimircascasimir   03 août 2019
Gloria m'attend...
Qu'elle attende!
Grand bien lui fasse!

Depuis que je la connais, il lui en faut toujours plus:
une robe, un manteau, un bijou.
Je sue sang et eau pour cette TRUIE!

Tu ne la connais pas, tu n'as vu que son ventre, ses seins... Mais elle, tu ne sais pas de quoi elle est capable.
Qu'est ce que tu crois, Jean?
Je l'ai prise, moi aussi, cette GARCE!
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Erik_Erik_   08 octobre 2020
Le polar est le genre littéraire idéal pour mettre en scène les dysfonctionnements de notre société, sans pour autant tomber dans le manichéisme.
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Video de Philippe Bonifay (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Bonifay
Interview de Fabrice Meddour pour le Roi des singes .Interview de Fabrice Meddour à propos de son album "Le Roi des singes" sorti en 2012 chez Vents d'Ouest, scénarisé par Philippe Bonifay.Cliquez ici pour plus d'infos http://www.ventsdouest.com/bd/john-arthur-livingstone-le-roi-des-singes-tome-1-9782749305929.htm
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