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ISBN : 2259230423
Éditeur : Plon (18/08/2016)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 102 notes)
Résumé :
"Ce que je vais vous raconter ne s’invente pas."
22 juin 2004. Après un an d’interrogatoires, Monique Fourniret révèle une partie du parcours criminel de son mari, "l’Ogre des Ardennes". Il sera condamné à la perpétuité. Celle que Michel Fourniret surnomme sa "mésange" reste un mystère : victime ou complice ? Instrument ou inspiratrice ? Mésange ou ogresse ?
Quoi de plus incompréhensible que le Mal quand il revêt des apparences humaines ?
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  19 juillet 2016
Dans la peau de Monique Fourniret.
C'est une vision originale que nous propose Harold Cobert pour raconter les faits, la capture et les interrogatoires d'un des plus célèbres couples du crime contemporain.
Une exploration, jusque dans l'intimité des personnages.
Il nous place dans la tête de deux des principaux protagonistes. Monique Fourniret, monstre de froideur et de maîtrise, et le commissaire belge qui n'aura de cesse de faire éclater la vérité. Un jeu du chat et de la souris, qui durera pendant de longs mois, entre le policier et « La mésange » comme la surnomme son binôme et mari Michel.
L'auteur se sert des minutes du procès et des récits de différents témoins de cette affaire d'enlèvements et d'assassinats d'adolescentes, qui défraya la chronique en son temps pour nous narrer, dans toute sa monstruosité, le périple et les méfaits de ce couple au sang-froid à toute épreuve, qui passa à travers les mailles du filet pendant des années entre France et Belgique.
Entre roman et document, ce livre se lit comme un polar. La différence, celle qui vous glace, c'est que ces personnages abjects ont bel et bien existé tout comme leurs trop nombreuses victimes.
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AudreyT
  27 décembre 2016
Michel et Monique Fourniret forment un couple tristement célèbre... A travers le filtre de la fiction, Harold Cobert nous offre ici un très bon roman sur la folie humaine et le pire qu'un être humain peut faire. Qui de cet homme ou de cette femme est le plus pervers, le plus fou, le plus malade ? Harold Cobert ne cherche pas de réponse, il n'annonce que des faits mais sans jamais tomber dans le sanglant ou le sensationnel. Non, son écriture fluide, froide et précise nous plonge dans l'horreur sans avoir besoin de plus de détails.
Il est difficile d'écrire qu'on a ailé un tel roman, car au delà des changements de noms ou de lieux, on a conscience que ce sont de véritables vies humaines qui ont été bafouées et anéanties... Il n'en reste pas moins une grande qualité d'écriture. Un grand roman d'Harold Cobert !!
Commenter  J’apprécie          400
Renod
  12 septembre 2016
Monique Olivier épouse Fourniret se tient voutée sur la chaise du commissariat. Elle est vêtue d'un jogging informe et ses cheveux sont gras. le regard fuyant, elle bafouille des réponses imprécises. Elle ne sait pas, ce n'est pas elle, elle ne se souvient plus. Les policiers belges comptent pourtant sur le témoignage de cette femme pour faire tomber Michel Fourniret. Il leur faudra une année d'enquête et plus de cent vingt interrogatoires pour obtenir les premiers aveux, mais aussi pour cerner la personnalité de la femme qui se tient devant eux. Elle apparaît d'abord comme une victime de la vie sous la coupe d'un pervers mais elle va montrer un visage bien différent. Cette femme, mère de trois enfants, a-t-elle pu assister « l'Ogre des Ardennes » dans ses crimes? Elle craque : « Ce que je vais vous raconter ne s'invente pas. »
Le récit se déroule sous le regard de deux narrateurs, Monique Fourniret et le commissaire responsable de l'affaire. S'il permet de suivre les progrès de l'enquête, le commissaire apporte peu au roman, c'est un personnage de roman policier à l'ancienne avec son hypertension, sa sciatique et son taux de cholestérol. Si la chronologie choisie est pertinente, si le sujet est aussi terrible que passionnant, il manque à ce roman du muscle et un traitement original. «La mésange et l'ogresse » est au final un roman ordinaire tiré d'une affaire criminelle extraordinaire.
