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EAN : 9782848764511
348 pages
Philippe Rey (07/05/2015)
4.55/5   10 notes
Résumé :
« Si les hommes la désirent, c’est par curiosité. Car que peut donner sous les baisers une telle femme, si jeune, saine et vive, une femme qui récite de tête des poèmes entiers de Walt Whitman et refuse de porter le corset, qui débarque d’Amérique et ne tarit pas sur la Grèce Antique, qui danse en tunique transparente, pieds nus et couronnée de fleurs, parcourue d’ondulations frissonnantes comme une vague prête à mourir à leurs pieds ? »

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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Alexmotamots
  19 novembre 2015
Quelle vie que celle de cette artiste hors norme qui danse pieds nus, juste vêtue d'un voile. Sans chausson, sans tutu, sans pas codés ; libre.
L'auteure nous donne à voir une enfant puis une femme ivre de vie, qui danse passionnément ou ne danse pas. Une femme qui court après l'argent, également, devenue dispendieuse avec l'âge.
Une femme qui a su s'affranchir du clan familial et notamment de sa mère, pour fonder sa propre école de danse, qui déménagera de nombreuses fois au gré des errances d'Isadora.
Une femme brisée par trois chagrins successifs, mais qui a gardé un appétit de vivre jusqu'au bout. Jusqu'à cette mort cruelle si délicatement annoncée par l'écrivain, en filigrane.
Un écrivain qui a su me faire sentir combien la danse et le geste d'Isadora était libre.
L'image que je retiendrai :
Celle d'Isadora dansant sur des musiques et des poèmes différents.
Lien : http://alexmotamots.wordpres..
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claraetlesmots
  10 juin 2015
D'Isadora Duncan , on connaît généralement celle qui révolutionna la danse en la débarrassant d'une technicité rigide mais en lui apportant de la spontanéité, ou encore celle dont l'existence sera brisée par le châle qu'elle portait au cou, piégé sous les roues de la voiture de son dernier amant.
Très jeune, Isadora danse et sa mère l'y encourage, elle qui élève seule ses quatre enfants. Si l'école de danse la rejette, qu'importe, elle continue. Déterminée, Isadora conquiert et étonne son public par ses tenues faites de voiles translucides, par l'harmonie du corps. Elle devient la coqueluche des salons et enfin le succès lui sourit. Tout le monde la veut et la réclame. Mais Isadora est un tourbillon et la spontanéité de sa danse se retrouve dans son comportement. Riche ou pauvre, généreuse car l'argent ne signifie rien pour elle, aimante passionnée, déraisonnable, imprévisible et insaisissable, éprise de liberté, s'enflammant pour des idéaux, son corps réclame la danse et la danse est son corps. La mort de ses enfants la plongera dans l'abîme de l'alcool. Blessée à tout jamais, elle cherche à faire taire sa douleur. Adulée ou délaissée, la danse sera toujours son moteur.
De l'Amérique à la Grèce en passant par la France, la Russie, on suit cette femme hors du commun pour qui le destin le sera également. On est pris dans la frénésie de l'histoire la danseuse et de la femme. A travers l'écriture de Caroline Deyns, la danse d'Isadora apparaît sous nos yeux et nous entraîne avec elle tout comme sa vie.
Un hymne à cette femme qui a toujours rejeté les convenances, la bienséance et ne s'est jamais soucié des qu'en-dira-t-on . Cette personnalité ne pouvait forcément que me séduire. L'écriture de Caroline Deyns, poétique mais aussi joueuse, colle parfaitement à ce roman que j'ai dévoré ! Et on ressent toute l'empathie de l'auteure pour celle qui s'est inscrite dans L Histoire.
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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gambadou
  07 juin 2016
Isadora Duncan est une jeune fille éprise de liberté, tempétueuse et tétue. Née à San Fransisco en 1877, elle est élevée avec ses deux frères et sa soeur par une mère bohème et possessive qui souhaite garder sa tribu autour d'elle. Dès son plus jeune âge, Isadora danse mais refuse les règles de la danse classique. A dix ans, elle décide de créer son école de danse avec sa soeur. A vingt-deux ans, après des années de misère, elle convint sa mère, sa soeur et un de ses frères de quitter les États-Unis pour l'Europe. Ce sera Londres puis Paris où Isadora va connaître ses premiers succès.
Elle danse naturellement, dans une tenue quasi transparente, pieds nus. Elle redonne de l'émotion, de la sobriété et une énergie saisissante à un art moribond. Elle fait attention à l'harmonie du geste, à l'intensité du corps.
Son caractère emporté et entier va la conduire à une vie tumultueuse, entre triomphes et oublis, amours et drames. Elle va fonder une école pour donner la chance à des petits filles de découvrir la danse, elle va s'engager aux côtés de la révolution bolchévique et finir par tomber dans la dépression et l'alcool.
Sa mort soudaine atteint une femme brisée,"la lassitude était trop grande, la détresse aurait fini par venir à bout de la dignité."
L'histoire d'une femme énergique, aux mille vies. Un être fantasque et courageux pour qui la danse était essentielle et qui refuse d'être enfermée dans un carcan.
L'écriture est très dynamique et parfois poétique. On ressent très bien les questionnements et les avancées d'Isadora, ses peurs et ses espoirs.
Une très belle découverte.
Lien : http://lesfanasdelivres.cana..
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pasphil
  07 mars 2019
Biographie d'Isadora Duncan.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
CsylCsyl   08 février 2016
Quelquefois j'ai l'impression que les morts ne s'en vont pas dans une contrée lontaine, ni ne voltigent invisibles parmi nous. J'ai le sentiment qu'au moment de la mort ils pénètrent en nous, prennent possession de nous, nous habitent, et s'ils sont assez puissants, nous subjuguent.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   10 juin 2015
Quand on lui demande quels sont ses maîtres à danser, elle répond Whitman, le Rousseau de l'Emile. Et Nietzsche : "Et que l'on estime perdue toute journée où l'on n'a pas au moins une fois dansé". Cette phrase lui plaît tant qu'elle en remplit les pages d'un cahier.
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jonask54jonask54   19 mai 2015
Et crois tu vraiment, mon cher Oscar, que le destin d'Isadora Duncan s'arrête à l'ombre d'un homme ? Mon pauvre ami, tu n'as donc pas compris qui j'étais.
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pasphilpasphil   07 mars 2019
Je déteste danser. Je suis une expressionniste de la Beauté. J'utilise mon corps comme un médium de la même façon que les écrivains utilisent les mots. Ne dites pas de moi que je suis une danseuse, je déteste ça.

Elle nous a donné la réponse, elle a réussi, Isadora a tué la laideur.
Cocteau

Notre chair n'est peut-être pas qu'une demeure assez vaste pour abriter bien des hôtes qu'on ne soupçonne pas.
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