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ISBN : 2330053754
Éditeur : Actes Sud Junior (02/09/2015)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 118 notes)
Résumé :
146298. Une suite de chiffres tatoués sur le bras de sa grand-mère. Elle les a vus toute sa vie sans leur donner plus de sens. Puis un jour, en classe, elle comprend. D’abord en colère face à ce secret de famille trop longtemps caché, elle parvient enfin à convaincre sa grand-mère de lui parler, de faire le tri dans sa mémoire défaillante : la rafle, le voyage, le camp, la faim... Les vies de la jeune fille et de la vieille femme se croisent et s’entremêlent pour se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  07 août 2017
Ce n'est pas ce à quoi elle s'attendait lorsqu'elle est entrée dans la boutique de ce tatoueur. En lieu et place d'un grand gaillard au look de biker et, évidemment, tatoué de partout, une jeune femme à peine plus âgée qu'elle, ni maquillée, ni percée, ni tatouée. Cette dernière a aussitôt prévenu Elsa que cela pourrait être douloureux. Qu'importe, elle y tient à ce tatouage qu'elle affichera fièrement à son avant-bras. Non pas un dauphin, une coccinelle ou une fée mais une série de 6 chiffres. Des chiffres importants pour elle mais aussi sa grand-mère, Claudia, qui, poussée par sa petite-fille, s'est confiée, par bribes, sur son passé. Presque des mots murmurés, si pesants...

Rachel Corenblit nous livre un texte court, sobre et percutant sur L Histoire, la Shoah et le passé que, parfois, certains voudraient tenter d'oublier. L'auteure entremêle habilement la petite et la grande histoire, celle de Claudia, déportée alors qu'elle n'avait que 14 ans et celle d'Elsa, marquée par le passé de sa grand-mère et par ce que celle-ci lui a racontée, tentant de mettre des mots, autant que faire se peut, sur ce qu'elle a vécu. Tandis que la jeune fille, allongée sur la table, se fait tatouer, elle en explique les raisons, donnant plus que tout du sens à son geste et à ses chiffres. 146298, six chiffres qu'Elsa s'approprie, six chiffres encrés dans la peau et ancrés dans les mémoires.
Un roman adolescent intelligent et bouleversant, servi par une plume percutante. Pour ne pas oublier ce passé...

Merci pour le prêt, Cécile...
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Ziliz
  29 juillet 2016
La peau. Un support formidable pour écrire les maux.
Eczéma, psoriasis. Auto-mutilation. Ceux-là s'imposent, on les subit, alors on ne sait pas toujours les décrypter (donc les guérir).
Le tatouage en revanche, on le choisit. En principe...
Pour Elsa, le '146298' qu'elle s'apprête à se faire tatouer a un sens, il va matérialiser des stigmates qu'elle porte déjà : la déportation et l'internement de sa grand-mère Claudia dans un camp nazi.
Elsa a toujours vu ces six chiffres sur le bras de la vieille femme, personne n'a jamais voulu lui expliquer. Sa mère « clame haut et fort qu'on accorde trop d'importance au passé », et pour Claudia, rescapée des camps, les souvenirs sont trop douloureux.
Après un cours sur la Shoah en classe de troisième, Elsa a commencé à deviner l'horreur. Elle a lourdement insisté pour que sa grand-mère lui raconte : « Elle s'attendait à quoi ? Que je la laisse silencieuse, avec son nombre ? Elle a commencé par dire que c'était le passé. Que le passé, on le laissait dans un trou et qu'on le recouvrait de terre et que c'était inutile de vouloir le déterrer. Rien de bon ne sortait du chaos. Et son passé, c'en était un, de chaos, immense. L'apocalypse. »
Les adolescents sont des éponges, des écorchés-vifs, ils ont besoin d'expérimenter pour comprendre. Elsa va tenter à sa manière de revivre ce qu'a subi sa grand-mère...
« C'est pas imaginable, elle me répond. N'essaie pas d'imaginer. »
Excellent roman pour adolescents sur la Shoah qui m'a fait penser au témoignage de Marceline Loridan-Ivens ('Et tu n'es pas revenu').
Court, à la fois sobre et terrible, ce texte évoque la déportation, les camps, le retour (l'horreur ne s'est pas arrêtée quand les alliés sont arrivés en Allemagne, il a fallu rentrer).
