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ISBN : 2749929024
Éditeur : Michel Lafon (29/03/2018)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 224 notes)
Résumé :
À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher... Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre ?
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
pilyen
  20 mai 2018
Dans ma vie, j'ai beaucoup lu, des romans surtout, qui m'ont transporté, ému, ennuyé, que j'ai oublié sitôt lus, qui m'ont surpris, remué ou étonné ( oui , j'ai lu Pierre Guyotat avec son langage inventé). Il a fallu qu'arrive mai 2018 pour que je lise Agnès Martin-Lugand et découvrir qu'il existe une littérature bien pire qu'un banal roman Harlequin ( oui, j'en ai lu aussi !) et appréhender pour la première fois le vertige du néant littéraire.
Oui, je sais, ces propos sont désobligeants pour l'auteure et ses nombreux lecteurs mais quand on vient de passer deux jours dans 300 pages de mots, de phrases, de dialogues creux et vides, on est forcément un peu grognon. Je vous résume l'affaire.
Hortense approche la quarantaine. Elle est belle, gracieuse car ancienne danseuse, formidable et enthousiaste pédagogue dans l'école de danse qu'elle codirige et vénérée par toutes ses élèves. Elle bosse avec deux très bons amis, eux aussi ex danseurs : Bertille, "Le feu sous la glace" mais "un seul de ses mouvements véhiculait une émotion époustouflante" et Sandro, beau, drôle et " dès que lui et son accent chaud ouvraient la bouche, on découvrait un homme d'une gentillesse et d'une générosité peu communes." (sic)
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Nous nageons dans la guimauve la plus pure. Ca dégouline jusqu'à l'écoeurement qui arrive page 12 ! Bien sûr, ça continue ... Hortense a un amoureux : Sébastien, employé aux MMA, gentil petit rondouillard un peu gagné par la calvitie et amateur de bowling le vendredi soir... Non, je rigole ! Vous ne croyez tout de même pas que dans ce genre de roman, la lectrice va retrouver un personnage aussi quelconque qui lui rappellera le mari qu'elle a ou qu'elle pourrait avoir ! Ici le mâle qui fait enfiler des dessous en dentelles à Hortense se prénomme Aymeric ( ça fait plus rêver non ? ). Il bosse beaucoup ( sans que l'on ne sache jamais ce qu'il fait ) pour se payer son 4x4 et son iphone10. Il est évidemment, grand, beau, tellement beau que lorsqu'il entre quelque part " son seul charisme irradiait une pièce".
Bref tout roule pour Hortense... enfin...pas tout à fait... il y a un petit hic... oh, une broutille dont elle s'accommode depuis trois ans ... Aymeric est marié !
Belle, électrisée dès qu'il apparaît ( quand il pose sa main sur son épaule, j'ose à peine vous le révéler... ça donne envie de l'embrasser!) mais cruche quand même, Hortense commence à agiter les quelques neurones qu'elle possède et se demande si finalement être la maîtresse de cet homme n'en fait pas "l'autre". ( Admirez l'originalité du propos franchement jamais évoqué en littérature). Et c'est lors d'une soirée entre amis ( et avec amant) que le drame va éclater. En descendant un escalier sans rampe mais avec des stilettos aux pieds ( pour accentuer le galbe du mollet et la chute de reins et ainsi exciter le beau mâle), elle choit et se fait une entorse ! le drame pour une danseuse ...et pour une maîtresse, car le bel Aymeric la préfère plus alerte et mobile pour purger son Popaul qui a de gros besoins ( 2 fois par semaine, le lundi et le jeudi de 22h à 22h30).
Là naît une intéressante question : " L'aime-t-il ?". Je ne donne pas la réponse, je ne veux pas spolier ! Alors, Hortense, toute retournée, aura besoin de repli, loin de Paris, dans une maison léguée par ses parents ( beaux, gentils, amoureux, généreux, etc...etc..), une bastide dans le Luberon ( pas un mobil-home dans un camping à la Grande Motte). Là-bas, auprès d'un couple d'amis ( beaux, gentils, amoureux, généreux, etc... etc...), elle réfléchira à son avenir...
