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Renaud (Traducteur) Jean-Louis (Traducteur)
EAN : 9782909990736
96 pages
Éditeur : Editions Cornélius (01/03/2003)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 26 notes)
Résumé :
On ne présente plus Charles Burns, auteur du plus beau feuilleton graphique de la décennie, et on a tort. En effet, bien avant Black Hole (Delcourt), ce maître du noir et blanc produisit une ébouriffante série de chefs-d'oeuvre au trait magnifiquement ciselé et à l'ambiance d'une noirceur empreinte de cauchemar.

Lorsqu'il dessine BIG BABY, Charles Burns maîtrise à la perfection le style qui le rendra justement célèbre. Dans le prolongement des fameux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
jamiK
  29 novembre 2018
C'est ma deuxième lecture de Charles Burns, découvert grâce aux conseils de Foxfire. Cette bande dessinée est constituée de trois histoires. le personnage de Big Baby, c'est Tony, un garçon naïf et impressionnable et pourtant attiré par les récits de comics et de série TV orientés Gore et horreur. Il semble adorer ce genre même si cela trouble son sommeil.
Le graphisme est entièrement en noir et blanc, sans nuance, il s'inspire du style des publicités de journaux des années 50, imitant la gravure avec ses hachures en déliés. Les Looks, les ambiances et le style de société aussi sont très ancré dans ce côté rétro et c'est ce qui fait tout le charme de ces aventures, les cauchemars de Tony finissent par se mêler à la réalité, le monde de l'enfance à celui des adultes. Pour ceux qui connaissent un peu Foerster, au niveau des histoires, on est un peu dans le même univers, glaçant, gore, de vieux films d'horreur, mais ici la société américaine des années 50 prend une place prépondérante, c'était l'époque du maccarthysme et les histoires d'envahisseurs entretenait la psychose. Aussi l'étrange et le morbide un peu kitsch de cette bande dessinée apporte ici un charme troublant qui ne m'a pas laissé indifférent, et me donne envie de découvrir d'autres oeuvres de Charles Burns.
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oblo
  02 décembre 2020
Comme tous les enfants de son âge, Tony Delmonto s'évade, de temps en temps, de son quotidien. Pour cela, il dispose d'une imagination riche et de quelques jouets. Ceux-ci sont les acteurs de films d'action qui tournent parfois pour eux au tragique. Heureusement pour ces figurines, ce n'est là qu'un tragique de pacotille, bien loin de ce dont Tony va être le témoin. En quatre histoires courtes, Charles Burns se sert du regard d'un enfant pour emmener le lecteur aux frontières du conte fantastique et de l'aventure enfantine. le tout est présenté de façon remarquablement soignée, mais cela n'est pas une surprise lorsque l'on ouvre un livre édité par Cornelius.
Âgé d'une dizaine d'années, Tony est un enfant rêveur, lecteur assidu de comics volontiers horrifiques qu'il dissimule à sa mère, et il se montre plus intéressé par ces histoires à dormir debout - voire, à ne pas dormir du tout - que par les cours de l'école. La dureté des comics n'est toutefois qu'apparente, tout comme la cruauté des jeux de Tony, jamais avare en sacrifices de figurines, dévorées par des dinosaures ou enterrées vivantes. Cependant, c'est bien la vie réelle qui se montre dure et cruelle. En effet, Tony est à la fois témoin des violences conjugales qui émaillent la vie de ses voisins, se montre curieux quant au mal mystérieux qui frappe sa baby-sitter et le petit ami de celle-ci ou encore est rudement confronté à l'ambiance malsaine d'un camp de vacances où des histoires de fantôme refont surface. Toute l'astuce de Burns consiste ici à contrebalancer la dureté des histoires vécues par Tony avec l'innocence du jeune garçon, que son imagination protège ou alors ... éveille.
Pour Tony, les histoires qu'il se raconte sont réelles. Si sa mère ne le croit pas, au moins il peut compter sur son ami, Sam, à qui il confie toutes ses théories. Au fil des pages, Tony croise des succubes, observe les dégâts d'un baiser d'un extraterrestre sur la peau des adolescents, parle au fantôme d'un petit garçon tué des années auparavant. Burns, lui, en prend son parti : sa présentation de l'enchaînement des événements nous pousse, nous lecteurs, à penser que tout ceci est vrai. Sinon, comment expliquer que Tony se trouve dans le jardin de ses voisins en pleine nuit ? Comment expliquer qu'il détienne le crâne d'un enfant disparu ? Ainsi, par des procédés narratifs propres à la bande-dessinée, Burns oblige le lecteur adulte à renier sa rationalité et à accepter l'irrationnel, à quitter, en d'autres termes, sa peau d'adulte pour retrouver son âme d'enfant. Sans doute ne faut-il pas moins que cela pour accepter les banalités de la vie quotidienne des adultes : la jalousie maladive d'un homme violent, la violence physique des adultes sur les enfants, les affres de la sexualité.