Ce passage de relais émouvant entre Claudia et Elsa nous montre également le poids du passé familial et nous invite à réfléchir au casse-tête de la transmission entre générations : que dire à nos enfants des traumatismes de leurs ancêtres, des drames vécus dans la famille ? A quel âge ? Certains événements sont indicibles, trop lourds à entendre, trop difficiles à revivre par la parole, aussi...
Pas facile de s'y retrouver entre le non-dit, le mal-dit, le trop-dit...
Je conseille aux adolescents, notamment à ceux de Troisième, en complément aux cours d'Histoire et à la préparation de l'oral d'HDA. Les 66 pages très aérées se lisent en 1/2 h., ça ne devrait pas les effrayer...
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dedanso
  27 janvier 2019
Je ne connaissais pas cette collection "D'une seule voix" chez Actes Sud Junior. C'est assez particulier comme récit je dois dire. Je ne sais pas si la forme du monologue intérieur, caractéristique de la collection, peut fonctionner avec n'importe quel sujet. En tous cas, elle me paraît particulièrement adaptée au public cible : les adolescents.
Tout commence chez un tatoueur. La narratrice va se faire tatouer 146298 sur le bras, et l'on se demande bien pourquoi. Et même lorsque l'on découvre en milieu de livre ce que signifient ces chiffres, on se demande encore pourquoi elle en arrive à cette extrémité. Je ne vous donnerai pas le fin mot de l'histoire (même si vous trouverez l'information un peu partout), mais je peux vous dire que c'est fort en émotions et que ça a trait à l'Holocauste.
Dans 146298 , Rachel Corenblit utilise des phrases courtes, un ton parfois brutal, en tous cas toujours exalté. Le texte est jeté sur la page blanche tel quel (pas de "justifié"). Le format est lui-même particulier : 11 x 17.6, soit un livre très fin, assez haut mais pas très large. Si c'est un peu inconfortable au premier abord, on comprend assez vite que cette mise en page convient parfaitement au principe de la collection : laisser s'exprimer une voix en un souffle, toute en émotion contenue ou au contraire en rage folle.
C'est une très belle et émouvante évocation du lien entre une grand-mère et sa petite fille, faite de souvenirs et de non-dits, de souffrance et de liberté.
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RosenDero
  21 décembre 2017
1 4 6 2 9 8
Des chiffres dont elle n'avait jamais compris la signification.
Jusqu'au jour où elle découvrit l'horreur.
Et où elle fit le rapprochement.
Un texte court mais fort. Qui parlera aux ados et à leurs aînés. Poignant. Éloquent. Intense. Loin des manuels d'histoire et des cours magistraux. Sans trop en dire, il fait réfléchir, se souvenir, ne pas oublier.
Car même si le passé doit rester enterré dans son trou, on peut tout de même crier "plus jamais ça".
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2GA2vangogh
  20 mars 2017
Le choix du livre a été au hasard, mais je n'ai pas été déçu de mon choix.
C'est la couverture du livre qui m'a attiré avec le babyfoot et les chiffres mais l'histoire n'a quasiment rien avoir avec la couverture.
C'est l'histoire d'une jeune collégienne qui cherche à comprendre une série de chiffres tatoués sur le bras de sa grand-mère. Et elle va tout faire pour y trouver une signification, jusqu'à aller rendre visite à des tatoueurs et elle va poser d'innombrables questions à sa grand-mère. Elle comprend au final que le tatouage chiffré de sa grand-mère est son numéro de matricule dans un camp de concentration.
J'ai trouvé le personnage de la jeune fille très réaliste, on la voit cherchez tous les indices qu'il peut y avoir sur le tatouage de sa grand-mère. C'était assez facile à lire on comprend rapidement l'histoire.
On ressent beaucoup l'émotion de la jeune fille à travers ce livre.
Ce livre peut vous cultiver sur les camps de concentration, il m'a appris certaines choses que je ne savais pas.
Je vous le conseille fortement si vous aimez les histoires de type détective.
*****
L’auteur est Rachel Corenblite et le titre du livre s’appelle 146298.
Elsa s’est aperçu du tatouage 146298 tatoué sur le bras de la grand-mère.Elle demande à sa grand-mère ce que c’est, mais sa grand-mère n’a pas répondu. Elle a été en colère face à ce secret de famille trop longtemps caché. Elle réussit à convaincre sa grand-mère de lui parler de ce fameux tatouage. La grand-mère lui explique toute l’histoire avec les mots ; la rafle, le voyage, le camp, la faim... Elle était très en colère en écoutant ce que lui disait sa grand-mère. Donc elle décide de ce faire la même chose, en imitant les mêmes souffrances ( ne pas manger ne pas boire pendant 4 jours) mais dans sa chambre.
