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ISBN : 2260022022
Éditeur : Julliard (21/08/2014)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 135 notes)
Résumé :
Lia vient d'avoir vingt ans. À la mort de son arrière-grand-mère, elle se retrouve dans sa maison de famille, dans les Landes, avec sa mère, sa grand-mère et la meilleure amie de la défunte. Durant ces quelques jours de funérailles, de deuil et d'intimité partagée, vient le moment d'échanger ses souvenirs, mais aussi de mettre de l'ordre dans les affaires de l'aïeule. Lia découvre à cette occasion des carnets de notes et des lettres soigneusement consignés dans une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
16 janvier 2015

J'ai dévoré ce premier roman après avoir été « accrochée » par le choix passionnant d'extraits de Puszi, qui m'a fait débuter ce roman fort prenant. Il existe déjà un grand nombre d'excellentes critiques qui explicitent fort bien l'intrigue. Je vais tenter d'éviter les redondances…
« -J'ai passé ma vie à fuir
-Mais à fuir quoi au juste ?
-L'amour, l'engagement, l'abandon. Avec ton arrière-grand-mère, je pense que les choses se sont passées ainsi. Elle m'aimait trop. Elle comptait trop sur moi. Elle m'idéalisait. (...)
Ce n'était pas moi qu'elle aimait mais l'image de héros qu'elle s'était fabriquée. Elle m'avait mis en prison. Je m'en suis échappé. « (p.153)
Trois générations de femmes se retrouvent à l'enterrement de l'arrière-grand-mère, 4ème génération du nom…Lia, la cadette, par hasard, va trouver le journal intime de son aïeule, et un terrible secret va être mis à jour… qui va faire l'effet d'un révélateur au vu de ces parcours féminins, en butte avec des comportements extrêmes face au genre masculin : soit la consommation et la peur panique de l'engagement, soit une fidélité extrême en construisant une légende de héros, pour éviter d'affronter l'insupportable réalité de la « trahison » et de « l'abandon », de l'homme, etc.
Dans tout cela, la petite dernière va tenter de dépasser les ratages et les échecs à répétition de ses aînées, pour enfin construire un vrai chemin en harmonie avec le « sexe opposé »…
De très nombreux thèmes parcourent ce roman : la transmission trans-générationnelle entre femmes, l'idée du couple idéal, les rapports aux hommes, et surtout les effets dévastateurs des non-dits, des secrets…au sein des familles…
« le secret est un poison. Il s'instille partout, crée une lourdeur qu'on ne parvient pas à identifier, qui se lègue d'enfant à enfant sans même qu'on puisse le détecter. C'est en cela qu'il est dangereux. Surtout lorsque chaque génération de femme donne naissance, presque au même âge, à une fille. C'est comme un cercle vicieux, une malédiction que les inconscients se transmettent. »
« Marie avait raison. J'étais descendue dans la forêt souterraine familiale pour en comprendre les secrets. J'avais plongé dans le taillis compliqué des non-dits, des craintes, des entraves données en héritage à la naissance. J'aimais bien cette image. Je la voyais, je me la représentais. Je crois que j'ai fait longtemps du jardinage, coupé ici, élagué là, abandonné un roncier en l'état ailleurs. « (p.194)
Un beau premier roman, aux personnages attachants, complexes…avec une progression positive due à la révélation de ce lourd secret de famille…
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tynn
17 janvier 2015
"Mourir, encore...Mais c'est rester mort qui est difficile."
Petite phrase dans la tristesse d'un enterrement campagnard...
Le clan Palin est en deuil de Mamie Alice: fille, petite-fille, arrière petite-fille, orphelines de leur ainée, vieille dame partie discrètement dans son sommeil.
Préparer les obsèques, ranger la maison, trier, vider, se pencher sur les photos. Une intimité qui se dévoile, des secrets enfouis qui font s'écrouler les certitudes familiales et le mythe du grand amour. La confiance se lézarde dans le huit clos féminin, il y a danger à ouvrir "la boite à drames".
C'est la plus jeune qui découvre, questionne et raconte, jeune femme curieuse des lignes de vie de ses ainées, agacée de leur discrétion, des silences pudiques et reculades pour se livrer en confiance, effrayée par leur fragilité soudaine.
