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EAN : 9782260029168
234 pages
Julliard (07/01/2016)
3.15/5   93 notes
Résumé :
Trois jeunes sexagénaires décident de faire une virée en camping-car. Malgré une longue amitié et une confiance mutuelle indéfectible, des non-dits se sont installés entre eux. Mais au fil de la route et de quelques péripéties cocasses, les langues vont se délier et l'humour ramener chaque chose à sa juste place.
Camping-car, c'est l'histoire inédite d'une tranche de vie qui s'écrit et s'invente aujourd'hui autour de la soixantaine. Une période ou l'on se con... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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Alexandre, Moz et Jeannot sont amis depuis de longues dates. A soixante ans, tous trois vivent en croyant qu'ils sont maitres de leur destin. Mais ils vont devoir affronter des changements de cap et pour ça, rien de mieux que de partir quelques jours à bord du Rapido de Jeannot, son camping car qu'il bichonne comme un enfant. Cette trève dans leur quotidien va leur permettre de mettre des mots sur leur doute, leur blessure et les reproches qu'ils font à la vie...

Sophie Brocas écrit ici un sublime roman... vraiment... Bien au delà d'une ballade en camping car, on est touché par ces 3 hommes dans la force de l'âge qui lève enfin le voile sur leur fragilité. Avec une écriture légère, rythmée et fluide, l'auteur nous offre à entrevoir les complexités de l'existence, un regard tendre sur la peur de vieillir, la relation de couple, la vie qui défile sans qu'on s'en aperçoive et la force qu'on trouve à être entouré...

Un énorme énorme coup de coeur !!!

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Voici mon retour sur Camping-car de Sophie Brocas.

Trois jeunes sexagénaires décident de faire une virée en camping-car.

Malgré une longue amitié et une confiance mutuelle indéfectible, des non-dits se sont installés entre eux.

Mais au fil de la route et de quelques péripéties cocasses, les langues vont se délier et l'humour ramener chaque chose à sa juste place.

Camping-car, c'est une tranche de vie qui s'écrit et s'invente aujourd'hui autour de la soixantaine.

Nous découvrons trois hommes Alexandre, Moz et Jeannot , qui ont soixante ans et encore toute la vie devant eux. du moins, le croient-ils car, à soixante ans la société ne nous voit plus aussi jeune que l'on pense l'être..

Des questions se posent et surtout les non-dits sont bien présents entre eux..

J'ai aimé leur façon de voir les choses. Ils sont très différents ces trois amis qui ne voient pas tout pareillement, même s'ils pensent parfois que si. Ils sont pourtant complémentaires, à leur manière. Car en amitié, les différences peuvent faire du bien et faire avancer les choses.

Trois hommes têtus qu'il est plaisant de suivre le temps d'un voyage.. qui leur apportera quelques surprises inattendues.

L'autrice évoque la peur de vieillir, l'importance de l'amitié, les relations de couple..

L'écriture est fluide, nous avons là un roman plaisant à lire avec de nombreuses touches d'humour.

Je l'ai vite lu, en étant pas certaine quand même d'en garder un immense souvenir.

Mais j'ai passé un bon moment de lecture, d'où le quatre étoiles :)

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Trois sexagénaires sont amis depuis bien longtemps.

Ils se retrouvent chaque dimanche soir au restaurant.

Devinant les gros soucis de l'un deux, ils décident d'une petite virée en camping-car.

Qu'ils sont sympathiques ces trois là.

Comme ils se soutiennent et s'entraident.

C'est touchant.

Chacun a ses problèmes qu'il expose aux autres, lesquels mettent tout en oeuvre pour aider.

Outre ces hommes attachants, j'ai apprécié la qualité littéraire.

L'auteure sait faire vivre ses personnages, les présente intelligemment.

Si le ton se veut léger, des problèmes d'existence essentiels sont soulevés.

J'avais déjà lu le cercle des femmes que j'avais bien aimé.

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Ils sont trois amis inséparables. Il y a Alexandre, le dandy, Jean, conducteur de bus et propriétaire du camping-car et Francis, dit Moz.

