AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Madeleine Jodel (Traducteur)
ISBN : 2743607939
Éditeur : Payot et Rivages (16/05/2001)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Après trois années à chercher fortune en Australie, George Talboys est de retour au pays. Accueilli par son ami Robert Audley, avocat, il s'apprête à retrouver sa femme Helen, quand il apprend que celle-ci est mystérieusement décédée.À Audley Court, la propriété familiale où Robert a invité son ami, d'autres événements curieux se produisent. La tante de Robert, Lady Audley, évite de croiser George.
Lequel, après s'être fait montrer un portrait d'elle, dispara... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  23 décembre 2016


Envie de lire un roman sans prétention mais qui fait très agréablement passer les heures en ces journées d'hiver ? Eh bien ouvrez le secret de Lady Audley. le titre correspond au contenu. Il y a bien un secret, pas très difficile à cerner, mais l'intérêt n'est pas là, il est dans cette ambiance british que j'aime tant.
Une jeune fille pauvre épouse un jeune homme qu'elle croit riche. Mais ce mariage n'ayant pas l'heur de plaire au père, celui-ci coupe tout lien avec son fils. Tout va bien tant que dure l'argent de la vente du brevet de dragon, mais l'argent fondu, la jeune fille se révèle amère. Son mari s'embarque pour l'Australie afin d'y faire fortune.

Un baronnet veuf s'éprend de l'institutrice des enfants d'un ami. La jeune fille accepte de l'épouser sans toutefois cacher l'attrait qu'exerce sur elle la situation que lui offre cet homme déjà père d'une fille de son âge.

De retour d'Australie, George doit faire face à l'annonce du décès de sa femme. Profondément atteint par cette nouvelle il suit un ami, neveu du baronnet dans sa visite au château. Mais le comportement de la jeune épouse bien qu'habituellement infantile est surprenant et bientôt celui de Georges également qui abandonne son ami Robert endormi dans une prairie et disparaît.

Comme vous le devinez la nouvelle Lady Audley n'est pas ce qu'elle paraît et George s'en est aperçu. Robert personnage pourtant éminemment flegmatique mais qui ne croit pas à un départ volontaire, enquête sur sa disparition.

Il sait comme nous d'ailleurs que Lady Audley à quelque chose à voir avec la disparition de George. Tous deux jouent au chat et à la souris. Mais Lady Audley rend les armes brusquement, de façon assez inattendue. Sans doute dans l'Angleterre victorienne ne pouvait on pas laisser vivre en paix une femme ayant autant malmené la morale. Mais si elle est punie, j'ai trouvé les remarques la qualifiant, plus de convention que sincères comme si l'auteur avait dû passer au dessus de ses propres sentiments. Après tout cette femme n'a fait qu'user des seules armes qu'elle possédait, la beauté et la ruse afin d'obtenir ce que le baronnet, sa fille ou Robert possédaient de naissance.

Mary Braddon elle même n'a pas eu une existence conventionnelle, choisissant d'être actrice, puis vivant maritalement avec un homme séparé de sa femme et père de famille nombreuse.


