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EAN : 9782266276801
384 pages
Éditeur : Pocket (01/03/2018)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 310 notes)
Résumé :
Lorsque par un froid matin d'hiver, un homme défiguré frappe à la porte d'Amaterasu Takahashi et lui annonce qu'il est son petit-fils, elle ne peut le croire...

Tout le passé de la vieille dame pénètre à sa suite. Celui d'avant l'Amérique. Celui d'avant ce 9 août 1945, à Nagasaki où le feu du ciel lui prit sa fille, son petit-fils - cherchés sans répit dans le ruines, et jamais retrouvés.

Quarante ans plus tard, l'inconnu au visage brû... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (99) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  24 août 2018
La voix des vagues - Jackie Copleton - 1er roman de l'auteur - Lu en août 2018.
Le titre, "La voix des vagues" vient d'un poème japonais vieux de mille ans.
"La voix des vagues
Qui se dressent devant moi
N'est pas aussi forte
Que mes sanglots,
D'avoir été abandonné."
Jackie Copleton a été enseignante au Japon, ce qui l'a incitée à écrire ce livre.
Nagasaki, 9 août 1945, 11h02, la bombe A appelée aussi "Fat Man", sous les ordres du Président américain Harry Truman fût larguée sur Nagasaki , faisant environ 40.000 morts (on n'a jamais su le nombre exact), sans compter les dommages collatéraux.
Voici l'histoire de Kenzo et Amaseratu Takahashi , de leur fille Yuko, de Shige Watanabe son mari , de leur fils Hideo âgé de 7 ans.
Et de Jomei Sato, docteur en médecine, personnage peu reluisant qui s'est occupé d'un orphelinat après la guerre pour tenter de racheter les atrocités qu'il a commises durant la guerre en pratiquant des expériences sur des humains.
Le matin du 9 août 1945, Amaterasu conduit son petit-fils Hideo à l'école, elle vaque ensuite à ses occupations en attendant l'heure de son rendez-vous avec sa fille Yuko à la cathédrale à 11h.
Elle ne reverra jamais sa fille et, pense-t-elle, son petit-fils. L'explosion a ravagé Nagasaki, l'école d'Hideo et la cathédrale. Amaterasu et Kenzo cherchent pendant des jours et des jours la moindre trace de leur fille et petit-fils, en vain.
Amaterasu voulait expliquer à sa fille pourquoi elle devait arrêter au plus vite sa relation avec un certain Jomei Sato, hormis le fait qu'elle soit mariée et avait un enfant. Sato est un homme séduisant, un homme à femmes, bien que marié lui aussi, ne se dispensait pas de fréquenter les maisons closes. Amaseratu fût l'une de ses victimes, un lourd secret qu'elle voulait confier à sa fille afin de lui ôter définitivement l'envie de continuer sa relation avec Jomei.
Désespérés, Kenzo et Amaseratu émigrent ... aux Etats-Unis.
Pour combler son chagrin, Amaseratu se met à boire. Entretemps elle a perdu son mari et son quotidien est monotone .
Près de 40 années plus tard, on sonne à la porte de sa maison, elle se trouve devant un homme au visage défiguré par des brûlures, qui lui annonce le plus délicatement possible qu'il est peut-être son petit-fils Hideo Watanabe. Son esprit refuse d'y croire, d'autant plus que Hideo a très peu de souvenirs, le choc de l'explosion lui a fait perdre une partie de sa mémoire et de longues années ont passé. Amaterasu apprend que c'est l'ignoble Sato et sa femme qui l'ont adopté ,Hideo se trouvait dans l'orphelinat où Jomei travaillait après la guerre. Sato est mort.
A force de rencontres, de discussions, de courriers laissés par Sato et remis à Amaterasu, la grand-mère et le petit-fils finissent tous deux par se reconnaître .
C'est une histoire prenante, émouvante et intéressante car on y découvre aussi la culture et la mentalité japonaise.
Au Japon, pour nommer la Bombe atomique, ils utilisent le mot Pikadon dont voici, selon une recherche sur Google, la signification :
"A partir du 9 août, dans le journal du Dr Michihiko Hachiya, le mot Pikadon fait son apparition pour nommer l'explosion. Pika signifie «étincelle», «lueur» ou «éclat soudain de lumière», à l'image de l'éclair. Don signifie «boum!» ou déflagration. Accolés l'un à l'autre, ces deux vocables servirent pour les habitant.e.s d'Hiroshima, à désigner un éclair accompagné d'une explosion. On pourrait traduire littéralement par : «flash-boum!»."
C'est un excellent premier roman de Jackie Copleton qui est un coup de coeur des éditions Pocket et qui en est un pour moi aussi.
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Cannetille
  21 mai 2020
Quatre décennies après avoir quitté le Japon pour les Etats-Unis au lendemain de la seconde guerre mondiale, Amaterasu Takahashi, désormais veuve et âgée, est bouleversée par la visite d'un homme défiguré qui se présente comme son petit-fils, pourtant déclaré mort à sept ans au cours de l'explosion de la bombe atomique à Nagasaki. Cette irruption fait aussitôt déferler les souvenirs qu'elle avait si soigneusement et si désespérément tenté d'ensevelir : ceux de la guerre et de l'atrocité vécue à Nagasaki, mais aussi ceux de toute sa vie au Japon, entachée de secrets aux conséquences dramatiques.

