AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782369814511
80 pages
Éditeur : Rue de Sèvres (12/09/2018)
3.36/5   42 notes
Résumé :
Phoenice, anciennement San Francisco, n'est plus qu'un état à part entière divisé en deux zones depuis le tremblement de terre qui l'a partiellement détruite au 21ème siècle : les quadrants, quartiers où vit la majeure partie de la population, et le coeur, ville dans la ville, juchée sur une colline et protégée par un mur. Les élus, classe dominante et éduquée, vivent à l'abri du mur et détiennent tous les pouvoirs y compris militaires… les autres habitants sont rép... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
3,36

sur 42 notes
5
1 avis
4
7 avis
3
5 avis
2
1 avis
1
0 avis

yanndallex
  26 novembre 2018
Voilà donc la troisième BD de Carole Maurel que je lis, et j'apprécie toujours autant son style de dessin qui convient à bon nombre de récit de la fiction, à l'humour, en passant par des extraits de vie etc....
Et Dieu sait que j'aimerai en lire d'avantage !
Cette nouvelle histoire, signée Fabrice Colin, est une aventure de science-fiction post apocalyptique probablement inspirée de nombreux autres créations du genre, mais qui se démarque tout de même par l'élégance des mises en scène et surtout la rapidité pour rentrer dans le vif de l'action.
Le dessin :
Le style de Carole Maurel, semi-réaliste, me plait beaucoup.
Elle a le trait vif, saccadé, anguleux, rageur mais restant admirable et beau, limite poétique... Tout un art et surtout une drôle d'impression bien agréable.
Ne cherchez pas non plus les détails dans les mises en scène, l'autrice s'engage à l'essentiel dans toute sa simplicité, les vignettes sont bien épurées.
Mais cette rusticité ne gâche rien, bien au contraire, elle renforce le charme du récit et développe l'imagination du lecteur.
Les personnages sont attachants et emplis d'humanité, malgré le contexte dystopique du récit. Cela facilite évidement notre projection dans l'histoire, et donc ainsi rejoindre plus facilement la cause des protagonistes.
Les couleurs sont superbement choisies, ni trop sombre, ni trop claire. Un juste milieu qui apporte une chaleur importante et un confort de lisibilité.
Les mises en scène, perspectives et effets sont superbement maîtrisés et travaillés à tel point que l'on n'y fait presque pas attention !
Mais attention, ne vous y méprenez pas, ses beaux dessins cachent un véritable côté obscur. Ils nous mentent !
Nous partons bien d'une base "catastrophique" et non "utopique".
L'environnement de nos héros n'est absolument pas enviable.
Carole Maurel subjugue son dessin afin de nous mettre à l'aise et de nous "entourlouper", et la fin de ce tome présage d'évènements redoutables encore à venir.
Bref, cette dessinatrice excelle dans son art, et ce pour notre plus grand bonheur !
Le scénario :
Fabrice Colin, écrivain ayant écrit de nombreux romans de littérature de l'imaginaire, Fantasy et Science-fiction, nous livre ici un joli scénario encore SF.
Bien que l'on puisse y voir des ressemblances avec des oeuvres telles que Hunger Games, Divergente ou le Labyrinthe, l'univers semble tout de même plus chaleureux et moins chaotique.
Le système de caste se prête bien à ce genre de récit révolutionnaire.
D'autres part, l'auteur s'est aussi surement inspiré des castes indiennes Varna (prêtres et enseignants, gouvernants et guerriers, artisans et marchands, ouvriers et serviteurs, et pour finir les intouchables...), pour décrire son monde.
Le talent de Fabrice Colin réside aussi dans le fait qu'il ne nous fait pas poireauter, et il rentre rapidement dans le vif de l'action et le coeur du sujet.
Ainsi on comprend rapidement que quelque chose cloche dans cet Eden, et que ce fameux concours n'est que mensonge et supercherie, mais dans quel but ?
Tel est le mystère, et mystère il restera à la fin de cet album... Ce qui nous languit donc de lire la suite !
Le découpage est bien fait, ni trop surchargé de vignettes, ni trop peu, avec en moyenne 6 cases par pages.
Pour finir, ce livre est d'un bel ouvrage autant par son côté matériel (la qualité des BDs de Rue de Sèvres est superbe, et juste indiscutable !) que par le contenu bien fignolé par le binôme d'auteur/trice.
Une belle lecture dont on espère la suite rapidement !

