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ISBN : 2370670355
Éditeur : Plein jour (19/01/2018)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le 27 octobre 1975, un homme, Jérôme Carrein, tue Cathy Petit, 10 ans, au bord des marais d'Arleux, dans le Nord-Pas-de-Calais. Trois mois plus tard, un autre homme, Patrick Henry, assassine cyniquement Philippe Bertrand, 7 ans. Le second échappera à la guillotine quinze jours avant que le premier soit condamné à mort ; il sera défendu par Robert Badinter et son procès, devenu celui de la peine de mort, tiendra la France en haleine. Jérôme Carrein, lui, n'intéresser... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Ophelien
  03 mars 2018
Livre intéressant sur une affaire peut-être assez méconnue maintenant : l'affaire Carrein.
En 1975, cet homme va tenter de violer puis tuer une petite fille de son village. La fille de la tenancière du bar où il a l'habitude d'aller. Une petite fille qu'il va prendre par la main et à la vue de tous, il va l'amener vers un marais pour effectuer son crime. C'est une histoire assez cruelle puisque cet homme était bien connu par tout ce village comme un alcoolique mais pas bien méchant. Bon, il avait la main un peu lourde sur sa femme mais la vie n'avait pas été tendre avec lui. C'est ici le portrait qu'on dresse de lui. Et pourtant un jour il va complètement vriller et commettre l'irréparable.
Ce livre nous décrit l'affaire Carrein, certes, mais aussi l'affaire Patrick Henry, un homme qui, dans la même période, assassine un enfant. Pourtant l'issue des deux meurtriers diffère : Carrein ne va pas échapper à la peine de mort mais Henry lui, oui.
C'est donc un portrait de la société en ce temps là qui nous est décrit : l'effroi de la population, la pression médiatique sur certaines affaires et pas d'autres, le débat naissant sur la peine de mort en vigueur à l'époque, etc.
On lit tout cela en se disant que ça ne fait même pas 50 ans que tout cela s'est passé, et qu'il n'y a pas si longtemps la guillotine servait encore. J'ai appris beaucoup de choses en lisant ce livre et il relance quand même le débat, même à notre époque, sur la peine de mort.
Instructif, il met bien en lumière ces deux affaires et l'environnement dans lequel elles se sont déroulées.
Pourtant j'ai eu l'impression que l'auteur prenait en pitié Carrein. En tout cas, certaines personnes l'ont pris en pitié avant qu'il ne soit exécuté car depuis son incarcération il ne buvait plus et était un autre homme. Mais un changement de comportement n'efface pas les crimes commis, donc je suis un peu mitigée par rapport à ces propos "excusant" le meurtrier.
Néanmoins un bon documentaire.
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hoel
  11 mai 2018
27 octobre 1975, Arleux, Nord.
Jérôme Carrein, s'enivre dans le troquet de Fernande Devimeux. Apercevant sa fille Cathy, dont il sait qu'elle aime la pêche, rentrer de l'école, il lui propose d'aller au bord des marais de Palluel. Là, il est pris d'une envie de la violer mais échoue, tant à cause de son ébriété que de la résistance que lui oppose la fillette de huit ans. de peur qu'elle lui échappe et aille tout raconter, il décide de la noyer et la laisse sur place. Avant de revenir au bar comme si de rien n'était.
Si des noms comme Christian Ranucci ou Patrick Henry évoquent encore quelque chose chez la plupart des gens, rares sont ceux à connaître celui de Jérôme Carrein. Il fut pourtant l'avant-dernier condamné à mort en France et même le dernier de nationalité française puisque la dernière exécution par guillotine fut celle d'Hamida Djandoubi, un ressortissant tunisien, le 10 septembre 1977.
Magistrat à la cour d'appel d'Aix-en-Provence, Luc Briand connaît parfaitement les rouages de la justice. Ayant eu accès au dossier et ayant interrogé certains de ses protagonistes, il nous livre tout à la fois un document sur l'affaire Carrein à proprement parler – façon Faites entrer l'accusé – ainsi qu'une réflexion sur l'histoire de la fin de la peine de mort en France. Car comme l'explique l'auteur, appuyé par le témoignage de Robert Badinter, si Jérôme Carrein a été jugé si vite et de manière si implacable, c'est surtout parce que le contexte s'y prêtait. Bien que d'après les sondages de l'époque la majorité des Français étaient encore favorables à la peine de mort, on commençait à sentir le vent tourner et beaucoup pensaient, y compris au sein de la magistrature, que la guillotine allait bientôt être définitivement remisée. Surtout, le jugement de Carrein intervient deux semaines après celui de Patrick Henry, coupable de l'enlèvement et du meurtre du petit Philippe Bertrand, âgé de sept ans. Brillamment défendu par Me Robert Bocquillon et par Robert Badinter lui-même – qui allait bientôt, en tant que Garde des Sceaux du gouvernement Mitterand, abolir la peine capitale – Henry échappe au couperet fatal et se voit condamné à la prison à perpétuité.
Après quoi La France a peur et le jury populaire du procès de Carrein ne fléchit pas malgré la description par son avocat du parcours de vie misérable de l'accusé, pourtant bien moins cynique que Patrick Henry.
