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ISBN : 2290315524
Éditeur : J'ai Lu (18/10/2001)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 368 notes)
Résumé :
Grâce à Ender, le Porte-Parole des Morts, Lusitania est devenue une planète indépendante où Piggies et humains cohabitent tant bien que mal. Les Doryphores, eux, ont décidé de migrer... et risquent de propager sur d'autres mondes le virus de la Descolada, indispensable à la survie des Piggies mais mortel pour l'humanité.
Craignant ce danger, le Congrès Stellaire décide d'envoyer sa flotte afin de détruire Lusitania. Aidé par Jane, la fidèle I.A., et sa famill... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Malivriotheque
13 juin 2016
Ender vit sur Lusitania depuis 30 ans aux côtés de Novinha et de ses enfants. La reine des Doryphores est enfin sortie de son cocon et a commencé à se multiplier, tandis que les Humains et Pequeñinos entretiennent plus ou moins de bonnes relations. Mais le virus de la descolada menace, et le Congrès stellaire a envoyé une flotte pour empêcher toute pandémie spatiale qui risquerait d'anéantir la race humaine, condamnant à une mort certaine tous les habitants de la planète. Un cercle vicieux s'enchaîne, et Ender cherche à tout prix à éviter le pire, à éviter qu'une autre espèce soit exterminée, comme à l'époque où il a commis l'erreur de sa vie...
573 pages de blabla en petits caractères, voilà tout ce qu'est le troisième tome du Cycle d'Ender : une quantité de pages infinie pendant lesquelles les personnages parlent, tergiversent, se remémorent des souvenirs, délibèrent, débattent, philosophent, réfléchissent, épiloguent et palabrent. Pour trouver de l'action dans ce tome, il faut batailler, beaucoup. Pour ne pas s'endormir sur des théories et rhétoriques étalées sur 40 pages, il faut lutter, énormément (j'ai d'ailleurs maintes fois perdu le combat). Pour réussir à suivre toutes les intrications de l'intrigue, ses tenants et ses aboutissants éventuels philosophico-physiques, il faut s'acharner, croyez-moi (d'où la sensation d'exténuation à chaque fois qu'on ferme le livre, d'où le sommeil qui vient vous emporter toutes les 20/30 pages pour vous guérir de ce calvaire), même avec une certaine once d'intelligence et de connaissances en physique et philosophie.
Non pas que les thèmes soient inintéressants, au contraire. Ils touchent à la condition de l'Homme, à sa capacité à l'acceptation d'autrui, voire de lui-même, à sa place dans l'univers, à l'essence même de la vie, du temps et de l'espace... Mais que de longueurs... Que de charabia parfois... Que de complexité... On en perd son latin, son chinois, voire même son français. C'est juste beaucoup trop, sur trop de pages.
Et pourtant, malgré un nombre incalculable de fois où l'envie d'arrêter a frôlé la pratique, on continue. C'est pénible, ça fait mal, c'est dur, c'est comme l'ascension du mont Everest (au moins, on risque pas sa vie, c'est déjà ça), mais on est là alors on poursuit sa route, certainement avec l'espoir de voir au sommet éventuellement la lumière qui nous a tant touchés dans le tome 2. Mais que nenni, cet opus n'est qu'une introduction au dernier tome, où l'action promise dans le 3 risque (enfin) d'avoir lieu. Mmh, ça promet...
A tout cela s'ajoute le pan religieux loin d'être négligeable, immensément plus présent que dans les tomes précédents. Et c'est souvent un point perturbant, vu l'origine mormone de l'auteur qui développe la religion dans tous ses bons comme ses mauvais côtés, privilégiant l'aspect esclavagiste tout de même et développant le fanatisme, l'obscurantisme et l'extrémisme. Parfois c'est fait exprès, parfois c'est une activité admise dans la société d'aujourd'hui qui passerait presque pour du normalisme. Je pense entre autres à ce moment où Quim, alors prêtre, et son frère Miro, infirme, discutent de l'action du premier d'aller baptiser tous les Pequeñinos et tous les arbres de Lusitania, même ceux qui ne le veulent pas, parce que c'est important pour leur salut... Si ça ne fait pas écho aux Mormons à Salt Lake City qui "s'amusent" à baptiser toutes les personnes sur la planète, même les morts, pour leur assurer d'être reconnus par Dieu (ce qui se passe de commentaires)...
Et pourtant, Card diabolise à de nombreux endroits la religion, la questionne souvent sans vergogne, maintient certains de ses personnages dans l'athéisme. de quoi pas mal faire danser la girouette. Cependant, la fin tend fortement à "remettre les pendules à l'heure", quand une planète s'est libérée du carcan de faux dieux, pour finalement, après plusieurs décennies, revenir à un modèle de sanctification et déisme loin d'être anodin. Un pur blasphème pour le progressisme...
Ce roman aurait clairement pu être raccourci. Malheureusement, il est difficile de faire l'impasse dessus pour qui souhaite poursuivre la grimpette.