C'est donc "au parcours émouvant de la prise de conscience d'une femme" ( je cite une soi-disant lectrice) que l'on est convié et qui, fort heureusement, croisera un homme qui sera bien désagréable au premier abord ( vous connaissez l'adage roman de gare : mâle disgracieux finit au pieu) mais qui finira ...allez...en choeur ... beau, gentil, amoureux, généreux, etc... etc...
Que dire de plus ? Côtoyer le vide abyssal d'une littérature de genre ne rend guère joyeux. Aucune lumière ne brille là-dedans. On n'y trouve aucune idée, aucun style, aucun sens du rythme, une psychologie de bazar mal achalandé. Pire, l'auteure n'arrive même pas à nous faire visualiser ses personnages ni les lieux qu'ils fréquentent. Tout est brossé à la truelle. Une banalité est suivie par un cliché qui précède un dialogue plat qui appelle un nouveau cliché puis une banalité puis un... C'est épouvantable !
Je sais Agnès Martin-Lugand a déjà vendu plus deux millions d'exemplaires de sa littérature. Ca devrait forcer le respect... mais non... ça m'interroge. L'école n'a pas dû faire son boulot, ni nos politiques qui adorent avoir des électeurs endormis, pour que l'on en soit réduit à pouvoir apprécier l'insignifiance. Comment en 2018, alors que la télé propose des séries bien écrites, bien dialoguées, qu'un éditeur comme Harlequin publie des romans légers mais bien faits ( voir Sophie Jomain), que la chick lit associe mordant et dérision, peut-on arriver à s'intéresser à un tel ramassis de lieux communs, de banalités, de situations niaises, de personnages aussi faux, factices ? Je sais ...la détente...l'envie d'oublier ce monde de brutes... OK ! Alors permettez-moi un conseil. Abandonnez Mme Marin-Lugand et son monde Télétubbies. Vous voulez rêver, vous détendre, lire facile...mais pas niais ? Allez faire un tour chez Agnès Ledig, Lorraine Fouchet, Françoise Bourdin même ( et tant d'autres), ces auteurs ne vous prennent pas pour des demeurés ou des vaches à lait diront les plus teigneux).
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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jeunejane
  04 septembre 2018
Hortense, la quarantaine, est professeur de danse à Paris. Elle a repris la gestion d'une école de danse avec Bertille et Sandro.
Il y a quatre ans, Hortense, fille unique, a perdu ses parents qui se sont donné la mort suite à la maladie de la maman. Un véritable chamboulement !
Ensuite, elle a fait la connaissance d'un homme marié, Aymeric.
Elle aime cet homme même si elle se culpabilise et sait que cela ne mènera à rien, surtout pas à de l'aide au moment où elle va en avoir le plus besoin car sa vie va basculer suite à un évènement inattendu.
Heureusement, elle peut retourner dans le Luberon, bien mal en point mais son amie d'enfance, son mari et un inconnu ( tiens donc) lui aussi blessé par la vie vont venir à sa rescousse.
Agnès Martin-Lugand a très bien décortiqué la relation entre Aymeric, attaché à sa famille et Hortense et ce, jusqu'au bout.
C'est une histoire qui m'a touchée personnellement car j'ai dû accepter la même situation dans mon entourage, sans juger( c'était très difficile) car il s'agissait d'une personne très très proche. Dans ce cas, l'issue a été tout à fait différente. De ce fait, l'auteure a fait mouche et m'a touchée. A certains moments, le livre m'a un peu dérangé dans ma bulle.
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montmartin
  25 mai 2018
Hortense a 39 ans, avec ses amis Sandro et Bertille elle reprend l'école de danse d'Auguste leur mentor, leurs cours sont pleins, toutes les générations se côtoient.