Lien : http://www.7bd.fr/2018/11/ed..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Biancabiblio
  27 février 2019
Phoenice, anciennement San Francisco, n'est plus qu'un état à part entière divisé en deux zones depuis le tremblement de terre qui l'a partiellement détruite au 21ème siècle : les quadrants, quartiers où vit la majeure partie de la population, et le coeur, ville dans la ville, juchée sur une colline et protégée par un mur.
Les élus, classe dominante et éduquée, vivent à l'abri du mur et détiennent tous les pouvoirs y compris militaires. Les autres habitants sont répartis selon un système de castes : ouvriers, soldats, nourrisseurs et déclassés.
Jonas, 14 ans, vit avec une mère dépressive, un père révolutionnaire. Sa soeur aînée, Helix 15 ans, a réussir l'Ascension, concours d'entrée pour intégrer les « élus ». Un concours très difficile à réussir pour les non initiés.
A présent, intronisée, et passée de l'autre côté, elle est coupée de sa famille. Jonas, pour échapper à sa condition modeste n'a qu'une issue : réussir également le concours même si il doute de réussir et qu'il n'arrive pas à se résoudre à laisser sa mère…
Le visage des sans-noms est le premier tome de la série Eden écrite par Fabrice Colin et illustrée par la talentueuse Carole Maurel dont j'avais beaucoup aimé le travail qu'elle avait réalisé pour Collaboration horizontale et En attendant Bojangles, raison pour laquelle cette bande dessinée m'intéressait car comme vous le savez déjà, la science-fiction et la dystopie ne sont pas mes genres de prédilection, loin de là !
Ce premier volet plante efficacement le décor et l'ambiance dans lesquels nous allons évoluer et où nous suivons à la fois Jonas dans la ville du bas et Helix dans la ville du haut. Dans cette ville coupée en deux depuis le tremblement de terre, coexistent deux catégories de population : les élus et les autres.
Mais lorsque nous découvrons cet univers et les personnages qui l'habitent, on prend conscience de la difficulté d'appartenir à la caste des non-élus. Seule solution pour les pauvres de prendre l'ascenseur social : la sélection à quinze ans permettant de passer d'une caste à l'autre, du moins en théorie, car la réalité est toute autre.
On découvre également qu'une résistance s'est organisée, ce qui nous promet de chouettes évolutions pour la suite car le visage des sans-noms est typiquement un tome d'introduction nous familiarisant avec les protagonistes et le sujet développé par l'auteur : une société où le déséquilibre entre un peuple et ses élites atteint son point de rupture. La révolution est en marche et il me tarde de découvrir ce qu'il va advenir de Jonas et de Helix dans le second volume.
Une formidable entrée en matière qui fera mouche auprès de la cible visée par Fabrice Colin et Carole Maurel (les pré ados et ados) qui pourront apprivoiser avec cette série le genre dystopique.
Une bonne idée de départ de Fabrice Colin qui nous propose un récit bien rythmé, bien servi par les illustrations réussies Carole Maurel qui croque avec talent ce monde futuriste de Phoenice mais qui met également l'accent sur les visages des acteurs de l'histoire, ce qui rend le tout très vivant.
Lire la suite...
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Erik_
  05 septembre 2020
J'ai bien aimé ce récit qui s'inscrit dans une société fortement inégalitaire qui pourrait ressembler à la nôtre. D'ailleurs, le sous-titre à savoir le visage des sans-noms renvoie aux fameux sans-dents d'un certain président se voulant très social. Pour autant, le récit ne dit rien de ce monde post-apocalyptique autour d'une cité. Les vêtements font par exemple référence au Moyen-Age mais il y a cependant un peu de technologie comme des lampadaires.
A noter qu'il n'y aura point de grandes batailles ou des combats mais plutôt une épreuve comme celle de l'entrée à une école prestigieuse où seuls les meilleurs pourront y parvenir. C'est le culte de la performance et de la réussite pour pénétrer dans les hautes sphères.