Le dessin de Burns est aussi très significatif. Avec son trait appuyé, l'auteur sait à la fois faire ressentir la lourdeur du propos - le trait est épais - et la légèreté de l'âge de l'enfance - le trait est rond. Ce qui marque particulièrement, c'est le traitement des visages. Ils sont inquiétants car déformés par les rictus, car creusés par des fatigues profondes ou des soucis sérieux. Les yeux, petits, ne laissent pas entrevoir grand chose des âmes dont ils sont censés être les miroirs, à supposer que ces personnages - particulièrement les adultes - aient une âme. La mise en scène des corps et des visages répond à ce même souci esthétique de la peur : visages vus en contre-plongée ou bien alignés tels des juges prêts à rendre leur verdict. Tony, indéniablement, ressort du lot, avec sa tête ronde et son visage presque pur - on pourrait dire qu'il est moins travaillé que les autres personnages -, car il est véritablement notre porte d'entrée vers le monde de l'enfance : un monde qui croit dur comme fer aux fantômes et aux monstres, un monde dans lequel la vérité des adultes apparaît bien limitée, un monde dans lequel, en tant que lecteur, il est bien agréable de retourner.
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Yvan_T
  06 septembre 2012
Pour la plupart des gens qui ont lu son chef-d'oeuvre Black Hole, Charles Burns est un véritable dieu. du coup, tout ce qu'il a un jour produit vaut inévitablement le détour. J'avais donc une bonne raison pour m'attaquer à ce gros bébé publié par les éditions Cornélius.
Big Baby est un recueil de quatre histoires qui mettent en scène le petit Tony Delmonto, un garçon à l'apparence assez singulière qui est de surcroît passionné par les récits horrifiques. Ceux-ci nourrissent non seulement son imaginaire, mais influencent également assez bizarrement son quotidien, comme en témoignent ces quatre histoires :
Dans « Big Baby » Tony s'amusent encore assez gentiment avec des petits soldats, qu'il s'amuse à mettre en face d'un dinosaure. Si ces quelques pages démontrent déjà qu'il a de l'imagination, c'est « La malédiction des hommes-taupes » qui nous plonge véritablement dans l'univers du maître Burns. L'auteur y met en scène un homme particulièrement jaloux, qui tente l'impossible pour prendre sa femme la main dans le sac. Mais, il n'est pas le seul à surveiller la maison de près, car, la nuit venue, à travers la fenêtre de sa chambre, son voisin Tony voit également des choses étranges dans son jardin. Voilà, Burns vient d'ouvrir bien grand la porte de l'étrange et il poursuit de plus belle avec les deux récits suivants. Dans « La peste jeune » c'est la babysit de Tony qui semble victime d'une étrange maladie venue de l'espace, tandis que dans « le club sanglant », c'est le fantôme d'un petit garçon qui perturbe la colonie de vacances à laquelle participe Big Baby.
Alors certes, cet album n'est sans doute pas aussi indispensable que l'incontournable Black Hole, mais à travers ces récits empreints d'onirisme cauchemardesque et de fantastique, Charles Burns (ToXic) s'amuse à pointer les travers de la société américaine du doigt et plonge le lecteur dans une Amérique des fifties, délicieusement névrosée. Ce récit intelligent, intriguant et perturbant n'est évidemment rien sans le graphisme divin de Burns. Ce dessin noir et blanc qui installe une atmosphère glauque et angoissante tout au long du récit, se place une nouvelle fois au diapason des histoires et confirme que Charles Burns est bel et bien un dieu ! Chacune de ses oeuvres est donc une véritable bénédiction…
Lien : http://brusselsboy.wordpress..
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10clap
  26 octobre 2012
oilà un bien bel album à mettre à l'actif des éditions Cornélius qui nous offrent un recueil de quatre histoires traduites en français de Burns et de son héros Tony, alias Big Baby. Vendu avec un petit supplément broché d'illustrations en couleurs et qui en reprenant le style de couverture de Tintin, nous offre un premier aperçu du ton décalé de Burns.
Lien : http://www.coinbd.com/series..
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critiques presse (1)
Bedeo   02 juillet 2019
Le traitement du dessin en noir et blanc de Charles Burns, si caractéristique et maîtrisé - qui depuis fait école - exprime merveilleusement l’imaginaire et les frayeurs de son petit bonhomme en culotte courte.
Lire la critique sur le site : Bedeo

Videos de Charles Burns (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Burns
Dans le cadre du FIFIB, rencontre avec Charles Burns autour de son ouvrage "Dédales" aux éditions Cornélius.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2367867/charles-burns-dedales-volume-1
Notes de musique : © YouTube Audio Library
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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