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ISBN : 2260022022
Éditeur : Editions Julliard (21/08/2014)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 155 notes)
Résumé :
Lia vient d'avoir vingt ans. À la mort de son arrière-grand-mère, elle se retrouve dans sa maison de famille, dans les Landes, avec sa mère, sa grand-mère et la meilleure amie de la défunte. Durant ces quelques jours de funérailles, de deuil et d'intimité partagée, vient le moment d'échanger ses souvenirs, mais aussi de mettre de l'ordre dans les affaires de l'aïeule. Lia découvre à cette occasion des carnets de notes et des lettres soigneusement consignés dans une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  16 janvier 2015

J'ai dévoré ce premier roman après avoir été « accrochée » par le choix passionnant d'extraits de Puszi, qui m'a fait débuter ce roman fort prenant. Il existe déjà un grand nombre d'excellentes critiques qui explicitent fort bien l'intrigue. Je vais tenter d'éviter les redondances…
« -J'ai passé ma vie à fuir
-Mais à fuir quoi au juste ?
-L'amour, l'engagement, l'abandon. Avec ton arrière-grand-mère, je pense que les choses se sont passées ainsi. Elle m'aimait trop. Elle comptait trop sur moi. Elle m'idéalisait. (...)
Ce n'était pas moi qu'elle aimait mais l'image de héros qu'elle s'était fabriquée. Elle m'avait mis en prison. Je m'en suis échappé. « (p.153)
Trois générations de femmes se retrouvent à l'enterrement de l'arrière-grand-mère, 4ème génération du nom…Lia, la cadette, par hasard, va trouver le journal intime de son aïeule, et un terrible secret va être mis à jour… qui va faire l'effet d'un révélateur au vu de ces parcours féminins, en butte avec des comportements extrêmes face au genre masculin : soit la consommation et la peur panique de l'engagement, soit une fidélité extrême en construisant une légende de héros, pour éviter d'affronter l'insupportable réalité de la « trahison » et de « l'abandon », de l'homme, etc.
Dans tout cela, la petite dernière va tenter de dépasser les ratages et les échecs à répétition de ses aînées, pour enfin construire un vrai chemin en harmonie avec le « sexe opposé »…
De très nombreux thèmes parcourent ce roman : la transmission trans-générationnelle entre femmes, l'idée du couple idéal, les rapports aux hommes, et surtout les effets dévastateurs des non-dits, des secrets…au sein des familles…
« le secret est un poison. Il s'instille partout, crée une lourdeur qu'on ne parvient pas à identifier, qui se lègue d'enfant à enfant sans même qu'on puisse le détecter. C'est en cela qu'il est dangereux. Surtout lorsque chaque génération de femme donne naissance, presque au même âge, à une fille. C'est comme un cercle vicieux, une malédiction que les inconscients se transmettent. »
« Marie avait raison. J'étais descendue dans la forêt souterraine familiale pour en comprendre les secrets. J'avais plongé dans le taillis compliqué des non-dits, des craintes, des entraves données en héritage à la naissance. J'aimais bien cette image. Je la voyais, je me la représentais. Je crois que j'ai fait longtemps du jardinage, coupé ici, élagué là, abandonné un roncier en l'état ailleurs. « (p.194)
Un beau premier roman, aux personnages attachants, complexes…avec une progression positive due à la révélation de ce lourd secret de famille…
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Harioutz
  07 juin 2018
Un texte magnifique sur le thème du secret familial et de la répétition des scénarios négatifs, de génération en génération.
Une très belle histoire de femmes, dévorée en quelques heures, l'écriture de Sophie Brocas est à la fois sensible et généreuse.
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tynn
  17 janvier 2015
"Mourir, encore...Mais c'est rester mort qui est difficile."
Petite phrase dans la tristesse d'un enterrement campagnard...
Le clan Palin est en deuil de Mamie Alice: fille, petite-fille, arrière petite-fille, orphelines de leur ainée, vieille dame partie discrètement dans son sommeil.
Préparer les obsèques, ranger la maison, trier, vider, se pencher sur les photos. Une intimité qui se dévoile, des secrets enfouis qui font s'écrouler les certitudes familiales et le mythe du grand amour. La confiance se lézarde dans le huit clos féminin, il y a danger à ouvrir "la boite à drames".
