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ISBN : 2764405308
Éditeur : Québec Amérique (21/10/2006)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Découvrez ou redécouvrez la bouleversante histoire de Marie-Lune, une adolescente de quinze ans qui devra braver les pires tempêtes de la vie pour aller jusqu’au bout d’elle- même. L’intensité d’un premier amour, l’atrocité de la mort, l’émerveillement de la maternité et la cruauté des choix, Marie-Lune en fera l’apprentissage très tôt... trop tôt.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
touti-didi
  22 novembre 2008
j'ai vraiment tout aimé de ce livre, l'histoire est très emballante ce n'est pas une histoire que l'ont lit par tranche de une demi heure ,quand on le commence c'est tellement captivant que c'est très difficile d'arrêter par contre la fin je l'ai un peu moins aimé parce qu'elle aurait juste pu rencontrer Élisabeth autrement les soeurs (réligieuse) viennent gâcher tout le contexte de l'histoire romnatiqe et de la détreese de Marie-Lune ....
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isallysun
  03 août 2011
Version pour adultes regroupant les 3 tomes jeunesse mettant en vedette Marie-Lune, j'ai adoré ce livre que je qualifierais de grandiose, sublime, gigantesque et de tous les qualificatifs positifs qui existent! Oui, oui, tous les mots positifs doivent sans doute s'y rattacher. Malgré une lecture très facile puisqu'on en tourne les pages à une vitesse fulgurante et qu'on ne peut pas le lâcher - ou qu'on le lâche avec regret- il faut se dire que l'écriture est très mature. Chaque page pourrait contenir une citation; je m'en suis fait une liste d'une quinzaine et cela n'a été qu'une minime sélection et à chaque fois, je me demandais où la commencer et où l'arrêter tellement j'étais subjuguée par les mots. Même si c'est l'histoire d'une adolescente, Dominique Demers nous bouleverse et rend saisissante son histoire. J'ai rarement passé par toute la gamme d'émotions lors d'une lecture et ce fut le cas dans ce roman et je le dis sans gêne, les larmes ont coulé à quelques reprises! Chaque passage est teinté de tant de réalisme et les mots sont si poétiques qu'on ressent aisément les émotions. J'avais emprunté ce livre et je ne regretterais pas de le réemprunter, voire même d'aller me le procurer à la librairie la plus près même s'il est déjà lu! Et pour ceux qui l'ignoreraient, il y a une suite -Pour rallumer les étoiles - qui est également très bien écrite. Il faut ABSOLUMENT que les lecteurs de ce monde découvrent les tempêtes de Marie-Lune! à recommander, encore et encore
Lien : http://paysdecoeuretpassions..
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Cielvariable
  06 octobre 2014
Roman jeunesse qui ne se démode pas: les jeunes filles du 1er cycle du secondaire aiment toujours autant ce récit à la fois triste et touchant. Sans être de la grande littérature, ce roman a le mérite de susciter un grand intérêt pour la lecture chez de nombreuses adolescentes qui visiblement se retrouvent dans ses personnages.
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mamansand72
  30 août 2016
Je connaissais l'auteure québécoise pour ses livres pour enfants : je les utilise souvent en classe. Alors, quand j'ai découvert sur un rayon de la bibliothèque ces 2 romans pour adultes (ou adolescents),la curiosité l'a emporté !
J'ai adoré Marie-Tempête, saga pleine d'émotions et de sensibilité : Marie-Tempête, c'est Marie-Lune, jeune adolescente confrontée à des bouleversements qui vont impacter tout le reste de sa vie : le décès de sa mère dont on lui a caché le cancer et, au même moment, la découverte qu'elle est enceinte : elle doit assumer et prendre de responsabilités d'adulte sans le soutien de sa mère et alors qu'elle est dans un marasme émotionnel, détruite psychologiquement. Ce roman est un hymne à la vie, aux sentiments qui la rendent palpitante. L'écriture nous emporte : j'ai eu du mal à lâcher le livre et surtout, c'est un livre qu'on n'a pas envie de terminer : on a envie de rester avec Marie-Lune, de continuer avec elle, son énergie, l'intensité de ses émotions !
J'ai trouvé le deuxième tome un peu moins « addictif » et plus inégal, mais j'ai apprécié de connaître la suite des aventures de Marie devenue femme, la vie qu'elle a menée après les choix difficiles faits lorsqu'elle avait 15 ans. Ce deuxième tome alterne le point de vue de Marie et celui de Gabriel, son « moustique » adopté par Claire et François et qui cherche à retrouver sa mère.
