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Les Annales de la Compagnie Noire tome 11 sur 13
EAN : 9782841722945
319 pages
L'Atalante (13/01/2005)
4.1/5   140 notes
Résumé :
En ce temps-là, la Compagnie noire n'existait pas. Son capitaine, son lieutenant, son porte-étendard et tous ceux qui avaient contribué à lui forger sa terrible réputation avaient disparu, enterrés vivants au cœur d'un vaste désert de pierre. On m'appelle Roupille. C'est moi qui tiens aujourd'hui les annales. Il faut bien que quelqu'un s'en charge. La vérité doit être consignée, même si le destin décide que nul ne la lira jamais. Les annales sont l'âme de la Compagn... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Contrairement à la fois précédente, je me suis montrée raisonnable en ne laissant pas plusieurs années passer entre ma lecture de la première partie de « L'eau dort » et la seconde, qui constituent respectivement les dixième et onzième des versions poche des « Annales de la Compagnie noire ». [Je précise qu'à ce stade de la série, des SPOILERS sont malheureusement inévitables (même si je vais m'efforcer d'en révéler le moins possible) aussi j'encourage vivement les lecteurs qui n'auraient pas encore atteint ce onzième tome à passer directement au paragraphe suivant]. On retrouve les personnages exactement là où on les avait quitté : ce qui reste de la Compagnie tente par tous les moyens de déstabiliser le pouvoir de la Protectrice Volesprit sur la ville de Taglios tout en fomentant un plan pour récupérer les captifs emprisonnés par le sortilège lancé dans « Elle est les ténèbres ». Les têtes pensantes assurant la direction de la Compagnie ne sont en effet plus les mêmes, le Capitaine, Madame et Murgen ayant été mis hors-jeu. Nous ne sommes pas pour autant en terre inconnue, puisqu'on retrouve malgré tout Roupille, qui a repris à son compte la fonction d'annaliste, mais aussi les sorciers Gobelin et Qu'un-Oeil ou encore la belle-famille du porte-étendard Murgen. Après plusieurs échauffourées savamment orchestrées et qui ont permis à la Compagnie de faire savoir à ses nombreux ennemis qu'il allait encore falloir compter avec elle, la décision du départ tant attendu est enfin prise. Enfin, parce qu'on devine bien que, pour que l'histoire suive son cours, il faut que les mercenaires parviennent à leur fin, si bien que le suspens est assez limité. L'impression que « L'eau dort » est avant tout d'un tome de transition ne fait ainsi que se renforcer, et ce d'autant plus que l'auteur a tendance à faire traîner toujours un peu plus les choses. On passe ainsi une bonne partie de la lecture à trépigner et à s'exaspérer de la lenteur de la troupe et des chemins détournés qu'elle prend pour atteindre sa destination finale, à savoir la même que celle du précédent volume : la plaine scintillante, passage obligé vers le légendaire berceau qui aurait vu naître la Compagnie originelle.

On passe donc une bonne partie du récit à patienter… et puis c'est l'affolement général. Un peu comme si Glen Cook s'était aperçu que l'histoire approchait de son terme et qu'il était peut-être temps de donner quelques réponses aux lecteurs. Des révélations qui, bien qu'accueillies avec soulagement tant elles s'étaient faites attendre, n'en demeurent pas moins maladroitement amenées car lâchées en rafale au détour d'un dialogue en apparence anodin, ce qui l'auteur justifie simplement par une pirouette du style : « le personnage a réfléchi un peu et a finalement réussi à assembler toutes les pièces du puzzle ». C'est à la fois un peu léger et trop tardif. En ce qui concerne la narration, on retrouve Roupille qui, bien que moins agaçante que Murgen car moins nombriliste et plus proche des autres membres de la Compagnie, n'en prend pas moins de mauvaises habitudes dans cette deuxième partie. J'ai personnellement été très ennuyée par les références de plus en plus fréquentes et de moins en moins subtiles à sa religion, la narratrice multipliant les adresses à son Dieu, lui demandant de lui pardonner ou réaffirmant encore et encore sa suprématie sur les croyances locales. On pourrait croire, à l'énoncé de ces nombreux reproches, que la lecture fut peu plaisante, or c'est loin d'être le cas. L'univers de Glen Cook demeure toujours aussi captivant, même s'il faut reconnaître que l'exotisme des premiers volumes a forcément un peu passé. Les membres qui composent cette dangereuse Compagnie sont, eux, toujours aussi bien campés, et assister à la disparition de certains est d'ailleurs un vrai crève-coeur tandis que l'absence forcée d'une poignée d'autres se fait cruellement ressentir (Toubib et Madame en tête). Enfin, la réflexion engagée par l'auteur à propos des sources historiques, de la préservation des écrits et de leur transformation au fil du temps est toujours aussi intéressante et habilement menée. La fin, elle, m'a laissée un peu dubitative concernant le dernier tome et son contenu, et je suis curieuse de savoir si l'auteur nous a prévu un bouquet final à la hauteur de ce que cette bonne série nous a offert jusqu'ici.

