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ISBN : 222112720X
Éditeur : Robert Laffont (22/11/2012)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 171 notes)
Résumé :
Elle est l'absolue perfection.
Son seul défaut sera la passion.

Née à seize ans, Elysia a été créée en laboratoire. Elle est une version BETA, un sublime modèle expérimental de clone adolescent, une parfaite coquille vide sans âme.
La mission d Elysia : servir les habitants de Demesne, une île paradisiaque réservée aux plus grandes fortunes de la planète. Les paysages enchanteurs y ont été entièrement façonnés pour atteindre la perfectio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  07 janvier 2013
En découvrant la quatrième de couverture de ce premier tome de ce qui sera une tétralogie (et oui, dur dur de trouver des « one-shot » maintenant), j'étais à la fois sceptique et curieuse. Sceptique car le coup de l'héroïne privée d'humanité et qui découvre les émotions et sentiments, ce n'est pas nouveau, ça ressemble étrangement à Glitch de Heather Anastasiu (également publié par Robert Laffont dans la Collection R) et que je n'avais que très moyennement aimé ; mais tout de même curieuse parce que je suis une éternelle optimiste persuadée de pouvoir trouver du bon dans n'importe quel titre !
Après un début un peu moyen et ne m'enthousiasmant pas des masses, je suis tombée sur la révélation qui a changé ma perception de ce premier tome et m'a fait dévorer la deuxième moitié. S'il n'y a pas vraiment de surprises au niveau de la personnalité des figures évoluant dans ce titre, le rythme et les révélations sont au rendez-vous et l'univers dystopique, bien que seulement ébauché pour le moment, semble avoir quelques belles choses à offrir.
Comme je le disais en introduction juste au dessus, la première partie du texte ne m'a que peu charmée. Certes, il faut un temps de mise en place de l'univers et des personnages qui y évoluent mais je n'y ai pas trouvé une grande originalité. Elysia qui est donc un clone, est achetée par une riche famille de l'île pour « remplacer » la fille aînée partie étudier sur le continent. Soeur et fille de substitution, objet de bon plaisir, la jeune « fille » est uniquement là pour obéir et combler ses propriétaires. On découvre son nouveau home sweet home en même temps qu'elle et on fait la connaissance de ce qui est dorénavant son entourage : une petite soeur douce et docile, un grand frère bridé par les désirs d'un père autoritaire, celui-ci étant particulièrement réfractaire à l'arrivée d'Elysia dans la famille et enfin, une mère à côté de la plaque qui occupe ses journées au club avec d'autres femmes aussi dénuées d'intérêt qu'elle. Alors qu'elle teste la natation et le plongeoir pour faire plaisir à sa nouvelle famille, Elysia se découvre des aptitudes extraordinaires et il ne fait rapidement plus de doutes que la jeune fille dont elle occupe le corps était une grande nageuse, avant sa mort. Notre héroïne se rend bientôt compte qu'elle possède encore les souvenirs de la vie passée de cette nageuse et que, pire que tout, elle ressent des émotions aussi variées que le plaisir de manger du chocolat ou la peur que quelqu'un découvre ses anomalies. Elle se lie d'amitié avec d'autres clones qui lui révèlent des informations intéressantes et rencontre les autres jeunes humains de l'île, notamment Tahir, le chouchou de ces demoiselles qui, après un grave accident de surf, est resté dans le coma plusieurs semaines et ne fait son grand retour sur l'île qu'après l'arrivée d'Elysia dans la bande.
