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ISBN : B0073TSHZG
Éditeur : Librairie théâtrale (30/11/-1)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Scène de ménage où un mari, excédé des lamentations de sa femme, ne sait plus à quel saint se vouer... Ce ne sont que des reproches immérités, propos versatiles et aigres-doux. Pourquoi ? Parce que Madame, maladroite, a cassé un objet acheté à l'insu de son mari ; objet cassé et impayé !
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Gwen21
  31 mars 2016
Pièce en un acte du dramaturge Georges Courteline, "La paix chez soi" dit bien ce qu'elle veut dire en mettant en scène un couple parisien aux prises avec un sérieux règlement de comptes.
Edouard Trielle, feuilletoniste, entend remettre "à sa place" son épouse Valentine, dépensière et querelleuse, qui vient lui réclamer comme chaque mois "l'argent du ménage". Or, à la grande surprise de la jeune femme, son mari a soustrait de la rente mensuelle une somme importante d'amendes correspondant par le détail à toute parole ou acte qu'il considère comme un manquement à ses devoirs conjugaux : insultes, grimaces, bouderies, colères, mots malheureux, retards dans les tâches ménagères, mauvaise volonté, tout y est soigneusement indexé et retranché du budget commun.
Bien que son procédé soit malicieux et bien pensé, j'ai pris un plaisir mitigé à la lecture de cette pièce, sans doute parce qu'elle se joue entièrement au détriment de Valentine - et plus généralement de la femme. Une misogynie qui s'explique parfaitement par le contexte (la pièce a été donnée en 1903) mais qui m'a empêché de goûter pleinement l'ironie de l'auteur.
Sans aller jusqu'au pamphlet, "La paix chez soi" s'acharne avec soin et méthode sur la gent féminine, jusqu'à laisser poindre la caricature. Hier comme aujourd'hui, il semble que ces messieurs soient bien malheureux en compagnie des femmes, le cynisme de la chose étant qu'ils la recherchent toujours avec entêtement.

Challenge PETITS PLAISIRS 2016
Challenge MULTI-DEFIS 2016
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   31 mars 2016
TRIELLE - Tu veux entrer dans des explications ? Entrons ; ça nous promènera. Voilà, je le le répète, cinq années que ma bonne volonté crédite ta mauvaise grâce, et qu’obstiné à dépister ton cœur, -- ton cœur qui est là, car il y est ! -- je pardonne chaque jour à la veille, dans l’espérance, toujours déçue, du lendemain. Les premiers temps de notre mariage, je tentai de la persuasion, et t’exaltant comme il convenait les avantages de la concorde, la joie des unions introublées, je te tins des discours dictés par la douceur et par la mansuétude mêmes… Peines perdues. Une fois que j’avais en vain, une heure, procédé par le raisonnement, la patience m’échappa. Je me levai, je te pris par le fond de tes jupes, puis, t’ayant étroitement logée sous mon bras gauche, de ma dextre agitée du geste familier aux lavandières à l’ouvrage, je t’administrai…

VALENTINE - Voilà une belle action d’éclat ! Je te conseille de triompher ! Brute ! Lâche ! Goujat !
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Gwen21Gwen21   30 mars 2016
TRIELLE - Je te souhaite de te bien porter et de trouver, là où tu vas, le bonheur que je n’ai pu réussir à te procurer sous mon toit. Je t’ai un peu battue, je t’en demande pardon, bien que les coups que je te donnai m’aient été certainement plus douloureux qu’à toi et qu’au fond je sois excusable de m’être conduit en dément les jours où tu m’as rendu fou. Ceci dit et le procès jugé de cette page d’histoire ancienne, je vis en paix avec moi-même. J’ai la conscience d’avoir été un tendre et fidèle mari. Patient à ton exigence, résigné à ta dureté, esclave aux petits soins de tes moindres caprices et travaillant dix heures par jour à écrire des romans ineptes mais qui me valaient la joie de te pouvoir donner un chez toi où tu avais chaud et des robes qui te faisaient belle, j’ai tout fait pour te rendre heureuse. Tu ne t’en es pas aperçue, n’en aie pas de remords, c’est dans l’ordre. La femme ne voit jamais ce que l’on fait pour elle, elle ne voit que ce qu’on ne fait pas.
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NievaNieva   28 décembre 2014
TREILLE. — Je te souhaite de te bien porter et de trouver, là où tu vas, le bonheur que je n'ai pas pu réussir à te procurer sous mon toit. Je t'ai un peu battue, je t'en demande pardon, bien que les coups que je te donnai m'aient été certainement plus douloureux qu'à toi et qu'au fond je sois excusable de m'être conduit en dément le jour où tu m'as rendu fou. Ceci dit et le procès jugé de cette page d'histoire ancienne, je vis en paix avec moi-même. J'ai la conscience d'avoir été un tendre et fidèle mari. Patient à ton exigence, résigné à ta dureté, esclave aux petits soins de tes moindres caprices et travaillant dix heures par jour à écrire des romans ineptes mais qui me valaient la joie de te pouvoir donner un chez toi où tu avais chaud et des robes qui te faisaient belle, j'ai tout fait pour te rendre heureuse. Tu ne t'en es pas aperçue, n'en aie pas de remords, c'est dans l'ordre. La femme ne voit jamais ce que l'on fait pour elle, elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.
VALENTINE. — En tout cas, tu pourrais m'embrasser.
TRIELLE. — Si tu veux.
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NievaNieva   28 décembre 2014
VALENTINE. — Eh bien, en voilà du mystère ! Tu fais donc de la fausse monnaie ?
TRIELLE. — Du tout. J'avais poussé le verrou, étant pressé par ma copie et craignant qu'on me dérange. Entre.
VALENTINE, entrant. — Ferme vite la porte, que l'inspiration ne se sauve pas.
TRIELLE. — Tu as toujours quelque chose d'aimable à me servir.
VALENTINE. — Eh ! on n'a pas idée, aussi, de se donner de l'importance au point de se mettre sous clé comme une bijouterie de luxe. Tu te prends au sérieux, ma parole.
TRIELLE. — Tu es bête.
VALENTINE. — En tout cas, je n'ai pas le ridicule de me confondre avec Lord Byron. Toc !
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Vidéo de Georges Courteline
Georges COURTELINE– La Paix chez Soi
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