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ISBN : 2266091948
Éditeur : Pocket (16/12/1999)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 15 notes)
Résumé :
En juillet 1942, une enfant, Rachel Blum, échappe par miracle à la rafle du Vel'd'hiv'.

Recueillie alors par des religieuses catholiques, confiée quelques années plus tard à des parents juifs traditionalistes, elle grandit hantée par la mémoire des siens, mais déchirée entre l'esprit des Chrétiens, qui pardonnent tout, et celui des Juifs, qui ne pardonnent rien.

L'Evangile dit " Aime tes ennemis ", mais la Thora dit " Zakhor ! ", " So... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
RanaZou
  08 mai 2018
Une enfant juive, Rachel, ayant échappé à la rafle du Vel' d'hiv', devient femme, épouse et mère. Rachel et son fils Adam s'interrogent sur leur origine : qu'est-ce, être juif ? et d'autre part, le pardon est-il possible ?
Un ouvrage concis d'une centaine de pages, doté d'une écriture sobre et efficace, nous transporte au plus profond de l'âme humaine et de ses tourments.
A découvrir.
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pgremaud
  03 octobre 2013
Toute une réflexion autour de l'oubli, du pardon, de la réconciliation et de la vengeance à travers la vie de 3 générations de juifs français.
La première génération, c'est celle des parents de Sarah et de son oncle Abraham, qui ont vécu la Seconde Guerre Mondiale, le nazisme et la Shoah. On y trouve déjà 2 attitudes différentes, décrites par Abraham. Il y a ceux qui, comme lui, avaient compris que la guerre serait quelque chose de terrible pour les Juifs et qui avaient décidé de fuir ou de se cacher. Puis il y a ceux qui n'ont pas vu ou pas voulu voir que le nazisme voulait les exterminer et que leur patience ou leur inconscience a conduits à la mort, comme les parents et le frère de Sarah, victimes de la rafle du Vel' d'Hiv'.
La deuxième génération, c'est celle de Sarah et de son mari. D'abord, Sarah apprend l'allemand, peut être inconsciemment. Puis elle cherche à comprendre la Shoah : elle veut voir les lieux comme le Vel'd'Hiv' et le camp de Royallieu à Compiègne. Marcel, son mari, est juif aussi, mais sa famille a décidé de cacher cette origine en prenant un nom français. Sarah et lui sont attachés au judaïsme, mais ce n'est même pas un rite, puisqu'ils ne se marient pas religieusement et ne font pas circoncire leur fils.
La troisième, c'est celle d'Adam qui apprendra qu'il est juif à la mort de son père. Parlant l'allemand, il trouve un travail en Allemagne. Dans une conversation, il n'ose avouer qu'il est juif et il en ressent une telle honte qu'il se circoncit lui-même avec le couteau de sacrificateur qui appartenait à son grand-père. S'étant retrouvé comme juif, il semble prêt à se réconcilier avec les Allemands. Mais il découvre que son amie est la fille de l'officier SS qui a assisté à l'arrestation de ses grands-parents. Après une dispute, il la tue avec le même couteau et se réfugie en Israël où il prend le prénom d'Abel et reprend son nom juif.