La ville de Nagasaki, où l'auteur a elle-même vécu quelques années, et les événements historiques, en particulier l'explosion atomique et les insoutenables scènes des heures et des jours qui suivirent, sont évoqués avec une acuité qui immerge de manière saisissante dans la vie du Japon des années trente et quarante. Chaque chapitre est ponctué par un extrait du Dictionnaire Anglais de Culture Japonaise de Hoffer et Honna, accentuant le dépaysement par la découverte de notions sans équivalence occidentale.

Dans cet impressionnant et foisonnant cadre général, se déploie l'histoire individuelle d'une famille impliquant quatre générations, restituée par d'incessants retours dans le passé qui dessinent peu à peu une intrigue prenante aux ramifications intriquées et aux personnages forts et attachants, empêtrés dans leurs secrets, leurs contradictions et leurs déchirures. L'émotion est bien sûr au rendez-vous lorsque la grande et la petite histoires se télescopent, enfermant à jamais Amaterasu dans ses remords et sa culpabilité, et figeant amour et haine dans un conflit éternellement irrésolu. Elle jaillit de plus belle lorsque le visiteur surgi du passé fait voler en éclats la carapace de la vieille femme, la forçant à se confronter à ses souffrances mais aussi, enfin, à trouver le courage de revivre et de se réconcilier avec son identité japonaise.

Ce premier roman s'avère une réussite sur tous les plans : porté par un style fluide et agréable et par une construction propice à la fois au suspense et à la nostalgie du temps qui passe, il nous plonge dans une saga familiale captivante, mise en relief par une évocation historique crédible et vivante, et une immersion dans la culture japonaise étonnante et fascinante. Coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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fanfanouche24
  03 mars 2017
Une fabuleuse lecture avec ce premier roman, noté déjà depuis plusieurs mois dans ma liste d'envies. Ce qui a fini de m'inciter à choisir ce roman c'est qu'il regorge de détails sur les coutumes et les traditions japonaises...mais aussi car j'étais intriguée par l'histoire individuelle présentée...
Un premier livre qui semble avoir pris du temps à son auteure , à naître
comme l'auteur l'exprime dans ses remerciements en fin de volume.
L'inspiration du départ a été provoquée par la période où l'auteure a été enseignante au Japon, à Nagasaki...
Un petit-fils, Hideo, près de 40 ans après, retrouve sa grand-mère et se
présente à elle.Il est méconnaissable, défiguré...
Cette dernière ne parvient pas à y croire, étant convaincue de la mort de
celui-ci,un certain août 1945, le jour où l'Amérique a bombardé Nagasaki...