C'est la plus jeune qui découvre, questionne et raconte, jeune femme curieuse des lignes de vie de ses ainées, agacée de leur discrétion, des silences pudiques et reculades pour se livrer en confiance, effrayée par leur fragilité soudaine.
Lettres et carnets vont libérer la parole et quelques contentieux resurgir à défaut de se régler. Les confidences redonnent vie aux années passées, aux mariages chargés d'amertume, où les hommes n'ont vraiment pas le beau rôle et où les échecs sentimentaux vont modeler un cercle féminin inapte au bonheur conjugal de mère en fille.
La mécanique du coeur peut s'enrayer si facilement...
Voici une histoire sans doute un peu "chargée" dans la psychologie des personnages, mais le ton est juste dans la narration des événements. Ranger une maison après un décès est une épreuve difficile qui rajoute à l'absence. Il y a quelque chose d'indécent à découvrir la vie d'un disparu qui se révèle sous un jour nouveau et une surprise à en imaginer la jeunesse, les désirs, les désillusions.
Plus largement, admettre (ou pas) qu'un secret peut être déterminant dans la construction des individus est un sujet de réflexion passionnant. La peur de souffrir dans la perte de l'amour, le refus de l'engagement comme une carapace...
L'inconscient est un tyran silencieux.
"Quelle famille de tordues" en conclut la plus jeune. Il lui faudra tenter de briser le cercle de la malédiction des femmes Palin.
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spleen
  17 septembre 2014
Huis clos de quatre générations de femmes .
On perd rapidement la plus âgée , Mamie Alice qui s'éteint tranquillement dans son sommeil mais c'est à l'occasion de sa disparition que son arrière petite fille découvre dans une armoire des lettres et un cahier.
Cela vient mettre un peu de piment dans le récit, car si c'est bien écrit , on commençait à s'ennuyer un peu , à noter d'ailleurs en début de roman, une belle approche de la forêt des Landes .
Bien sûr il y a un secret de famille qui va bouleverser l'ordre bien établi des sentiments et des souvenirs.
Cela entraine beaucoup d'interrogations sur la place de l'amour et de la passion dans les relations de couple .
On a le droit ( heureusement ) de ne pas être d'accord avec l'auteur et en particulier de penser que les filles ne reproduisent pas forcément les exemples ou contre-exemples de leurs mères en matière amoureuse car s'il est bien un domaine où l'expérience d'autrui n'est ni instructive ni reproductible , c'est bien celui des sentiments .
Il faut regretter également la représentation désastreuse et caricaturale de l'homme, qu'il soit père , mari ou amant ,Sophie Brocas a visiblement quelques comptes à régler avec la gente masculine et ne va pas s'en faire des lecteurs comblés ...
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book-en-stock
  02 mars 2018
Les funérailles d'Alice, à la fois mère, grand-mère et arrière-grand-mère, va mettre son secret au grand jour provocant une onde de choc tant chez sa fille Sol, que sa petite-fille Agnès et enfin son arrière-petite-fille Lia. C'est cette dernière qui va ouvrir la fameuse boite recelant le secret d'une vie sous forme de cahiers et carnets intimes.
Vont s'ensuivre des discussions, des récits de la part de l'amie très proche d'Alice, des questions de Lia, une remise en question des liens familiaux. En effet cette famille se résume surtout à un cercle de femmes, les hommes ayant toujours été repoussés en dehors de ce cercle très fermé.
Lia a cependant la volonté farouche d'en finir avec ce cercle et d'en sortir afin de pouvoir vivre sa vie amoureuse de façon normale, libérée du poids de ce secret qui a empêché Sol et Agnès de nouer des relations solides avec les hommes qu'elles ont rencontré. le tabou et les non-dits se sont répercutés inconsciemment d'une génération à l'autre : Alice croyant protéger sa fille d'une souffrance indicible. Lia va découvrir de l'égoïsme, de la douleur, de la passion, une fuite en avant… bien des sentiments et des réactions en chaine dans sa famille jusqu'à elle, aujourd'hui, jeune femme de 20 ans.