Tous les dimanches, ils se retrouvent pour dîner ensemble, parler de leur vie, refaire le monde. Jusqu'au jour où Moz manque à l'appel. Est-il malade ? Mourant ? Mort, peut-être ? Mais non. Il vit toujours. Hélas, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Pas un mot sur ce qui lui arrive. Les deux autres décident donc de lui tirer les vers du nez en douceur au cours d'une petite virée en camping-car.

A l'issue du voyage, les trois compères devront faire des choix et peut-être prendre une nouvelle direction.

Dès la première page, j'ai le sourire aux lèvres en découvrant le titre du chapitre : « Rue Croulebarbe ». Je me rappelle le « Brouillard au Pont de Tolbiac » de Léo Malet, dans lequel Nestor Burma énumère quelques noms de rues pittoresques et dit qu'à la « Rue Croulebarbe ne siège pas l'Académie française ».

Tous les chapitres nous renvoient à des lieux (mais où sont donc passées les tables de matières, tellement pratiques!?)

L'auteur présente ses trois personnages et, de temps en temps, à travers un chapitre écrit en italiques, nous pourrons découvrir des informations complémentaires à propos de leur passé.

Alexandre et Dolorès font figure de couple modèle. Jeannot est une sorte de Don Juan et sa façon de parler de la conquête amoureuse est assez choquante : « Pas d'attachement, pas de serment ni de toujours : de la nouveauté, rien que de la nouveauté. Voilà précisément où Jeannot en était avec Isabelle, rencontrée à la terrasse d'un café. Samedi, au musée du Luxembourg, il essaierait de la ferrer sec. » Que voilà une façon élégante de transformer la femme en proie ! (En poisson, même).

Quant à Moz (diminutif de Mozart), c'est un taiseux, investi dans son travail et l'univers de la grande musique. Son enfance difficile explique son caractère taciturne. C'est lui que je trouve le plus attachant.

Alexandre, je ne l'aime pas. A priori, pourtant, il devrait me plaire. Raffiné, il est curieux de tout et ne perd pas une occasion de parfaire une culture déjà encyclopédique. Comme on le paie à ne rien faire (en voilà un qui a de la chance!), il peut visiter à l'envi les expositions et aller au cinéma. Pourtant, il n'est pas totalement oisif. Il rédige et prononce des oraisons funèbres pour les chiens qu'on enterre à Asnières. Bien qu'il ait de confortables moyens, il n'hésite pas à spéculer sur la douleur des maîtres et à leur extorquer de véritables fortunes. Cela ne l'empêche pas de n'avoir ni empathie ni respect pour les animaux ou la douleur de leurs propriétaires. « Il se tenait comme un acteur en scène (…) Qu'y avait-il de triste dans ces funérailles canines ? (…) Contrairement à ce qu'il advient aux hommes, Alexandre savait que le caniche disparu serait remplacé dans la semaine par un frère en tous points comparable ». Parce qu'il est bien connu que les humains, veufs et veuves restent éternellement en deuil et inconsolables. Allons donc ! Il ne lui vient pas à l'idée que « remplacer » n'est pas le mot qui convient. On ne remplace jamais un compagnon perdu (je parle en connaissance de cause), mais on cherche à combler un vide insupportable.

Je ne l'aime pas non plus parce qu'il n'a ni considération ni respect pour son ami Jeannot, très attaché à son vieux chien infirme. Alexandre refuse que Jeannot l'emmène dans son camping-car parce qu'il « pue » et qu'il « est moche avec sa patte en moins ». Moi, c'est avec Jeannot que je suis d'accord, et, à sa place, j'aurais dit à Alexandre : « C'est MON camping-car. J'y emmène qui je veux et d'abord mon chien. Si t'es pas content, trouve-toi un autre moyen de transport. »

D'ailleurs, dès la première étape, ce mari et ami fidèle laisse ses copains en plan et s'en va courir le guilledou. Évidemment, selon lui, c'est sa compagne la fautive. Comme elle s'occupe des femmes battues, elle n'est plus à sa disposition vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et donc, elle mérite d'être trompée. A la place de Dolorès, je l'aurais jeté à la rue. Trompeur ? Menteur ? Allez ouste, du balai. Je n'ai pas besoin de ça chez moi.