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idevrieze
02 octobre 2014
Bon ! Me suis faite encore retournée !
Je pensais qu'on avait épuisé les thèmes de réflexion dans ce troisième opus, qu'on allait avoir juste un bon livre de SF d'action et puis basta. Malheureuse ! Franchement ! Il y a encore eu plus de thèmes développés et franchement, ma lecture fut plus lente parce qu'à chaque chapitre, je me suis mise à cogiter sur tout ce qui a été développé ici.
Tout d'abord, parlons de spiritualité. Orson Scott card va nous parler ici de prophètes, de dieux, de génétique et de TOC. Et en associant tout cela. Autrement dit : que se passe-t-il si un gouvernement insérait dans le code génétique d'un peuple des TOC pour leur faire croire que leur comportement un peu bizarre vienne d'ordres de dieux tout cela pour contrôler leur intelligence supérieure et les asservir comme ils peuvent. Bah voilà ! Ca c'est un seul des thèmes développé dans ce livre.
Autre réflexion, imaginez qu'un virus soit intelligent. Si on veut l'éradiquer, faisons nous de la médecine ou détruisons nous une civilisation ? Et bien là, j'en suis restée comme deux ronds de flanc ! Comment une personne sensée peut elle être amenée à avoir ce genre de questions ? Non mais je me doute qu'il faut se pencher ce genre de questions éthiques mais imaginez si on regarde un virus comme le HIV ? Qui s'adapte, qui tue de plus en plus de monde ? Ce virus est il intelligent par exemple ? Doit on dialoguer avec lui alors qu'il y a des millions de morts ? Je ne sais pas. Mais je n'avais jamais eu ces angles de réflexions. Et je serai curieuse de voir un scientifique se les poser.

Au milieu de tout cela, une réflexion sur l'humain encore et toujours.
On se concentre beaucoup sur Jane et sur Ender. Jane étant une entité informatique. Mais est elle plus que cela ? Car elle ressent des choses, on ne peut pas la débrancher ? Quelle est son origine réelle ? Pourquoi doit elle être toujours reliée à Ender ? de même, pourquoi les Doryphores ont ils réussi à communiquer avec Ender ? Et pourquoi le font ils toujours d'ailleurs ?
Enfin, autre chose, que représente Ender ? Comment est il réellement ? C'est vrai qu'il est tellement vieux, tellement universel en fin de compte qu'on a du mal à le voir en tant qu'homme fragile. Comment pourrait être son esprit ?
Voilà un tome qui a encore suscité plus de questions que de réponses. Mais cela promet un dernier tome réellement passionnant.
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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frankgth
26 septembre 2012
Contrairement au tome précédent, pas de surprise ici, on est dans la suite logique. Valentine va rejoindre Miro, puis son frère. Ender vit enfin une vie de famille presque normale avec Novinha malgré la pression de l'arrivée de la flotte interstellaire et des recherches sur la descolada qui ne progressent pas assez vite. La vrai nouveauté nous viens d'une planète à priori loin de ces problèmes, appelée la planète de la Voie, dont les habitants supérieurement intelligents mais au comportement étrange semblent travailler avec plaisir au service du Congrès Stellaire.
On continue donc dans le coté philosophique avec beaucoup de discussions et de réflexions sur les relations entres humains, et les relations de ces humains avec ce qu'ils ne connaissent ou ne comprennent pas. L'histoire de Qing-jao apporte assez de nouveauté pour ne pas faire trop de redondance avec le second tome et le risque de destruction de Lusitania donne un coté stressant qui pousse à poursuivre sans relâche. Espérons que la résolution de l'histoire dans Les Enfants de l'esprit soit à la hauteur de ce qui l'a précédé.
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Fx1
08 octobre 2014
Une suite qui à la différence du second tome ne surprend guére , on est clairement dans un propos riche en philosophie , ce qui n'est point désagréable
Les amateurs d'action ne trouveront guére leur bonheur ici , ce livre brille par la richesse de sa réflexion d'une profondeur rare .
Il est vrai que l'on est peu habitués à voir un livre prendre le temps de discourir sur des thématiques réservées d'ordinaire aux livres de philosophie .
Les personnages sont toujours aussi attachants , on évolue au millieu d'eux , dans ces mondes incroyables que l'auteur maitrise toujours aussi bien .
Ce livre pourra laisser dubitatifs certains qui attendent surtout de l'action .
Ici on prend le temps et cela au final est trés agréable .
Un excellent opus de plus pour une saga majeure .
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HermantM
22 août 2012

Ce qui m'a séduit dans le cycle d'Ender (et me poursuit toujours dans la vie quotidienne), c'est la notion d'énergie basée sur les liens affectifs qu'entretiennent les êtres entre eux. A ma connaissance, c'est le seul ouvrage de SF ou de Fantasy qui a été construit autour de ce thème pourtant riche en applications...
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde227 juillet 2017
Elle le regarda. La sévérité de l’ordre l’aida à se calmer, à se concentrer.
