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ISBN : 1516971647
Éditeur : (01/01/2015)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 63 notes)
Résumé :
« Une journée de juin comme une autre en Provence. Blessé à la cheville, Patrick, un agriculteur de la région, asocial et vieillissant, ne souhaite qu'une chose : se remettre au plus vite pour retrouver la monotonie de sa vie, rythmée par un travail acharné.

Mais le monde bascule dans l'horreur lorsque les automobilistes, coincés dans un embouteillage non loin de chez lui, se transforment soudain en fous assoiffés de sang... de sang humain. S'il veut ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  15 janvier 2016
Les personnages:
Patrick, en voilà, un héros bizarre. Tour à tour insupportable, mais délicieusement cynique, ou en preux chevalier sans le costume étincelant, j'ai adoré ce doux mélange d'anti-héros qui le caractérise!
Emma, elle est trop choupi!!!
Leur duo donne une touche vraiment attendrissante à cette lecture.
Ce que j'ai ressenti:…Une curieuse envie de m'isoler à l'étage….
Je ré explore le monde des zombies, avec cette fois ci, une immersion pure et dure! L'auteur est rien de moins que le fondateur et rédacteur en chef du blog myzombieculture.com. Autant vous dire, qu'on sent toute la passion et l'enthousiasme de ce jeune auteur au sein de son premier livre! Tout ce que vous pouviez imaginer sur les morts vivants se trouvent dans ses pages, de la chair en putréfaction en passant par l'odeur pestilentielle, rien ne vous sera épargné!!!Les scènes de combats sont vivantes, oppressantes et légèrement écoeurantes, mais si vous avez poussé la curiosité jusqu'ici, il sera très possible que vous perdiez un déjeuner ou deux, mais vous y gagnerez à l'instar un très bon moment de lecture divertissant et original.
« Une réunion de tous les partis politiques de toutes les confessions, de toutes les tendances sexuelles, de toutes les couleurs de peau. Tous unis sous une seule bannière: celle de la faim, l'envie de nous dévorer. Une vraie tolérance apocalyptique. »
J'ai beaucoup aimé son écriture sans fioritures, bourré d'humour et remplie d'actions. Avoir choisi Patrick, comme anti-héros dans un monde qui part à va-l'eau, et le suivre au milieu de ce chaos et ses pensées pas toujours conventionnelles, ça donne un peps euphorisant! Voir un ours mal léché, qui n'a plus sa première jeunesse, et qui doit se débattre au sein de l'apocalypse et jouer les héros pour éblouir une petite fille et bien, c'est vraiment ce qui fait tout le charme de ce livre!
« Ce monde était désespérément fou. Il ne m'autorisait même plus un instant de lâcheté. »
On se plaît à suivre cette version de l'apocalypse, avec ses hordes de décharnés affamés, c'est certes effrayant, mais en y regardant bien, toute l'horreur vient encore de ces survivants, qui s'illustrent encore et toujours dans leur bestialité! L'auteur a su gérer le fantastique de son histoire tout en parlant avec talent des relations sociales en temps de crise, c'est ce qui nous donne un roman placé sous le signe de l'émotion plus que sur l'aspect de la maladie zombiesque.
« J'étais stupéfait de voir avec quelle rapidité le cerveau humain pouvait se reprogrammer: suivre quelqu'un un jour, suivre un autre le lendemain; le tout sans jamais prendre de décision soi-même. «
Le seul bémol que je soulignerai, mais bon, il est minime: ça serait pour la Provence. J'ai eu du mal à la trouver à part sur 2/3 évocations (cf ci dessous). Elle est si riche en panorama, en relief, et en culture que l'auteur aurait peut être plus pu jouer encore sur ce cadre magnifique.
« L'insupportable bordel marseillais devait à présent être un véritable enfer méditerranéen. J'imaginais la métropole ravagée par des hordes de forcenés, la Canebière jonchée de cadavres (…). «
Meilleur moment du livre:
•La scène de l'armoire. Je l'ai trouvée touchante. Monsieur Patrick m'a beaucoup émue dans sa réserve et sa pudeur, et surtout dans le respect de cette petite fille.