Jamais elle n'aurait imaginé , ni envisagé de devenir l'autre, la maitresse, l'amante, celle qui reste dans l'ombre. Elle n'existe pas, aucun de ses amis, aucune de ses relations ne connait son existence. Il s'appelle Aymeric, il a retrouvé son portefeuille dans la rue, c'est le coup de foudre, mais chaque soir il retrouve, dans sa maison de banlieue chic, sa femme et ses enfants. Elle est lasse de cette situation, mais n'arrive pas à franchir le pas, le quitter, l'oublier.
Les escarpins qui dérapent, une chute dans les escaliers, la cheville qui enfle, deux ligaments déchirés, deux mois et demi d'arrêt porter une attelle, marcher avec des béquilles. Cette cheville c'est son outil de travail qui lui permet d'exercer sa passion. L'école tourne à plein régime, il faut lui trouver une remplaçante.
Hortense pour se reposer, se réfugie dans le Luberon, dans la bastide où les cendres de ses parents reposent au pied d'un olivier. Un moyen de s'éloigner d'Aymeric, c'est une question de survie. Avec l'aide de Cathie son amie d'enfance, sa soeur et de son mari Mathieu elle va ouvrir des chambres d'hôtes. Parmi ses premiers clients Elias, un homme sacrement abimé, toujours sur le qui-vive, en transit, prêt à partir, dans une autre vie il a été médecin.
L'auteur nous raconte une histoire d'aujourd'hui, le portrait d'une femme qui la quarantaine arrivant s'interroge sur sa vie, entre son métier, sa passion, la danse et un amant marié jamais disponible, elle mène une existence vaine, elle n'aura jamais une vie de couple, elle n'aura jamais d'enfant. La plume est légère, le récit sans prétention, une histoire, d'amitié, de deuil, d'adultère, une douce romance, un livre à réserver pour la plage.
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BlackKat
  30 mars 2018
J'étais impatiente de découvrir le dernier né d'Agnès Martin-Lugand. Tellement que je l'ai lu en une soirée! Impossible de le lâcher avant la fin.
Hortense souffre de la perte de ses parents qui s'aimaient tant qu'il était inenvisageable que l'un quitte la vie sans l'autre. Ses deux êtres d'exception étaient tout l'un pour l'autre mais cet amour ne les a pas empêchés de tout donner à leur bébé miracle: de l'affection, de l'attention et toute latitude pour s'accomplir et être elle-même.
Et pour Hortense, son univers, c'est la danse.
La danse… et Aymeric.
Mais Aymeric est marié et si son rôle de « l'autre » semble lui convenir, Hortense sent qu'il n'en est pas de même pour ses amis.
Et un jour, on trébuche… Et un jour, les yeux se dessillent…
Hortense est une femme indépendante mais elle n'est pas sans fêlures. Elle a énormément de mal à reprendre le contrôle de sa vie après le décès brutal de ses parents. Quand on a été élevé dans un cocon d'amour, n'est-il pas logique de souhaiter la même chose pour soi. Et même si ce n'est pas la panacée, elle semble heureuse dans son « couple ». Mais l'existence est parsemée d'écueils et l'important est de se relever et d'aller de l'avant…
J'ai tardé à éprouver de la sympathie pour Hortense et sa qualité de maîtresse n'y est pas étrangère. Parce que mon jugement personnel est dur sur les situations d'adultère et que, par ce fait, les petits soucis d'Hortense n'ont pas trouvé écho en moi. Comme disait ma grand-mère: « Comme on fait son lit, on se couche. » Je sais, c'est cynique mais c'est plus fort que moi, je ne crois absolument pas en un amour véritable et sain quand l'adultère pointe son nez.
