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EAN : 9782260029168
234 pages
Éditeur : Editions Julliard (07/01/2016)

Note moyenne : 3.11/5 (sur 59 notes)
Résumé :
Trois jeunes sexagénaires décident de faire une virée en camping-car. Malgré une longue amitié et une confiance mutuelle indéfectible, des non-dits se sont installés entre eux. Mais au fil de la route et de quelques péripéties cocasses, les langues vont se délier et l'humour ramener chaque chose à sa juste place.
Camping-car, c'est l'histoire inédite d'une tranche de vie qui s'écrit et s'invente aujourd'hui autour de la soixantaine. Une période ou l'on se con... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  03 mars 2016
Alexandre, Moz et Jeannot sont amis depuis de longues dates. A soixante ans, tous trois vivent en croyant qu'ils sont maitres de leur destin. Mais ils vont devoir affronter des changements de cap et pour ça, rien de mieux que de partir quelques jours à bord du Rapido de Jeannot, son camping car qu'il bichonne comme un enfant. Cette trève dans leur quotidien va leur permettre de mettre des mots sur leur doute, leur blessure et les reproches qu'ils font à la vie...
Sophie Brocas écrit ici un sublime roman... vraiment... Bien au delà d'une ballade en camping car, on est touché par ces 3 hommes dans la force de l'âge qui lève enfin le voile sur leur fragilité. Avec une écriture légère, rythmée et fluide, l'auteur nous offre à entrevoir les complexités de l'existence, un regard tendre sur la peur de vieillir, la relation de couple, la vie qui défile sans qu'on s'en aperçoive et la force qu'on trouve à être entouré...
Un énorme énorme coup de coeur !!!
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beatriceferon
  03 mars 2017
Ils sont trois amis inséparables. Il y a Alexandre, le dandy, Jean, conducteur de bus et propriétaire du camping-car et Francis, dit Moz.
Tous les dimanches, ils se retrouvent pour dîner ensemble, parler de leur vie, refaire le monde. Jusqu'au jour où Moz manque à l'appel. Est-il malade ? Mourant ? Mort, peut-être ? Mais non. Il vit toujours. Hélas, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Pas un mot sur ce qui lui arrive. Les deux autres décident donc de lui tirer les vers du nez en douceur au cours d'une petite virée en camping-car.
A l'issue du voyage, les trois compères devront faire des choix et peut-être prendre une nouvelle direction.
Dès la première page, j'ai le sourire aux lèvres en découvrant le titre du chapitre : « Rue Croulebarbe ». Je me rappelle le « Brouillard au Pont de Tolbiac » de Léo Malet, dans lequel Nestor Burma énumère quelques noms de rues pittoresques et dit qu'à la « Rue Croulebarbe ne siège pas l'Académie française ».
Tous les chapitres nous renvoient à des lieux (mais où sont donc passées les tables de matières, tellement pratiques!?)
L'auteur présente ses trois personnages et, de temps en temps, à travers un chapitre écrit en italiques, nous pourrons découvrir des informations complémentaires à propos de leur passé.
Alexandre et Dolorès font figure de couple modèle. Jeannot est une sorte de Don Juan et sa façon de parler de la conquête amoureuse est assez choquante : « Pas d'attachement, pas de serment ni de toujours : de la nouveauté, rien que de la nouveauté. Voilà précisément où Jeannot en était avec Isabelle, rencontrée à la terrasse d'un café. Samedi, au musée du Luxembourg, il essaierait de la ferrer sec. » Que voilà une façon élégante de transformer la femme en proie ! (En poisson, même).
Quant à Moz (diminutif de Mozart), c'est un taiseux, investi dans son travail et l'univers de la grande musique. Son enfance difficile explique son caractère taciturne. C'est lui que je trouve le plus attachant.
Alexandre, je ne l'aime pas. A priori, pourtant, il devrait me plaire. Raffiné, il est curieux de tout et ne perd pas une occasion de parfaire une culture déjà encyclopédique. Comme on le paie à ne rien faire (en voilà un qui a de la chance!), il peut visiter à l'envi les expositions et aller au cinéma. Pourtant, il n'est pas totalement oisif. Il rédige et prononce des oraisons funèbres pour les chiens qu'on enterre à Asnières. Bien qu'il ait de confortables moyens, il n'hésite pas à spéculer sur la douleur des maîtres et à leur extorquer de véritables fortunes. Cela ne l'empêche pas de n'avoir ni empathie ni respect pour les animaux ou la douleur de leurs propriétaires. « Il se tenait comme un acteur en scène (…) Qu'y avait-il de triste dans ces funérailles canines ? (…) Contrairement à ce qu'il advient aux hommes, Alexandre savait que le caniche disparu serait remplacé dans la semaine par un frère en tous points comparable ». Parce qu'il est bien connu que les humains, veufs et veuves restent éternellement en deuil et inconsolables. Allons donc ! Il ne lui vient pas à l'idée que « remplacer » n'est pas le mot qui convient. On ne remplace jamais un compagnon perdu (je parle en connaissance de cause), mais on cherche à combler un vide insupportable.
