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ISBN : 2290038482
Éditeur : J'ai Lu (25/06/1999)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 544 notes)
Résumé :
Trois mille ans se sont écoulés depuis l'extermination des Doryphores, et les hommes se croient désormais seuls dans l'univers. Or, on découvre sur la planète Lusitania l'existence des Piggies, bipèdes mi-hommes, mi-cochons doués d'intelligence. Des scientifiques sont détachés pour les étudier mais, sans mobile apparent, ils sont assassinés. L'humanité s'interroge : doit-on s'inquiéter de cette nouvelle menace?
Afin de rendre hommage aux victimes, on convoque... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  15 janvier 2014
La voix des morts ...
Le second tome de la Stratégie Ender , est un bon roman grandement , un texte d'inspiration philosophique et théologique .
L'humanité découvre une nouvelle espèce dans l'espace , c'est un peu agaçant car à leur propos , on parle au long du texte de » cochons « ( les Piggies ) .
Je trouve cela suprêmement gonflant et improbable . Ils sont une métaphore en partie mais bon c'est gonflant quand même ...
Leur cycle de vie et de reproduction créé par l'auteur est par contre fabuleusement inventif , de même pour ce qui est de coucher sur le papier , leur extrême altérité .
Donc un univers globalement solide et attractif malgré des mots malheureux ( un vocabulaire en partie hispanique qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe ) ......
Avec les Doryphores un Xénocide a été commis par Ender ( vraiment ? ) , un second sera-t-il mis en oeuvre de manière préventive avec les Piggies ?
L'exploration de cette culture et de cette espèce se fait sur un mode : Las Casas donc avec un petit côté : « , Brevísima relación de la destrucción de las Indias « , avec la mobilisation du scandale autour du massacre potentiel de ce qui n'est pas « humain « ou humanisable , et qui est opposable par nature , avec ce qui est humain . Les questionnements éthiques que cette situation , cette tension pose et réclame , dans la pensée comme dans l'acte sont le corpus thématique principal de ce texte .
Cependant les thèmes « humanistes « souvent universels, évoqués dans le roman sont bien enracinés dans la culture mormone de l'auteur : le bien / le mal opposables sur un mode dramatisé , l'ombre du caractère vivant de la mort et des morts , la défiance toute particulière envers l'église catholique , le caractère spontanée des révélations divines individuelles , le caractère fondamental du mariage ( sur terre comme au ciel et dans l'au-delà ) , un certain gout pour le martyr , et les thématiques « Jobiennes « et une valorisation quasi ontologique de la culpabilité .
En fait beaucoup de la théologie des Saints Des Derniers Jours , inspire ou bien colore , éclaire assez vivement ce roman et ses propositions , depuis le titre , jusque les propositions philosophiques , autour du bien et du mal et de la nature humaine , avec ses nombreux travers et manquements ...
C'est au final , une vision un rien eschatologique , une vision laborieuse , compliquée et périlleuse , de la cohabitation de deux altérités , extrêmes voire opposables ...
Finalement , des thèmes bien présents dans la culture ainsi que dans l'imaginaire Mormon .
Une ballade sur un monde bien diffèrent du notre , assez mystérieux avec des enjeux dramatiques . J'aime bien mais cela peut casser les pieds , mais c'est un texte riche et vivant néanmoins .
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Commenter  J’apprécie          580
Pavlik
  26 juin 2014
D'une certaine façon c'est avec ce tome que le cycle d'Ender commence vraiment. L'auteur lui-même a qualifié le premier roman de " livre orphelin " et on comprend pourquoi en lisant ce deuxième opus. Exit l'école de guerre, les stratégies, les batailles spatiales. Il est rare de voir un écrivain prendre de tels risques en rédigeant une suite, surtout quand on sait le succès du premier tome. Rien que pour ça La voix des morts mérite qu'on s'y attarde, et son auteur le respect.