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Saiwhisper
  06 janvier 2017
Encore un roman de zombies ?! Oui, mais celui-ci est un peu spécial ! Non seulement c'est un livre bien écrit, mais, en plus, l'auteur propose un héros qui change de ce que l'on a l'habitude de voir dans le genre Z. En effet, on n'est pas face à un jeune trentenaire fringuant doué avec une arme à feu ou une arme blanche, ni à de jeunes ados qui survivent beaucoup mieux qu'un groupe de G.I. Joe… On a plutôt affaire à Patrick, un homme d'âge mûr (on le traite de vieux, cependant je ne considère pas un cinquantenaire comme tel…) qui n'a pas l'habitude de vivre en communauté et qui a une jambe douloureuse. Ours solitaire, il a du mal à s'attacher, accorder sa confiance ou à vivre avec autrui, car une lourde blessure l'a rendu ainsi… Dans un sens, Patrick m'a fait songer à Ove du livre « Vieux, râleur et suicidaire », car il est aussi bourru et touchant que lui… Et, évidemment, il possède la même faiblesse : un enfant arrivera à toucher son coeur… Je trouve ce genre de duo émouvant et me suis directement attachée à Patrick et à Emma. le reste des personnages est intéressant, toutefois on n'a pas le temps de s'attacher à eux (monde post-apocalyptique oblige…). Paul Clément n'hésite pas à faire tomber des têtes ni à faire couler le sang. D'ailleurs, je trouve ses scènes de combat ou de mort bien retranscrites. C'est parfois assez gore, si bien que l'on imagine aisément la scène. Pour ma part, je préfère qu'il en soit ainsi, car cela renforce le sentiment d'horreur et ajoute de la tension dans le récit… Mais si vous êtes une âme sensible, sachez que certaines descriptions pourront vous dégoûter.
Contrairement à « Creuse la mort » où le danger se tisse peu à peu, on est ici dans l'action en trois pages seulement ! Autant dire qu'il n'y a pas de place pour l'ennui. le livre est rythmé de rencontres, de stratégies pour survivre et d'émotions. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant et en aurais même redemandé ! le début m'a fait songer à la saga « Zombie fallout » où la famille Talbot se cache pendant un certain temps à l'étage en barricadant les escaliers. Heureusement, le huis clos a rapidement été quitté, ce qui a amené le duo à voyager et à découvrir d'autres survivants plus ou moins sympathiques… J'ai pris plaisir à suivre ce tandem survivre, se cacher, affronter des revenants et essayer de vivre en communauté malgré certains rescapés malintentionnés… J'aime lorsque des groupes de survivants se rencontrent, apprennent à vivre ensemble ou se combattent. C'est l'une des choses qui me plaît le plus… Et j'étais curieuse de voir ce qu'allait faire ce cher ours solitaire qui n'hésite pas à rentrer dans ceux qui ne lui reviennent pas ! D'ailleurs, je n'ai pas été déçue…
J'ai sincèrement adoré cette lecture et, bien qu'attendue (« IL » ne pouvait pas en rester là, c'était évident !), la fin est véritablement poignante. J'avais la gorge serrée. Encore une fois, l'auteur a proposé une conclusion comme on en voit peu et c'est aussi ce qui fait la force de « Les Décharnés ». Alors, certes, on innove sans vraiment trop bousculer le genre Z mais, à mon sens, cet ouvrage fait partie des meilleurs romans de zombies que j'ai lu. Il y a vraiment tout pour me plaire : un duo émouvant, énormément d'action, une palette d'émotions, de l'hémoglobine, un style d'écriture fluide et de qualité, des antagonistes crédibles ainsi qu'une fin qui ne laisse pas de marbre. Une petite pépite ! Je ne sais pas lequel des deux livres de Paul Clément j'ai préféré, car ce sont deux univers et rythmes différents, mais une chose est sûre : j'ai passé un excellent moment avec la plume de Paul Clément. Je compte suivre avec assiduité ses futures publications s'il continue dans le genre horreur !