– J’ai toute ma vie essayé de t’enseigner ceci, Qing-jao, mais maintenant c’est le moment ou jamais de l’apprendre : les dieux sont la cause de tout ce qui arrive, mais ils n’agissent jamais autrement que masqués. Tu m’écoutes ?
Qing-jao fit oui de la tête. Ces mots, elle les avait entendus cent fois.
– Tu m’entends, et pourtant tu ne me comprends pas, même à présent, dit son père. Les dieux ont choisi le peuple de la Voie, Qing-jao. Nous seuls avons le privilège d’entendre leurs voix. Pour tous les autres, leurs œuvres restent cachées, mystérieuses. Ta mission n’est pas de découvrir la cause véritable de la disparition de la flotte – tout la planète de la Voie saurait immédiatement que la vraie cause est que les dieux l’ont voulu ainsi. Ta mission est de découvrir le masque que les dieux ont créé pour cet événement.
Qing-jao fut saisie de vertige. Elle était tellement sûre de détenir la réponse, d’avoir accompli sa tâche. Maintenant, tout lui échappait. La réponse était toujours valable, mais la nature de sa tâche avait changé.
– Actuellement, dit son père, parce que nous n’arrivons pas à trouver d’explication naturelle, les dieux sont exposés aux regards de toute l’humanité, des incroyants comme des croyants. Les dieux sont nus, et nous devons les vêtir. Nous devons retrouver la série d’événements que les dieux ont créé pour expliquer la disparition de la flotte et lui donner pour les incroyants l’apparence d’un fait naturel. Je croyais que tu comprenais ceci : nous servons le Congrès stellaire, mais uniquement parce qu’en servant le Congrès nous servons aussi les dieux. Les dieux veulent que nous abusions le Congrès, et le Congrès veut être abusé.
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Charybde2Charybde227 juillet 2017
Ender avait été bien inspiré d’aider la reine à recréer la race des doryphores sur Lusitania aussi loin de la colonie humaine. Son intention était d’aider doryphores et humains à se connaître progressivement. Au lieu de quoi, Novinha, lui-même et leur famille avaient été forcés de garder secrète la présence des doryphores sur Lusitania. Si les colons humains ne pouvaient s’accommoder de la présence des pequeninos, créatures proches des mammifères, il était certain que l’annonce de la présence d’une race d’insectes provoquerait presque immédiatement un violent accès de xénophobie.
J’ai trop de secrets, songea Ender. Depuis des années, je suis le Porte-Parole des Morts qui révèle des secrets et aide les gens à vivre à la lumière de la vérité. À présent, je ne dis plus à quiconque la moitié de ce que je sais, parce que, si je disais toute la vérité, ce serait la peur, la haine, la violence, le meurtre et la guerre.
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Charybde2Charybde227 juillet 2017
Ce serait si pratique si la reine pouvait parler à un autre humain ! Elle prétendait pouvoir le faire, mais, en trente ans, Ender avait appris que la reine était incapable de distinguer entre ses évaluations pleines d’assurance de l’avenir et ses souvenirs authentiques du passé. Elle donnait l’impression de faire confiance à ses conjectures exactement comme elle faisait confiance à ses souvenirs ; et pourtant, quand ses anticipations se révélaient erronées, elle ne semblait pas se rappeler s’être jamais attendue à un avenir différent de celui qui était désormais devenu du passé.
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pvdpvd12 juillet 2017
La civilisation n'est qu'une façade ; en temps de crise, l'homme redevient singe, oubliant le bipède rationnel qu'il prétendait être, redevenant le primate velu sur le seuil de sa caverne, qui pousse des cris perçants à l'adresse de l'ennemi en souhaitant qu'il s'en aille, caressant la lourde pierre dont il fera usage dès que l'autre sera à sa portée.
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SpilettSpilett03 janvier 2010
- Souviens-toi de l'histoire de I Ya, le grand cuisinier, dit Jane. Un jour, son maître lui dit : " J'ai à mon service le plus grand cuisinier du monde. Grâce à lui, j'ai goûté à tout ce qu'un homme peut goûter, excepté la chair humaine." En entendant ces paroles, I Ya rentra chez lui, tua son propre fils, fit cuire sa chair et la servit à son maître, afin qu'il n'y ait rien que son cuisinier ne puisse lui donner.
Une histoire atroce. Qing-jao l'avait entendue lorsqu'elle était enfant, et elle en avait pleuré pendant des heures. " Mais c'était son fils !" s'était-elle écriée. Et son père avait dit: " Un vrai serviteur n'a des fils et des filles que pour servir son maître."
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Vidéo de Orson Scott Card
Orson Scott Card - Pisteur (partie 1 & 2) .A l?occasion du festival les Utopiales 2013 à Nantes, Orson Scott Card présente son livre « Pisteur » partie et partie 2 aux éditions J?ai Lu. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/card-orson-scott-pisteur-9782290060995.html http://www.mollat.com/livres/orson-scott-card-pisteur-9782290023204.html Notes de Musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®
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