Lettres et carnets vont libérer la parole et quelques contentieux resurgir à défaut de se régler. Les confidences redonnent vie aux années passées, aux mariages chargés d'amertume, où les hommes n'ont vraiment pas le beau rôle et où les échecs sentimentaux vont modeler un cercle féminin inapte au bonheur conjugal de mère en fille.
La mécanique du coeur peut s'enrayer si facilement...
Voici une histoire sans doute un peu "chargée" dans la psychologie des personnages, mais le ton est juste dans la narration des événements. Ranger une maison après un décès est une épreuve difficile qui rajoute à l'absence. Il y a quelque chose d'indécent à découvrir la vie d'un disparu qui se révèle sous un jour nouveau et une surprise à en imaginer la jeunesse, les désirs, les désillusions.
Plus largement, admettre (ou pas) qu'un secret peut être déterminant dans la construction des individus est un sujet de réflexion passionnant. La peur de souffrir dans la perte de l'amour, le refus de l'engagement comme une carapace...
L'inconscient est un tyran silencieux.
"Quelle famille de tordues" en conclut la plus jeune. Il lui faudra tenter de briser le cercle de la malédiction des femmes Palin.
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spleen
17 septembre 2014
Huis clos de quatre générations de femmes .
On perd rapidement la plus âgée , Mamie Alice qui s'éteint tranquillement dans son sommeil mais c'est à l'occasion de sa disparition que son arrière petite fille découvre dans une armoire des lettres et un cahier.
Cela vient mettre un peu de piment dans le récit, car si c'est bien écrit , on commençait à s'ennuyer un peu , à noter d'ailleurs en début de roman, une belle approche de la forêt des Landes .
Bien sûr il y a un secret de famille qui va bouleverser l'ordre bien établi des sentiments et des souvenirs.
Cela entraine beaucoup d'interrogations sur la place de l'amour et de la passion dans les relations de couple .
On a le droit ( heureusement ) de ne pas être d'accord avec l'auteur et en particulier de penser que les filles ne reproduisent pas forcément les exemples ou contre-exemples de leurs mères en matière amoureuse car s'il est bien un domaine où l'expérience d'autrui n'est ni instructive ni reproductible , c'est bien celui des sentiments .
Il faut regretter également la représentation désastreuse et caricaturale de l'homme, qu'il soit père , mari ou amant ,Sophie Brocas a visiblement quelques comptes à régler avec la gente masculine et ne va pas s'en faire des lecteurs comblés ...
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AudreyT
02 juillet 2016
La mort vient s'inviter dans la vie de Lia. Elle fait partie du cercle des femmes Palin et son arrière grand-mère, Alice, vient de mourir. C'est la doyenne de cette famille où aucun homme n'a de place, où l'amour rime avec peur de l'engagement et où la vie semble s'écrire sur des mensonges. Mais Lia n'en a pas décidé ainsi et elle ne veut pas d'une vie dictée par ses femmes aigries et en colère. Même si le chemin n'est pas facile, Lia doit comprendre et accepter ce que chacun veut faire de sa propre existence...
J'ai retrouvé avec plaisir la plume de Sophie Brocas, tendre et poétique. Ce cercle de femmes est touchant, et l'auteur fait passer par ses mots l'étouffement que peuvent éprouver les hommes qui s'y frotte. ce sont de portraits de femmes blessées et dont le courage manque parfois pour aller de l'avant... Sans jugement, Sophie Brocas parle des secrets qu'on cache et qui surgissent en faisant parfois bien plus de remouds que la vérité...
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petitepom
28 août 2014
Parmi toutes les sorties littéraires que nous proposent les éditeurs pour la rentrée, j'ai fini par choisir celui-ci, d'abord pour le titre et l'envie de découvrir un secret.
Le narrateur est la plus jeune Lia qui va se rendre à l'enterrement de son arrière grand mère, elle y retrouve sa mère et grand mère ; alors qu'elle range les affaires de cette Mamie Alice décédée, elle découvre un secret qui va apporter des bouleversements dans la vie de Lia et surtout des interrogations sur les relations entre les hommes et les femmes, l'amour, la passion....