Heureusement, après ce début un peu convenu, les choses s'accélèrent. L'héroïne se rend compte de la valeur de la vie et découvre surtout l'importance de la liberté et du libre-arbitre. Elle doit se battre pour que son statut de clone change de signification aux yeux des humains et découvre qu'elle n'est pas la seule à le penser… les clones ne sont peut-être pas si dénués d'humanité que ça ! Toute cette réflexion sur l'esclavage, le libre-arbitre et la société dans son ensemble m'a beaucoup plu. Ce n'est pas encore très poussé mais les bases sont là et c'est intéressant. Ce n'est pas vraiment très original mais je trouve le message important et bienvenu dans une lecture young adult. Après tout, les clones ne sont pas encore parmi nous mais l'esclavage d'êtres humains d'une autre couleur était monnaie courante il y a encore peu, sans parler des ventes d'humains toujours d'actualité en 2013 (la traite des blanches par exemple). Il est toujours bon de le rappeler. Qui plus est, et c'est à noter comme un point positif, Rachel Cohn ne fait pas vraiment de cadeaux à ses personnages et n'hésitent pas à en sacrifier quelques-uns pour le bon déroulement de l'histoire. C'est plus crédible et moins proche des oeuvres young adult un peu Bisounours que peuvent parfois proposer certains auteurs.
Outre ce message un peu « sérieux », Version BETA n'évite pas l'habituelle romance et même le triangle amoureux. de ce point de vue là, rien de vraiment neuf au soleil et peu de vrais frissons et émotions pour ma part mais ça reste acceptable et n'empiète pas trop trop sur le reste. Elysia fait la découverte des sentiments, sentiments normalement inexistants chez les clones et en profite pour se rapprocher de certains membres de son entourage. Je ne me suis pas particulièrement attachée à cette héroïne plutôt déterminée et rusée. Certaines de ses aventures (ce qu'on lui impose) sont révoltantes et la rendent alors émouvante mais sans plus. Même si elle possède des émotions humaines, elle reste un clone et je n'ai pas eu particulièrement d'empathie pour elle.
De façon générale, j'ai trouvé les autres personnages assez manichéens et sans trop de relief. Les méchants sont de vrais salauds ou de gros abrutis, les amis adolescents passent leur temps à se droguer pour échapper à leur quotidien, le grand frère fait tout pour plaire à son père quitte à mettre sa vie en danger… seul les personnages apparaissant dans les derniers chapitres me semblent un peu plus complexes. Et comme je pense qu'on va pouvoir les découvrir bien davantage dans le tome suivant, j'espère que celui-ci abritera des figures et des aventures avec plus de relief.
En revanche, la révélation concernant l'un des personnages secondaires est sans doute la plus jolie surprise de ma lecture. Je ne suis pas particulièrement perspicace et ai donc été très surprise en découvrant le pot aux roses lorsque l'héroïne l'annonce clairement. Dès cet instant, le livre a, à mon goût, pris une toute autre intensité et un tout autre intérêt. Plus de profondeur, une plus grande machination impliquant plus de monde et révélant l'ampleur prise par la recherche scientifique dans cette histoire. Intéressant et ouvrant de nouvelles perspectives pour le tome suivant. En espérant que l'auteure sache s'engouffrer correctement dans la brèche.
Côté « style », c'est toujours un peu la même chose avec la littérature young adult. Ce n'est pas transcendant, ce n'est pas non plus mauvais ; c'est juste correct et particulièrement fluide pour que les pages se tournent à une allure folle. Ici, Rachel Cohn ne s'encombre pas de longues descriptions mais parvient tout de même à nous offrir un univers que l'on n'a pas trop de mal à s'imaginer. de ce point de vue là, ça aurait pu être mieux à mon goût (j'aime bien avoir comme un film dans ma tête, les détails ont donc leur importance) mais cela reste convenable. L'auteure met surtout l'accent sur les sensations et émotions ressenties par son héroïne, héroïne qui découvre justement ce que sont ces deux choses. Dans cette optique, elle a évidemment choisi le point de vue interne. Si le « je » me permet parfois de me rapprocher énormément du héros et de vivre les choses en même temps que lui, ça n'a pas été totalement le cas dans Version BETA. Je pense que Rachel Cohn aurait pu insister davantage sur ce que ressent son héroïne en se rendant compte qu'elle a des réactions « humaines », mais c'est tout de même bien rendu.