Depuis l'extermination des Doryphores, 3000 ans ce sont écoulés. Ender, en voyageant fréquemment à la vitesse de la lumière, est toujours de ce monde et est devenu adulte. Grâce au livre qu'il a écrit, la Reine et l'Hegemon, il est connu dans l'ensemble de la galaxie comme étant le xénocide, le responsable du génocide des Doryphores. Devenu Porte Parole des Morts, il voyage de planète en planète pour rendre hommage aux défunts, à l'appel de leurs proches, et mettre en lumière, aux yeux de la communauté, quels hommes ou femmes ils ont été. L'histoire se déroule sur Lusitania, qui a la particularité d'abriter la seule race extraterrestre découverte depuis les Doryphores : les Piggies, de petits êtres bipèdes aux allures de cochon. Ender y est appelé pour porter la parole d'un xénologue (un ethnologue qui étudie les races extraterrestres) , récemment tué par les piggies.
Orson Scott Card réussie à rendre crédible une race qui, décrite sur le quatrième de couverture, parait plus ridicule qu'autre chose. Leurs moeurs, leurs coutumes et surtout leur mode de reproduction et leur physiologie en font un peuple qui, au delà de la simple apparence physique, est réellement très éloigné de nous. Ce n'est pas toujours le cas d'autres races extraterrestres dont les motivations semblent calquées sur les nôtres. La petite communauté humaine de Lusitania, dont le ciment est la religion catholique, regarde avec méfiance ces petits êtres si différents. Les xénologues tentent de comprendre leur fonctionnement tout en essayant de ne pas dénaturer leur mode de vie.
La Voix des Morts n'est absolument pas un roman où l'action est primordiale. Ender, personnage tragique qui accepte de porter seul la responsabilité de l'humanité dans le xénocide, essaye de trouver la rédemption à travers son rôle de Porte Parole des Morts. Lorsqu'il arrive sur Lusitania, il se rend vite compte que la famille du défunt qu'il doit parler cache de lourds secrets qui la gangrène. A travers le travail de libération par la parole il essaye de la ramener du côté de la vie, tout en soutenant les efforts de tous ceux qui tentent de comprendre les motivations de l'horrible traitement infligé par les piggies au xénologue.
Roman aux accents psychologiques et théologiques, La Voix des Morts est assez atypique dans l'univers de la science-fiction et ambitionne de faire réfléchir le lecteur sur de nombreux thèmes : le rapport à l'étranger, la famille (il est difficile de passer à côté des convictions chrétiennes de l'auteur, ce qui peut parfois agacer, mais a le mérite de susciter la réflexion), le travail de mémoire, le deuil, la vérité...
Si vous lisez de la SF pour la grosse machinerie classique (vaisseaux interstellaires, planète exotiques, batailles épiques, robots etc...) alors ce livre n'est pas pour vous. Si vous lisez de la SF pour la qualité des histoires, des personnages et la réflexion qu'elle peut provoquer alors vous avez sans doute déjà lu La Voix des Morts. Si par hasard ce n'était pas le cas, n'hésitez pas à le faire.
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Philemont
  01 juillet 2010
Ender a trente-cinq ans et cela fait trois millénaires qu'il a exterminé les Doryphores. Haï par l'humanité et coupable à ses propres yeux, il passe sa vie d'une planète à une autre, ne demeurant que quelques mois sur chacune d'entre-elles. Andrew Wiggin est ainsi devenu un Porte-Parole des Morts, celui qui rend hommage aux défunts en disant la vérité, en « parlant leur mort ».
Il y a bientôt deux millénaires, le Congrès Stellaire a été constitué, marquant ainsi l'hégémonie de l'humanité sur les planètes de la galaxie. Il est vrai que depuis le Xénocide des Doryphores, aucune espèce intelligente n'a été découverte. Mais quand des colons de culture brésilienne et de religion catholique, qu'ils pratiquent avec la plus grande ferveur, explorent la planète Lusitania, ils constatent que les petits animaux des forêts, baptisés piggies, sont des êtres intelligents. C'est alors l'occasion de se racheter du Xénocide en s'installant de manière limitée sur la planète et en étudiant les piggies sans les gêner en quoi que ce soit. C'est en quelque sorte à un véritable travail d'anthropologie que les colons se livrent.
