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EAN : 9782070497898
144 pages
Gallimard (14/01/1998)
3.07/5   7 notes
Résumé :
«Je n'avais pourtant pas l'intention de rester tueur à gages toute ma vie. Un seul meurtre et je m'en sortais avec les honneurs et de quoi sauter de belles voitures en belles femmes, jusqu'à la mort des rats. L'ennui, c'est qu'on trouve toujours plus salaud que soi dans ce monde pourri. Mais tant pis pour les autres, la vengeance, c'est comme la gueule d'un pitbull : faut que ça saigne sous les dents.»
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Frank Keller, 27 ans, physique de rêve, coeur à prendre,
flaire un bon coup dans Libé.
Il répond à une annonce
un contrat à remplir suivant conditions...
Une star à kidnapper moyennant rançon
Le commanditaire est un ex jaloux.
Rien de plus facile pour Frank qui aime les défis et les belles filles
sauf qu'un Pitbull qui ne dort que d'un oeil ronge son os dans le coin
et veille au grain...de beauté.
Le roman noir de Pierre Bourgeade ne fait pas dans la fine bouche
mais se dévore de bout en bout.
On suit à la trace le héros aux prises avec Mam', d'autres zigues
et avec un Pitbull qui n'est pas prêt de lâcher sa prise.
Avec Pitbull, sûr que vous allez être mordus !
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Je poursuis ma découverte des auteurs de la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard avec le titre « Pitbull » de Pierre Bourgeade.

Pierre Bourgeade, qui m'était inconnu jusque-là, était un touche-à-tout : scénariste télévisuel et de théâtre, photographe, essayiste, romancier, poète, journaliste... né en 1927 et mort en 2009.

Ce qui m'a attiré vers cet ouvrage est l'encart qui spécifie qu'il a reçu le Grand Prix Paul Féval en 1998.

Je pensais que le prix Paul Féval récompensait des oeuvres d'aventures ou des oeuvres jeunesse, il n'en est rien, comme quoi, les préjugés...

Mais il n'y a pas que les préjugés qui sont tenaces, les trous de mémoire également puisqu'en me penchant un peu sur la bibliographie de l'auteur, je me rends compte que j'avais déjà lu un de ses ouvrages, également paru au sein de la « Série Noire » : « Téléphone Rose » dont je n'ai pas gardé grands souvenirs...

Un jeune homme à la recherche de boulot lit une drôle d'annonce dans le journal Libération :

Pour travail hors normes, on recherche homme imaginatif et résolu. Forte rémunération si conforme. Écrire avec CV et photo au journal qui transmettra.

Il décide d'y répondre.

Après quelques jours, il est contacté par un homme qui lui propose, contre forte somme, d'abattre sa maîtresse, une actrice vedette qui l'avait déjà mis un peu au rencard pour épouser un riche mécène et qui s'apprête, cette fois-ci, à totalement l'éjecter pour partir vivre aux É.-U. avec un célèbre acteur et producteur.

Le jeune homme accepte la mission...

Ce court roman (très court) est narré à la première personne, comme le laisse imaginer la 4e de couverture et nous raconte l'histoire de Frank Keller, 27 ans, qui accepte d'assassiner une actrice vedette pour le compte de son amant.

Mais rien ne va se passer comme l'amant ne l'avait prévu ni comme Keller l'avait imaginé.

Si le roman démarre sur un parti pris peu crédible, passer une petite annonce dans le journal pour recruter un tueur à gages, il se termine de la même façon, que je ne déflorerais pas.

Entre deux, le récit et l'intrigue sont quelque peu abracadabrants, assez violents, et, au final, pas super intéressants.

Car le roman a pour narrateur un personnage auquel il est assez difficile de s'attacher du fait de sa piètre mentalité, de son manque de scrupules et d'un cruel manque de rythme ou de rebondissements.

Le lecteur se contente alors de suivre l'histoire du point de vue du principal intéressé, mais sans jamais ressentir quelconque sentiment (frisson, peur, exaltation, rire, crainte...) et surtout sans trembler pour ce personnage peu sympathique au demeurant.

Et, si Frank Keller n'emporte pas l'adhésion, ce ne sera pas plus le cas des personnages secondaires. Que ce soit l'amant qui cherche à assassiner une femme qui veut le quitter après l'avoir eu à sa charge pendant longtemps, le mari, riche mécène impuissant qui accepte de divorcer pour que la jeune femme épouse un riche acteur américain dans le but de faire de l'argent, l'acteur américain qui va se marier avec la jeune femme uniquement pour la médiatisation du projet cinématographique à venir, la mère maquerelle qui apporte son soutien à Frank Keller, le fils dégénéré de celle-ci, la prostituée qui a un faible pour le tueur...

Du coup, sans réel point d'attache dans l'histoire, sans avoir la possibilité de ressentir quoi que ce soit, il est alors difficile de réellement apprécier une oeuvre.

D'autant que la plume de l'auteur, sans être indigeste, n'est pas d'une qualité exceptionnelle qui rehausserait l'ensemble et offrirait une plus-value.

Au final, avec un style correct, mais sans plus, mais desservi par une intrigue peu exaltante et parfois incohérente et des personnages antipathiques, ce roman de Pierre Bourgeade se lit pourtant sans réel déplaisir grâce à son grand point fort : sa courte taille.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
En Belgique et en France, je ne devrais pas être puni, je devrais être remercié, félicité, décoré ! Je serai condamné, mais pour la forme. Quinze ou vingt ans de réclusion, en additionnant tout. Si j’en prends pour vingt ans, dans la pire hypothèse, grâce au jeu des remises de peine je n’en ferai que dix, à tout casser. J’ai vingt-sept ans, j’en aurai trente-sept maxi quand je sortirai. Je serai jeune, je serai libre, je serai riche.
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Mon affaire ne se présente pas trop mal. Après tout, en faisant ce que j’ai fait, j’ai rendu service à la Société… cette société qui n’ose plus se débarrasser de ses monstres. J’ai fait le ménage pour elle. Je l’ai débarrassée de cette racaille criminelle qui, laissée vivante, lui aurait coûté terriblement cher en fric, pour ne pas dire en vies humaines ! J’ai liquidé un parasite, organisateur de rapt ...
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Quel sourire ! Elle pourrait décapiter un rat d'un seul coup de dents !
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C’est chez lui que les Rambo du GIGN et du RAID viennent s’équiper en cas de coup dur, car mieux vaut alors avoir entre les mains cette bonne vieille riflette que le sinistre « Clairon » de l’armée française, qui a coûté plus de cinquante milliards aux contribuables, et avec lequel notre champion olympique, Jean-Pierre Amat lui-même, serait incapable de toucher un éléphant dans un couloir.
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Quand les choses se passent dans l’ombre, les gens qu’on désire manipuler gardent une certaine marge de manœuvre, mais lorsque du premier coup ces affaires éclatent au grand jour, comme aujourd’hui, ces mêmes gens sont pris au piège, l’opinion exige qu’ils réagissent immédiatement, ils n’ont pas le temps de contre-attaquer !
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Videos de Pierre Bourgeade (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Bourgeade
Jean-Hubert Gailliot - Éditions Tristram .Jean-Hubert Gailliot des éditions Tristram vous présente deux ouvrages de Pierre Bourgeade. Rentrée littéraire 2014. "Venezia" http://www.mollat.com/livres/bourgeade-pierre-venezia-9782367190297.html "Ramatuelle" http://www.mollat.com/livres/bourgeade-pierre-ramatuelle-9782367190303.html Notes de Musique : None Music/Unknown Album/Seizure's Palace. Free Music Archives.
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