Comme d'habitude (ou presque), la Collection R nous propose un titre divertissant et dont les pages se tournent à une vitesse folle. Mon appréciation aurait sans doute été meilleure si je n'avais pas senti comme un manque d'originalité dans la première partie du récit et assez peu d'empathie avec des personnages un peu trop manichéens la plupart du temps. En revanche, je félicite Rachel Cohn pour son approche de l'esclavage et j'espère que, dans la suite, elle saura tirer partie des belles perspectives qu'elle introduit dans les derniers chapitres. Affaire à suivre, donc !
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petitegiboulee
  01 juillet 2013
Commenr résister à cette couverture aussi magnifique qu'intrigante ?
Pour tous bibliophiles, l'illustration de Version Bêta est un véritable chant des sirènes. Impossible d'y résister.
La texture irisée, les yeux, vides, mais hypnotisants de la jeune fille, sa beauté parfaite, le tatouage nacré attirent instantanément ....
.... et entraîne irrémédiablement la lecture du roman....
Qu'en est-il et par où commencer ?
Ce roman jeunesse est pour moi un mélange - réussi et original- d'utopie, de Candide de Voltaire et du film The Island.....
L'île de Demesne, chef d'oeuvre de paix et d'harmonie artificielle, protège les humains les plus fortunés de la réalité. Tout y est (trop) parfait , jusqu'à rendre dépendant les habitants des conditions de vie de l'île, comme l'oxygène enrichi qui procure détente et sérénité...On y voit la recherche d'un ailleurs idéal tel qu'on l'a vu apparaître au XVIe, tel que Baudelaire le recherchait dans son Invitation au voyage où "tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté"... un rêve au milieu d'une ère d'incertitudes et de tourments.
La prose efficace de Rachel Cohen nous fait partager ce bien-être, cette "ataraxie" si mentionnée dans le roman. On partage, on devine et et on ressent ces décors grandioses et la langueur quotidienne qui s'y propage.
Mais au milieu de ce petit Eden surgissent des questions éthiques de liberté, d'équité avec l'existence de clones qui servent les humains et se plient à leur moindre caprice. Elysia, comme tous les autres clones, est censée être dépourvue d'âme et de sentiments. Mais l'adoration du chocolat et les flammes de l'amour viennent rayer cette certitude humaine. S'ensuivent des questions d'ordre existentiel : pourquoi servir d'autres ? pourquoi ne pas avoir le droit d'aimer sans que cela soit considéré comme une défaillance ? Pourquoi ne pas avoir sa propre vie ? ses propres droits ? A l'image d'Evan Mac Gregor et de Scarlett Johansonn qui veulent vivre non plus à travers leurs "originaux" mais pour eux-mêmes dans le film de science-fiction The Island....
De plus, le fait qu'Elysia soit normalement "vierge" de tout sentiment parasite et obéisse à une base de données réduites lui donne - en tout cas, au début du roman - une candeur et une fraîcheur qui permet de dénoncer les travers et les excès d'une société favorisée, protégée, d'une élite qui se croit tout permis comme la consommation de drogue, par exemple..... comme Voltaire qui utilisait son personnage Candide pour dresser un portrait virulent de la société de son époque. Une idée novatrice et originale qui fait la force du roman puisqu'on assiste petit à petit à la fin de l'innocence et à la naissance de l'émancipation d'Elysia..... une sorte d'ange déchu qui perd sa virginité....
A travers le concept de la version Bêta, c'est-à-dire de la création de clones adolescents, on peut y lire une métaphore du mal-être accompagnant cette période si délicate de la vie, ce malaise , ces réactions à fleur de peau si caractéristiques de ces jeunes si vulnérables qui ont encore un pied dans l'enfance et un autre dans le monde adulte, sans avoir où se positionner. Les Ingérables sont ces ados qui réclament leur indépendance et leur autonomie, loin de tout cartel parental ou social.....
Un roman riche, donc, qui pose et soulève de nombreuses interrogations sur la vie, la mort, la liberté, les droits entre les humains porté par des personnages forts, un cadre exotique dépaysant et une prose limpide.
Pourquoi donc pas cinq étoiles ?