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lolapop93
  23 octobre 2016
La face cachée d'une mésange….
Belgique, juin 2003, ville de Ciney.
Michel Fourniret vient d'être arrêter par la police. Il est accusé de kidnapping, séquestration, viol et meurtre sur des jeunes filles.
Les bleus de Belgique mettront un an, au cour duquel le nombre de victime augmentera de façon exponentiel, pour mettre la main sur la preuve qui le fera tombée.
Mais c'est sa femme qui est le véritable sujet de ce livre. Monique Fourniret, la mésange de son époux. Cette femme qui au premières abord apparait comme peu intelligente, sans mémoires…et soumise à un mari exercent une pression psychologique sur sa personne.
Cette mésange, aime son mari, pour elle c'est un homme bon, il n'a rien fait de mal.
Serait-elle complice des horreurs de l'homme qu'elle nome son fauve ? Quelles sont les réelles motivations de cette femme ?
Les enquêteur vont au fils des interrogatoires faire des découvertes toutes aussi horrible les unes que les autres.
Utilisant la fiction et le réel, Harold Cobert revient sur cette affaire sordide. de son écriture fluide et crue, il révèle peu à peu la psychologie de cette femme et la relation particulière de ce couple monstrueux.
De la première à la dernière page, ce roman est un tableau noir de la nature cruelle et sordide de ces deux ‘êtres humains', suspendant et coiffant au poteau son lecteur !
Une histoire écoeurante et addictive dont on ne sort pas indemne.
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hcdahlem
  02 septembre 2016
Sous le titre «roman du réel», Harold Cobert explique en avant-propos, comment il a imaginé son nouveau roman : « Si ce livre est basé sur "l'affaire Fourniret", s'il suit au plus près les faits tels qu'ils ont été révélés lors du procès, cet ouvrage est avant tout une oeuvre de fiction. […] Hormis certaines phrases, les pensées et les propos prêtés à Monique Olivier et à Michel Fourniret ainsi qu'aux différents personnages de cette histoire relèvent de la pure invention et de la seule création littéraire. À part ceux de Monique Olivier et Michel Fourniret, tous les noms des protagonistes ont été changés, et en premier lieu ceux des victimes. »
En se replongeant dans cette célèbre affaire, on se rend très vite compte du matériau mis ici à disposition du romancier, car tout est ici extraordinaire au sens premier du terme. Comme beaucoup de ses contemporains, Harold Cobert s'appuie sur le faits divers pour nous délivrer un suspense étonnant. Car même si l'on connaît l'épilogue de l'histoire, on ne se rend pas compte de la partie d'échecs qui s'est jouée là, de la stratégie mise en place par les enquêteurs et par les coupables.
L'auteur
Le roman s'ouvre à Ciney, en Belgique le 26 juin 2003. On y voit Louise Lemaire être abordée par un homme en camionnette blanche demander à l'écolière si elle peut l'aider à retrouver sa route vers le Mont de la Salle et finira par la convaincre de monter dans le véhicule. Mais cette fois les choses ne se passent pas comme prévu, la fille réussit à s'enfuir et à prévenir la police. Un échec qui va entraîner l'arrestation de ce dangereux récidiviste, condamné à sept ans de prison en France pour treize enlèvements de jeunes filles dont il a tenté d'abuser, suivi d'une autre peine de six mois pour avoir agressé des automobilistes dans la région de Verdun.
Commence alors une enquête très difficile, en Belgique et en France, car il apparaît très vite qu'il va falloir ouvrir tous les dossiers similaires de disparitions de jeunes filles.