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MelM
  29 juin 2016
18,5/20
Presque un coup de coeur
Patrick, c'est l'archétype même de l'agriculteur bourru, solitaire, coincé au fond de sa campagne, dans ses champs et qui s'en accommode très bien. Et même plus: il ne souhaiterait pour rien au monde que sa vie bien réglée soit bouleversée. Pourtant, il était très loin d'imaginer ce qu'il va lui arriver. Sa vie ne va pas simplement être bouleversée, elle va exploser en lambeaux, tout comme ses certitudes et tout ce qui régit normalement la nature humaine. Dans ce nouveau monde, plus aucune loi n'a de raison d'être et dire que tout part en vrille est un euphémisme. Alors quand il se retrouve coincé au premier étage de sa maison avec une fillette, sauvée par bonté d'âme, dont il ignore jusqu'au nom, Patrick sait que son avenir n'a jamais été plus incertain. Il va désormais falloir se battre pour survivre, se battre contre ces créatures mortelles, contre des Hommes hostiles, mais aussi contre soi...
Vous aimez les histoires de zombies? Vous aimez l'action, l'angoisse et l'incertitude qui règnent dans ce genre de romans? Vous aimez être étonnés par des personnages et ne rien pouvoir prévoir de la fin d'une histoire? Vous aimez lire les récits d'un auteur français? Si vous avez répondu oui à ces questions: Les Décharnés est vraiment fait pour vous. Il est vrai que je n'ai pas lu énormément de livres de zombies, mais celui-ci se place indubitablement dans le haut du classement de mes lectures zombiesques préférées. Paul Clément a vraiment fait un énorme travail sur ce roman et ça se sent, tout est millimétré, tout est étudié pour ravir le lecteur et j'y ai vraiment été sensible. C'est simple, c'est pratiquement un sans faute pour moi, j'ai tout adoré, de l'atmosphère du récit à la plume de l'auteur en passant par les différents rebondissements et les personnages, mon verdict est donc sans appel: ce roman est un régal, qui saura séduire les adeptes de ce type de lectures.
le premier bon point à relever concerne les toutes premières pages du récit. L'auteur a fait le choix, extrêmement judicieux, de ne pas s'appesantir sur la mise en place de son intrigue. Tout démarre extrêmement rapidement et on se laisse emporter bien volontiers par ce déchainement de violence et d'action dès les premières pages, qui ne peuvent que nous laisser scotchés - déjà - et surtout pleins d'interrogations, d'appréhension et d'excitation pour la suite. Si l'auteur a le culot de faire débuter son roman aussi rapidement, qu'est-ce qu'il va bien pouvoir nous inventer par la suite? Ça promet et franchement, l'auteur a su garder cette même constance tout au long de son histoire, ce qui est vraiment très positif. Alors oui, nous sommes plongés immédiatement dans l'ambiance du récit, le ton est donné dès le début, mais cette rapidité, bien que très agréable, apporte aussi son lot de lacunes, notamment concernant la situation des zombies et l'élément déclencheur de la transformation, outre le fait de se faire mordre (ou alors j'ai loupé un truc et dans ce cas-là, je m'en excuse).
En effet, l'univers imaginé par l'auteur est vraiment très bien développé si on oublie le fait que l'on ai très peu de détails concernant la transformation des tous premiers zombies, détails impossibles à obtenir sachant que nos protagonistes habitent en campagne/village et qu'ils ne font pas partie des hauts cercles de la société, le tout reste donc cohérent. Paul Clément nous offre tout de même un univers bien travaillé et approfondi, qui change de ceux que j'ai déjà pu lire auparavant dans le même genre. de plus, j'avoue avoir eu peur, au début de ma lecture, que l'auteur nous offre un huis clos tout au long de son récit. En effet, même si je suis une grande fan des huis clos pour l'atmosphère lourde, pesante et sombre qui les accompagne, j'avais peur qu'ici, il soit de trop. Heureusement, ce n'est pas le cas, pas de huis clos mais on conserve une atmosphère angoissante très addictive. En somme, l'auteur s'en sort vraiment à merveille, autant dans ses choix pour son récit et son univers, que dans sa mise en place et son évolution.