Ce Monsieur Je-sais-tout fait visiter le musée Rimbaud à Charleville-Mézières, et il parle, des trémolos dans la voix, de « maison natale du poète ». Je ris. Déjà, au premier coup d'oeil, on voit bien que ce bâtiment n'a rien d'une demeure familiale (c'est, en réalité, un ancien moulin), mais en outre, je trouve qu'avant d'écrire des bêtises, l'auteur aurait pu se renseigner !

La fin est bâclée et tirée par les cheveux.

Donc, pendant ma lecture, je ne me suis pas ennuyée et j'ai eu envie de poursuivre jusqu'au bout, mais une fois la dernière page tournée, j'ai trouvé qu'on n'en retirait rien et que ce livre serait aussi vite oublié que lu.

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Jeannot, Alexandre et "Moz" sont trois vrais amis, parisiens et sexagénaires..

Lorsque Moz ne se présente pas au rendez vous qu'aucun d'entre eux n'a jamais manqué, on s'inquiète, forcément.

Jeannot, pour dérider son ami et l'aider à se confier, propose un voyage en camping-car ( le sien).

Au cours de ce périple, les langues se délient, et Sophie Brocas décrit les personnages et , en italiques, raconte leurs histoires.

C'est plein d'humour, les personnages sont attachants, c'est plutôt bien écrit.

Un roman vite lu, mais pas si léger que cela!

La fin est assez drôle.

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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
L'amour ce n'est pas un gâteau qui diminue à mesure que tu distribues des parts.
C'est même le contraire. Plus tu aimes des gens, plus tu fabriques de l'amour.
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Vous les hommes, pendant des siècles, vous vous êtes affirmés dans l'espace public. Au travail, au café, sur les estrades politiques. En vous projetant ainsi dans le monde, vers l'extérieur, vous avez fait l'économie de l'introspection. Du coup, vous avez un mal fou à parler, à exprimer vos doutes, vos peurs, vos sentiments, bref, toutes ces choses intimes qui nous fabriquent et nous agitent. p.93
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Instinctivement, ils savaient qu'en partageant d'abord l'amitié, ils pourraient ensuite partager toutes les autres expériences de leur vie d'homme. L'amour qui s'en viendrait ou qui s'en irait. La carrière, avec ses hauts et ses bas. La mort du père, la grippe, la panne du four, l'édito politique du soir. Inconsciemment, ils savaient que cette amitié les préserverait de la solitude, leur offrirait toujours un robuste filet de sécurité et les autoriserait à vivre, ailleurs, toutes les aventures. Sans se le dire explicitement, ils sentaient que cette amitié constituait un mini-laboratoire où tout pouvait se tenter, s'expérimenter, se dire, pour peu que l'on soit prêt à se laisser transformer par le précipité de la sensibilité de l'autre. p.41 et 42
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C'est quoi pour toi, pardonner ?
Accepter, je dirais. Pas oublier ni se résigner. Encore moins se culpabiliser. Bien sûr, je n'aurais pas fait le même choix à sa place. Mais il faut que j'admette que les choses ont été ainsi, qu'elles ont été voulues ainsi. Pardonner, pour moi, c'est accepter qu'elle est différente de moi sans que je me trouve nul pour autant. p.215
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Perdre son boulot c'est aussi un cancer, tonna Moz. Sauf qu'il ronge d'autres choses que ton corps. Il ronge tes économies. Il ronge ta place, le regard de tes voisins, de tes collègues, de ta famille. Il ronge ton moral parce que tu te sens d'un coup tellement inutile, tellement moche, tellement au rebut. Avec un cancer, au moins tu te dis qu'il y un espoir. Tu te dis que tu peux t'en sortir et qu'après l'épreuve, la vie reprendra son cours, comme avant. Mais là, non c'est impossible. Qui voudrait embaucher un vieux ? Autrement dit, un mec périmé, foutu, basta. A cinquante-neuf ans, on n'attend plus rien de toi. Alors s'il vous plaît, soyez aimable monsieur, attendez calmement la mort et tout ira bien. p.113
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