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EAN : 9782360810468
60 pages
Éditeur : Editions Cornélius (11/10/2012)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Beaucoup de choses se sont passées depuis la dernière fois qu’on a vu Doug, le héros de Toxic. Alors qu’il se confesse sur son passé à une femme dont on ne connaît pas le nom, Doug se bat pour se souvenir du mystérieux incident qui a changé sa vie et qui pourrait bien être lié à son ancienne petite copine, Sarah, et à son ex, dont on ignore le nom mais dont la présence fait froid dans le dos. Doug va chercher des réponses dans un monde alternatif cauchemardesque, où... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  11 juillet 2017
Entre "Toxic" et "la ruche", Burns ne s'est manifestement pas fait soigner. Et c'est tant mieux pour le lecteur qui est venu prendre sa dose de bizarre.
Dans la ligne directe du précédent, "la ruche" propose encore une fois un récit halluciné à la narration éclatée. Les correspondances entre monde réel et monde onirique se multiplient, invitant le lecteur dans une sorte de je narratif à la fois inconfortable et fascinant.
Dans ce 2ème volet, le lecteur ne trouvera pas vraiment de réponses. La structure narrative est tellement fragmentée qu'on ne sait plus toujours replacer une séquence dans la chronologie. le lecteur est perdu mais cette sensation de perte de repères, ce vertige, c'est bien ce qu'on vient chercher dans les oeuvres de Burns.
On sort de "la ruche" avec une impression tenace de malaise mais aussi l'envie irrépressible de se jeter sur le 3ème tome de la série. En route pour un nouveau cauchemar avec "Calavera" !
Challenge B.D 2017
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jamiK
  23 juillet 2018
C'est la seule oeuvre de Charles Burns qui se trouve dans mon réseau de bibliothèque et j'avoue avoir été frustré de découvrir que ce n'était que la partie centrale d'un triptyque. du coup, ma vision est sans doute tronquée et c'est un sentiment d'étrangeté qui en résulte. le dessin est un peu rétro, avec un aspect de gravure, le trait épais, des aplats de couleurs naturelles, intenses et profondes. On passe d'une histoire à l'autre, comme dans des univers parallèles, des univers de cauchemars, d'angoisse. On ne sait jamais vraiment où cela nous mène, et pourtant la fascination opère, suffisamment pour avoir envie d'en découvrir plus.
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KrisPy
  19 décembre 2014
Très, très étrange bande-dessinée de Charles Burns, créateur du génial et ténébreux "Black Hole".
J'avoue que là, je suis vraiment déstabilisée...
L'histoire ne va pas vraiment quelque part, oscillant entre rêves, cauchemars, mondes parallèles... On ne sait plus très bien ce qu'il se passe non plus, tout étant très mystérieux, et apparemment sans lien avec ce qui précède...
Je crois qu'il y a une suite à cette b.d.
Je n'en suis même pas sûre !
The Hive... La Ruche...
Il faut sans doute que je fasse une relecture de ce livre. Lu en version anglaise, ce n'est pas le texte qui me pose problème, mais l'absence de texte parfois... car il y en a peu, trop peu pour aider à la compréhension de ce qu'on voit.
Un vrai mystère que cette ruche...
Je vais y retourner, mais pas pour butiner, car on ne butine pas dans ce genre de ruche, on travaille...
- même ma critique est mystérieuse et légèrement (doux euphémisme) hermétique...
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colimasson
  15 mars 2013
Impression ou réalité ? Avec le temps et les publications, Charles Burns semble vouloir se montrer de plus en plus obscur. Les prophètes de l'an 0 s'exprimaient par allégories orales, ceux du troisième millénaire utilisent le biais de la bande dessinée. Si Charles Burns n'a tout de même pas pour ambition de délivrer les fondements d'une nouvelle religion, les moyens qu'il emploie pour nous raconter ses histoires sont aussi alambiqués que s'il cherchait à nous transmettre le message crypté de la transmutation.