La grand-mère revisite tout son passé depuis cette atrocité, les décès brutaux de son fils et de sa fille. Elle raconte l'horreur de ces pertes brutales...ainsi que sa propre existence, sa jeunesse avant son mariage...
Un roman très dense , infiniment bouleversant, qui au-delà de l'histoire
individuelle d'une famille, raconte les plaies d'une nation fière. L'histoire
du Japon ainsi que les drames qui l'ont ébranlé...un pays avec une civilisation très riche, une détermination, une philosophie rigoureuse de ses "habitants" pour rester "debout" dans l'adversité...
En tête de chaque chapitre, un terme japonais spécifique lié aux usages,et
coutumes japonais, expliqué...qui éclaire plus finement le récit.
Une très, très belle découverte qui donne très envie d'approfondir l'histoire
et les manières de vivre du Japon, sans omettre une vive curiosité pour
le prochain texte de cette écrivaine, pleine de talent....
"Et finalement, -La Voix des vagues - est mon remerciement le plus
sincère aux gens de Nagasaki, pour la gentillesse et la générosité dont ils
ont fait preuve à mon égard, pour leur compassion et leur dignité face à une inimaginable tragédie et pour le message de paix qu'ils continuent à
envoyer au monde.Plus jamais ça" (p. 360)
Un extraordinaire moment de lecture...où l'histoire dramatique d'un pays
recoupe des destinées individuelles, des histoires de passion, d'amour
malheureux mais aussi heureux, des secrets, des non-dits, des pudeurs
extrêmes... ainsi que des personnages fort attachants dont cette grand-
mère, Amaterasu, une "mère Courage" hors du commun....