J'avoue que j'ai hésité mais les échos de déjà-vu dans d'autres best-sellers jeunesse m'ont empêchée de les mettre....
Reflets, similitudes, correspondances sont nombreux entre Version Bêta et les trilogies Délirium, Hunger Games, Promise et Divergent(e)......
Invulnérables, Vulnérables, Résistants, Divergent, Anomalies, Aberrations, Défaillants, Ingérables , Insurgés impossible de ne pas établir des ponts entre ces étiquettes portant sur des êtres marginaux qui, tous, se réclament libres en dépit de leurs différences.
Elysia, à l'instar de Katniss, devient le symbole de l'insurrection, de la rébellion qu'une minorité attend depuis longtemps, le porte-paroles d'une nouvelle génération qui n'entend pas se faire dicter sa conduite....
S'enfuir vers un ailleurs libre pour retrouver des combattants de la liberté avec un Alex rapproche dangereusement Elysia de l'héroïne de Délirium, Lena....
Ajoutez à cela quelques facilités scénaristiques (Elysia enceinte - le retour de son originale) sur la fin du roman pour arriver au terme de la 1ère partie et voilà pourquoi je ne suis pas allée jusqu'à la notation maximale...
Il est bien sûr évident que j'attends avec impatience la suite de cette tétralogie, ce roman étant d'une très belle qualité d'ensemble, et son adaptation cinématographique qui, à l'évidence, a déjà commencé.....
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pititecali
  09 février 2016
Introductif, mais sympathique.

Une fois n'est pas coutume, ce Collection R ne m'a pas été offert en partenariat. Je me le suis procuré par mes propres moyens il y a maintenant un moment (en avril 2013 pour être précise !!) parce qu'il me faisait trop envie, par les promesses que semblait envoyer son résumé, et par son envoûtante couverture. Elle est belle hein ? :)
Bref, il est arrivé chez moi, et le pauvre a du attendre que je me décide à m'occuper de son cas.
Version Beta est à la base apparemment une tétralogie (4 tomes pour les néophites !). de toute évidence, ce premier tome étant paru dans la Collection R en 2012, il semblerait que nous n'aurons jamais la suite.
C'est assez dommage, car ce tome 1 est sympathique, mais clairement introductif à l'univers. Nous n'avons ici que les bases des idées que Rachel Cohn a imaginées pour son héroïne, et la révolution des clones qui gronde tout doucement dans ce premier opus.
En effet, Version Beta est une histoire de clonage. Sur l'île de Demesne, tout est parfait. Cette île est un vrai paradis sur Terre. Tout y est conçu pour que l'être humain n'ait qu'à profiter de la vie et de la douceur de ce paysage idyllique. Un océan violet appelé Io, une atmosphère enrichie en oxygène, qui procure aux chanceux habitants un bien-être incomparable, une zénitude. Des villas luxueuses...
Bien sûr, les habitants de Demesne sont riches, et ne sont pas là pour travailler. Ils avaient au départ embauché des humains pour les servir dans tous les domaines, dans les maisons, dans les luxueux équipements, des masseurs, des serveurs, des femmes de ménage, des nourrices. Mais très vite, l'atmosphère détendue et l'invitation au farniente générale les gagnait et ils ne faisaient plus rien. Les iliens se sont donc rendu compte qu'ils n'obtiendraient rien de personnes susceptibles d'avoir très vite envie de se la couler douce. Ils ont donc fait venir une brillante scientifique, qui leur a conçu des clones en guise de serviteurs, et limite, d'esclaves. Les clones n'ont pas de besoins, pas d'envie, pas de sentiments. Ils sont donc parfaits pour faire tout ce que les humains rechignent à faire eux-mêmes.
Elysia est l'un d'eux. A vrai dire, elle est même un clone très particulier, puisque parmi les premiers clones "adolescents" (jusque là, seuls des adultes étaient crées), c'est une Version Beta. Un prototype à l'essai, on ignore comment elle va pouvoir évoluer. Plus tard, on apprendra certaines choses sur le sujet, mais pas tout de suite.