Ce livre est une belle histoire de femme qui ont su ou non recoller les cicatrices de la vie ; il m'est difficile de parler de cette lecture, chacun y trouvera des leçons selon son histoire, moi, je résume mon ressenti dans cette phrase : "Quand ta vie n'a de sens qu'avec l'autre,quand tu ne respires qu'à son contact,que tu ris quand il rit, que tu souffres quand il souffre, alors c'est que tu t'es perdu dans l'autre.... C'est le symptôme de la passion....La passion n'est pas l'amour".
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Les critiques presse (1)
Lexpress09 septembre 2014
Réflexion sur la transmission, sur l'inéluctabilité (ou pas) de la répétition des schémas familiaux et sur la fragilité des liaisons amoureuses, Le Cercle des femmes a le parfum des romans du genre. Plein de fraîcheur mais aussi de naïveté.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche2413 janvier 2015
-J'ai passé ma vie à fuir
-Mais à fuir quoi au juste ?
-L'amour, l'engagement, l'abandon. Avec ton arrière-grand-mère, je pense que les choses se sont passées ainsi. Elle m'aimait trop. Elle comptait trop sur moi. elle m'idéalisait. (...)
Ce n'était pas moi qu'elle aimait mais l'image de héros qu'elle s'était fabriquée. Elle m'avait mis en prison. je m'en suis échappé. (p.153)
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ssstellassstella14 octobre 2015
Comparée à ces temps héroïques, ma vie risque d'être bien terne, cadrée par une autre dictature : celle de la consommation, de la possession matérielle. À côté de ce qu'ont vécu Mamie Alice et Marie, j'ai l'impression d'appartenir à une génération sans idéal politique, sans bataille collective, sans valeurs à conquérir. Seules les victoires individuelles comptent. Elles écrasent les projets partagés parce que les droits de chaque individu sont présentés comme le nec plus ultra de la démocratie. "C'est ma vie, c'est mon choix et je t'emmerde" pourrait assez bien résumer l'état d'esprit de mes contemporains.
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PusziPuszi03 janvier 2015
p. 175 "On aime et puis, bien souvent on souffre. C'est vrai d'une histoire d'amour qui s'éteint, d'une expérience professionnelle qui s'arrête, d'un lien filial qui se délite. Cette douleur-là est une plaie. Mais la façon dont on la soigne appartient à chacun de nous. On peut parfaitement choisir d'appuyer encore et encore sur la cicatrice. On peut décider qu'on restera éternellement blessé, malade de tristesse, pétrifié de chagrin. Au bout d'un temps, cette douleur devient familière, un repère sûr, presque rassurant. Bizarrement, expérimenter autre chose devient plus inquiétant que de souffrir. Aussi peut-on être une victime pour la vie. Mais on peut aussi parier sur la vie. Décider que la douleur ne nous aura pas, qu'elle ne mènera pas notre vie, ne sera pas notre destin. On peut se dire : OK, j'ai une grande balafre mais elle ne m'empêche pas de vivre si j'évite d'appuyer dessus. Cette cicatrice me donnerait presque du caractère, une allure tout à fait unique, si tu vois ce que je veux dire. C'est ce qu'Alice a refusé de faire. Elle a renoncé à vivre et a préféré se définir comme une victime à vie. C'étais son choix. C'était sa responsabilité. Nul ne peut la juger même si on peut le regretter."
