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EAN : 9782848761855
204 pages
Éditeur : Philippe Rey (05/05/2011)
3.33/5   26 notes
Résumé :
Si vous poussez la porte de la librairie de Monsieur H., vous le trouverez, derrière son comptoir, cachant sa frustration sous un sourire affable. Car Monsieur H., grand amateur de littérature, se désespère de ne pouvoir lui-même écrire une œuvre. Après quarante années de vains efforts, il semble cependant prêt à déposer les armes – son stylo-plume en l’occurrence – et à se consacrer à ses clients.

Un jour, une jeune fille, Isis, entre dans la boutiqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Bibliozonard
  26 octobre 2014
Déception
Ce livre est empli de belles promesses autant que de métaphores. Un genre de peinture réaliste qui révèle des introspections profondes de personnages touchés par les désillusions. Engagement, abandon, amour, haine, passion du livre, réminiscence, vies plates et tristes régies par des regrets, individus démissionnaires, tous liés par un stylo-plume qui passe le relais. Une chute futée, mais qui ne suffira pas à elle seule à sauver l'ensemble, d'autant plus qu'elle parait plus précipitée que surprenante, surtout par le dialogue. Justement, à ce propos, ce qu'il manque le plus est la véracité, la puissance des dialogues. Il ne s'agit pas de l'usage de beaux mots ou de belles phrases, ce qui est absent est un manque de persuasion. Une conviction, une aura qui donne l'impulsion magique aux échanges. Discussions carrées, parfois trop évidentes. C'est pareil pour les passages où les personnages s'interrogent, un vrai électrocardiogramme : avec ses hauts et ses bas, d'un côté le texte se lit vite, fluide, et embarque, de l'autre il éloigne, il étouffe.
L'auteure écrit merveilleusement bien. Néanmoins, pour moi, c'est le traitement du sujet et le montage de l'histoire qui ne m'a pas plu. Il aurait fallu tempérer le concept ; par exemple prendre un parti entre la réflexion et le désir d'offrir soit de la tendresse, soit de la folie, soit un tout plus épuré.
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Heureuse
  11 mai 2011
Quelle bonne surprise que ce roman! Je l'ai lu à l'occasion d'une opération masse critique de Babélio. L'histoire m'avait alléchée mais ça n'aurait pas été la première fois que la vitrine aurait plus belle que la marchandise.
J'ai eu un petit mal avec l'écriture au début. C'est tellement riche, foisonnant, une peu comme une forêt vierge dan laquelle on sent que chaque fleur, chaque fruit a une vraie valeur qui accroche le regard. Au début ça m'a gênée car le récit en était moins fluide mais c'est passé très vite car je me suis faite embraquer dans cette histoire.
J'ai vraiment aimé chacun de ces personnages qui tournent tous dans une ronde autour de la littérature et de ce fameux stylo plume. la chute, évidemment, on croit la deviner. Elle semble évidente. Si évidente qu'elle est là. Mais pas toute seule, une autre surprise vous attend!
J'ai trouvé que tout était juste, bien mené, léger mais pas trop. En le fermant j'ai eu ce petit pincement qui me fait dire que j'ai eu un petit coup de coeur.
J'ai eu la sensation en lisant ce roman que son auteur avait pris du plaisir à l'écrire, à pouvoir enfin mettre tous ces mots qui devaient s'agiter quelque part dans sa tête. J'espère en tous cas, parce qu'à moi, elle m'a donné des moments de plaisir.

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Stellabloggeuse
  11 octobre 2014
Dans ce roman, Caroline Deyns commence par nous présenter Monsieur H., un vieux libraire qui a rêvé toute sa vie durant de devenir écrivain. Elle nous livre son quotidien, ses regrets, et nous présente son stylo plume. Car c'est lui que nous suivons tout au long du roman : ce beau stylo plume, qui va passer de main en main, nous permettant de découvrir une galerie de personnages. Il y a tout d'abord la jeune Iris, un peu inquiète face à la vie. Puis Paul, qui a du mal à prendre sa vie et main, et sa mère, Sybille, gavée de nourriture et de littérature. Nous passons enfin à Emma, qui se veut un modèle de perfection pour finir par Roman, l'écrivain à succès. Il serait difficile d'en dire plus sans vous livrer les secrets du roman, passons donc à mon ressenti !
Au début de ma lecture, j'ai eu un peu peur. En effet, je trouvais la vie de ce vieux libraire un poil déprimante, et j'avais hâte de passer aux autres personnages. Les premiers m'ont un peu laissée sur ma faim, car ils étaient peu fouillés. Dès que l'on commençait à les connaître un peu, le stylo plume leur échappait au profit d'un nouveau possesseur.
Mais au fur et à mesure, le roman prend de l'ampleur, monte en intensité, et on se laisse happer. Les personnages deviennent plus consistants, on entre dans leur psychologie. En arrivant à Emma, le suspense devient vraiment prenant, il devient difficile de lâcher le livre. Et finalement, la fin laisse le lecteur assez ébahi : tout le roman prend son sens. Pour ma part, je suis restée assez admirative devant la construction du roman, la manière de le découper, de nommer les chapitres, et de révéler brutalement le sens de tout cela au lecteur. L'ensemble forme un tout dont on apprécie la cohérence, comme lorsque l'on vient de terminer un puzzle.