Achetée par la riche femme du gouverneur, qui souhaite juste se pavaner et l'exhiber, sous couvert de "guérir la plaie qu'elle a dans le coeur depuis le départ de sa fille chérie", Elysia va pouvoir sortir du laboratoire et découvrir son environnement. Très vite, elle se rend compte qu'elle n'est pas comme les autres clones, totalement apathiques et soumis, que quelque chose "cloche" chez elle.
Voilà plus ou moins le début de Version Beta.
C'est un roman prenant, surtout une fois qu'on a passé la première partie où tout ce qu'on découvre semble si parfait. La perfection a quelque chose de lassant et d'assez énervant. Quand les premiers accros commencent à apparaître dans la jolie toile de fond brossée par l'auteure, ça devient beaucoup plus intéressant. Et puis, par petits bonds, on comprend les dessous de l'histoire. L'auteure dissémine les révélations petit à petit. Ca avance même particulièrement doucement, je dirais. On a envie que la rebellion des clones arrive et que les choses bougent pour de bon. Mais n'étant que le premier tome sur 4, vous devinez sans peine qu'à la fin de ses 424 pages, on n'en est encore qu'au début de l'aventure, finalement.
Pourtant, Elysia, ainsi que notre opinion globale sur l'ensemble des clones, évolue déjà plutôt pas mal dans ce premier tome. On comprend rapidement que l'humanité des clones n'est peut-être pas si inexistante que ça. Elysia notamment découvre des sentiments divers et variés, son goût pour la nourriture humaine, et elle a même des souvenirs qui émanent de son Originale, celle dont on a cloné le corps après son décès.
Comme souvent en littérature Young-Adult, les personnages sont assez survolés, et manquent de relief et de profondeur surtout, ce qui les rend assez inaccessibles. On peine à s'y identifier, ou à s'y attacher. C'est vrai aussi pour Version Beta, particulièrement pour les personnages secondaires. Cela dit, Elysia est plutôt attachante malgré tout. C'est surtout ce qu'elle subit (qui paraît sympa au début, mais très vite, on lui demande de faire des choses assez...pas très bien quoi...) qui nous la rend attachante.
Une romance pointe le bout de son nez dans cette histoire, il y a même le quasi inévitable triangle amoureux commun à une grosse généralité des romans Young-Adult, mais pour une fois, ça ne m'a pas vraiment gênée. C'est sûrement parce que ça ne prend pas toute la place, ça reste raisonnable et on continue tout de même de surfer sur la trame générale, beaucoup plus à mon goût. Je pardonne donc cette caractéristique qui d'habitude a plutôt tendance à me rebuter. ;)
Version Beta m'a fait passer un moment agréable, sympathique, mais auquel il manquait de la passion et de l'immersion, de la tension. Je suppose qu'on l'obtient assez vite dans la suite, mais en ce qui concerne celui-ci, il est vrai qu'on manque encore d'informations, de réponses, d'aventure et d'action. Normal pour un premier tome, mais bien dommage car nous n'aurons finalement probablement pas la suite, sauf à lire en VO ce qui n'est pas (encore) mon cas.
Mais bon, c'est une lecture sympa, qui détend, qui ne prend pas la tête, et qui remplit bien son rôle de loisir. Et j'ai plutôt bien aimé l'univers et les idées abordées. Je suis donc globalement positive sur cette lecture, juste un peu déçue de ne pas savoir ce qui arrivera ensuite à Elysia, Alexander et Tahir.
Je vais donc ranger ce joli livre avec mes autres Collection R, avec le sourire, parce qu'il embellit encore ma collection, et parce que je l'ai bien aimé. Et je vais de ce pas enchaîner avec un autre roman de la collection, Les proies, le second tome de Les vivants.
Cali
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Lire-une-passion
  02 mars 2013
En commençant « Version Bêta », je ne savais pas vraiment où j'allais. La couverture est assez envoûtante et mystérieuse. La fille présente dessus est décrite comme la perfection à l'état pur. Je dois dire que l'auteure a très bien décrit, tout le long du livre, cette clone. Elle est vraiment belle et même parfois trop parfaite vis à vis des autres clones qui sont, eux, presque « normaux » bien que dépourvus d'âme.