L'écriture de Sophie Brocas est agréable, fluide. Elle sait dépeindre le ressenti de ses personnages à travers de menus détails, et sait rendre la force d'un moment ou la beauté d'un paysage. On sent qu'elle aime les décors qu'elle soumet à sa plume, qu'elle les connaît bien.
Si j'ai beaucoup aimé les deux premiers tiers du roman où l'on évolue dans ce cercle de femmes, j'ai ensuite été déçue que le récit ne se centre trop sur l'unique narratrice, Lia, et devienne ainsi une longue remise en question avec un personnage qui s'apitoie sur son sort et, parfois, une psychologie un peu hasardeuse. On en oublie les autres, qui pourtant doivent souffrir à leur façon et tenter de vivre avec ce secret révélé… mais nous n'en saurons pas grand-chose hélas. Cela aurait été intéressant de voir aussi leur évolution.
Une note de regret donc pour le dernier tiers du livre, mais pour un premier roman, la lecture en vaut quand même la peine.
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critiques presse (1)
Lexpress   09 septembre 2014
Réflexion sur la transmission, sur l'inéluctabilité (ou pas) de la répétition des schémas familiaux et sur la fragilité des liaisons amoureuses, Le Cercle des femmes a le parfum des romans du genre. Plein de fraîcheur mais aussi de naïveté.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   13 janvier 2015
-J'ai passé ma vie à fuir
-Mais à fuir quoi au juste ?
-L'amour, l'engagement, l'abandon. Avec ton arrière-grand-mère, je pense que les choses se sont passées ainsi. Elle m'aimait trop. Elle comptait trop sur moi. elle m'idéalisait. (...)
Ce n'était pas moi qu'elle aimait mais l'image de héros qu'elle s'était fabriquée. Elle m'avait mis en prison. je m'en suis échappé. (p.153)
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ssstellassstella   14 octobre 2015
Comparée à ces temps héroïques, ma vie risque d'être bien terne, cadrée par une autre dictature : celle de la consommation, de la possession matérielle. À côté de ce qu'ont vécu Mamie Alice et Marie, j'ai l'impression d'appartenir à une génération sans idéal politique, sans bataille collective, sans valeurs à conquérir. Seules les victoires individuelles comptent. Elles écrasent les projets partagés parce que les droits de chaque individu sont présentés comme le nec plus ultra de la démocratie. "C'est ma vie, c'est mon choix et je t'emmerde" pourrait assez bien résumer l'état d'esprit de mes contemporains.
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fanfanouche24fanfanouche24   12 janvier 2015
(...) toute ma vie, l'amour m'a fait peur. L'amour, c'était trop beau, trop grand, trop fragile pour moi. Au fond , je crois que j'étais plus à l'aise avec les femmes difficiles. De me sentir en danger, d'être obligé de les conquérier, de vivre dans l'incertitude devait bizarrement me rassurer. Cela demande moins d'efforts que de comprendre l'autre, de le respecter, dans les bons comme dans les mauvais moments de sa vie, d'apprendre la patience et d'accepter les transformations de l'amour. Et puis, c'est moins risqué. (p.154)
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PusziPuszi   03 janvier 2015
p. 175 "On aime et puis, bien souvent on souffre. C'est vrai d'une histoire d'amour qui s'éteint, d'une expérience professionnelle qui s'arrête, d'un lien filial qui se délite. Cette douleur-là est une plaie. Mais la façon dont on la soigne appartient à chacun de nous. On peut parfaitement choisir d'appuyer encore et encore sur la cicatrice. On peut décider qu'on restera éternellement blessé, malade de tristesse, pétrifié de chagrin. Au bout d'un temps, cette douleur devient familière, un repère sûr, presque rassurant. Bizarrement, expérimenter autre chose devient plus inquiétant que de souffrir. Aussi peut-on être une victime pour la vie. Mais on peut aussi parier sur la vie. Décider que la douleur ne nous aura pas, qu'elle ne mènera pas notre vie, ne sera pas notre destin. On peut se dire : OK, j'ai une grande balafre mais elle ne m'empêche pas de vivre si j'évite d'appuyer dessus. Cette cicatrice me donnerait presque du caractère, une allure tout à fait unique, si tu vois ce que je veux dire. C'est ce qu'Alice a refusé de faire. Elle a renoncé à vivre et a préféré se définir comme une victime à vie. C'étais son choix. C'était sa responsabilité. Nul ne peut la juger même si on peut le regretter."