Je ne l'aime pas non plus parce qu'il n'a ni considération ni respect pour son ami Jeannot, très attaché à son vieux chien infirme. Alexandre refuse que Jeannot l'emmène dans son camping-car parce qu'il « pue » et qu'il « est moche avec sa patte en moins ». Moi, c'est avec Jeannot que je suis d'accord, et, à sa place, j'aurais dit à Alexandre : « C'est MON camping-car. J'y emmène qui je veux et d'abord mon chien. Si t'es pas content, trouve-toi un autre moyen de transport. »
D'ailleurs, dès la première étape, ce mari et ami fidèle laisse ses copains en plan et s'en va courir le guilledou. Évidemment, selon lui, c'est sa compagne la fautive. Comme elle s'occupe des femmes battues, elle n'est plus à sa disposition vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et donc, elle mérite d'être trompée. A la place de Dolorès, je l'aurais jeté à la rue. Trompeur ? Menteur ? Allez ouste, du balai. Je n'ai pas besoin de ça chez moi.
Ce Monsieur Je-sais-tout fait visiter le musée Rimbaud à Charleville-Mézières, et il parle, des trémolos dans la voix, de « maison natale du poète ». Je ris. Déjà, au premier coup d'oeil, on voit bien que ce bâtiment n'a rien d'une demeure familiale (c'est, en réalité, un ancien moulin), mais en outre, je trouve qu'avant d'écrire des bêtises, l'auteur aurait pu se renseigner !
La fin est bâclée et tirée par les cheveux.
Donc, pendant ma lecture, je ne me suis pas ennuyée et j'ai eu envie de poursuivre jusqu'au bout, mais une fois la dernière page tournée, j'ai trouvé qu'on n'en retirait rien et que ce livre serait aussi vite oublié que lu.
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MllePeregrine
  11 octobre 2020
Ce livre inattendu m'a fait passer un bon moment. Je l'ai reçu dans une première box "Kube", j'avais demandé une lecture détente, avec des personnages hauts en couleur.
On suit ici trois sexagénaires: Moz, Alexandre et Jeannot. Tous les trois sont liés par une très forte amitié depuis leur jeunesse; comme tout le monde, ils ont leur lot de bonheurs et de malheurs. Pour aider l'un d'entre eux qui se trouve justement au creux de la vague, ils décident de partir tous les trois pour une virée en camping-car.
Ce voyage va être l'occasion pour chacun d'entre eux de réfléchir, de se retrouver face à lui-même et de prendre des décisions.
Si les premières pages ne m'ont pas passionnée, je me suis néanmoins vite accrochée à l'histoire. La vie de ces hommes dont je me trouvais si éloignée au début m'a parlée. Je les ai compris, j'ai été solidaire.
Les quelques figures féminines de l'histoire sont également bien brossées, criantes de vérité.
Camping-car est un beau livre, c'est le livre de la vie de tout un chacun. Il est simple, sans artifice, il est vrai.
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vero01
  07 février 2016
Jeannot le comique de la bande conduit des bus sur les lignes des quartiers populaires de Paris. Alexandre haut fonctionnaire est mis sur la touche et exerce le métier d'entrepreneur des pompes funèbres pour les chiens. Francis "dit" Moz travaille à l'opéra. Tous les trois ont soixante ans ou presque et sont amis depuis de longues années. Pour aider Moz à se sortir de ses problèmes ils décident de partir en voyage dans le camping-car de Jeannot.
Ce roman n'est pas seulement l'histoire d'une petite promenade entre copains. C'est beaucoup plus que cela. Sophie Brocas à travers le regard de ces trois hommes parle de la peur de vieillir, de la sexualité, de la place de ce que l'on nomme les seniors dans notre société, des blessures de l'enfance .
Camping-car est drôle et touchant à la fois et révèle aux femmes bien des peurs des hommes.
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pilyen
  20 février 2016

Avec "Camping-car" pas de tromperie sur la marchandise, titre et illustration de couverture nous indiquent que nous sommes en terrain balisé pour la détente. Tout paraît en place pour déguster un roman léger qui ne brigue ni les prix, ni les éloges de la presse littéraire, visant seulement à faire passer un temps agréable à ses lecteurs, sans doute abonnés à ces revues à grand tirage pour seniors.
Les éditeurs aiment les vieux (oui, j'ose le terme) qui ont toujours connu les livres et sont donc une niche de marché importante. Depuis quelques années déjà, de nombreux titres ont su trouver leur place sur les rayonnages des papy et mamy boomers, de "Chouquette" d'Emilie Frèche aux romans de Barbara Constantine ou de Marie-Sabine Roger, mettant tous en scènes des soixantenaires (au moins!) joyeux et tendres, mordants ou décapants, en tous les cas, toujours présentés de façon positive, toujours prêts à mordre à pleines dents les dernières années de leur vie.