Au début, j'ai eu un peu de mal à entrer dans le contexte. Je me disais « où est-ce qu'elle veut nous mener exactement ? ». Je ne sais pas combien de pages il m'a fallu, mais pas énormément. La lecture se fait rapidement car l'écriture est assez grosse et aussi fluide. Les descriptions sont riches, et on arrive très bien à s'imaginer où se trouvent les personnages, ce qu'ils voient, sentent, goûtent. On en serait presque jaloux !
Le monde qu'a créé de toute pièce l'auteure est vraiment génial. C'est surtout cette histoire de FantaSphère qui me plaît ! Elle a inventé un univers tout à elle, où elle est libre d'y faire ce qu'elle veut, d'inventer qui elle veut et d'y introduire n'importe quoi. Pour faire ça, il faut une imagination débordante et elle l'a.
Ce qui enrichit et nous pousse encore plus à entrer dans l'histoire est l'effet de la première personne du singulier. J'ai remarqué que de plus en plus d'auteurs utilisent ce procédé et ça me plaît. Ça nous permet de se lier plus facilement au personnage principal (ou pas) et d'être lui, de vivre lui, d'aimer comme lui, de « manger » comme lui. On se sent bien plus concerné par ce qui se passe, en fait.
Un autre point fort du livre, (en fait, je n'ai trouvé que des points forts, maintenant que j'y pense!) c'est que l'auteure connaît son monde sur le bout des doigts (ce qui est conseillé tout de même ^^) et nous dissimule des infirmations importantes de temps en temps, ce qui permet de comprendre, quand il faut, le monde qui entoure ses personnages. Ce qui est bien c'est qu'elle ne nous bourre pas de suite le crâne avec trop d'informations à assimiler.

Passons à l'histoire maintenant. Elysia est une jeune fille clonée pour servir des gens riches à Demesne, une île paradisiaque. En attendant d'être achetée, elle travaille dans une boutique de prêt-à-porter. Une acheteuse ne tardera pas à avoir des vues sur elle, et voudra se la procurer, coûte que coûte. C'est ainsi qu'elle arrivera dans une famille composée de parents et de leurs deux enfants (la troisième étant partie en études loin).
Les personnages, quant à eux, ont chacun leur caractère, ce qui les différencie sur plusieurs points.
Becky, la clone du magasin et amie de Elysia, est attachante, discrète et difficile à cerner. Ce n'est qu'au bout d'un moment que l'on comprend certaines de ses réactions.
Ivan, le nouveau « frère » de Elysia, est de suite attrayant et amusant. On s'y attache rapidement, il a de l'humour et s'inquiète parfois pour sa « soeur » clone. Ce n'est qu'au bout d'un temps qu'on sait vraiment qui il est et qu'il déplaît de plus en plus (enfin, de mon avis)
Mère, comme la prénomme Elysia, est très bizarre. Dès le début je l'ai trouvée trop gentille, proche et maternelle avec la fille qui est censée être clone et la servir. Je sentais qu'elle cachait des choses. Quant au père des enfants, le gouverneur de l'île, de suite je ne l'ai pas aimé. Il n'est pas du tout aimable envers Elysia et n'en veut même pas auprès d'eux et n'hésite pas à la dire à sa femme dès le début.
Liesel, quant à elle, est une petite tout à fait innocente et très attachante. Elle se prend rapidement d'affection avec Elysia et un lien grande soeur/petite soeur se forme rapidement. On voit que la clone commence de plus en plus à ressentir des choses qu'elle n'est pas censée posséder : la colère, la solitude, la terreur, l'amitié, le goût des aliments et l'amour...
Elle fera aussi la rencontre des amis de Ivan, qui l'envoie partout avec lui. Démence, Greer, Farzad et Tahir, le cousin de Farzad.