Il me semble intéressant de poursuivre la découverte de cet auteur, pour le plaisir immédiat de la lecture même si le souvenir ne sera pas impérissable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Melisende
  15 décembre 2013
C'est, il y a à peine quelques mois, avec La Bienfaitrice de Elizabeth von Arnim, que j'ai mis mon nez dans cette collection chez Archipoche de « classiques méconnus ». J'avais alors beaucoup apprécié la plume de l'auteure et souhaitais découvrir d'autres noms de la littérature anglaise du XIXe siècle. Mary Elizabeth Braddon m'était complètement inconnue avant que je mette la main sur ce Secret de Lady Audley et il me semble aujourd'hui dommage que ce nom n'est pas aussi bien traversé les siècles que ses prédécesseurs, Jane Austen et les soeurs Brontë par exemple.
L'ironie et la passion amoureuse ne sont certes pas les caractéristiques principales de ce roman, mais la maîtrise de l'intrigue policière mérite qu'on s'y attarde (quel est donc le fameux secret de Lady Audley ?). Mary Elizabeth Braddon est dorénavant un nom que je chercherai en librairie car nul doute que ses autres écrits auront également de quoi me contenter.
La première centaine de pages peut paraître un peu longuette car l'auteure prend son temps pour poser les bases de son histoire. le lecteur découvre alors, dans le détail, les lieux qui abriteront le futur crime et il fait également la connaissance - assez intime - des principaux protagonistes à savoir les membres de la famille Audley : Michael le patriarche et propriétaire de la demeure, sa fille unique Alicia, sa nouvelle très jeune et très belle femme Lucy (baptisée plus généralement Milady), le cousin Robert (qui mènera l'enquête) et le meilleur ami de celui-ci George Talboys.
Pendant cette première partie introductive, les ficelles se mettent en place et ce n'est qu'assez progressivement que le lecteur met le doigt sur les fils qui relient certains protagonistes, apparemment étrangers les uns des autres (quel lien George Talboys possède-t-il avec la famille Audley, exceptée son amitié avec Robert ?).
L'étau se resserre et, soudainement, alors que Robert et George s'approchent de la demeure Audley pour faire la connaissance de la nouvelle Lady, George disparait, ne laissant aucune trace derrière lui si ce n'est la soi-disant déclaration de son départ précipité pour l'Australie. Robert tergiverse, cherche à en savoir plus, ne trouve pas grand-chose à se mettre sous la dent et s'apprête à accepter le départ incongru de son meilleur ami. Très vite pourtant, les doutes s'installent et des certitudes s'élèvent. Comme l'enquêteur, le lecteur comprend le crime, connaît le nom du coupable mais va devoir trouver des preuves irréfutables du délit en même temps que Robert.
Le crime commis, l'intrigue prend alors un nouveau tournant et le rythme s'accélère : Mary Elizabeth Braddon met l'enquête en place. Grâce à de nombreux allers-retours en Angleterre et dans le passé de son meilleur ami disparu, Robert va rassembler les preuves nécessaires pour mettre en avant la culpabilité du personnage qu'on soupçonne tous depuis le début.
A l'instar d'une enquête à la Colombo, ce n'est pas le nom du coupable qui importe (on le connait dès la première minute ou presque), mais le cheminement de l'enquêteur et la machine qu'il met en place pour réunir les indices indispensables.
Le suspens est peut-être un peu moins présent que dans un Agatha Christie (dans lesquels le lecteur s'amuse à trouver le nom et le mobile du criminel), apportant ainsi quelques petites longueurs de temps en temps, mais globalement, le Secret de Lady Audley se dévore, un peu comme un page-turner version XIXe siècle.
L'intérêt du roman réside également et surtout dans ses personnages puisque Mary Elizabeth Braddon nous brosse des personnalités riches, complètes et complexes. Plus les pages défilent et plus le lecteur plonge dans les méandres du passé des figures principales, notamment dans ceux du coupable. Il découvre alors des secrets inavouables et surtout, de nouveaux visages derrière le masque des apparences. Les personnalités se révèlent et surprennent… c'est brillant.
Mary Elizabeth Braddon ne possède pas l'ironie d'une Jane Austen ou la plume percutante et rythmée d'une Agatha Christie, mais son style ne manque pas d'intérêt. J'ai certes relevé quelques longueurs (plus au cours de l'enquête que lors de la phase introductive d'ailleurs), mais je n'oublie pas de souligner la grande qualité visuelle de l'ensemble. L'anglaise maîtrise en effet l'art du détail, détails qui ne manquent pas dans les descriptions, sans pour autant trop alourdir celles-ci.