Ce style d’histoire ne,e m’a pas plu, ce n’est pas du tout mon style de livre. Je suis plus roman policier.
Par contre j’ai aimé le moment où Elsa a pris son courage à deux mains et a fait comme sa grand-mère c'est-à-dire qu’elle n’avait pas mangé pendant 4 jours et n’avait pas vu la lumière du jour pendant ces 4 jours.
***
Une jeune fille a une grand-mère qui a un tatouage sur le bras ; c’était une série de numéro
Elle se demandait quel était ce numéro ; elle demandait tout le temps à sa grand-mère mais sa grand-mère ne voulait pas lui en parler.
Mais un jour sa grand-mère lui en a parlé .Ce numéro était là car a l’époque elle était dans un camp de concentration à Auschwitz
Du coup sa jeune fille se fait tatouer ce tatouage aussi.
Ce livre n’était pas compréhensible, il y avait trop d’indices donc on en perdait la mémoire, l’histoire ne m’a pas intéressé. L’histoire met trop de temps à commencer .Je trouve que c’est dommage car le personnage était bien trouvé
Il n’y a pas d’action, le livre est trop calme
Je pense que l’auteur aurait pu rajouter plus d’action et plus de personnages
J’ai bien aimé le concept que la grand-mère ne veuille pas raconter son histoire.
________
Le livre 146298 a été écrit par Rachel Corenblit.
Ce livre parle d’une jeune fille Elsa et de sa grand-mère Claudia.
La grand-mère avait un numéro tatoué sur le bras et Elsa voulait savoir la signification de ce chiffre. Elle décida de se le tatoué sur son bras pour rendre honneur à sa grand-mère.
La signification de ce chiffre c’est que sa grand-mère a été une déportée juive pendant la seconde guerre mondiale.
L’histoire m’a bien plu surtout le contexte historique. C’était facile à lire.
__________
J’ai trouvé le livre 146298 écrit par Rachel Corenblit plutôt intéressante. Ça parle d’une fille qui essaye de trouver la signification des chiffres 14698 tatoués sur le bras de sa grand-mère.
J’ai bien aimé l’histoire d’Elsa qui était déterminé du début à la fin de l’histoire elle a commencé à se tatoué le même numéro qui était sur le bras de sa grand-mère. Elle trouve une signification à chacun des chiffres grâce à ses cours d’histoire sur les camps nazi.
J’ai trouvé que l’histoire avançait trop vite et qu’il n’y avait pas assez de suspens Elsa a réussi trop facilement à trouver la signification de cette suite de chiffres, on apprend que sa grand-mère a été embarquée dans un camp nazi avec toute sa famille elle n’avait que 15 ans quand elle s’est faite embarquée. Ce nombre remplaçait leur identité et c’était aussi le numéro d’entrée dans le camp.
Je conseille ce livre l’histoire est bien et facile à lire.
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146298 de Rachel Corenblit parle d’une jeune fille prénommée Adré car elle est allergique aux piqûres de guêpes. En réalité elle s’appelle Elsa, elle est fille unique, un peu gâtée et est proche de sa grand-mère dont elle va nous dévoiler son histoire petit à petit.
L’histoire se passe dans un salon de tatouages, Elsa est accompagnée de son copain Tarek, qui n’a pas l’air d’aimer son tatouage, il est intelligent voire premier de sa classe
On découvre que la grand-mère d’Elsa est atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle s’appelle Claudia, a un accent et est tatouée au bras et son tatouage cache un lourd secret
Au début, l’histoire se passe dans un salon de tatouage, puis au fil de l’histoire on fait des sauts dans le passé puis dans le présent.
Ce qui m’a plu dans ce livre est le fait que ça soit court, l’histoire de la grand-mère m’a touchées, la raison pour laquelle elle se tatoue ces chiffres est aussi touchante car elle veut se rapprocher de sa grand-mère.
Critique fait par Kenza Ladgite et Acsa Vondade, 2 G.A 2
L’auteur de ce livre 146298, est Rachel Corenblit.