[****Juste un infime manque: un lexique in-fine, ou des notes en bas de page pour traduire un certain nombre de termes japonais spécifiques, ]
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le_Bison
  27 octobre 2020
Il y a des bruits qu'on souhaite oublier, qu'on ne souhaite même pas nommer, qu'on ne devrait même pas décrire, tant ils nous renvoient vers l'inhumanité de ce monde et vers l'odeur de chairs brûlées. le Pikadon. D'ailleurs, d'où vient ce nom qui prêterait presque à sourire de mon point de vue occidental et qui ferait plus penser à une version peluchée d'un manga plutôt qu'au souffle d'une bombe déposée – larguée - sur les collines de Nagasaki, un 9 août 1945. Alors, je sors mon encyclopédie numérique : « Pika » signifie étincelle, lueur ou éclat soudain de lumière. D'une beauté poétique, en somme, c'est comme une aurore boréale sous des latitudes nippones. « Don » lui pourrait se traduire par un gros boum !, une genre de déflagration. Associés ensemble, ces deux mots marquent surtout la défaite de l'humanité.
Mais pendant que mon imagination s'évapore vers cette poésie explosive, quelqu'un sonne à la porte. Et les souvenirs ressurgissent d'un passé douloureux. Des années non pas d'oubli mais d'effacement progressive de la mémoire ou de la conscience. Un type se présente à la porte, dans le froid. le visage brûlé, déformé que même la pénombre des heures n'arrive pas à cacher. A des années du temps et du lieux, une fuite en Amérique, s'enfuir à tout prix de cette douleur insupportable, insurmontable. Mais au final, est-ce que cette fuite a eu raison de cette amère souffrance. Laissez les autres, sa famille, des fantômes sur les collines de Nagasaki, loin d'une vie que l'on espère meilleure. Pourtant, même en Amérique, les fantômes peuvent ressurgir du passé.
La voix du passé, la voix des vagues qui se fracassent sur un nouveau rivage, le visage dévasté, les collines brûlées, le vent qui charrie ces odeurs de mort et de chair calcinée. Un roman sur le souvenir, sur ces secrets que l'on garde enfouis au fond de soi, sur cette fuite impossible devant l'impensable. On n'échappe plus au Pikadon, une fois entendu, il reste gravé dans l'âme, même les meilleurs « pur malt » importés d'Écosse, aux impressions tourbées qui persistent dans le palais, ne parviendront à venir à bout de ce bruit sourd qui reste au niveau des tympans, de cette odeur de chair brûlée qui reste au niveau des narines, de cette poussière de cendre noire qui reste collée à la peau, c'était un 9 août de l'année 45.
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sandrine57
  14 mai 2017
Ce jour-là, Amaterasu a accompagné son petit-fils Hideo à l'école. Puis elle est rentrée chez elle sur les hauteurs de Nagasaki. A 11 heures, elle devait voir sa fille Yuko, un rendez-vous qu'elle lui avait arraché, presqu'imposé tant leurs relations étaient tendues. Elles s'était mise en retard et espérait que Yuko aurait la patience de l'attendre. Mais, ce jour-là, le 9 août 1945, à 11 heures 02, la ville a basculé dans l'horreur. L'école de Hidéo, rasée, la cathédrale où se trouvait Yuko, pulvérisée, Nagasaki sous le feu, la cendre, l'enfer descendus du ciel. Après des semaines de recherches désespérées, Amaterasu et son mari Kenzo ont du admettre l'horrible vérité, les deux êtres qu'ils aimaient le plus au monde ont péri dans les flammes de Pikadon. Alors ils sont partis. Ils ont quitté le Japon, la ville meurtrie, pour se reconstruire, loin du drame, en Amérique.
Les années ont passé, quarante précisément. Amaterasu est désormais une vieille femme, une veuve solitaire qui a trop souvent noyé les mauvais souvenirs sous une bonne dose d'alcool. Quand un homme vient frapper à sa porte, le visage ravagé par Pikadon, et dit être Hideo, elle ne peut croire, accepter que son petit-fils soit revenu d'entre les morts. Mais cette visite a ouvert une brèche dans la carapace forgée par les années. Amaterasu est projetée dans le passé, à l'époque où Yuko avait 16 ans et découvrait l'amour...
Amaterasu n'a plus le choix, elle doit affronter ce passé si douloureux qu'elle a en vain tenté d'oublier. Alors elle se fait violence et plonge dans le journal intime de Yuko, ce qu'elle s'était toujours interdit de faire. Alors revient, par vagues successives, toutes les émotions si longtemps enfouies, tous les souvenirs savamment étouffés. Avec pudeur et dignité, elle revient sur les drames qui ont jalonné sa vie et son pays. de son premier chagrin d'amour aux premiers émois de sa fille, de son mariage avec Kenzo à celui, arrangé, de Yuko avec Shige, de la guerre à la bombe et à l'exil. Que peut-elle dire à celui qui prétend être son petit-fils de ses doutes, de ses rancoeurs, de ses erreurs, de ses chagrins, de son terrible sentiment de culpabilité ? Il est venu chercher ses racines, elle ne peut que lui proposer une histoire familiale tourmentée, des secrets, des amours contrariées, des vies saccagées. Doit-elle ouvrir son coeur à ce miracle que lui offre le destin, raconter aussi la tendresse, le bonheur, la joie, ou est-il trop tard, est-elle trop aigrie ?
Jackie Copleton a réussi là un roman d'une beauté émouvante où les petites histoires des personnages s'inscrivent dans la grande Histoire du Japon dont elle connaît les moeurs et la culture. Elle a su évoquer le plus dur, le plus sombre avec beaucoup de douceur, de poésie et de respect. Son roman est tout simplement magnifique et bouleversant.
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Citations et extraits (120) Voir plus Ajouter une citation
LeMaedreLeMaedre   07 janvier 2021
Les Japonais estiment que les sentiments les plus importants sont l'amour, I'affection, la compassion et la sympathie et que tous les êtres humains devraient les cultiver.

Ce présupposé tire son origine du fait que la société japonaise met I'accent sur une vertu cardinale : la coopération entre ses membres.

Dans la vie quotidienne, les Japonais sont liés par le code du "ninjo" dans leurs comportements à l'égard des autres.
Supposez qu'un parent vous envoie beaucoup de pommes. En ce cas, vous en donnerez spontanément quelques-unes à vos voisins.