La donne va toutefois changer lorsqu'un xénologue est sauvagement assassiné par les piggies et qu'un Porte-Parole des Morts est appelé. C'est Ender qui y répond et qui, après vingt-deux ans de voyage, arrive sur Lusitania pour « parler les morts », celles-ci s'étant multipliées depuis l'appel initial.
Dès lors c'est une véritable enquête qu'Ender doit mener. Mais plus qu'une simple enquête policière, c'est une authentique étude des moeurs religieuses qu'il doit produire. La théologie est en effet au coeur de l'intrigue de la voix des morts, le pouvoir épiscopal local n'aidant en rien Ender dans sa quête de vérité, et influençant la population humaine de Lusitania en ce sens. C'est ainsi qu'il doit non seulement lutter contre ses propres démons, mais également contre une population qui lui est intégralement hostile, sans même savoir qui il est réellement.
Ce faisant Orson Scott CARD analyse tous les aspects humains du dogme religieux, en particulier du point de vue des conflits entre les valeurs imposées et les sentiments ressentis. Il s'appuie pour cela sur de sordides histoires de famille et des destins horribles, et évoque des sujets universels tels que l'inceste ou les rapports entre la religion et la science. Il y a d'ailleurs probablement beaucoup de l'auteur dans le roman, CARCD ayant été lui-même missionnaire mormon au Brésil.
Bien sûr, le lecteur peut ne pas être d'accord sur toutes les idées avancées, l'auteur se voulant parfois solennel et conservateur. Mais force est de constater que son histoire est passionnante et émouvante, peut-être même encore plus que celle de la stratégie Ender, parce que plus proche de nous. Il y a aussi une morale universelle, celle selon laquelle la cohabitation d'espèces antinomiques ne peut se faire sans souffrances qu'à la condition de se comprendre et de se respecter mutuellement. Il y a enfin le personnage d'Ender, aussi attachant adulte qu'enfant, et dont la culpabilité le rend particulièrement humain et sensible.
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Luniver
  28 mars 2013
Depuis l'extermination des Doryphores par Ender, plus de trois millénaires ont passé. Et pourtant, en voyageant fréquemment à une vitesse proche de celle de la lumière, Ender est toujours vivant. Son livre « La Reine et l'Hégémon » a fait prendre conscience aux gens que les Doryphores étaient des êtres intelligents qui ne méritaient pas de disparaître. le succès du livre est tel que désormais Ender, surnommé le Xénocide, est un nom universellement haï. Il se fait cependant oublier en devenant Porte-parole des morts, un genre de prêtre qui analyse la vie des personnes décédées pour expliquer qui elles étaient vraiment.
La découverte d'une nouvelle race d'êtres intelligents sur Lusitania, les « piggies », offre à l'humanité une occasion de se racheter. On dépêche immédiatement des xénologues, qui ont l'instruction de les étudier, sans leur donner quelque indice que ce soit sur les habitudes humaines, afin de ne pas modifier leur comportement.
Quand on retrouve un xénologue atrocement torturé par les piggies, la question se pose à nouveau : les humains sont-ils capables de vivre en harmonie avec ce nouveau peuple, ou devront-ils les éliminer également ? Ender, appelé comme Porte-parole des morts sur Lusitania, mettra tout en oeuvre pour que les deux espèces puissent se comprendre.
Ce second tome du cycle d'Ender est une grande surprise : terminées, les corps d'armée, la stratégie, les guerres spatiales. L'ancien génie militaire devient ici « psychologue », et analyse ce qui empêche deux groupes de comprendre les différences de l'autre. Une suite audacieuse, qui met au placard tout ce qui a fait la réussite du tome précédent pour se lancer dans du neuf, et qui se révèle tout aussi séduisante.
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Malivriotheque
  26 août 2015
En prenant en mains le destin du cocon de la reine des Doryphores, Ender s'est contraint à chercher un nouveau monde pour la race éteinte. mais ses sauts de puce dans l'espace à la recherche de la terre parfaite l'ont amené, accompagné de sa soeur Valentine, 3000 ans après les faits qui l'ont rendu célèbre. Désormais, tout le monde ignore qui est réellement Ender. Tandis que Valentine s'est enfin construit une vie sur la dernière planète visitée, Ender, devenu Porte Parole des morts, est appelé à parler la mort d'un grand scientifique assassiné par une autre race extra-terrestre : les Piggies. Serait-ce le monde tant convoité par la reine des Doryphores ? Serait-ce enfin l'occasion pour Ender de racheter ses actes ?