Sophie Brocas s'inscrit donc dans cette mouvance optimiste. Ses personnages principaux sont trois amis autour de la soixantaine, hommes aux parcours différents mais que l'on trouve à un moment crucial de leur vie. Alexandre : Doit-il se séparer de sa femme, militante énergique, pour vivre et faire un enfant à sa jeune maîtresse ? Son ami Moz lui, est au bord du gouffre. Viré de son emploi de technicien à l'Opéra de Paris, il a peur de finir comme ce sans abri qui habite en bas de son minuscule appartement dont il ne peut plus payer le loyer. le troisième, Jeannot, célibataire mais dragueur impénitent, rêve de finir sa vie avec l'accorte Adeline, toiletteuse de chien de son état. C'est à bord du camping-car de ce dernier, que les trois hommes, durant un road-movie cool ( qui n'a jamais pesté derrière un camping-car se traînant sur une route départementale sinueuse? ) vont s'épauler, s'épancher, réfléchir.
Avec une plume légère et virevoltante, Sophie Brocas réussit à faire vivre ses personnages en glissant tout au long de son récit moultes annotations sur la vie d'aujourd'hui. Bien sûr nous ne sommes pas à l'abri de quelques rebondissements franchement romanesques, mais l'ensemble reste agréable à lire, comme une jolie lecture d'été, pas trop acidulée.
La fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AudreyTAudreyT   01 mars 2016
L'amour ce n'est pas un gâteau qui diminue à mesure que tu distribues des parts.
C'est même le contraire. Plus tu aimes des gens, plus tu fabriques de l'amour.
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marionfmarionf   05 janvier 2017
- Tu sais, Alexandre, la femme qu'on a hébergée pendant trois semaines à l'association en attendant son procès, eh bien, elle était rentrée chez elle mercredi. Elle avait peur mais elle avait confiance dans la décision du tribunal. Elle était persuadée que son mari aurait interdiction de l'approcher. Qu'on la protégerait. Mais puisque Monsieur avait exprimé des regrets pour ses actes passés, puisque Monsieur avait accepté de voir un psy, le juge a décidé qu'on pouvait le laisser aller. Eh bien, ce soir, il l'a tuée ! Tuée ! Tuée, tu te rends compte ? Je suis effondrée. Je vais passer la soirée avec l'équipe pour parler, essayer de comprendre. Ça ne peut plus durer ! Il faut réagir ! Se révolter contre cette surdité des institutions, trouver des solutions. Plus jamais ça, plus jamais !
Alexandre ressentit du dégoût. C'était stupide, mais il eut le sentiment d'être jeté dans le grand sac des hommes violents. Comme si tout le genre masculin était contaminé à son insu par ces dérives barbares. Comme si la bête sommeillait en chacun. Comme s'il était sali.
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ColdufColduf   22 mai 2020
Ce qu'Alexandre ne dit pas - mais en avait-il même conscience - c'est qu'il se sentait parfois secoué par cette urgence à vivre qu'il vantait si bien. Il n'avait pas vu le piège doux des cinquante ans. Sitôt passé la déprime de cet anniversaire symbolique, il s'était senti à nouveau jeune, plein d'allant devant cette décennie nouvelle. Il avait accumulé les années sans y penser pour se réveiller un jour, à soixante ans. Soixante ans et la furieuse conviction que, pour la première fois de sa vie, il avait des envies et des projets mais plus autant de temps pour les réaliser.
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marionfmarionf   06 janvier 2017
Il se demanda comment un paysage aussi bucolique avait pu recouvrir une terre gorgée de tant de sang, des tranchées mouillées par tant de larmes, des casemates envahies de tant de cauchemars. Peut-être la terre, sous les blés ondoyants, gardait-elle des plaies invisibles ? Vrai, les poilus n'avaient aucune chance de survivre sur cette route en surplomb de deux vallées. Il se demanda ce qui mériterait aujourd'hui de perdre sa vie, de la donner pour la nation. Quelle cause ? Quel ordre intime ? Quelle impérieuse nécessité patriotique ? Il n'avait pas de réponse.
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Plume_de_lainePlume_de_laine   21 octobre 2018
- Donc, tu dois les rassurer. D'abord les rassurer.
- Oui, mais encore ?
- Primo, un comportement constant pour qu'elles se sentent en sécurité. Tu vois, pas du genre joyeux un jour et sombre le suivant. Pas d'éruption de colère ou de rendez-vous oublié. Deuxio, des mots gentils. Elles adorent. Contrairement à ce qu'on croit souvent, les désirer seulement ne suffit pas à les tranquilliser. Il faut aussi leur dire, pour qu'elles en soient bien convaincues, que tu les trouves jolies, charmantes, élégantes, drôles. Une femme apaisée est plus aimante.
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Videos de Sophie Brocas (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Brocas
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