Grâce à ce sens de la précision, l'auteure plonge avec facilité son lecteur dans l'Angleterre du XIXe siècle. Outre l'enquête, c'est bien un roman psychologique et d'atmosphère qui se déroule.
A noter que derrière l'omniscience du point de vue (largement recentré sur le personnage de Robert la plus grande partie du texte), l'auteure s'adresse régulièrement à son lecteur, l'incluant ainsi plus facilement dans son intrigue.
Le Secret de Lady Audley ne fait pas un sans-faute, mais il me conforte largement dans l'idée de continuer ma découverte des auteurs « classiques » trop peu connus et réédités grâce à la collection Archipoche.
PS : Il semblerait qu'Archipoche soit assez coutumier des coquilles et autres erreurs textuelles… et il est vrai que ce roman en compte quelques-unes. Dommage, mais quand on est prévenu, ça passe un peu « mieux » !
Lien : http://bazardelalitterature...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Titine75
  16 avril 2010
Sir Michael Audley est veuf et est propriétaire d'un grand domaine dans le comté d'Essex. Ayant été séduit par la nouvelle institutrice, Sir Michael décide d'organiser une soirée afin de faire plus ample plus connaissance avec cette jeune personne. “Cette délicieuse soirée décida du sort de Sir Michael. Il fut fasciné par ces yeux bleus si doux et si touchants, la gracieuse élégance de ce cou svelte et de cette tête inclinée ornée de splendides boucles de cheveux aux reflets dorés et par la charmante voix qui résonnait comme une suave mélodie. Tout son être dégageait une telle harmonie que chacun de ses attraits semblait avoir été formé l'un en fonction de l'autre. Tous ces charmes subjuguèrent tant le baron qu'il lui fut aussi impossible d'y résister que de se soustraire à sa destinée ! ” Sir Michael épouse la très séduisante Lucy Graham et son bonheur semble complet jusqu'à l'arrivée de son neveu Robert Audley et de son ami George Talboys. Lady Audley agit alors de manière très étrange et George Talboys disparaît mystérieusement. Robert Audley n'aura de cesse de faire la lumière sur la disparition de son ami.
Je n'en dirai pas plus car il ne faut bien entendu pas trop déflorer l'intrigue conçue par Mary Elizabeth Braddon même si son roman n'est pas un whodunit classique. En effet, au bout d'environ 150 pages, le lecteur sait ce qui est arrivé à George Talboys mais surtout qui est à l'origine de sa disparition. le suspense n'est donc pas dans la recherche du coupable, il est ailleurs. C'est l'enquête de Robert Audley qui va tenir le lecteur en haleine tout au long du roman. On a beau savoir très vite le nom du coupable, on ne connaît pas les raisons qui l'ont fait agir. Robert Audley va de plus affronter un être d'une grande perversité, d'une grande intelligence, prêt à tout pour que ses crimes restent impunis. le lecteur est inquiet pour ce héros éminemment sympathique et désinvolte qu'est Robert Audley.
“Le secret de Lady Audley” a été publié en feuilleton en 1862 et la volonté de l'auteur de donner envie aux lecteurs de se précipiter sur le prochain épisode est visible. Cela se sent très fortement en fin de chapitre. Mary Elizabeth Braddon les termine par des révélations inattendues comme la mort de la femme de George Talboys qui revenait d'Australie pour la retrouver ; par des annonces de voyages qui permettront à Robert de découvrir de nouvelles pièces du puzzle ; par l'interpellation du lecteur : “Et pouvait-il maintenant sortir de l'enquête dans laquelle il se trouvait impliqué ? Pouvait-il s'arrêter ? Non, mille fois non.” Mais parfois Mary Elizabeth Braddon cherche trop à créer du suspense en lançant des pistes qui n'aboutiront jamais (je ne sais si c'est volontaire ou non). C'est le cas par exemple d'une lettre écrite à Robert Audley par sa cousine Alicia. L'auteur nous dit :”Si quelqu'un avait dit à ce moment au jeune avocat que la courte lettre de sa cousine devait être un jour l'un des maillons du terrible enchaînement de preuves nécessaires pour élucider le seul cas criminel dont il aurait à s'occuper, Mr Robert Audley aurait peut-être haussé les sourcils de surprise.” En réalité, c'est le lecteur et non Robert qui hausse les sourcils car Mary Elizabeth Braddon ne nous reparle jamais de cette lettre !
Ce dernier détail ne m'a pas empêché d'apprécier ce roman plein de rebondissements. J'y ai retrouvé une atmosphère très victorienne que j'apprécie tout particulièrement. Et j'ai trouvé très originale la forme de suspense créée par Mary Elizabeth Braddon : le lecteur sait dès le départ le nom du coupable et pourtant il ne peut lâcher ce livre de 470 pages !