Paul Clément n'a pas seulement su gérer à merveille son univers, il a également une plume vraiment extra. Une écriture détaillée, très descriptive qui contribue à accentuer l'effet "horreur/angoisse" de la situation. Mais c'est aussi une écriture très fouillée, très recherchée qui n'en est pas pour autant lourde ou difficile à lire puisque ce roman se dévore très rapidement. Personnellement, j'ai vraiment adoré le style d'écriture de l'auteur, assez soutenu sans être pompeux, riche et profond, ce qui ajoute encore au plaisir de cette lecture. Les descriptions sont parfaites, autant du décor que des différents personnages, elles apportent vraiment un plus au récit sans le plomber ou l'alourdir, elles s'intègrent vraiment très bien à l'action et c'est forcément très positif. Encore une fois, on sent qu'il y a beaucoup de travail derrière ce premier roman, qui est vraiment très bien écrit.
Si j'ai eu peur d'un huis clos qui aurait trainé en longueur dans ce récit, c'est parce que toute la première partie du roman se déroule dans cet esprit. L'enfermement, l'isolement, la peur, la chaleur, l'état de "siège", tout cela est vraiment très bien maîtrisé et plante immédiatement le décor: les personnages vont avoir peur, ils vont avoir chaud, ils vont devoir se battre et souffrir pour survivre. Je pense que c'est bien ici le but premier de cette partie, la découverte de l'univers et des possibilités qui en découlent. En plus de cela, Paul Clément n'oublie pas de donner un rythme plus qu'intéressant à cette première partie dans laquelle l'action est elle aussi vraiment au rendez-vous. Corps-à-corps avec les zombies, instinct de survie, et remise en question de la part de Patrick rythment le début du récit. En effet, cette première partie a aussi pour vocation de nous faire découvrir les personnages imaginés par l'auteur ainsi que leur grande complexité.
Et c'est, là encore, un énorme point fort du roman: ses personnages! Ils sont tous d'une profondeur et d'une complexité magistrale, ce sont de vrais personnages à part entière, presque humains tellement il est facile de s'attacher à eux ou de comprendre leurs actes (même si on ne peut décemment pas tous les cautionner), et c'est vraiment ce qui rend le récit plus vivant, encore plus crédible et terrible par certains aspects.
Tout d'abord, il y a Patrick, personnage froid et distant de prime abord, qui m'a un peu choquée dans les premières pages je dois l'avouer, mais auquel j'ai rapidement su m'attacher. Sous ses airs de gros dur indépendant, se cache un grand coeur, capable d'aimer sans condition et de défendre bec et ongles ceux qu'il aime. C'est vraiment un personnage à la psychologie très complexe, que j'ai adoré découvrir aux fils des pages et en fonction des rebondissements auxquels il est confronté. Un personnage aux multiples facettes, avec beaucoup de failles mais de très bons côtés, qui ne laissera personne indifférent, c'est certain.
Comment ne pas parler d'Emma? Cette petite est vraiment excellente, c'est la pépite du récit, l'ancre à laquelle Patrick se raccroche. Elle représente la jeunesse que l'on voudrait protéger alors qu'il est déjà trop tard. L'insouciance et la joie qu'elle dégage par moments, ternis par la dure réalité dans laquelle elle évolue sont autant de messages forts et la carapace qu'elle érige autour d'elle est tellement triste à observer. Et pourtant j'ai adoré sa relation avec Patrick, juste, simple, pleine de confiance, c'est vraiment très touchant et j'espère que vous apprécierez autant que moi cet aspect du récit.
Ce magnifique duo va rencontrer un certain nombre d'autres personnages, aux intentions plus ou moins floues, plus ou moins honnêtes et surtout plus ou moins amicaux. Gérard, Karim, Christine ou encore Chris sont ceux qui m'ont le plus marquée, de différentes manières. Leurs caractères couvrent un large panel de possibles réactions humaines en cas d'invasion zombie et ils sont tous intéressants à découvrir.