La Ruche est le deuxième volume d'une série qui avait commencé avec Toxic. Doug se trouvait alors empêtré dans une situation dont il ne se souvenait plus de rien et nous, pas plus avancés que lui, ne pouvions pas faire grand-chose pour l'aider à élucider ce mystère qui l'avait amené à se trouver plongé dans un univers parallèle sordide, peuplé de nains à la face écrasé, de lézards impulsifs et braillards, de gestatrices alitées et de nourriture anthropomorphe. Bien contents d'ouvrir la Ruche dans l'espoir d'éclaircir notre champ de vision, il faudra peu de temps pour réaliser que cette fois encore, Charles Burns n'a pas envie d'éclairer notre lanterne. L'univers qu'il a inventé lui convient et la part de mystère qu'il a réussi à instaurer ne semble pas devoir être morcelée de sitôt. Pour tout dire, la Ruche nous embrouillera encore davantage que Toxic, emmêlant les différents niveaux de lectures et strates chronologiques. le vaisseau temporel dans lequel nous embarquons s'appelle « mémoire » et, de souvenirs en souvenirs, Doug se souvient de sa dernière petite amie en date, de son passé avec Sarah, ce grand amour même à qui il avait pu se confier sur la déchéance mystérieuse et cruelle de son père. Un seul lien unit ces différentes strates : la lecture de bandes dessinées à l'eau de rose, support de connivence implicite entre Doug et les jeunes femmes qu'il aime.

La Ruche est une lecture atmosphérique agréable si on accepte de ne pas tout comprendre –comme souvent avec Charles Burns. D'ailleurs, pour peu que l'on commence à connaître l'auteur, on devrait savoir que celui-ci se plaît dans l'énigme et le mystère. N'est-ce pas pour ses dessins glauques et ses atmosphères maladives qu'on se réjouit de chacune de ses nouvelles publications ? Pour le reste, il suffit de laisser sa rationalité de côté, et de se dire que si l'on n'a rien compris, c'est que Charles Burns a fait du bon boulot. Une question se pose toutefois : jusqu'à quand supportera-t-on la frustration qui découle de ce sentiment de passer à côté d'une intrigue qui aurait pu être géniale, si elle ne se complaisait pas autant dans l'occulte ?
Lien : http://colimasson.over-blog...
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Herve-Lionel
  22 avril 2014
N°707 - Décembre 2013.
LA RUCHEArthur Loustalot – JC Lattès
Pour moi, cet auteur m'était inconnu mais son nom ne l'était pas. Jacques Loustalot , connu sous le surnom du « Major », était l'ami flamboyant et délirant de Boris Vian. Il mourut accidentellement (ou volontairement) à l'âge de 23 ans !
Reste ce roman qui respecte à sa manière l'unité de lieu, mais pas celle de temps. On y apprend qu'Alice vit dans un appartement avec ses filles, Marion, Claire et Louise. Il n'y a pas d'homme puisque le père est parti et Alice n'a jamais réussi à admettre ce départ, cette fuite, s'enfonce chaque jour davantage dans une dépression dont elle ne sortira pas. Avec de nombreux analepses, l'auteur recompose pour son lecteur cette atmosphère délétère, les disputes du couple, les coups portés par le père, les blessures, les départs et les retours pour tenter d'exorciser ce mal qui rongeait cette famille, les promesses, les trahisons, les compromissions. le père est présenté comme le bourreau, c'est lui qui bat sa femme, même devant ses enfants, lui qui se rend coupable d'adultère. Pour combattre cette ambiance malsaine il y a les pleurs, les mots, l'alcool et les médicaments comme des bouées de sauvetage improbables. Les filles font ce qu'elles peuvent pour aider leur mère, tentent de recoller les morceaux dans une famille qui part à vau-l'eau, mais toujours en vain. Elles vivent aussi mal que leur mère l'absence du père et tentent de se le cacher mais parfois cela déborde. le père est seulement évoqué, mais pas à son avantage. Alice qui supporte tout et ce depuis longtemps, se laisse de plus en plus aller songe à la mort comme une délivrance.