Et le personnage d'Aymeric est totalement antipathique par ses exigences et autorité de mâle alpha! Mais il sait y faire avec son charme manipulateur et Hortense succombe toujours et encore…
Heureusement, au fil de l'histoire, Hortense va être malmenée, douter, déprimer. Elle aura envie de baisser les bras et puis, tout doucement, elle se reprend, réfléchit à ce qu'elle veut réellement pour son avenir. Et quand nous quittons Paris pour un bol d'air dans le Lubéron, là, j'ai appris à apprécier Hortense. Et souhaiter le meilleur pour elle.
J'ai apprécié l'amitié tissée entre Hortense, Bertille et Sandro, ses associés parisiens, et Cathie et Mathieu, ses amis du Sud. Une amitié qui s'exprime tout en délicatesse pour les uns et parfois brutalement pour les autres. Mais les amis sont là aussi pour appuyer là où ça mal. Hortense en fait la douloureuse expérience mais n'est-ce pas pour son bien?
Tout comme son mentor, le vieil Auguste, autoritaire et bourru, mais qui répond toujours présents pour ces « petits »!
Et que dire d'Élias? Bien entendu je suis tombée sous le charme de cet homme cassé, réfractaire à tout contact humain, engagé dans une lente agonie, dans une fuite en avant solitaire! Mais on ne lui laissera pas le choix…
Dans ce roman, Agnès Martin-Lugand nous livre une magnifique histoire d'espoir. Il est toujours temps de stopper la course folle du quotidien, de bousculer ses habitudes, de se poser, de réfléchir avant de repartir. Il n'y a pas d'âge pour changer de route au cours du voyage de la vie. Il n'y a pas d'âge pour poser des bagages encombrants, pas de date de péremption pour se nourrir de bonheur et de joies.
Est-il nécessaire de vous le dire? Aujourd'hui, À la lumière du petit matin, le monde m'est apparu un peu moins moche…
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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prune42
  25 mai 2018
Hortense vit à Paris, elle a une quarantaine d'années et son métier de professeur de danse qu'elle exerce avec ses amis et collègues de travail, Sandro et Bertille, la passionne. Elle vit une relation amoureuse cachée depuis 3 ans avec Aymeric mais depuis peu, elle se pose des questions. A l'occasion d'une mauvaise chute, Hortense est immobilisée et doit arrêter la danse. Cet accident va lui permettre de mesurer les sentiments d'Aymeric pour elle et de se rendre compte que finalement, elle est plus seule qu'elle ne le croit. Hortense décide de passer quelque temps en Provence, dans la maison héritée de ses parents. Elle va rouvrir ses chambre d'hôtes et faire le point sur sa vie pour savoir ce qu'elle veut vraiment au fond d'elle. Une rencontre va bouleverser ce qu'elle croyait savoir mais va lui donner la force d'être enfin authentique avec elle-même.
Je suis une grande fan d'Agnès Martin-Lugand, sur les 6 livres qu'elle a écrits, j'en ai lus 5 que j'ai beaucoup aimés ! J'attendais avec impatience la sortie de celui-ci et je n'ai pas été du tout déçue. J'ai retrouvé ce que j'aime chez elle, sa façon simple mais réaliste et pleine de psychologie d'entrer et de nous faire entrer, dans la tête de ses personnages et d'évoquer la tendresse qu'elle éprouve pour ceux-ci.
Les pages se tournent sans qu'on y prête attention et c'est le coeur triste que j'ai refermé ce roman, trop tôt fini.
J'avoue que ce roman m'a prise aux tripes personnellement, on se demande où s'arrête la fiction et où commence l'autobiographie. L'auteur n'aurait-elle pas vécu des choses douloureuses de ce style ???
Comme souvent chez Agnès Martin-Lugand, l'intrigue n'est pas forcément très gaie, la lecture se fait un peu en retenant son souffle, on a de la peine pour Hortense et personnellement, j'espérais même un dénouement heureux pour elle. Sans vouloir spoiler, ce n'est pas de ce côté que le bonheur viendra, j'ai donc été aussi surprise qu'elle...