Au cours de ce processus de retour vers la judéité, on "croise" Paul Touvier comme exemple d'une attitude que Sarah a de la peine à comprendre : celle du pardon que les catholiques semblent prêts à accorder à tout le monde.
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YsaM
  05 décembre 2017
Le jour de la rafle du Vel d'Hiv Rachel a trois ans, elle est hospitalisée dans un dispensaire parisien lorsque ses parents sont embarqués. Elle est recueillie par des soeurs catholiques qui la cachent dans leur couvent de Nangis et changent son prénom en « Marie ».
Ses parents ne reviendront pas et à la libération elle retrouve des cousins alsaciens réfugiés en zone libre qui vont se charger de son éducation. En 1958, son bac en poche, elle remonte vers Paris et vit chez Abraham et Hanna une autre branche de sa famille, des religieux très pratiquants. A force de questionner Abraham elle va enfin découvrir qui sont ses parents, ce qui leur est arrivé et ses origines.
Dés lors, Rachel est hantée par ce passé si lourd à porter. Doit-elle oublier ? Doit elle continuer et transmettre sa judéité, doit-elle pardonner comme lui ont appris les soeurs du couvent. Rachel est perdue et ne sait plus qui elle est réellement.
Elle va se marier et avoir un fils. Que va t'elle lui transmettre, ressentira t'il lui aussi le poids de ce passé, comment peut-on avancer si on ne sait pas qui l'on est réellement.
Adam, comme Rachel auparavant, a ce ressenti, cette sensation du passé qui est là, son âme juive.
Pierre Bourgeade nous décrit une belle histoire en trois partie, On découvre d'abord Rachel adolescente, puis Rachel adulte qui se marie et la dernière partie du roman concerne Adam son fils.
Il y a de l'amour, de la souffrance aussi, tout se mélange et c'est un dilemme de taille pour ces descendants de parents assassinés dans les camps. Il faut avancer et continuer de vivre mais faire comme si rien ne s'était passé semble impossible, certains arrivent à pardonner, d'autres vivent avec l'esprit de vengeance et sont tourmentés, c'est ce que l'auteur tente de nous faire toucher du doigt, c'est parfois beau, et ça fait mal parfois.
Le livre se lit très rapidement puisqu'il ne possède qu'une centaine de pages, l'écriture est concise, l'auteur ne s'embarrasse pas de mots superflus, il va droit au but pour mieux nous faire saisir la gravité du présent mais aussi du passé.
Ce livre a été finaliste du prix Renaudot en 1998.
Lien : https://jaimelivresblog.word..
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Ingannmic
  26 août 2018
Comme avec "Ramatuelle", Pierre Bourgeade concentre dans le court récit qu'est "Les âmes juives" de nombreux événements, puisqu'il y couvre l'existence de Rachel Blum depuis le moment où, alors âgée de trois ans et contrairement à ses parents et son frère, elle échappe par un heureux hasard à la rafle du Vél d'Hiv, jusqu'à l'époque où son fils unique est devenu un jeune homme.
Recueillie pendant la guerre par des bonnes soeurs puis élevée par des membres de sa famille traditionalistes, elle mène ensuite une vie banale, ponctuée de ces petites réussites personnelles qui, cumulées, constituent ce que l'on pourrait qualifier de "bonheur tranquille". Elle obtient un poste d'enseignante, rencontre l'homme avec qui elle fera sa vie, donne naissance à un garçon en bonne santé...
Mais Rachel se sent poursuivie par l'Holocauste, et hantée par sa négation. A l'aube de l'âge adulte, désireuse d'en savoir plus sur ses origines, sur les événements qui décimèrent sa famille, elle se heurte au constat du déni collectif qui pèse sur la Shoah. Même lorsqu'elle l'évoque avec son père adoptif, ce dernier est plus virulent à l'encontre de la naïveté de ses parents qui n'ont pas su fuir au bon moment, qu'envers la barbarie nazie. le Vél d'Hiv a disparu, détruit à la fin des années cinquante, et rien n'honore, à son emplacement, la mémoire des raflés de 1942. La France de l'après-guerre se refuse à reconnaître sa responsabilité dans la déportation des juifs... Rachel peine à trouver un équilibre entre résilience et poids du passé.
Certains juifs, comme ses beaux-parents, ont d'ailleurs préféré faire oublier leurs origines, en changeant de nom, Rabinovich se transformant en Rabineau..
Pierre Bourgeade explore avec "Les âmes juives" une thématique passionnante, celle des traumatismes que lèguent les histoires familiales, avec cette particularité propre à l'Holocauste, qu'elles s'entremêlent à l'histoire de tout un peuple, terminologie qui elle-même peut prêter à interprétation. Car c'est quoi, "être juif" ? Un héritage qui échoit, de fait, aux filles et fils de ? Cela peut-il être un choix ? Et qu'est-ce que cela suppose, quel devoir de mémoire, quelle responsabilité vis-à-vis de ceux qui ont été persécutés en raison de leur judéité ?
J'étais donc plongée dans ce roman au rythme enlevé et au sujet prenant, lorsque, à quelques pages de la fin, tout a été gâché par un dénouement grotesque car sans crédibilité, caricatural...
Alors certes, vous me direz que la quasi totalité de ma lecture a été positive, mais je ne me suis pas remise de cette conclusion bâclée, ça a été comme de finir un excellent repas par un détestable dessert, dont je n'ai pu me débarrasser de l'arrière-goût...
Dommage...
Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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critiques presse (1)
Telerama   18 septembre 2013
L'écriture au scalpel semble effacer l'émotion pour s'en tenir aux faits, mais elle dégage une extraordinaire puissance et une souffrance infinie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
JuinJuin   01 mars 2013
"- (...) N'avaient-ils pas compris qu'en acceptant l'étoile jaune ils se reconnaissaient comme des sous-hommes que ne protégaient plus aucune loi?...
- Je ne sais pas...
- Non. Ils avaient des yeux, ils ne voyaient pas. Ils avaient des oreilles, ils n'entendaient pas. Ils refusaient de comprendre. Ils n'avaient même pas, comme moi, cherché leur salut dans la fuite. Ils avaient adopté, de toutes les habitudes juives, la plus haïssable, la patience. La patience des Juifs!...Dos courbé, rage rentrée, coeur de caillou!...L'envahisseur passera, mais l'éternal restera! La patience!...Ils avaient patienté, ils avaient enduré, ils avaient attendu. Ils avaient attendu...attendu....attendu...et à force d'attendre, ils avaient vu venir le jour...
- Le jour?...
- Le jour de cendres. Le jour où fut prise cette autre photo"
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pgremaudpgremaud   04 octobre 2013
J'ai toujours su que tu étais Juif. Je l'ai su dès le premier jour. Harald aussi l'a su. Je l'ai vu à tes yeux, à ton visage. je t'ai aimé quand même. Je t'ai peut-être aimé à cause de ça. J'ai tout de suite voulu , je veux qu'on se marie, qu'on ait des enfants en semble, qu'on se pardonne tout... tout ce qui s'est passé... l'Histoire... les horreurs... je suis prête à porter un nom juif... ton vrai nom si tu t'es présenté à nous sous un faux nom... Si des gens comme nous ne se comprennent pas, ne se pardonnent pas, qui le fera ?...
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pgremaudpgremaud   22 septembre 2013
- Cette lumière fait frissonner, dit Rachel
- Oui... Elle est pour nous l'équivalent d'une parole. Sais-tu qu'il est dit dans les Livres que l'Eternel n'a pas de visage. Il est partout. Il se meut dans les nuées. Celui à qui il fut donné de le contempler le décrivit comme étant une lueur... une fusion de jaspe et de cornaline... irradiant un arc-en-ciel d'émeraude. Chaque couchant nous le rappelle.
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Videos de Pierre Bourgeade (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Bourgeade
Jean-Hubert Gailliot - Éditions Tristram .Jean-Hubert Gailliot des éditions Tristram vous présente deux ouvrages de Pierre Bourgeade. Rentrée littéraire 2014. "Venezia" http://www.mollat.com/livres/bourgeade-pierre-venezia-9782367190297.html "Ramatuelle" http://www.mollat.com/livres/bourgeade-pierre-ramatuelle-9782367190303.html Notes de Musique : None Music/Unknown Album/Seizure's Palace. Free Music Archives.
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