Le décor est à la mesure de la déprime d'Alice. L'appartement est sombre, les portes sont closes, les pièces étriquées, pourtant et contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre, par dérision sans doute, l'activité qui y règne n'est pas celle d'une ruche

Quand je lis un roman, il y a l'histoire, évidemment. J'aime qu'elle m'intéresse, qu'elle m'instruise, qu'elle me dépayse, mais elle peut aussi être le reflet de la réalité quotidienne. On parle beaucoup de nos jours de famille recomposée, c'est même devenu à la mode et présentée comme quelque chose de normal, parfois de joyeux et aussi comme la solution à l'inconstance qui bien souvent gouverne la relation entre les hommes et les femmes. Tant mieux pour ceux qui en profitent. Ici c'est plutôt une famille décomposée qui nous est présentée et dont le quotidien contribue à augmenter la déliquescence malgré les efforts un peu désespérés des filles d'Alice. C'est la réalité de notre monde où deux mariages sur trois se terminent par une séparation. Ce roman peut donc être considéré comme le miroir de notre société qui rappelle que la vie est injuste et que c'est toujours les enfants qui souffrent de la séparation de leurs parents....Ce n'est malheureusement pas une nouveauté mais cela peut effectivement être rappelé. Quand je choisis de lire un roman, j'attends de l'auteur qu'il s'exprime agréablement, que son texte ne ressemble pas à un article de presse qui relate un événement factuel, bref qu'il serve notre belle et riche langue française, qu'il en respecte la syntaxe, qu'il s'attache mon attention et mon intérêt de préférence dès le début. On peut dire que la façon d'écrire se veut être la transcription d'une ambiance, que le texte est là pour instiller un rythme dans l'action ou pour, au contraire montrer une décrépitude... Pour autant, à titre personnel, j'aime quand un auteur, qui avant tout est un créateur, se sert de l'outil qu'est la langue pour faire passer un message, mais le fait de telle manière que ma lecture se transforme en plaisir. Ici, la phrase est hachée, minimaliste, parfois désarticulée, comme si les mots ainsi torturés trahissaient à eux seuls tout le drame de cette situation. J'ai pourtant poursuivi ma lecture jusqu'à la fin, mais je n'ai guère aimé le style.

©Hervé GAUTIER – Décembre 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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critiques presse (6)
BDSphere   13 février 2013
(...) Dans La Ruche, deuxième volume d’une trilogie initiée en 2010 avec Toxic, l’auteur de Black Hole s’essaye à la couleur dans un trait précis et une texture punk très seventies. On suit les dédoublements de personnalité, les visions hallucinées et toxiques de Doug alias Nit-nit, dont l’alter ego au masque « tintinoïde » déambule dans les méandres d’un monde fantastique et monstrueux. (...)
Lire la critique sur le site : BDSphere
ActuaBD   08 janvier 2013
Étonnante hybridation entre la ligne claire d’Hergé et la littérature beat (deux objets de fascination absolue pour Charles Burns), cette « Ruche » plonge le lecteur dans la perplexité d’abord, le cauchemar ensuite
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   06 janvier 2013
Tout charme dans cet album : le magnifique trait de son auteur, son usage des hachures, des couleurs, la fluidité d’une narration savamment heurtée. Tout trouble aussi.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   24 octobre 2012
[Une] œuvre d'une incandescence froide, puissamment originale et implacablement maîtrisée. A lire et relire jusqu'à épuisement des hypothèses...
Lire la critique sur le site : Telerama
Sceneario   12 octobre 2012
Cette lecture amène de nouvelles questions. C'est passionnant de tenter, ne serait-ce qu'un peu, de repérer les indices qui peuvent nous permettre de mieux nous y retrouver !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Sceneario   26 septembre 2012
Burns fausse légèrement les cartes en mélangeant les séquences et les repères temporels. Le lecteur doit lui même tisser la toile qui relie les points entre eux, tout en acceptant de n'avoir pas encore tout les éléments en main.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
colimassoncolimasson   15 mars 2013
- Ça va ? Je peux… tu veux un verre d’eau ou…
- Hum… Non merci Dougy… Je… je crois que j’en ai fini avec tout ça. Je crois que j’ai déjà bu mon dernier verre d’eau. Il y a bien une dernière fois à tout, non ?
Commenter  J’apprécie          60
colimassoncolimasson   16 mars 2013
Le jour se lève enfin… Peut-être que maintenant je vais pouvoir me rendormir. Parfois, c’est plus facile de dormir quand il fait jour.
Commenter  J’apprécie          60
colimassoncolimasson   18 mars 2013
- Passe une putain de bonne journée, ok ?
- Ok.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Charles Burns (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Burns
Dans le cadre du FIFIB, rencontre avec Charles Burns autour de son ouvrage "Dédales" aux éditions Cornélius.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2367867/charles-burns-dedales-volume-1
Notes de musique : © YouTube Audio Library
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