Outre les personnages, qui tiennent vraiment un rôle important dans le récit, l'intrigue est vraiment palpitante, ultra prenante et addictive, et cela, du début à la fin. Autant dans la première partie, qui se déroule en huis clos, que dans la seconde, où l'action est encore plus présente, où l'on est presque constamment en mouvement et où tout semble pouvoir basculer en un claquement de doigts. Malgré quelques tous petits temps morts à déplorer, qui permettent néanmoins d'approfondir certains personnages, le tout est vraiment très vif, très enlevé et vraiment extrêmement agréable à suivre. Chaque chapitre nous apporte de nouvelles choses, de nouveaux paysages à explorer, de nouveaux personnages ou situations à appréhender et il est vraiment impossible de s'ennuyer. de plus, j'ai adoré vibrer au rythme du questionnement implicite soulevé par toute cette violence: mais comment tout cela va-t-il bien pouvoir se terminer?
Cela nous amène donc au dernier point très positif de ce roman, que l'on retrouve en fait tout au long du récit mais qui prend de plus en plus de sens lorsque l'on s'approche de sa fin, il s'agit de l'imprévisibilité du déroulement de l'intrigue. L'auteur sait ménager son suspense et quelques chapitres avant la fin, on ne peut toujours pas prévoir ce qu'il va se produire et j'ai adoré ça. C'est une fin pleine d'émotions, entachée par la violence humaine que Paul Clément nous livre, mais aussi par certains aspects une fin pleine de douceur et d'amour. Si j'ai su apprécié ce choix de l'auteur et la façon dont il l'a installé, je reste vraiment sur ma faim concernant certains points pour lesquels on ne nous fournit pas de réponse précise. Pour moi, c'est donc une fin agréable et bien pensée mais aussi assez frustrante, qui donne très envie d'en savoir plus sur "l'après".
Les +: la mise en place ultra rapide, l'atmosphère pesante et angoissante, une écriture très approfondie et descriptive, des personnages hauts en couleurs, énormément de rythme dans l'action, une intrigue très plaisante et efficace, ...
Les -: peu d'informations sur la formation des zombies, quelques moments de flottement, la fin un peu trop ouverte à mon goût
En conclusion, Les Décharnés est vraiment un excellent roman de zombies, écrit par un auteur français à la plume vraiment excellente, très fouillée, très poussée et extrêmement descriptive, pour notre plus grand plaisir. Paul Clément met en place un univers vraiment très intéressant et bien que certaines questions restent un peu en suspend, le tout est très équilibré et très cohérent, du début à la fin. Un début de récit d'ailleurs très bien maîtrisé, sans temps mort et qui donne immédiatement le ton d'un roman à l'atmosphère lourde et pesante mais toujours extrêmement addictive, que l'on ne peut absolument pas lâcher avant la toute dernière page. Les nombreux rebondissements, l'action et l'angoisse permanente ainsi que les faits et gestes des personnages vraiment attachants que sont Patrick et Emma y sont aussi pour quelque chose dans le succès que cette histoire a remporté avec moi. Malgré quelques petits moments de flottement, de baisse de régime par-ci, par-là, et un final un peu trop ouvert à mon goût, Les Décharnés reste vraiment une excellente lecture, que je ne peux que conseiller aux fans de lectures zombiesques.
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Gr3nouille2010
  29 janvier 2016
Quand je remarque la sortie d'un livre de zombies, je m'y intéresse tout de suite et, en général, peu m'importe le résumé, j'ai juste besoin d'une dose de zombies de temps en temps. Parfois il y a de bonnes surprises, parfois non. Ici, c'est surtout la couverture qui m'a attirée en premier lieu, elle donne clairement envie ! Je me suis donc plongée dans ce roman sans attente spéciale et, même si ce n'est pas un coup de coeur, je n'en ressors pas déçue pour autant !

Patrick est un homme qui vit seul et isolé près d'une route très fréquentée depuis que sa femme et sa fille ne sont plus là. Il passe beaucoup de temps à regarder le paysage lorsqu'il ne travaille pas à sa ferme. C'est comme ça qu'il a remarqué les premiers zombies. D'abord, il pensait à un simple accident, à juste contempler des personnes qui se permettent de faire n'importe quoi sur la route. Mais très vite, il se rend compte que ces personnes n'ont plus aucun comportement normal. Il repère alors une petite fille dont la maman est devenue l'une de ces choses "anormales". Il la prend sous son aile et tous deux tentent de survivre comme ils peuvent au milieu de ces marées de zombies...