Pour ne rien gâcher, le tout est porté par un style agréable, travaillé mais pas ampoulé. Enfin, tout au long du roman, le rapport à la littérature et à l'écriture sont présents, ce qui est intéressant pour tout amoureux des livres. En bref, ce roman constitue à la fois un bel exercice de style et une histoire intéressante et originale. Un très bon premier essai pour l'écrivain. Donnez-lui sa chance !
Lien : http://romans-entre-deux-mon..
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saphoo
  26 août 2016
Tour de plume, un joli tour de passe-passe ! un peu comme la chanson, il passe; il passe le furet, il est passé par ici ,il repassera par là qui là ? C'est donc l'histoire d'un stylo plume qui fait sa petite virée, départ la librairie H puis, Isis, jeune pucelle tout affolée sur le chemin du dépucelage, rentre quémander sa route, elle prend un marque-page et le fameux stylo plume pour noter les indications du libraire. Elle repart avec le stylo-plume malencontreusement, etc...
Le fameux stylo passe de personnage en personnage ayant été en contact d'une façon ou d'une autre.
C'est assez loufoque, original et l'imbrication des épisodes donne un certain rythme au récit, point de monotonie. J'ai préféré parmi tous ces personnages, le belle Emma.
Une part belle, à l'écriture, aux livres, à la lecture dans ce roman.
La fin est inattendue voire surprenante, l'objet du délit, finira par retrouver ses pénates. Mais je ne peux en dire plus, la boucle est bouclée, le dernier maillon est donc le premier.
Le début m'avait paru bof bof puis ma fois, je me suis laissée séduire par les personnages tous très différents et atypiques.
Une lecture sans grande surprise mais originale de part sa construction.
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Hebephrenie
  08 mai 2011
Ce roman commence de façon anecdotique, mais touchante. le désarroi d'un libraire, monsieur H., écrivain raté, qui ne trouve consolation que dans des paris personnello-sociologiques sur ses clients. Monsieur H. se voit dérobé par une jeune cliente son stylo-plume. le stylo-plume que sa femme lui avait offert en guise de porte-chance pour sa future grande carrière littéraire. Ce stylo passant de main en main, on découvre des personnages qui ont tous en commun, bien sûr, la littérature et les mots. Les maux également. Tous se nourrissent et se guérissent ainsi. Surtout Sybille, qui a décidé de manger jusqu'à ne plus pouvoir se mouvoir, jusqu'à remplir son appartement, pour pouvoir lire toute la journée, parce que sa liberté s'est envolée trop vite.
On trouve dans Tour de Plume quelques bons mots de ci de là, quelques belles situations éparpillées. Malheureusement, les métaphores (enfin la métaphore finale surtout) sont bien trop explicitées. Un roman sur l'amour du livre, la différence entre lecture et écriture, qui, pour un tour de plume, tourne un peu court.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
HebephrenieHebephrenie   07 mai 2011
Dans sa prime jeunesse, il avait été atteint de la maladie du livre, sous l'une de ses formes les plus virulentes. Les docteurs avaient d'abord peiné à établir leur diagnostic, inspectant les larges poches brunissant sous les yeux hagards (deux petites valises où entasser le nécessaire pour partir la nuit en voyage immobile, à la lueur de la lampe de poche), le galet rose et poli des genoux jamais écorchés (pupitre si commode!), la propreté alarmante des mains (lent métronome battant la mesure des pages), et cela divaguant autour d'un corps chétif. La maman était soucieuse, la grippe, pensez-vous? Non, plus grave car incurable. En plus de poli, hagard et chétif, le petit resterait à jamais difforme, promenant l'excroissance d'un livre sur une main, sous un bras ou sur une cuisse.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   11 octobre 2014
L’ordinateur ? Et le geste de l’écriture ? J’en suis privé à jamais ! Jamais plus je ne pourrai griffonner là où bon me semble. Jamais plus je ne pourrai improviser selon mon inspiration ! Car je suis un scribouillard, moi, monsieur, un plumitif ! J’écris, c’est-à-dire que non seulement mon esprit tisse des histoires dont je suis le greffier, mais j’use ma plume sur le papier ! C’est une jouissance physique que de barbouiller sa page d’encre. C’est un bonheur de n’avoir qu’un stylo comme intermédiaire entre soi et les mots !
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claraetlesmotsclaraetlesmots   10 mai 2011
Les visites hebdomadaires d’Emma et celles, plus espacées de Paul, lui donnent l’illusion que sa solitude est heureusement imparfaite. Et puis elle a ses livres. Ses chers livres. Qui peuplent son esprit, colonisent son corps, juste après lui avoir fait oublier qu’elle en avait un. C’est très bien ainsi.
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HebephrenieHebephrenie   07 mai 2011
A dix-sept ans, l'angoisse l'avait alors étreint : s'il faut être sans cesse précédé par les mots, des mots terriblement beaux et profonds dans leurs agrégats choisis, à quoi bon vivre alors ?
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CsylCsyl   28 mars 2015
Les premières pages du roman l'ont plongée dans la confusion. Désaccoutumée du monde dont elle s'est coupée depuis plus d'une décennie, elle a eu envie de croire que le merveilleux a, pendant son absence, infusé dans l'ordinaire, et que la société contemporaine compte des liseurs de vieux rêves ou des coupeurs de son. C'est son petit privilège d'ermite que d'espérer une évolution humaine improbable.
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