Cette attitude d'échanges et de concessions réciproques est fondée sur la conviction d'une sagesse inhérente à toute confiance mutuelle.
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sagesse66sagesse66   31 mai 2019
Malgré la distance, ................ j'étais suffisamment près pour savoir qu'il s'agissait du bruit qui accompagne la fin de toute existence.
Jamais encore, je n'en avais entendu de semblable.
J'eus l'impression que le coeur du monde venait d'exploser.
Certains allaient le décrire par la suite comme un bang, mais il ressemblait plus au fracas d'une porte se rabattant violemment sur ses gonds ou à la collision de plein-fouet d'un camion-citerne et d'une voiture.
Il n'existe pas de mot pour ce que nous avons entendu ce jour-là.
Il ne doit jamais y en avoir.
Donner un nom à ce son risquerait de signifier qu'il pourrait se reproduire.
Quel terme serait à même de capturer les rugissements de tous les orages jamais entendus, tous les volcans, tsunamis et avalanches jamais vus en train de déchirer la terre et d'engloutir toutes les villes, sous les flammes, les vagues, le vent ?
Ne trouvez jamais les termes adéquats capables de décrire une telle horreur de bruit ni le silence qui s'était ensuivi...
+ Lire la suite
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le_Bisonle_Bison   04 novembre 2020
Je relevai une seconde les yeux vers une photographie au mur encadrée de bois noir. Le soleil en avait blanchi les silhouettes mais on distinguait toujours Hideo en uniforme d’écolier, debout entre ses parents, Yuko et Shige. Le 9 août, chaque année, Kenzo sortait son meilleur pur malt importé d’Ecosse, en préparation de cette journée. A mesure qu’elle s’écoulait, nous faisions un sort à la bouteille, son goût tourbé persistant sur nos langues, pendant que mon mari créait de nouvelles destinées à notre petit-fils. Certaines années, il en faisait un marin, d’autres un homme de loi, parfois même un poète vivant dans les montagnes. Il était beau, gentil, plein d’esprit. Il avait un bataillon d’enfants solides ou une maîtresse en France. Sa vie était joyeuse, exotique, pleine d’aventures. L’homme à ma porte ne cadrait guère avec cette image de film familial. Ce n’était pas la fin que je voulais pour aucun d’entre nous. Ce n’était rien d’autre qu’un monstre, un de plus, sorti des décombres de Nagasaki.
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fanfanouche24fanfanouche24   22 février 2017
Partager un parapluie

Al-ai-gasa : à l'époque féodale, hommes et femmes en relations intimes n'étaient pas censés se montrer proches l'un de l'autre en public, sans même parler de bras entrelacés ou de mains tenues. Une des rares occasions où ces gestes étaient permis étaient les jours de pluie, quand ils pouvaient jouir de l'intimité d'un parapluie partagé. En conséquence, si un homme proposait un parapluie à une femme, son geste était souvent interprété comme l'expression implicite de son amour pour elle. Depuis lors, un homme et une femme amoureux se décrivent comme partageant un parapluie. (p. 141)
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   21 février 2017
Endurance

L'anthropologue Ruth Benedict a un jour déclaré que le fondement de la culture japonaise est la honte et celui de la culture américaine, un certain sens du péché ou de la culpabilité. Dans une société dont la honte est la pierre d'achoppement, perdre la face équivaut à avoir un ego détruit. Par exemple, jadis, les guerriers samouraïs étaient des hommes fiers. Lorsqu'ils étaient trop pauvres pour se payer un repas, ils gardaient un cure-dent aux lèvres pour montrer aux yeux du monde qu'ils venaient de manger. (p. 11)
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Vidéo de Jackie Copleton
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L'embaumeur ou l'odieuse confession de Victor Renard de Isabelle Duquesnoy aux éditions Points https://www.lagriffenoire.com/88347-divers-litterature-l-embaumeur-ou-l-odieuse-confession-de-victor-renard.html
Prix Saint-Maur En Poche Polar :
L'affaire de l'homme à l'escarpin de Jean-Christophe Portes aux éditions City Poche https://www.lagriffenoire.com/109482-nouveautes-polar-l-affaire-de-l-homme-a-l-escarpin.html
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