En fait, si ce n'est pas un coup de coeur, c'est simplement parce que j'ai trouvé le rythme assez lent. Ça m'a dérangée au début parce que l'arrivée des zombies est assez courte dans le temps mais, pourtant, on a l'impression que c'est très long... de plus, Patrick n'est pas seul très longtemps vu qu'Emma, la petite fille qu'il prend sous son aile, arrive assez rapidement dans l'intrigue mais le temps qu'ils s'apprivoisent tous les deux m'a paru durer un temps fou. Et puis, vient le moment de partir de la ferme, où ils tombent sur une petite communauté dans une école (l'école d'Emma) et, du fait qu'il y ait plusieurs personnages qui se mêlent au récit, il y a plus d'ambiance et c'est tout de suite plus captivant. Je n'ai plus réussi à lâcher le livre dès ce moment. Enfin, avec le recule, je me suis rendue compte que ce rythme était indispensable à ce récit et même très appréciable !
En effet, on n'a pas affaire à un héros qui se doit de sauver le monde, chercher un vaccin, etc. Non, Patrick est même tout le contraire d'un héros. Les événements lui tombent dessus, lui qui vivait seul depuis longtemps et il fait ce qu'il peut avec sa vieille carcasse pour survivre et protéger Emma, dans un monde qui est devenu hostile aussi bien à cause des zombies que des survivants...
Il y a un point que j'ai particulièrement apprécié : les détails. Il n'y en a pas trop, ce qui rend le récit fluide malgré tout. En fait, il y en a juste assez pour que l'on puisse s'imaginer et visualiser très facilement ce qu'il se déroule dans cet univers apocalyptique. Les paysages, les zombies, les comportements de chacun, tout est détaillé de façon à ce que l'on ait l'impression de regarder un film, sans alourdir pour autant l'intrigue.

Patrick est un personnage qui n'a rien de spécial, il est simplement "comme tout le monde" et c'est ce qui est plaisant. À aucun moment il se ne se prend pour un surhomme ou pour un héros, il veut juste que tout soit bien organisé pour pouvoir s'en sortir mais quand il voit que la situation le dépasse, il ne cherche pas à se mettre au-dessus de tout le monde. Il apprend à survivre dans ce nouveau monde, à ne pas se fier aux premiers venus et à prendre les meilleures décisions pour qu'Emma ait une chance de vivre. C'est tout ce qui lui importe. Son âge porte même préjudice à certaines de ses actions, ce qui le rend encore plus humain à nos yeux.
Emma est le personnage qui vient contrebalancer cette vie assez morne et solitaire qu'avait Patrick. Grâce à elle, à son innocence mais aussi à sa capacité à comprendre les choses telles quelles sont rapidement, il se redécouvre. Ce duo parait totalement improbable et c'est d'ailleurs grâce à ce rythme lent au départ, que j'ai cité plus haut, qu'il est finalement possible.
On rencontre d'autres personnages qui seront d'une grande aide pour ce duo, ou du moins pour la petite, mais d'autres un peu plus hostiles qui leur mettront des bâtons dans les roues, nous offrant des scènes d'action bienvenues, en plus de celles des confrontations avec les zombies.

J'ai fini par bien accrocher à l'histoire, à apprécier découvrir tous les événements qui survenaient et à m'attacher aux personnages qui paraissent très réalistes. Si j'ai eu du mal au début, c'est finalement une bonne découverte ! L'auteur sait de quoi il parle et nous offre une histoire sans héros, sans vaccin, sans cause précise, juste des survivants qui essaient de survivre avec les règles que dictent ce nouveau monde, ce qui est tout aussi bien quand c'est bien mené et c'est le cas ici !
Lien : http://uneenviedelivres.blog..