Je n'ai pas réussi à m'attacher à l'un des 3 premiers. Par contre, Tahir a quelque chose de secret et d'intrigant qui pousse à essayer de mieux le connaître et l'appréhender. Ce n'est que vers la fin que l'on apprend la vérité et là, elle est de taille. C'est tellement une chose à laquelle on ne s'attend pas, que l'on ne peut que être surpris.
Et à partir de là, les actions s'enchaînent. Je ne dirais pas que les 150 dernières pages sont intenses mais elles sont très intéressantes et on a envie que chaque personne qui y est confrontée s'en sorte (ou pas ^^). On apprend des choses dont on ne soupçonne même pas un petit quelque chose. Et lorsqu'on sait la vérité, on ne peut que se dire « bah oui, c'était tellement logique ! »

En résumé, encore une bonne histoire que nous fait découvrir la collection R. L'écriture est très fluide, facile à lire et l'univers rempli de beaucoup de subtilités à connaître pour vraiment apprécier ce que Rachel Cohn nous offre. Je n'ai qu'une chose à dire : vivement le tome 2 ! L'attente va être longue !


-- C'est quoi une « fille facile » ?
-- Une fille qui passe facilement à la casserole.
-- Qui passe quoi à la casserole ?
Imaginant Greer devant des plaques de cuisson, j'ai du mal à comprendre ce qui pourrait déplaire à Ivan.
-- Passer à la casserole, tu sais...
Sa figure, déjà rouge d'effort, vire à l'écarlate.
-- Qui couche quoi !
Je me demande quel rapport il peut bien y avoir entre un lit et une casserole.

Justine P.

Merci à Forbidden Book ( * ) de m'avoir permis de découvrir ce livre ainsi qu'à la collection R qui ne cesse de me donner envie de me procurer ses ouvrages.
Lien : http://lireunepassion.blogsp..
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Cassy
  29 janvier 2013
Version Beta est un livre que j'attendais depuis longtemps. J'en ai entendu parler plusieurs mois avant sa sortie et j'avais hâte qu'il soit traduit !
L'histoire se passe dans un futur indéterminé mais proche du nôtre. Des événements tragiques rendent la vie dure sur le Continent. Il existe cependant une île paradisiaque nommée Demesne. Seuls les plus riches peuvent y vivre. L'air y est d'une pureté exceptionnelle, les paysages sont sublimes et tout se déroule à merveille dans cet endroit grâce aux scientifiques qui l'ont créée. L'atmosphère y est telle que les employés ne peuvent travailler. Cela leur est physiquement impossible, même pour les plus obstinés : l'air purifiée les détend de trop. le docteur Lusardi a donc crée des clones, à partir de défunts êtres humains. Les clones sont dépourvus d'âmes, ils ont les traits physiques de leurs originaux et leurs capacités mais aucun souvenir. Ces clones ne peuvent pas non plus éprouver de sentiments et sont totalement hermétiques à la beauté de l'île. Elysia est une « Version Beta ». C'est la première adolescente mise au point (les autres étant tous adultes). Une mère de famille décide de l'acheter, son adolescente étant partie étudier sur le Continent, elle se sent seule bien qu'elle ait deux autres enfants.
Elysia a 16 ans. Rapidement, elle se rend compte qu'elle est différente, elle ressent des choses qu'elle ne devrait pas. Elle décide donc de s'en cacher, certaine qu'on la tuera si on le découvre. L'histoire se met en place progressivement. le début peut paraître un peu long, le temps que Rachel Cohn place les bases et nous explique la vie sur Demesne.
Malgré ce début un peu lent, je ne me suis pas ennuyée pour autant. L'action arrive petit à petit et les révélations sont au rendez-vous !
J'ai été fascinée par cette île paradisiaque, n'est-ce pas le rêve de tout être humain ?
La seconde partie du livre est très prenante, je lisais facilement 100 à 150 pages d'une traite, sans avoir vu le temps passer. Les derniers chapitres m'ont laissée bouche bée. Je ne m'attendais absolument pas à ces révélations et je tire mon chapeau à Rachel Cohn ! Quelle surprise ! Je vais me jeter sur le second tome dès sa sortie, c'est sûr !