Grâce à la construction du roman, on ne s'ennuie jamais tout au long de la lecture. Si Michel Fourniret en est le sujet central, Harold Cobert a choisi de ne pas lui donner la parole. Il se place d'une part du côté factuel en retraçant dans de courts chapitres les circonstances qui ont fait tomber Elodie Defaux, Lian Shiro, Caroline Moens et toutes les autres dans le piège tendu par l'homme aux lunettes cerclées. En second lieu, ce sont les enquêteurs de la police belge qui prennent la parole. On les voit tâtonner, puis avancer doucement, élaborer des scénarios susceptibles de prouver leurs hypothèses, mais aussi tenter de convaincre leur hiérarchie – le budget nécessaire à des tests ADN finira-t-il par être débloqué ? – ou collaborer du bout des doigts avec les collègues français. Sans oublier leurs états d'âme, leurs problèmes familiaux ou de santé, qui viennent interférer et replacer ce drame hors du commun dans le quotidien le plus banal. Enfin et surtout, comme le proclame le bandeau en couverture du livre, la parole est aussi donnée à la compagne du tueur, dont l'attitude étonne: «Elle n'a montré aucune émotion quand je lui ai appris l'arrestation de son mari ni lorsque je l'ai informée des faits qui lui sont reprochés. Quelque chose cloche dans cette affaire, à commencer par elle.»
Monique Olivier, devenue Madame Fourniret, va passer – au fil de dizaines d'heures d'interrogatoire – du rang de témoin, à celui de complice, voire d'instigatrice. L'inimaginable devient petit à petit imaginable et les frontières de l'horreur sont à chaque fois repoussées un peu plus loin.
Un roman aussi glaçant que passionnant.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   19 août 2016
Ce que je ne comprends pas, c’est où il a bien pu rater son coup parce que, une fois qu’elles sont montées, il va au bout, généralement, et même s’il n’arrive pas à avoir ce qu’il veut, elles ne peuvent pas s’en tirer, celles qui sont montées, aucune n’est rentrée chez elle, en tout cas pas depuis qu’il est avec moi, c’est ça que je n’arrive pas à comprendre, vraiment pas. À moins que ça ait dégénéré. sur le trottoir, qu’il soit descendu pour la faire monter de force, qu’elle ait crié, qu’elle se soit débattue, qu’il ait pris peur d’être repéré, que quelqu’un soit venu à la rescousse de la petite, qu’il se soit enfui et qu’on ait relevé sa plaque, une plainte chez les flics et les voilà qui l’embarquent, un truc comme ça, oui, c’est un truc comme ça qui a dû se passer, tout ça parce que je n’étais pas là, parce que sans moi il n’y arrive pas, ou pas bien, pas complètement,
à part deux trois fois ces derniers temps où il a réussi seul et ça lui a fait croire qu’il pouvait se passer de moi, mais il ne peut pas en réalité, non, il ne peut pas. Ils ne peuvent rien trouver, les bleus, ça non, en tout cas je ne pense pas, ou si peu qu’il fera un peu de prison, un peu, oui, peut-être, quelques mois, trois fois rien, ça ne le tuera pas, ça lui rappellera des souvenirs, il a déjà fait pire. Si je l’ouvrais, moi, ce serait différent, très différent, et encore, il est tellement habile, c’est un malin, mon fauve, oui, il sait parler, lui, il peut embrouiller n’importe qui, c’est son truc, les mots, il a de la culture, il a beaucoup lu, pas comme moi, je suis une idiote et une dinde, il me le répête, même si je balançais, il réussirait à noyer le poisson, il la jouerait anguille, et moi je passerais pour une menteuse, oui, une menteuse et une folle. Et puis, de toute façon, personne ne me croirait, on ne peut pas croire ces choses-là, on ne peut pas les croire parce que, justement,
ça ne s’invente pas. (p. 22-23)
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hcdahlemhcdahlem   02 septembre 2016