Hortense est vraiment attachante, en tant que femme on se sent vraiment proche d'elle, par contre Aymeric est un beau modèle d'égoïsme, il ne pense qu'à lui et à son plaisir personnel. Sans vouloir juger car je pense qu'il aime sincèrement Hortense mais est incapable de faire un choix qui lui coûterait, je n'ai pas de sympathie pour le personnage.
Le roman se passe en grande partie dans le Sud de la France, les descriptions sont belles, on entend presque chanter les cigales et on sent la caresse du vent chaud sur nos visages. Quel plaisir ! Cela donne envie de vacances au soleil...
Pour terminer, je dirais que la couverture du roman pour moi est magnifique, cette photo en noir et blanc lui confère quelque chose de mystérieux, cette femme pourrait être l'une d'entre nous, on n'a qu'une envie, ouvrir le roman pour savoir de quoi il est question.
Merci Madame Martin-Lugand de m'avoir enchantée une fois encore !
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
AmbereAmbere   27 mai 2018
Il fallait danser, danser et encore danser jusqu’à en crever. Il nous poussait dans nos retranchements, il voulait savoir ce que nous avions dans le ventre, et testait nos limites en permanence. Son credo : nous faire raconter une histoire lorsque nous dansions. Il attendait de nous qu’on traque et qu’on libère les émotions enfouies au plus profond de notre être. Nous avions à peine droit au repos, mais il était si extraordinaire que nous cédions à toutes ses demandes, aucun de ses élèves – pourtant de nature rebelle – ne se révoltait jamais.
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jeunejanejeunejane   04 septembre 2018
- Euh...je tenais à m'excuser pour l'autre soir. Je me suis très mal comporté avec vous...Quand je pense que je vous ai hurlé dessus...ça me dépasse.
...
- Ne vous en faites pas...On a tous nos petits coups de moins bien. C'est déjà oublié. N'en parlons plus, d'accord ?
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BlackKatBlackKat   30 mars 2018
De toute ma vie, je n'avais jamais imaginé que je ne pourrais plus danser. Inconcevable. Me retirer la danse, c'était me retirer de moi-même. Aspirer de mon corps ma substance, la raison même de mon existence. Sans la danse, j'étais une coquille vide.
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Mary63Mary63   15 mai 2018
Nous retournerions donc au restaurant, selon son bon vouloir. Encore un baiser distrait et il me lâcha. Il franchit le seuil sans se retourner. Bras ballants, je restai stoïque, pour ne pas dire abasourdie, durant de longues secondes. Et la rage me saisit ; j'eus envie de tout casser, de hurler au point d'alerter les voisins, au point de me briser les cordes vocales, je voulais frapper, démolir, détruire tout ce qu'il y avait autour de moi. Je voulais crier ma solitude, ma douleur. .....................Qu'était il en train de me faire ? Il m'abandonnait, il me laissait sur le bord de la route parce que je n'étais plus comme il le voulait. Je sentais que je devenais un boulet, un truc dont il n'arrivait plus à se défaire. M'aurait il pris pour son jouet ? Il était capricieux comme un enfant. Je n'avais plus de piles, alors il se désintéressait de moi. M'aimait il vraiment ?
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benifabsbenifabs   16 juin 2018
On était simplement bien, là, tous les deux. La vie normale de deux amoureux qui partagent un petit déjeuner le dimanche matin, après une soirée entre amis et une nuit d’amour. Nous avions apprivoisé le quotidien avant de vivre pleinement la naissance de nos sentiments. Un peu comme si nous faisions tout à l’envers. (Page 320)
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Videos de Agnès Martin-Lugand (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agnès Martin-Lugand
Interviews croisée des auteures Agnès Martin-Lugand ("À la lumière du petit matin", éd. Michel Lafon), et Agnès Ledig ("Dans le murmure des feuilles qui dansent", éd. Albin Michel), aux micros de Laurence Bellon et Constance Lecat.
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