Fort documenté et passionnant, La Revanche de la guillotine captivera sans peine les amateurs d'Histoire s'intéressant à la peine de mort et à son abolition. Offrant aussi une brillante réflexion sur l'évolution de la justice en France, ce document mérite de rencontrer ses lecteurs.
Lien : https://hanniballelecteur.wo..
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Bookliseuse
  07 avril 2018
Introduction : 23/06/1977 - Maison d'arrêt de Douai-Cuincy
Jérôme Carrein, 36 ans,  père de 5 enfants est décapité via une guillotine pour l'enlèvement et le meurtre de Cathy Petit, fillette de 10 ans. Meurtre commis le 27/10/1975 à Palluel dans le Pas-de-calais. C'est la dernière personne de nationalité français à avoir été guillotinée.
A travers divers témoignages, l'auteur nous fait découvrir l'histoire de Carrein depuis son enfance, afin de "d'essayer" de comprendre ce qui a pu pousser cet homme à commettre ce terrible acte.
Il nous fait découvrir également l'histoire de la peine de mort en France mais aussi dans divers pays du monde.
Il décrit avec brio une époque pas si lointaine que ça mais tellement différente. Un après-guerre sans chômage, où l'alcool est banalisé, les dommages que celui-ci peut causer sont peu ou pas du tout évoqué. Une époque qui change doucement où l'opulence laisse la place au début du chômage et la misère que celui-ci engendre.
Ce roman ma laissé un peu perplexe. Comme si l'auteur voulait à tout
pris trouver des excuses à Carrein, le faisant passer pour victime des médias, du peuple et de la justice, banalisant son atroce crime. Personnellement je ne lui trouve aucune excuse, il a tué la petite Cathy en tout état de conscience froidement et j'irais jusqu'à dire qu'il a préparé son crime.
Avis mitigé pour ce roman
Lien : https://bookliseuse.com/la-r..
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marionf
  11 mars 2018
Douai, le 23 juin 1977, est exécuté Jérôme Carrein, condamné le 12 juillet 1976 et le 1er février 1977 à la peine capitale pour tentative de viol et assassinat d'une enfant de 8 ans, Cathy. Il sera le dernier guillotiné français.
Tout en nous exposant la vie de Jérôme Carrein avant son passage à l'acte, les déroulés des enquêtes, les procès, l'incarcération et, enfin, la mise à mort, Luc Briand, magistrat, s'attache à nous en apprendre le contexte tant politique que judiciaire, notamment par de très nombreux parallèles avec le criminel Patrick Henry.
Bien écrit, bien documenté, LA REVANCHE DE LA GUILLOTINE, L'AFFAIRE CARREIN ne pouvait mieux porter son titre. La revanche de cette guillotine qui n'aura pas eu Patrick Henry. Une peine prononcée par une opinion revancharde à l'encontre d'un accusé que le Président Valéry Giscard d'Estaing ne pouvait gracier. Un concours de circonstances où la peine de Jérôme Carrein tient davantage à un malheureux calendrier judiciaire et criminel qu'à une véritable prise en compte du crime, du comportement passé et présent et de la dangerosité du criminel.
Particulièrement adapté aux lecteurs ne s'étant pas (ou peu) intéressés à cette période capitale, véritable tournant de la vie judiciaire française. Grâce aux interventions de Robert Badinter, de Eric Chevalier, fils du bourreau Marcel Chevalier, et de tant d'autres que Luc Briand offre ici une esquisse du monde judiciaire et de la société du milieu des années 70.

Lien : https://troisiemesansascense..
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Zabouille
  16 février 2018
Magistral. Glaçant. https://littelecture.wordpress.com/2018/02/16/la-revanche-de-la-guillotine-laffaire-carrein-de-luc-briand/
Lien : https://littelecture.wordpre..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
marionfmarionf   01 mars 2018
Comment donc, souligner la violence et l'irréversibilité du châtiment suprême pour en détourner les jurés ?
Ainsi que relève Claude Imbert dans Le Point du 12 août 1976, les cours d'assises ont parfois tendance à « se défausser » sur le président de la République : « Le droit de grâce, insensiblement, devient le pouvoir solitaire de tuer. Une longue file de Ponce Pilate se lavent les mains, en tapinois, tandis que le président arme la lame oblique du bourreau. »
Au cours de chacun des deux procès de Jérôme Carrein, c'est d'ailleurs bien cette stratégie que suivra l'avocat général, qui ne cessera d'affirmer aux jurés que ceux-ci ne sont « pas seuls » à décider de la peine capitale, puisque le dernier mot appartient au président de la République.
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OphelienOphelien   03 mars 2018
Le 2 août 1975, lors d'une vague de chaleur estivale, le journal télévisé de FR3 Nord-Pas-de-Calais recommande aux habitants de la région de se prémunir contre la déshydratation en buvant... de la bière : "La bière, ce n'est pas mauvais pour la santé à condition d'être raisonnable bien sûr, affirme le journaliste Yves Sécher. Le Comité national de défense contre l'alcoolisme affirme qu'on peut en boire 1,5 litre par jour sans danger pour la santé. De quoi se désaltérer dans une journée. Et puis pourquoi s'en priver ? C'est nous-mêmes dans le Nord qui en fabriquons et on en fabrique beaucoup." Autres temps...
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marionfmarionf   28 février 2018
Ce n'est pas le procès de Carrein, c'est le procès de la peine de mort.
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