Ce que je ne comprends pas, c’est où il a bien pu rater son coup parce que, une fois qu’elles sont montées, il va au bout, généralement, et même s’il n’arrive pas à avoir ce qu’il veut, elles ne peuvent pas s’en tirer, celles qui sont montées, aucune n’est rentrée chez elle, en tout cas pas depuis qu’il est avec moi, c’est ça que je n’arrive pas à comprendre, vraiment pas. À moins que ça ait dégénéré. sur le trottoir, qu’il soit descendu pour la faire monter de force, qu’elle ait crié, qu’elle se soit débattue, qu’il ait pris peur d’être repéré, que quelqu’un soit venu à la rescousse de la petite, qu’il se soit enfui et qu’on ait relevé sa plaque, une plainte chez les flics et les voilà qui l’embarquent, un truc comme ça, oui, c’est un truc comme ça qui a dû se passer, tout ça parce que je n’étais pas là, parce que sans moi il n’y arrive pas, ou pas bien, pas complètement,
à part deux trois fois ces derniers temps où il a réussi seul et ça lui a fait croire qu’il pouvait se passer de moi, mais il ne peut pas en réalité, non, il ne peut pas. Ils ne peuvent rien trouver, les bleus, ça non, en tout cas je ne pense pas, ou si peu qu’il fera un peu de prison, un peu, oui, peut-être, quelques mois, trois fois rien, ça ne le tuera pas, ça lui rappellera des souvenirs, il a déjà fait pire. Si je l’ouvrais, moi, ce serait différent, très différent, et encore, il est tellement habile, c’est un malin, mon fauve, oui, il sait parler, lui, il peut embrouiller n’importe qui, c’est son truc, les mots, il a de la culture, il a beaucoup lu, pas comme moi, je suis une idiote et une dinde, il me le répête, même si je balançais, il réussirait à noyer le poisson, il la jouerait anguille, et moi je passerais pour une menteuse, oui, une menteuse et une folle. Et puis, de toute façon, personne ne me croirait, on ne peut pas croire ces choses-là, on ne peut pas les croire parce que, justement, ça ne s’invente pas.  (p. 22-23)
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manon08440manon08440   05 décembre 2016
Le monde suit une pente qui m'échappe: d'un côté, les gamines veulent de plus en plus ressembler à des femmes, et de l'autre les femmes veulent coûte que coûte ressembler à des gamines. Parfois je me demande si nous n'avons pas les criminels que nous méritons. A glorifier ainsi la jeunesse dans son potentiel sexuel, pas étonnant que les pédophiles poussent à chaque coin de rue avec plus de virulence que du chiendent.
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lolapop93lolapop93   23 octobre 2016
Monique Fourniret :…..et quand bien même elles ne sont pas reparties, toutes ces filles, franchement, le viol, ce n’est pas mortel, dans d’autres pays, les fillettes violées, c’est presque normale, pourquoi on en fait tout un foin comme ça ?
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manon08440manon08440   06 décembre 2016
C'était vraiment le bon temps, c'était bien, on était ensemble, Fourniret ne me mettait pas encore à l'écart, il était encore mon fauve et j'étais sa mésange, c'était notre pacte, j'existais, je me sentais utile, j'ai toujours aimé rendre service et m'occuper des autres, c'est mon truc à moi les autres.
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Videos de Harold Cobert (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Harold Cobert
A l'occasion de la 11ème édition du salon international du livre en format livre de poche Saint-Maur En Poche, le libraire Gérard Collard recevait sur la scène des Déblogueurs trois auteurs français Maryline Martin, Harold Cobert et Didier le Pêcheur pour nous parler de leurs héroïnes dans le 19ème siècle...
La Goulue: Reine du Moulin Rouge de Maryline Martin aux éditions du Rocher https://www.lagriffenoire.com/136905-divers-litterature-la-goulue---reine-du-moulin-rouge.html
Belle-Amie de Harold Cobert aux éditions Les Escales https://www.lagriffenoire.com/140522-divers-litterature-belle-amie.html
Un bref désir d'éternité de Didier le Pêcheur aux éditions JC Lattès https://www.lagriffenoire.com/136546-divers-litterature-un-bref-desir-d-eternite.html
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