Ce tome a peu de choses à voir avec le précédent : beaucoup plus mature, encore plus réfléchi. L'intérêt majeur du livre met du temps à se dévoiler, l'intrigue prend bien son temps pour démarrer. Il faut bien atteindre la moitié pour se voir définitivement embarqué dans cette aventure. On veut savoir ce qui est arrivé à Pipo et Libo, on veut comprendre le cheminement des coeurs vers la vérité, on veut déceler les secrets des Piggies. Et finalement, le moment qui révèle tout récompense le lecteur d'une rare beauté littéraire, baignée d'une lumière douce traversant les feuilles des arbres frôlées par le vent. le fond, le message... Tout est beau. Et cette beauté sort presque de nulle part, sans qu'on s'y attende un seul instant vu le contexte de violence et de non-communication. C'est CE passage qui explique tout, qui rend la lecture de ce livre passionnante et intense, profonde et introspective.
L'auteur ancre son récit dans un cadre mi-humaniste, mi-religieux intelligent et philosophique qui pose de réelles questions sur l'Humanité : l'Homme et sa vision de l'étranger, du différent, l'Homme et ses instincts destructeurs et hypocrites.
Le catholicisme présenté n'a pas changé d'un iota en plusieurs millénaires. L'idée me hérisse personnellement le poil, bien qu'elle suggère plusieurs interprétations telles que :
- le catholicisme ne s'envisage pas dans le changement et l'évolution ;
- le catholicisme est vu par ses fidèles comme parfait tel qu'il est ;
- le catholicisme, du moins sa version actuelle, ne sera jamais démodé ;
- le catholicisme, de manière plus critique, est le reflet d'une société ou tout simplement de la race humaine qui a peur du changement, ce qui est à la base même de ce roman dans la répétition des erreurs commises, le xénocide des doryphores et le xénocide annoncé des Piggies à la fin constituant un écho aux génocides du siècle passé qui certainement pourraient se reproduire dans ce siècle, nous prouvant encore une fois que l'Homme n'apprend pas de ses erreurs passées et reproduira toujours le même schéma du traitement d'autrui.
Beaucoup de thèmes sont lourds de sens et invitent à la réflexion sur soi-même, sa perception des autres. Une belle suite difficilement abordable au premier abord. Mais une fois le col de la montagne passé, quelle vue surprenante et époustouflante !
Il me tarde de lire la suite...

Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
AbettikAbettik   23 septembre 2010
- la langue scandinave définit quatre types d’étrangers. Le premier est celui qui vient d’ailleurs, ou utlänning, l’étranger que nous considérons comme un être humain, mais qui vient d’un autre pays ou d’une autre ville. Le deuxième type est le framling – Démosthène se contente de supprimer l’umlaut du scandinave främling. C’est l’étranger que nous considérons comme humain mais qui vient d’une autre planète. Le troisième est le raman, l’étranger que nous considérons comme humain mais qui appartient à une autre espèce. Le quatrième type, le varelse, recouvre ce qui nous est véritablement étranger et s’applique à tous les animaux, avec qui la conversation n’est pas possible. Ils vivent mais ne peuvent saisir les causes ou les objectifs qui les font agir. Peut-être sont-ils intelligents, peut-être sont-ils conscients, mais nous ne pouvons pas le savoir.
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PavlikPavlik   26 juin 2014
Olhado ne savait que penser. Le Porte-Parole n'était-il pas adulte ? N'avait-il pas voyagé de planète en planète ? Cependant, il paraissait ignorer totalement le fonctionnement d'un ordinateur, et il se montra plutôt susceptible lorsque Olhado l'interrogea.
-Olhado, dis-moi simplement quel programme je dois choisir.
-Je ne peux pas croire que vous ne savez pas. J'effectue des comparaisons de données depuis l'âge de neuf ans. Tout le monde apprend à le faire à cet âge.