Je le conseille à ceux qui aiment la dystopie, car cette saga est très différente des autres. Ce premier tome nous fait vraiment réfléchir sur la condition humaine : un tel mode de vie nécessiterait un retour à l'esclavage, le progrès n'entraînerait-il pas un bon en arrière, au final ?
Ce livre est mon second gros coup de coeur de la Collection R, juste après Starters. A lire absolument !
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Laeti1304Laeti1304   22 mars 2013
- C'est quoi une "fille facile" ?
- Une file qui passe facilement à la casserole.
- Qui passe quoi à la casserole ?
Imaginant Greer devant des plaques de cuisson, j'ai du mal à comprendre ce qui pourrait déplaire à Ivan.
- Passer à la casserole, tu sais...
Sa figure, déjà rouge d'effeort, vire à l'écarlate.
- Qui couche quoi !
Je me demande quel rapport il peut bien y avoir entre un lit et une casserole.
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Patricia4Patricia4   24 août 2014
Je vais dans la chambre d'Astrid et récupère, dans le compartiment secret du tiroir de sa table de chevet, son couteau. Sur un coté du tiroir, elle a gravé dans le bois les mots suivants :
Pour ouvrir les yeux des aveugles, pour extraire du cachot les prisonniers, et de leur prison ceux qui habitent les ténèbres. Isaïe XLII 7.

Amen ma sœur.
Quelqu'un doit payer pour leurs actes.
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petitegibouleepetitegiboulee   25 juin 2013
Les clones sont très écologiques tu sais [...]
Tu peux être fière d'en être une. Le recyclage des morts représente une avancée scientifique primordiale. Le décès de ton Originale n'a pas été vain, et tu seras toi-même entièrement biodégradable au terme de ta mission.
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petitegibouleepetitegiboulee   01 juillet 2013
Je croyais que la liberté, c'était quitter la boutique pour rejoindre un foyer. A présent, j'ai acquis la conviction que non seulement Becky possède le sens du goût, comme moi, mais qu'elle donne au mot liberté un tout autre sens que celui donné par ma base de données. Et je le devine, ce sens : être maître de soi-même plutôt qu'appartenir à un humain.
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petitegibouleepetitegiboulee   01 juillet 2013
Hier soir, j'ai découvert qu'il ne me restait pas longtemps à vivre. Ce soir, je découvre pourquoi la vie mérite d'être vécue.
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Vidéo de Rachel Cohn

Version Beta - Rachel Cohn
L'île paradisiaque de Demesne est le lieu le plus exclusif sur Terre, entièrement modelée par des scientifiques pour atteindre la perfection tropicale. L'aller simple coûte une véritable fortune, et encore plus le fait de s'y installer. Outre les paysages enchanteurs et le climat optimal, les eaux des lagons diffusent une sorte d'euphorisant qui agit comme un élixir de jouvence et de bonne humeur sur les richissimes habitants qui peuplent l'île. Problème : les employés et domestiques sont difficiles à mettre au travail, du fait de cette atmosphère idyllique... Qu'à cela ne tienne, les milliardaires vont les remplacer par des clones sans âme, manufacturés sur commande selon les désirs et les caprices de leurs acquéreurs. Elysia est « née »à seize ans, clone d'une superbe adolescente à la grâce athlétique. Elle n'a aucun souvenir de son Originale -- la fille à partir de laquelle on l'a créée --, juste l'intime conviction que cette dernière est morte pour lui offrir la vie. Elysia est le premier prototype d'une ligne expérimentale de versions Bêta : des adolescents parfaits dont on a réglé l'horloge interne pour qu'ils s'éteignent quelques années plus tard. Mais lorsqu'elle est achetée par le couple le plus puissant de l'île, Elysia va découvrir que la vie sur Demesne n'est pas si rose qu'elle en a l'air. Ce petit monde sans contraintes ni devoirs a corrompu ses habitants, au point que d'autres clones commencent à s'insurger contre les mauvais traitements et les injustices ...
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