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Melisende
  31 mars 2016
Je n'ai jamais lu un livre de zombies. J'ai vu quelques films, mais sans plus. le genre ne m'intéresse que moyennement finalement et je suis passée un peu à côté de la vague de sorties du genre. Malgré tout, curieuse que je suis, j'avais tout de même envie de me faire mon propre avis sur la question, c'est donc avec plaisir que j'ai accepté de découvrir Les Décharnés, une lueur au crépuscule, premier roman de Paul Clément.
Si les zombies arrivent à me faire frissonner, ou en tout cas à m'impressionner à l'écran, je pensais que mon imagination les rendrait plus ridicules qu'effrayants avec le support papier. Or, et j'en suis la première surprise, je me suis laissée prendre au jeu et j'ai vraiment apprécié Les Décharnés.
Je ne sais pas si je vais devenir fan du genre parce que j'ai l'impression qu'on risque de très vite tourner en rond niveau intrigue, mais j'ai dorénavant moins d'a priori sur la question et je lirai certainement un autre titre à l'occasion ! Alors merci à Paul Clément pour la découverte… c'est réussi !
En France, plus précisément en Provence, la canicule est bien installée. Alors qu'une journée se termine comme toutes les autres précédemment, un événement impensable survient. Une vague de folie meurtrière frappe les Hommes qui se transforment… en zombies. Au début amusé par la situation, Patrick – un vieil agriculteur un peu misanthrope – se rend rapidement compte que la situation dégénère et s'enferme chez lui à double tour, plus ou moins calfeutré. Malheureusement, acculé par les créatures, notre héros va devoir survivre tant bien que mal et surtout, prendre une petite fille rescapée sous son aile. Difficile de sauver sa peau et surtout d'avoir la responsabilité d'une tierce personne quand on a toujours fait preuve d'égoïsme !
Le truc bien avec les bouquins (ou les films) de survie, c'est que ça amplifie les réactions et les émotions des êtres humains qui vivent ces situations difficiles. Et c'est vachement intéressant de voir l'évolution des personnalités et les interactions entre les unes et les autres. C'est réussi avec Patrick auquel on s'attache vite et avec lequel on vit les événements assez intensément. Bien sûr, il y a un côté assez attendu à son évolution mais ça fonctionne et ça m'a plu.
Le fait que l'histoire soit racontée du point de vue interne (donc avec le « je ») accentue évidemment l'empathie que l'on peut ressentir pour lui et nous rapproche un peu plus de ses pensées. de ce fait, découvrant les autres personnages à travers ses yeux, on adopte un peu les sentiments qu'il éprouve pour chacun d'eux : de la tendresse paternelle pour la petite Emma à de la haine pour l'un des survivants rencontrés plus loin au coeur des pages. On « apprécie » les mêmes figures que lui et on se méfie des autres mais à part à la petite fille qu'il recueille, on s'attache difficilement. En même temps, Patrick c'est un solitaire, s'il se prend d'affection pour sa protégée, il n'en va pas de même pour les autres survivants… et encore une fois, on le suit dans ses choix !
Je ne suis pas une connaisseuse du genre, comme je vous le disais dans l'introduction, mais il me semble que Paul Clément suit un schéma assez classique : face à face violent avec la nouvelle réalité « zombiesque », calfeutrage, fuite, calfeutrage, découverte d'autres survivants, organisation d'une nouvelle « mini-société » avec différents tempéraments, calfeutrage, razzia dans les maisons/supermarchés pour s'approvisionner, calfeutrage… et évidemment dans tout ça, des combats plus ou moins violents et des pertes plus ou moins précieuses ! Classique il me semble, mais encore une fois, ça fonctionne.
Et si on y croit, c'est aussi et surtout grâce à la plume de l'auteur que j'ai trouvée déjà bien maîtrisée pour un premier roman. On sent qu'il y a eu du travail, de nombreuses relectures et pas mal de réflexion… et la lectrice que je suis apprécié. Il reste une ou deux coquilles, mais vraiment, sur plus de 300 pages c'est quasiment rien et quand on voit les horreurs laissées passer par les grandes maisons d'édition, on ne peut qu'être encore plus admirative du travail effectué par un « petit » auteur, sans soutien « professionnel ». Finalement, à part peut-être un ou deux dialogues un peu « surjoués » et donc un peu artificiels, l'ensemble est carrément immersif. Les scènes défilent clairement devant nos yeux, la tension et l'angoisse sont présentes… vraiment, je m'y suis crue et je me suis prise au jeu. L'écoute des bandes originales des films 28 jours et 28 semaines plus tard ont peut-être accentué l'effet produit, mais l'histoire de base était bien écrite noir sur blanc sous mes yeux !