-Olhado, il y a très longtemps que j'ai quitté l'école. Et, de toute façon, ce n'était pas une escola baixa normale.
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OrpheaOrphea   07 août 2014
Compte-tenu de sa position, le fait de déclarer que le Porte-Parole était satanique l'avait placé le plus loin possible de lui-même et des catholiques : le Porte-Parole est notre antithèse. Mais pour ceux qui, sur le plan théologique, n'étaient guère évolués, alors que Satan était effrayant et puissant, Dieu l'était également. Ils comprenaient parfaitement le continuum du bien et du mal auquel l'évêque faisait allusion mais, de leur point de vue, le continuum de la puissance et de la faiblesse était beaucoup plus intéressant... C'était celui au sein duquel se déroulait leur vie quotidienne. Et, dans le cadre de ce continuum, ils étaient faibles alors que Dieu, Satan et l'évêque étaient forts. L'évêque, en accordant une telle importance au Porte-Parole, en avait fait son égal.
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Charybde2Charybde2   18 juillet 2017
Ce fut en cet instant de désespoir morne et déterminé qu’elle se souvint de La Reine et l’Hégémon, se souvint du Porte-Parole des Morts. Bien que l’auteur, le premier Porte-Parole, fût certainement enterré depuis des milliers d’années, il y avait d’autres Porte-Parole sur de nombreuses planètes, tenant lieu de prêtres pour les gens qui ne reconnaissaient aucun dieu mais croyaient cependant à la valeur de l’existence des êtres humains. Des Porte-Parole dont la tâche consistait à découvrir les causes et les motivations réelles des actes des gens, et à exprimer la vérité de leur existence après leur mort. Dans cette colonie brésilienne, les prêtres remplaçaient les Porte-Parole, mais les prêtres étaient incapables de la réconforter ; elle ferait venir un Porte-Parole.
Elle compris à ce moment-là qu’elle avait toujours eu l’intention d’agir ainsi, depuis qu’elle avait lu La Reine et l’Hégémon, fascinée par l’ouvrage. Elle avait même effectué des recherches, de sorte qu’elle connaissait la loi. La colonie était sous licence catholique mais le Code Stellaire autorisait tout citoyen à faire appel à un prêtre de n’importe quelle autre confession, et les Porte-Parole des Morts étaient considérés comme des prêtres. Elle pouvait appeler, et celui qui déciderait de venir, la colonie ne pourrait pas refuser de le recevoir.
Il était possible qu’aucun Porte-Parole n’accepte. Peut-être étaient-ils tous trop loin pour pouvoir arriver avant la fin de sa vie. Mais il était possible que l’un d’entre eux se trouve assez près et qu’un jour – dans vingt, trente ou quarante ans – il arrive au port spatial et entreprenne d’exprimer la vérité sur la vie et la mort de Pipo. Et peut-être, quand il aurait trouvé la vérité, et aurait dit d’une voix claire qu’elle avait aimé La Reine et l’Hégémon, peut-être cela la libèrerait-il de la culpabilité qui lui brûlait le cœur.
Son appel entra dans l’ordinateur ; il serait transmis par ansible aux Porte-Parole des planètes les plus proches. Décidez de venir, dit-elle intérieurement à l’inconnu qui entendit l’appel. Même si vous devez révéler à tous ma culpabilité. Même dans ce cas, venez.
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LuniverLuniver   22 mars 2013
Humain se pencha vers Ender :
— Elle se plaint à la grande mère et aux autres épouses, disant que tu es un frère qui ne connait pas sa place. Elle dit que tu es grossier et qu'il est impossible de traiter avec toi.
Ender hocha la tête.
— Oui, c'est parfaitement exact. À présent, nous avançons.
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Orson Scott Card - Pisteur (partie 1 & 2) .A l?occasion du festival les Utopiales 2013 à Nantes, Orson Scott Card présente son livre « Pisteur » partie et partie 2 aux éditions J?ai Lu. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/card-orson-scott-pisteur-9782290060995.html http://www.mollat.com/livres/orson-scott-card-pisteur-9782290023204.html Notes de Musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®
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