Il manque à ce récit une dimension de nous faire vraiment découvrir les inégalités en question car le petit peuple semble bien s'en sortir. On ne voit pas non plus les ultra-riches. Par ailleurs, quand l'insurrection éclate pour menacer le pouvoir en place, rien n'y prédisposait. Il manque certaines étapes pour construire un scénario plus cohérent et plus crédible.
Malgré ces petits défauts, ce titre présente un intérêt pour continuer à le suivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
lirado
  24 août 2019
Premier tome d'une bande-dessinée dystopique, Eden, le visage des sans-noms prend pour décor une ville futuriste où la société se divise en deux castes : les Sans noms, qui représentent la majorité de la population, des travailleurs et les Inspirés, qui incarnent l'élite dirigeante. le récit se construit autour du jeune personnage principal, Jonas, un Sans-nom qui s'apprête à passer le concours de l'Ascenscion.
Fabrice Colin nous offre un scénario millimétré et efficace. En effet, très vite, les ressorts de l'histoire sont exposés ainsi que ses enjeux. Il n'y a plus qu'à suivre les multiples rebondissements du récit.  le scénario n'est certes pas particulièrement original et on retrouve tous les topoï de la dystopie mais Eden, le visage des sans-noms se lit avec plaisir. L'univers est intriguant et on se laisse donc embarquer par l'histoire.
Par ailleurs, j'ai bien aimé le trait de crayon, très saccadé de Carole Maurel. Peu de détails et un style vif qui donne du rythme à l'histoire, d'autant plus que certaines passages se racontent qu'à travers les illustrations.
Le cliffhanger final donne envie de se plonger dans le deuxième et dernier tome, très rapidement.
Lien : http://www.lirado.fr/eden-vi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
tichoulit
  23 novembre 2018
Une dystopie en bande dessinée, j'étais sceptique. Comment mettre en place tout un monde, des castes, un système politique, une société déséquilibrée en une soixantaine de pages ? Effectivement, l'histoire tiendra sur plusieurs tomes, mais cette introduction est plutôt très bien faite, et palpitante. le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne s'ennuie pas !
On découvre deux mondes alternativement: Les quadrants, quartiers où vit la majeure partie de la population, situés dans les bas-fonds. Jonas y vit et y travaille. Sa mère est malade. Son père fait parti du comité, un groupement révolutionnaire qui combat le déséquilibre entre peuple et élite. Sa soeur, Helix, vient de réussir l'Ascension, concours d'entrée pour intégrer les « élus ». On la retrouve donc au sein du Coeur, centre du pouvoir, juché sur une colline. Les élus, classe dominante et quasi dictatoriale y vivent à l'abri. Ils détiennent tous les pouvoirs et font peser une pression sur les petites gens du bas. Mais cet endroit révèle bien des secrets.
Nous suivons donc ces deux personnages qui nous entrainent dans un monde au bord de la révolte entre élite et peuple. Les apparences sont parfois trompeuses et les deux castes ne sont pas ce qu'elles semblent être. Derrière cette société clairement imparfaite, se cache un espoir, une révolution, à laquelle Jonas et Hélix semble prendre part, à leur façon.
Jonas a le choix de tenter le concours lui aussi ou de rejoindre l'activisme de son père, que fera t-il ?
C'est une histoire à laquelle on adhère dès les premières pages : actions, retournement de situations, divulgations... Oui, rien de bien novateur, c'est un univers fantastique et futuriste classique, mais ici, l'intrigue est solide et compréhensible de suite, les personnages attachants. On apprend à connaitre ce monde empli de sociétés secrètes et de règles mystérieuses. En quelques pages, beaucoup de choses sont apprises, sans temps morts. Même si on ne sait pas encore tout, de nombreuses questions se forment dans notre esprit, auxquelles, j'espère, nous trouverons une réponse dans les suites prévues.
Les dessins sont percutants, simples mais font passer leur message. Les couleurs sombres créent une ambiance envoûtante. Tout concorde entre texte et illustration pour nous faire passer un bon moment de lecture. Franchement, ça passe bien ! À lire, donc.
Lien : https://lelamaquilit.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00