Très bon moment de lecture, livre à recommander à tous les amateurs de sagas.
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Cielvariable
  05 avril 2014
Il s'agit de la version pour adultes des 3 tomes jeunesse de la série Marie-Lune. Toutefois, l'histoire de cette adolescente aux prises avec des choix d'adultes et des conflits d'adolescente passe beaucoup moins facilement en littérature pour tous qu'en littérature jeunesse. L'histoire est un peu trop simpliste pour être appréciée à sa juste valeur, par contre les adolescentes adoreront.
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
isallysunisallysun   03 août 2011
Ses yeux me répondaient. Qu’il serait patient. Qu’il avait peur, lui aussi. Qu’il était prêt à partir sur tous les ruisseaux, les lacs, les rivières et les mers. Avec moi. Sans savoir où ça mènerait. Tant pis, si ça ne menait nulle part.
On ne pouvait s’empêcher d’essayer.
Les grands arbres n’ont pas peur des tempêtes. De la neige, de la pluie, de la grêle. Ils se tiennent droit dans le vent. Hauts et puissants. Leurs longs bras ploient sans craquer. Ils dansent, eux, dans la tourmente. Leurs gestes sont souples. On sent qu’ils sont résistants.
Les grands sapins ne tombent pas. Ils attendent d’être vieux. Secs et usés. Des centaines d’années. Et jusqu’à la fin, ils restent droits.
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CielvariableCielvariable   08 avril 2014
Ma mère a les cheveux bleus. Elle n'est pas complètement marteau, ni même un peu Martienne, mais simplement coloriste, au Salon Charmante, rue Principale à Saint-Jovite. La semaine dernière, ses cheveux étaient «or cuivré». Le flacon 57, sur l'étagère du haut.
Derrière les séchoirs, tout au fond du salon, ma mère mélange des couleurs. Mèches, teintures, balayages, reflets. Il y a des peintres en bâtiment, d'autres en chevelure.
Le bleu, normalement, n'est qu'un reflet. Mais Fernande n'a pas eu le temps de revenir à sa couleur naturelle - noir corbeau sans numéro - avant de l'essayer. Elle sait maintenant que le nouveau «bleu nuit 13» fait un peu psychédélique lorsqu'on l'applique sur un fond «or cuivré 57».
Moi, je rêve d'une mèche bleu électrique. Juste une, presque discrète, qui se tiendrait bravement debout sur le dessus de ma tête. Mais pas question! La petite Marie-Lune de Fernande et de Léandre n'a pas le droit d'être punk. Je me contente d'une coupe légèrement étagée et terriblement ordinaire, signée Gaëtanne, l'amie de ma mère, propriétaire du Salon Charmante.
Ce n'est pas très sophistiqué, mais c'est un peu ébouriffé, ce qui me convient. Avant, j'étais plutôt du genre coupe champignon. Un bol de cheveux renversé sur le crâne. Une auréole de poils trop sages. Maintenant, c'est fini. Je m'appelle encore Marie-Lune, mais attention! Je suis plutôt une Marie-Éclipse, une Marie-Tonnerre, une Marie-Tremblement de terre.
C'est drôle! Les clientes de Fernande lui réclament les pires extravagances, et elle ne bronche pas. Maman peint en blond Barbie les cheveux roux de Mme Lalonde, étale du jaune carotte sur la tignasse noire de Mme Bélanger, teint en noir charbon les derniers poils blancs de Joséphine Lacasse et jure à ces épouvantails qu'elles sont ravissantes. Ces dames lui demanderaient une mèche vert limette, et ma mère brasserait les couleurs sans dire un mot.
Moi? Voyons donc! C'est différent. J'ai déjà été la gloire de Fernande. Sa fille unique. Belle et brillante. Belle, dans la langue de ma mère, ça veut dire propre, bien mise et en bonne santé. Et brillante? Des «A» partout, en français comme en chimie.
Depuis l'an dernier, ma mère me trouve moins belle et brillante, et beaucoup trop adolescente. Et depuis qu'Antoine est entré dans ma vie, je me suis métamorphosée en cauchemar ambulant. Je fais peur à mes parents. La nuit des vampires, c'est rien à côté de moi.