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fanfanouche24fanfanouche2412 janvier 2015
(...) toute ma vie, l'amour m'a fait peur. L'amour, c'était trop beau, trop grand, trop fragile pour moi. Au fond , je crois que j'étais plus à l'aise avec les femmes difficiles. De me sentir en danger, d'être obligé de les conquérier, de vivre dans l'incertitude devait bizarrement me rassurer. Cela demande moins d'efforts que de comprendre l'autre, de le respecter, dans les bons comme dans les mauvais moments de sa vie, d'apprendre la patience et d'accepter les transformations de l'amour. Et puis, c'est moins risqué. (p.154)
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boubiboubi01 février 2016
La mort est la chose la plus certaine de la vie. Pourtant, elle nous surprend toujours. (16)

...j'ai été accueillie, guidée, pprotégée, éduquée. Trop. Cet édredon d'amour m'étouffe. Surtout celui de Maman, qu'elle confectionne patiemment depuis vingt ans en double, en triple épaisseur. (17)

...Je réalise que l'on peut aimer un lieu pour celui qui l'habite, pas sans lui. (37)

...quatre préceptes de la viee : faire du mieux que l'on peut, avoir une parole impeccable, ne pas prendre les choses personnellement, ne pas faire de suppositions. (137)

Quand ta vie n'a de sens qu'avec l'autre, quand tu ne respires qu'à son contact, que tu ris quand il rit, que tu souffres lorsqu'il souffre, alors c'est que tu t'es perdue dans l'autre. Alors, tu renies ta propre existence. C'est le symptôme de la passion. Et contrairement à ce qu'on serine aux petites filles dans les contes de fées, la passion n'est pas l'amour. La passion, c'est une fin sans limite, un excès sans fond, un besoin désespéré d'être aimé... (176)

...Peut-être est-ce cela, le pardon. Renoncer àréduire un être humain à une étiquette, à un trait unique de sa personnalité, à un moment singulier de son existence. L'accepter dans ses différentes facettes, les chatoyantes et les sombres. Lui accorder le crédit du changement dans d'autres lieux, avec d'autres gens, dans une autre histoire. (191)
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Videos de Sophie Brocas (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Brocas
Trois hommes et un camping car : le début d?une odyssée chaotique, mais jubilatoire !
Le livre Trois sexagénaires, compagnons des bons et des mauvais jours, décident, à la croisée de leur existence, de faire une grande virée en camping-car. Malgré leur longue amitié et la confiance indéfectible qui les lie, des non-dits se sont récemment installés entre les trois complices. Francis, dit Mozart, vieux garçon solitaire employé de l?Opéra de Paris, s?est fait méchamment licencier après trente ans de bons et loyaux services. Alexandre, compagnon de Dolorès, se sent ignoré depuis que les responsabilités professionnelles de sa femme accaparent celle-ci au point de négliger leur vie de couple. Esseulé et jaloux, il compense son sentiment d?abandon avec une maîtresse de vingt ans plus jeune que lui, non sans culpabilité. Jean, dit Jeannot, célibataire endurci, incorrigible séducteur, est sur le point de tomber amoureux, alors qu?il avait jusque là refusé de s?engager dans toute relation durable? Pour la première fois, chacun d?eux porte un bouleversement intime, un secret trop lourd pour être confié, même à ses plus vieux amis. Mais au fil de la route, et de quelques péripéties mémorables, les langues vont se délier, les regards s?entrecroiser, l?humour ramener chaque chose à sa juste place. Joyeuse aventure humaine, ce road trip raconte comment, aujourd?hui, s?ouvre à 60 ans une nouvelle tranche de vie faite d?élans et d?énergies que nos aînés n?ont pas connue. Une tranche de vie où l?on se connaît enfin soi-même, avec des projets, des désirs, une vitalité? mais une horloge qui tourne. Des événements, modestes au regard de la Grande Histoire, mais immenses dans la vie d?un homme, traversent l?existence des trois amis : la séduction, la fin du travail, le face-à-face avec les parents, l?évolution des rapports entre les hommes et les femmes, l?engagement, l?angoisse de la mort, la paternité?. Dans ce roman tout à la fois cocasse et délicat, Sophie Brocas dépeint avec beaucoup de réalisme cet âge plus sensible qu?il n?y paraît. Touchant, drôle, mais toujours profond, son voyage dans la campagne française est une comédie sentimentale enlevée, une ode réconfortante à l?amitié incarnée par des personnages truculents, qui ne laissera personne sur le bord de la route.
À retenir
Le Cercle des femmes, premier roman de Sophie Brocas paru en septembre 2014, a créé la surprise en entrant directement dans la sélection « coup de c?ur » des librairies Cultura et Fnac. Grâce à ce parrainage exceptionnel, à une belle critique et à un excellent bouche à oreille, le livre a rencontré un véritable succès public, et s?est vendu à 23 000 exemplaires.
L?auteur
Sophie Brocas est haut-fonctionnaire. Après avoir disséqué dans un premier roman la psychologie féminine autour d?un secret transmis par trois générations, elle aborde dans ce second roman le caractère taiseux des hommes et leurs difficultés à exprimer leurs sentiments.
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