Les Décharnés m'a fait vivre un moment intense puisque très immersif et m'a ému à plusieurs reprises. le schéma est certes classique et j'avoue que ne pas avoir de réponse au « Pourquoi les gens deviennent des zombies » m'a un peu titillée (mais apparemment c'est une convention dans le genre) mais j'y ai cru et ça m'a convaincue de retenter le zombie à l'occasion. Je salue le travail de relecture de Paul Clément, c'est vraiment un premier roman très prometteur… et je me demande déjà de quoi parlera le prochain car je serai au rendez-vous ! :)
Lien : http://bazardelalitterature...
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   12 janvier 2017
Et, si j'étais un bien mauvais psychologue, j'étais un homme qui assumait ses responsabilités. Je parviens alors à chuchoter quelques mots :
- Écoute je sais bien que c'est très dur pour toi mais...
Mes mots semblaient sortir de mes lèvres et se dissiper dans l'air tant ils n'avaient aucune consistance. Je récitais le même blabla habituel, sauf qu'aujourd'hui j'y croyais encore moins que d'habitude. Mes paroles étaient v ides de sens. Pourtant, je continuai :
- Ça va aller, ne t'inquiète pas.
Je me sentais stupide de lui réciter de telles conneries sachant que plus de cinquante forcenés tenaient d'atteindre le niveau supérieur de la maison pour nous dévorer vivants et qu'ils y parviendraient certainement.
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SaiwhisperSaiwhisper   05 janvier 2017
Le quadragénaire me barra alors la route et se jeta sur moi. La rapidité de l'attaque me prit de court et je tombai au sol avec mon agresseur dans un nuage de poussière. Le choc me coupa le souffle. Une odeur infâme entra dans mes narines, alors que le monstre ouvrait grand sa gueule immonde à quelques centimètres de mon visage. Je ne lui laissai pas le temps de terminer son baiser mortel et le repoussai de toutes mes forces. [...] Déjà debout, je pris le manche de la pelle à deux mains et abattis la tranche de l'outil sur le crâne de mon assaillant. Le fer s'enfonça telle une hache affûtée dans les chairs pourries, ouvrant en deux la boîte crânienne dans un craquement à glacer le sang. Le zombie gisait immobile, enfin ramené à la normalité de sa condition de mort. Le pied appuyé sur son visage immonde, je libérai la pelle, emportant une partie du cerveau décomposé du cadavre.
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SiabelleSiabelle   19 janvier 2017
Je consacrai ainsi toute la fin de journée à surveiller ce qui se passait à l'extérieur en changeant régulièrement de poste d'obser-vation : partout où mon regard se posait, ils étaient là. C'était la première fois que je prenais le temps de les observer tranquillement. Quelle que soit la fenêtre d'où je les épiais, les fous erraient à l'extérieur ne tardaient pas à me repérer et venaient se placer juste en contrebas, leurs bras lamentablement tendus vers moi et leurs dents claquaient dans le vide.
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StelphiqueStelphique   14 janvier 2016
J'étais stupéfait de voir avec quelle rapidité le cerveau humain pouvait se reprogrammer: suivre quelqu'un un jour, suivre un autre le lendemain; le tout sans jamais prendre de décision soi-même.
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LaureValentinLaureValentin   18 avril 2016
Nous traversâmes la cour. Une longue rangée d'arbres plantée en son centre créait un grand espace ombragé où les jeux de marelle se reposaient paisiblement. Ironiquement, le Paradis de l'un d'eux était presque entièrement effacé tandis que l'Enfer semblait avoir été repeint récemment.
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Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Ce film réalisé en 1980 par Stanley Kubrick avec Jack NIcholson et Shelley Duvall est adapté d'un roman de Stephen King publié en 1977

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