critiques presse (5)
Sceneario   27 novembre 2018
Carole Maurel (L'apocalypse selon Magda, Collaboration horizontale) qui assure la partie graphique, livrant un dessin assez économe auquel des couleurs informatiques viennent donner du relief. Si vous avez aimé des titres comme La révolte des Valtys (également aux éditions Rue de Sèvres), vous aimerez cette série SF cousine et francophone Eden.
Lire la critique sur le site : Sceneario
SciFiUniverse   07 novembre 2018
Avec un démarrage un peu long, ce premier tome pose les bases d'une intrigue prometteuse.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
BDZoom   04 octobre 2018
Ce riche récit initiatique sur fond de lutte des classes post-apocalyptique ravira les lecteurs adolescents tenus en haleine par une intrigue dont on ne devine que certains soubassements. Les auteurs se sont attachés dans ce premier volume à dépeindre les caractères des principaux personnages.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BoDoi   28 septembre 2018
Avec son trait enlevé et tout en énergie et en lisibilité, la dessinatrice d’Écumes ou de L’Apocalypse selon Magda emmène sans forcer son lecteur aux côtés de ses héros, mais frustre par son aspect peu léché. Voilà donc un premier volume prometteur, qui a su titiller l’intérêt.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   25 septembre 2018
Malgré quelques petits défauts ici et là, Eden et son tome 1 le visage des sans-noms, présente suffisamment d'arguments pour convaincre d'aller plus loin.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LadyDoubleHLadyDoubleH   07 octobre 2018
Ce ne sont pas seulement les faiseurs et les nourrisseurs que l'on spolie, pas seulement les défenseurs que l'on manipule, pas seulement les sans-noms que l'on ignore, mais le peuple tout entier que l'Apex veut garder sous sa coupe.
Commenter  J’apprécie          00
Erik_Erik_   19 septembre 2020
Le nombre de l'humanité augmente, mais diminue le nombre de ceux qui se rappellent l'Eden.
Commenter  J’apprécie          10
ClioInoClioIno   31 juillet 2019
Je sais. On s'instruit toujours pour quelque chose.
Commenter  J’apprécie          10
LysetteLysette   15 février 2020
- Laisse donc le monde comme il est. Que gagnerais-tu à le changer ?
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Fabrice Colin (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fabrice Colin
Bienvenue dans le plus grand cimetière du monde… Le premier tome d'une nouvelle série fantastique pour les 9-12 ans, par Fabrice Colin !
Violet, Robin, Astor et Lee-Anne sont élèves à l'Institut Saint-Ange. Cette école les forme à devenir les prochains Gardiens de Nécropolis, cimetière géant où sont enterrés des milliers de morts qui n'ont pas trouvé le repos. Leur scolarité se passe sans accroche jusqu'au jour où une Menace, bien plus terrible que les morts-vivants qu'ils ont l'habitude de combattre, s'abat sur eux…
autres livres classés : dystopieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

quiz autour du livre "Projet oxatan" de Fabrice Colin

Qui est l'auteur de ce livre ?

Fabrice Colin
Arthur Tenor
Jean-Paul Nozière

10 questions
153 lecteurs ont répondu
Thème : Projet oXatan de Fabrice ColinCréer un quiz sur ce livre

.. ..