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EAN : 9782207249321
334 pages
Éditeur : Denoël (26/05/1999)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 34 notes)
Résumé :
La vieille sorcière vous fait peur ? Osez lire son histoire et vous comprendrez que, comme tant d'humains solitaires, elle ne fait que chercher un vain un être auquel donner son affection. Comme la fermière de la vallée perdue qui attend, coeur battant... qui attend quoi, au fait ? Peut-être la même chose que vous... Parce que vous aussi, vous espérez, vous voulez être aimés ; vous aussi, comme le promeneur égaré, vous frémissez, et comme l'enfant invisible, vous rê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Maphil
  17 avril 2017
Maître de la SF, Bradbury n'utilise cependant celle-ci que comme décor. C'est un poète, un moraliste, un psychologue. On trouve dans ce recueil de 23 récits, un mélange de SF et de fantastique, de l'humour et beaucoup de tendresse pour des êtres moyens de la vie quotidienne. Et tout cela avec beaucoup d'humanisme et de lucidité.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
lonewolf31lonewolf31   13 juin 2014
(...) « J’aimerais me promener par une nuit de printemps...tu sais, une de ces nuits où la chaleur dure jusqu’au matin. J’aimerais marcher en compagnie d’une fille. Marcher pendant une heure, jusqu’à un lieu où on ne pourrait presque plus rien voir ni entendre. Grimper en haut d’une colline et rester assis là en contemplant les étoiles. J’aimerais prendre la fille par la main. Respirer l’odeur de l’herbe et des champs de blé, et me savoir au centre du pays entier, au centre même des Etats-Unis, avec des villes partout et des routes s’en allant dans chaque direction, mais sans que personne sache que nous sommes sur cette colline, installés dans l’herbe à observer la nuit.
Et tenir simplement la main de cette fille, ce serait formidable. Tu peux comprendre ça ? Sais-tu qu’avoir la main de quelqu’un dans la sienne, ça peut vouloir dire l’essentiel ? Comme si les mains bougeaient même si elles sont immobiles. On peut se rappeler une chose pareille toute sa vie, au point que son souvenir surpasse celui de toutes les autres nuits. Etre ensemble la main dans la main, ça signifie parfois plus que le reste. J’y crois vraiment. Quand les faits et gestes se répètent, indéfiniment, et qu’ils deviennent une routine, c’est le début qui compte, et pas ce qui vient après.
(...) Je voudrais juste rester à cet endroit, sans prononcer un mot. Les mots, il n’y en a pas pour qualifier une nuit pareille. La fille et moi, on ne se regarderait même pas. On verrait les lumières de la ville au loin en sachant que d’autres avant nous auraient escaladé d’autres collines et qu’il n’existe rien de mieux au monde. Rien ne pourrait être mieux ; toutes les maisons, les cérémonies, les assurances de bonheur du monde ne sont rien en comparaison d’une nuit comme celle-là. Les villes et leurs habitants enfermés chez eux durant la nuit, c’est une chose ; mais les collines, l’air libre, les étoiles et les mains jointes, c’est autre chose.
Et puis enfin, sans parler, elle et moi on tournerait la tête l’un vers l’autre pour se dévisager au clair de lune. Et on passerait ensemble la nuit sur cette colline. » (...)
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VALENTYNEVALENTYNE   02 octobre 2012
- Et maintenant, demanda-t-elle, si vous me disiez qui vous êtes exactement ?
Le voyageur spectral, voyant dans son visage celui d’une enfant triste qu’il aurait pu rencontrer longtemps auparavant, entrepris de raconter son passé :
-« J’ai « vécu » deux cents ans en un lieu situé non loin de Vienne. Pour survivre, assailli par les athées aussi bien que par les vrais croyants, je me suis réfugié dans les bibliothèques parmi des piles de livres poussiéreux pour m’y nourrir de mythes et d’histoires de cimetières. J’ai fait des festins de minuit en me repaissant de la panique et de la terreur déclenchées par des chevaux qui se cabrent, des chiens hurlant à la lune, des chats détalant en trombe, des pierres tombales qui s’effritent en morceaux. Au fil des années, mes congénères du monde invisible ont disparu l’un après l’autre à mesure que les châteaux tombaient en ruine et que les propriétaires de jardins hantés les louaient à des clubs de femmes ou à des chaînes hôtelières. Evincés que nous étions, nous avons cessé de rôder de par le monde pour être engloutis par le bitume et le béton, par les marécages de l’incrédulité, du doute, du mépris ou de la plus complète dérision. Avec l’incrédulité croissant au même rythme que la population, tous mes amis fantômes ont fui. Je suis le dernier, et j’essaie de traverser l’Europe dans ce train, pour aller me mettre à l’abri dans les recoins sombres d’un manoir, là où les hommes ont encore peur des formes brumeuses des âmes errantes. Il n’y a plus que l’Angleterre et l’Ecosse où je puisse trouver asile ! ».
Le son de sa voix s’estompa et fit place au silence.
- Et comment vous appelez vous ? interrogea-t-elle au bout d’un temps.
- Je n’ai plus de nom, murmura-t-il. Un millier de brouillards ont envahi mon caveau de famille. Un millier de pluies ont mouillé ma tombe. La mention gravée sur la stèle s’est peu à peu effacée sous l’effet de la brume, de l’eau et du soleil. Les fleurs et les herbes sauvages, les poussières du marbre, ont recouvert mon nom. »

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Videos de Ray Bradbury (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ray Bradbury
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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