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
ElizaLectures
  02 mars 2013
Lorsque le baron Audley, veuf depuis plusieurs années, rencontre la jeune et ravissante Lucy Graham, nouvellement arrivée comme institutrice chez son médecin, il tombe profondément amoureux d'elle et ne tarde pas à l'épouser, malgré les réticences de sa fille, Alicia. Tout oppose les jeunes femmes : tandis qu'Alicia est impulsive et fière, Lady Audley est douce, discrète et charmeuse avec son époux. En parallèle, le neveu du baron, Robert Audley, avocat à Londres, retrouve un vieil ami : George Talboys revient tout juste d'Australie retrouver sa femme et son fils, qu'il avait laissés trois ans auparavant pour chercher fortune. Mais à son arrivée, Talboys apprend que sa femme Helen vient de mourir. Désespéré et plein de remords, il décide de laisser son fils aux soins de son grand-père. Pour lui changer les idées, Robert Audley lui propose d'aller rencontrer la belle Lady Audley. C'est lors de ce voyage que Talboys disparaît mystérieusement. D'abord vexé que son ami ait quitté le pays sans l'en avertir, Robert Audley finit par croire qu'il a été assassiné… Il décide de mener l'enquête.
Il ne s'agit pas ici d'un roman policier au sens strict du terme puisqu'on soupçonne très vite le noeud de l'intrigue et les personnes impliquées, même si les détails ne seront révélés qu'à la fin. L'auteur utilise pourtant pour nous tenir en haleine un truc désormais bien connu, qui consiste à nous faire savoir que le héros trouve des indices et formule des hypothèses, sans pour autant nous en révéler le contenu… ce qui s'avère très frustrant. La force du récit réside aussi dans l'ambiance mystérieuse qui plane sur le château Audley : un grand manoir presque inoccupé, dont les murs sont mangés par le lierre, des arbres tordus battus par le vent, une grande arche en pierre délimitant l'entrée du domaine, sans compter le voyage de Robert dans la famille Talboys, encore plus sombre et inquiétante… de nombreuses descriptions sont directement issues du genre gothique. Au milieu de cet univers angoissant, Robert Audley détonne par sa nonchalance : il n'a jamais rien fait de sa vie, il est plutôt paresseux, ou flegmatique, comme on voudra. En tout cas, sa nature le pousse plutôt à l'indolence et c'est bien contre son gré qu'il se sent obligé de remuer ciel et terre pour retrouver son ami. Il va donc beaucoup évoluer au cours du roman et prendre progressivement le contrôle de sa vie. Face à lui, sa cousine Alicia, impétueuse, nous attendrit par l'amour sans espoir qu'elle porte à Robert, qui s'exprime notamment par des accès de colère et de jalousie envers sa belle-mère. Car Robert est rapidement fasciné par Lady Audley, sa grande beauté, son charme ravageur, dont il pressent qu'elle cache quelque chose. le titre du roman, à cet égard, est très explicite et ne nous décevra pas ! Lady Audley et Robert, qui nous semblent au début inoffensifs, se révèlent petit à petit les plus féroces dans la bataille qui va se jouer.
Lien : http://passionlectures.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
paraty62
  24 octobre 2013
Bonjour,je tiens d'abord a remercier Babelio et les éditions archipoche pour m'avoir choisie lors de l'opération masse critique.
Je n'avais jamais entendu parler de ce livre avant et c'est bien dommage il mériterait d'être plus connu,pour moi c'est un classique comme les agatha christie...
Dans ce livre nous suivons Robert Audley,avocat qui n'en porte que le titre et se laisse vivre. Il est indolent et m'a fait pensé a Hercule Poirot avec cette pipe qui ne le quitte jamais.
Il recueille Georges Talboys après son deuil et enquête lorsqu'il disparaît ,lui qui avait une vie bien rangée va vivre des aventures trépidantes...
Ce livre est un petit bijou,pour ma part je l'ai beaucoup apprécié même si il est un peu long a lire, je l'ai donc lu par petites touches puisqu'il avait était publié a l'époque en épisodes je pense que c'est plus approprié.
Commenter  J’apprécie          81
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
FemiFemi   06 juillet 2012
Il considérait depuis longtemps son neveu comme un gentil parasite, un homme auquel la nature avait accordé toutes les qualités de coeur, mais que l'on avait oublié lors de la distribution de l'intelligence. Sir Michael faisait là une erreur commune à ceux qui ne regardent que la surface des choses. Il prenait l'indolence pour de l'incapacité. Il croyait que, parce que son neveu était nonchalant, il était forcément stupide, et il concluait que si Robert ne se donnait pas la peine d'être brillant, c'était parce qu'il en était incapable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