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boubiboubi   01 février 2016
La mort est la chose la plus certaine de la vie. Pourtant, elle nous surprend toujours. (16)

...j'ai été accueillie, guidée, pprotégée, éduquée. Trop. Cet édredon d'amour m'étouffe. Surtout celui de Maman, qu'elle confectionne patiemment depuis vingt ans en double, en triple épaisseur. (17)

...Je réalise que l'on peut aimer un lieu pour celui qui l'habite, pas sans lui. (37)

...quatre préceptes de la viee : faire du mieux que l'on peut, avoir une parole impeccable, ne pas prendre les choses personnellement, ne pas faire de suppositions. (137)

Quand ta vie n'a de sens qu'avec l'autre, quand tu ne respires qu'à son contact, que tu ris quand il rit, que tu souffres lorsqu'il souffre, alors c'est que tu t'es perdue dans l'autre. Alors, tu renies ta propre existence. C'est le symptôme de la passion. Et contrairement à ce qu'on serine aux petites filles dans les contes de fées, la passion n'est pas l'amour. La passion, c'est une fin sans limite, un excès sans fond, un besoin désespéré d'être aimé... (176)

...Peut-être est-ce cela, le pardon. Renoncer àréduire un être humain à une étiquette, à un trait unique de sa personnalité, à un moment singulier de son existence. L'accepter dans ses différentes facettes, les chatoyantes et les sombres. Lui accorder le crédit du changement dans d'autres lieux, avec d'autres gens, dans une autre histoire. (191)
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Videos de Sophie Brocas (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Brocas
Deux femmes battantes, héroïnes anonymes du quotidien, se retrouvent liées, à un siècle d?intervalle, par une
même sculpture de Brancusi, le Baiser.
? ? ?
Camille, avocate d'affaires un brin désabusée, se voit confier une affaire inhabituelle : retrouver le véritable propriétaire d'une sculpture ornant la tombe d'une jeune femme au cimetière du Montparnasse. Cette ?uvre magnifique, qui figure deux amants enlacés, est menacée d'enlèvement par un mystérieux marchand d'art. Mais la statue appartient-elle aux héritiers introuvables de la défunte, à l'actuel concessionnaire de la sépulture ou à tous les promeneurs ? Pour le déterminer, il faut revenir cent ans en arrière. Et suivre la destinée d'une jeune aristocrate russe en rupture avec sa famille, Tania, étudiante en médecine et anarchiste, qui a trouvé refuge dans le quartier bohème de Montparnasse, où l'avant-garde artistique mène une vie dissolue et prolixe. Dans le plus grand secret, Tania est devenue la maîtresse et la muse du sculpteur roumain Constantin Brancusi. Mais, à cette époque, tomber enceinte d'un artiste qui fuit tout engagement conjugal peut virer au tragique. Cent ans plus tard, reconstituer les raisons de son suicide, ce n'est pas seulement pour Camille l'occasion de rétablir la dignité d'une inconnue. C'est aussi rendre hommage à toutes les femmes libres et injustement mises au ban de la société. Pour brosser le double portrait de ces deux personnages féminins, assoiffés de justice et d'indépendance, Sophie Brocas alterne d'un chapitre à l'autre deux trames narratives situées respectivement en 1910 et en 2010. de cet alliage parfaitement maîtrisé de fresque historique et d'enquête psychologique découle un roman palpitant, qui nous interroge sur le statut des ?uvres d'art au fil du temps. Ont-elles pour vocation de demeurer éternellement des propriétés marchandes ou bien finissent-elles par constituer un patrimoine de l'humanité qui appartient à toutes et à tous ?
? ? ?
Sophie Brocas est romancière et haut-fonctionnaire. En 2014, elle publie le Cercle des femmes, suivi, en 2016, de Camping-car. le Baiser est son troisième roman.
+ Lire la suite
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