Après avoir totalement rebattu les cartes dans « Elle est les ténèbres », Glen Cook enchaîne ici avec un tome très clairement transitoire. L'intrigue générale avance très lentement, et ce n'est qu'à la toute fin que l'auteur se décide à lâcher des bribes de réponses qui éclairent enfin une partie de l'histoire de la Compagnie. Reste à savoir quelle sera la conclusion de cette série qui, malgré quelques reproches, occupe une place de choix parmi les classiques de la dark fantasy.


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"Car j'étais sur la route toute la sainte journée...", telle pourrait être la chanson de la Compagnie Noire tant elle n'en finit pas de marcher et de marcher. On se demande même si elle va finir par arriver à son but. du coup on s'ennuie un peu avec toujours les mêmes intrigues et dialogues. La fin apporte heureusement son lot de rebondissements et un peu d'action. La toute fin du livre aurait presque pu faire office de fin de saga, mais non l'auteur a visiblement encore des choses à faire vivre à nos héros, dont le nombre commence à se réduire très drastiquement. J'espère vraiment que les derniers tomes offriront leur lot de batailles et de trahison car les tomes précédents sont vraiment moyens, loin des excellents premiers tomes.

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Cette 2ème partie de " l'eau dort " manque un peu de souffle épique comme nous avait habitué Cook dans ses précédents tomes.

Style toujours efficace mais un manque d'action flagrant malgré un côté cette fois-ci à la Indiana Jones et l'apparition 'un peu de science fiction avec les portails intermondes qui rappellent un peu pour ceux qui l'ont lu ceux de la Tour Sombre de S.King.

Je pense que l'auteur aurait pu résumer les 2 parties en une seule car cette fois-ci il a brodé pas mal... Des réponses toutefois et quelques moments sympas d'exploration malgré une fin un peu baclée car trop rapide par contre.

L'histoire résume Roupille et toute sa troupequi ont enfin traversé la porte d'ombres pour venir en aide à La Dame, Toubib...mais ils sont poursuivis par l'inévitable Volesprit.

Pour conclure, ça se lit bien comme d'habitude mais pour être franc j'ai eu du mal à aller au bout malgré un côté exploration très vivant. J'espère que les deux derniers tomes le 12 et 13 concluront magistralement cette saga et seront meilleurs que celui qui nous a été présenté en l'occurrence la 2ème partie de l'au dort, la première partie ayant été pour moi mieux réussie.

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Un deuxième tome dans la lignée de la compagnie noire. le langage en est toujours aussi impertinent et les personnages toujours aussi fantasques. Les magiciens de la compagnie assurent leur succession. On commence enfin à comprendre un peu les origines de cette compagnie. Les éléments de nos mythologies sont traitées sont détournés pour une histoire complexe et passionnante.

Et lorsqu'une intrigue se termine, une autre apparait. Une nouvelle porte, un nouveau monde prêt pour de nouvelles aventure. je cours chercher le tome 12

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Encore sous le choc de ce tome, fertile en rebondissements et révélations !

Sans oublier, pourtant, la profondeur mythologique, ni la complexité du monde de G. Cook.

C'est le tome 11, et à aucun moment l'intérêt ne retombe.

Une saga prenante à tous égards, et j'en suis à me demander si Cook avait prévu tout cela en écrivant le tome 1 !

Etonnant !

Et comme je sais qu'il y a une suite, je ne suis pas aussi déçue que Ptitesouris ! ;o)

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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation

Nous allions payer le prix de mes réticences à me mettre en avant pour mieux servir les intérêts de la Compagnie.

La Protectrice nous accusait d'être une bande de brigands ; nous ne valions guère mieux. J'étais prête à parier qu'à la première manifestation de résistance un peu acharnée le peu d'esprit de corps ou d'esprit de famille qui restait encore à la Compagnie volerait en éclats. Nous avions oublié qui nous étions, et nous allions le payer au prix fort.

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Quelque soit notre conception de l'immortalité,nous ne la vérifierons que dans l'au-delà. mais nous tenons tous à laisser une trace en ce monde-ci.Lorsque le trépassés de fraîche date arrivent au ciel, on sait déjà qui nous sommes, là-haut, j'imagine.

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Maître Santaraksita lui-même avait bien du mal à l'inspirer ces derniers temps, bien qu'elle se fut prise d'affection pour sa bouffonne érudition. A eux deux, ils étaient capables de plumer et d'étriper un argument stupide en moins de temps qu'il n'en faut à une maître volailler pour nettoyer un poulet.

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Il a tiqué. "Savez vous seulement ce que signifie "Survrin"?

- Junior, grosso modo. Mais le surnom vous restera. La plupart des gars de la Compagnie ne répondent pas à leur nom de baptême. Et ceux qui portent apparemment un nom courant sont d'ordinaire affublés d'un pseudonyme. Tous cherchent à fuir leur passé. Ce sera aussi votre cas.

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En matière de religion, l'exacte vérité n'a presque jamais cours. Les vrais croyants tueront et détruiront pour défendre coûte que coûte leurs croyances erronées.

Et c'est là une "vérité" sur laquelle vous pouvez tabler.

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Video de Glen Cook (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Glen Cook
Fantasy au Petit-Déjeuner épisode 17 consacré au cycle dark fantasy "La Compagnie noire" de l'auteur américain Glen Cook.
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