paraty62paraty62   13 octobre 2013
Robert Audley était censé être avocat. Il était inscrit en tant qu'avocat dans le Law-List,il avait son appartement dans Fig-Tree Court Temple,et il avait consommé le nombre voulu de dîners,épreuve suprême pour tout aspirant au barreau désireux de gagner réputation et fortune.Si toutes ces conditions peuvent faire d'un homme un avocat,Robert Audley en était vraiment un. Mais il n'avait jamais eu de cause à plaider,ou n'avait jamais essayé,ou même souhaité en avoir une pendant les cinq années entières que son nom était resté peint sur une des portes de Fig-Tree Court. C'était un beau garçon,paresseux ,insouciant de tout,d'environ vingt-sept ans, fils unique du plus jeune frère de sir Michael Audley .Son père lui avait laissé quatre cents livres de rente,revenu que ses amis l'avaient engagé à augmenter en embrassant le barreau. Comme il avait trouvé ,après mûres considérations,plus d'ennui à s'opposer aux désirs de ses amis qu'à consommer tous ces dîners et prendre un appartement dans le Temple,il avait adopté le dernier parti et,sans rougir, s'intitulait lui-même avocat.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
paraty62paraty62   13 octobre 2013
C'était une vieille résidence qui ravissait tous ceux qui la visitaient, leur inspirant l'impatient désir de se retirer du monde et l'idée de venir se fixer là pour toujours , à regarder dans les eaux fraîches de l'étang et compter les bulles produites à la surface par les carpes et les gardons. Le calme semblait avoir choisi ce lieu pour asile, étendant sa main apaisante sur les fleurs et les arbres ,sur les étangs tranquilles et les paisibles allées, sur les coins obscurs des vieux appartements à l'ancienne mode, les profondes embrasures ménagées derrière les vitraux peints,les prairies basses et les avenues majestueuses ,et même sur le puits à l'eau stagnante ,frais et abrité selon l'usage d'autrefois et caché dans un bosquet derrière les jardins ,avec sa poulie paresseuse qui n'avait jamais tourné et sa corde pourrie qui avait laissé tomber dans l'eau le seau qu'elle ne pouvait plus retenir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
paraty62paraty62   13 octobre 2013
Mon cher Robert,
Qu'il est cruel à vous de partir pour cet horrible Saint-Pétersbourg avant la saison de la chasse ! J'ai entendu dire qu'on perdait souvent son nez dans ce climat désagréable, et comme le vôtre a une certaine longueur,je ne saurais trop vous conseiller de rentrer avant que le véritable mauvais temps s'installe.Quelle sorte d'individu est ce Mr Talboys? S'il est très aimable,vous pourriez l'amener au château aussitôt que vous serez de retour de vos voyages.Lady Audley me demande de vous prier de lui apporter une parure de zibeline.Vous ne devez pas vous arrêter au prix, mais à ce qu'elle soit positivement la plus belle que vous pourrez trouvez. Papa est parfaitement absurde avec sa nouvelle femme, et elle et moi ne pouvons ,en définitive,nous accorder; non qu'elle soit désagréable avec moi ,car,bien loin de là,elle se rend ,autant que possible,agréable à tout le monde ;mais elle est incurablement puérile et sotte.
croyez-moi,mon cher Robert,
Votre affectionnée cousine,
Alicia Audley
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
paraty62paraty62   13 octobre 2013
Sa jolie cousine,à la figure de lutin,aurait pu être complètement folle de lui et le répéter en ces termes charmants et détournés qui n'appartiennent qu'aux femmes,cent fois par jour,trois cent soixante-cinq jours par an,qu'à moins d'attendre quelques exceptionnel 29 février et de marcher droit sur lui,en lui disant:"Robert,voulez-vous m'épouser?", je doute fort qu'il se fût jamais aperçu de l'état de son coeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Video de Mary Elizabeth Braddon (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mary Elizabeth Braddon

La chronique de Gérard Collard - La Trace du serpent
La Trace du serpent de Isabelle Viéville-Degeorges, Mary Elizabeth Braddon et Charles Bernard-Derosne aux éditions de l'Archipel le jeune Richard Marwood est injustement accusé du meurtre...
autres livres classés : mystèreVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Londres et la littérature

Dans quelle rue de Londres vit Sherlock Holmes, le célèbre détective ?

Oxford Street
Baker Street
Margaret Street
Glasshouse Street

10 questions
547 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature anglaise , londresCréer un quiz sur ce livre
. .