Fernande a du mal à digérer la nouvelle Marie-Lune. Elle se ronge les sangs et elle s'arracherait aussi les cheveux si elle n'en avait pas déjà perdu autant. Elle fait des drames avec tout, pleure pour rien et souffre toujours de migraines.
Quant à mon père, journaliste sportif au Clairon des Laurentides, il lit plus d'articles sur l'adolescence que sur le hockey. Le pauvre a failli faire une syncope en apprenant que 50 % des adolescents ont fait l'amour avant la fin du cours secondaire.
Je suis devenue suspecte.
J'aime Antoine depuis le 27 octobre. Je l'aimais peut-être déjà auparavant, mais j'étais trop poire pour m'en apercevoir. L'année dernière, à la fête d'Halloween de la polyvalente, j'avais dansé avec Sylvie Brisebois.
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CielvariableCielvariable   08 avril 2014
Le ciel croule
Mon père ressemblait à Charlie Brown avec son sapin. Il disait l'avoir abattu, mais à mon avis, c'était de l'euthanasie: ce sapin-là n'aurait jamais passé l'hiver. Un petit bout d'arbre maigre et crochu aux branches chichement éparpillées et aux épines roussies.
Je n'en revenais pas. Pourquoi vivre dans le bois, au bout du monde, si à Noël on ne peut même pas se payer un vrai sapin de carte de souhaits? De beaux sapins, il y en a plein sur notre terrain. Et autant chez les voisins, partis à Montréal - les chanceux - jusqu'à l'été prochain.
Léandre semblait fier de son arbre ridicule. Comme Charlie Brown dans un film de Noël. Charlie arrive avec un sapin tellement mal foutu que quand il le plante, celui-ci perd toutes ses épines. Tout le monde rit et Charlie est malheureux.
J'ai ri moi aussi. C'était trop bête. Léandre m'a regardée, l'air de revenir d'une lointaine planète. Il a contemplé son arbre. À croire qu'il le voyait pour la première fois. Et il a éclaté en sanglots.
C'est là que j'ai compris tout à coup. Mon père l'avait probablement cherché longtemps son sapin malade. Son pauvre sapin tordu. Il voulait un arbre qui ressemblerait à son coeur. À ses souvenirs. À sa douleur. Un arbre ami. Aussi mal foutu que lui.
C'est notre premier Noël sans Fernande. Ma mère est morte le mois dernier. Les gens disent que je suis en deuil. C'est faux! Je suis en désastre. La mort, c'est contagieux. Quand quelqu'un près de nous meurt, on se sent mourir avec lui.
Heureusement, j'ai Antoine. Quand je plonge dans ses bras, j'ai moins mal. Quand il me caresse le cou, je suis presque bien. Et quand il m'embrasse, j'oublie tout.
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CielvariableCielvariable   08 avril 2014
J'ai déjà été la gloire de Fernande. Sa fille unique. Belle et brillante. Belle, dans la langue de ma mère, ça veut dire propre, bien mise et en bonne santé. Et brillante? Des «A» partout, en français comme en chimie.
Depuis l'an dernier, ma mère me trouve moins belle et brillante, et beaucoup trop adolescente. Et depuis qu'Antoine est entré dans ma vie, je me suis métamorphosée en cauchemar ambulant. Je fais peur à mes parents. La nuit des vampires, c'est rien à côté de moi.
Fernande a du mal à digérer la nouvelle Marie-Lune. Elle se ronge les sangs et elle s'arracherait aussi les cheveux si elle n'en avait pas déjà perdu autant. Elle fait des drames avec tout, pleure pour rien et souffre toujours de migraines.
Quant à mon père, journaliste sportif au Clairon des Laurentides, il lit plus d'articles sur l'adolescence que sur le hockey. Le pauvre a failli faire une syncope en apprenant que 50 % des adolescents ont fait l'amour avant la fin du cours secondaire.
Je suis devenue suspecte.
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isallysunisallysun   03 août 2011
Le petit fil avait cassé. J’aurais dû m’en douter. Il ne tient jamais. Chaque fois que l’un se sent prêt à déposer ses bagages, l’autre s’enfuit. Ou meurt. La vie n’est qu’une suite de déchirures. Alors, il faut se protéger. Ne jamais entrer en gare. Toujours continuer. Filer. Sans s’arrêter. Sinon, chaque fois que le train repart, on est plus petit, plus vide et plus perdu.
Il fallait faire vite. Sauter même si le train roulait. Sauter au risque de se blesser. Sauter pour sauver sa peau.
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