Elsa a voulu comprendre la signification du tatouage de sa grand-mère inscrit sur son bras ; elle se demande comment elle avait pu se montrer aussi naïve pour ne pas comprendre le sens du tatouage. Elle a ensuite voulu dialoguer avec sa famille. Sa grand-mère lui a alors raconté les évènements liés à ses déportations vers les camps nazis. Grace à certaines recherches, et quelques cours d’histoire elle a alors pu résoudre l’histoire du tatouage de sa grand-mère.
Après avoir compris la signification du tatouage de sa grand-mère qui est «146298 », elle a alors décidé de se faire tatouer le même tatouage que Claudia afin de ressentir les mêmes choses que sa grand-mère. Elle a ainsi voulu résoudre souvenir après souvenir l’énigme de ces 6 terrifiants chiffres.
J’ai bien aimé le livre car ce sont des faits qui se sont réellement déroulés, l’histoire est sans doute vraie. L’histoire de ce livre est touchante et plutôt intéressante. Mais quelques passages sont assez ennuyants et très ressemblants mais j’ai réussi à me mettre dans le rôle du personnage principal qui est Elsa.
Critique réalisée par Théo Bellencontre et Raphael Gomis.
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J’avais beaucoup d’a priori par rapport au titre qui ne m’inspirait rien mais en fait le livre est intéressant.
C’est l’histoire d’une jeune fille prénommée Adré qui veut se faire un tatouage elle y va avec son copain Tarek qui lui n’est pas d’accord pour qu’elle se fasse tatouer. Au fur et à mesure de l’histoire on comprend qu’elle veut reproduire le même numéro que sa grand-mère a sur le bras « 146298 ».
La grand-mère d’Adré prénommée Claudia est atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle ne voulait pas parler des chiffres tatoués sur son bras. Le chiffre 4 qui représente le nombre de jours dans le wagon et qui définit sa famille. Elle ne souvient pas de certains chiffres comme le 1 et 6. Le chiffre 2 représente le nombre de fois où elle allait mourir. Le 9 représente le nombre de femmes qui ont pu être évacuées en dehors des camps de concentrations. Le 8 représente le nombre de jours pour arriver à Paris. Chaque chiffre tatoué sur son bras représente une partie de l’histoire de la grand-mère.
On a bien aimé lire ce livre et les personnages de cette histoire parce qu’il nous montre comment la petite fille de Claudia imagine l’aventure de chaque chiffre de son tatouage qui est représenter sur son bras.
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critiques presse (1)
Ricochet   12 octobre 2015
Tour à tour déclaration d’amour, cri de colère, remise en cause, le texte de Rachel Corenblit se veut un « Je me souviens » indirect et percutant qui questionne son lecteur pendant et après la lecture.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
dedansodedanso   24 janvier 2019
C'est le secret de la survie, je crois. Ne pas lutter contre les vents contraires. Se laisser emporter sans offrir de prise. Je me pose la question, comment j'aurais fait ? Je ne peux pas m'endormir sans mettre de chaussettes parce que j'ai froid aux pieds. Le moindre bruit me réveille. Si je n'ai pas ma nuit complète de sommeil, je suis de mauvaise humeur. Je n'aime pas la viande rouge, je mange du poisson et des sushis. Il me faut mes céréales et mon bol de thé le matin et, à quatre heures, je goûte, du pain et de la confiture. Les courants d'air m'enrhument rapidement. Avoir de la fièvre me terrifie. Je suis traitée à l'homéopathie même si papa dit que c'est une médecine de chaman. Je ne sais pas comment j'aurais fait pour survivre.
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marina53marina53   10 août 2017
Elle a commencé par dire que c’était le passé. Que le passé, on le laissait dans un trou et qu'on le recouvrait de terre et que c’était inutile de vouloir le déterrer. Rien de bon ne sortait du chaos. Et son passé c’en était un, de chaos, immense.
Commenter  J’apprécie          210
marina53marina53   08 août 2017
On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois mais j'ai aimé.
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marina53marina53   09 août 2017
On s'en fiche, des Arabes et des Juifs. Des guerres de religion, des guerre de territoire. Des histoires pourries que les autres inventent pour se rentrer dedans.
Commenter  J’apprécie          270
marina53marina53   07 août 2017
Ma mère est athée, elle déteste les religions, la religion et elle affirme que Dieu, c'est comme le Coca, beaucoup de pub pour un truc qui contient beaucoup d'air.
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