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ISBN : 2749929024
Éditeur : Michel Lafon (29/03/2018)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 140 notes)
Résumé :
À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher... Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre ?
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
pilyen
  20 mai 2018
Dans ma vie, j'ai beaucoup lu, des romans surtout, qui m'ont transporté, ému, ennuyé, que j'ai oublié sitôt lus, qui m'ont surpris, remué ou étonné ( oui , j'ai lu Pierre Guyotat avec son langage inventé). Il a fallu qu'arrive mai 2018 pour que je lise Agnès Martin-Lugand et découvrir qu'il existe une littérature bien pire qu'un banal roman Harlequin ( oui, j'en ai lu aussi !) et appréhender pour la première fois le vertige du néant littéraire.
Oui, je sais, ces propos sont désobligeants pour l'auteure et ses nombreux lecteurs mais quand on vient de passer deux jours dans 300 pages de mots, de phrases, de dialogues creux et vides, on est forcément un peu grognon. Je vous résume l'affaire.
Hortense approche la quarantaine. Elle est belle, gracieuse car ancienne danseuse, formidable et enthousiaste pédagogue dans l'école de danse qu'elle codirige et vénérée par toutes ses élèves. Elle bosse avec deux très bons amis, eux aussi ex danseurs : Bertille, "Le feu sous la glace" mais "un seul de ses mouvements véhiculait une émotion époustouflante" et Sandro, beau, drôle et " dès que lui et son accent chaud ouvraient la bouche, on découvrait un homme d'une gentillesse et d'une générosité peu communes." (sic)
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Nous nageons dans la guimauve la plus pure. Ca dégouline jusqu'à l'écoeurement qui arrive page 12 ! Bien sûr, ça continue ... Hortense a un amoureux : Sébastien, employé aux MMA, gentil petit rondouillard un peu gagné par la calvitie et amateur de bowling le vendredi soir... Non, je rigole ! Vous ne croyez tout de même pas que dans ce genre de roman, la lectrice va retrouver un personnage aussi quelconque qui lui rappellera le mari qu'elle a ou qu'elle pourrait avoir ! Ici le mâle qui fait enfiler des dessous en dentelles à Hortense se prénomme Aymeric ( ça fait plus rêver non ? ). Il bosse beaucoup ( sans que l'on ne sache jamais ce qu'il fait ) pour se payer son 4x4 et son iphone10. Il est évidemment, grand, beau, tellement beau que lorsqu'il entre quelque part " son seul charisme irradiait une pièce".
Bref tout roule pour Hortense... enfin...pas tout à fait... il y a un petit hic... oh, une broutille dont elle s'accommode depuis trois ans ... Aymeric est marié !
Belle, électrisée dès qu'il apparaît ( quand il pose sa main sur son épaule, j'ose à peine vous le révéler... ça donne envie de l'embrasser!) mais cruche quand même, Hortense commence à agiter les quelques neurones qu'elle possède et se demande si finalement être la maîtresse de cet homme n'en fait pas "l'autre". ( Admirez l'originalité du propos franchement jamais évoqué en littérature). Et c'est lors d'une soirée entre amis ( et avec amant) que le drame va éclater. En descendant un escalier sans rampe mais avec des stilettos aux pieds ( pour accentuer le galbe du mollet et la chute de reins et ainsi exciter le beau mâle), elle choit et se fait une entorse ! le drame pour une danseuse ...et pour une maîtresse, car le bel Aymeric la préfère plus alerte et mobile pour purger son Popaul qui a de gros besoins ( 2 fois par semaine, le lundi et le jeudi de 22h à 22h30).
Là naît une intéressante question : " L'aime-t-il ?". Je ne donne pas la réponse, je ne veux pas spolier ! Alors, Hortense, toute retournée, aura besoin de repli, loin de Paris, dans une maison léguée par ses parents ( beaux, gentils, amoureux, généreux, etc...etc..), une bastide dans le Luberon ( pas un mobil-home dans un camping à la Grande Motte). Là-bas, auprès d'un couple d'amis ( beaux, gentils, amoureux, généreux, etc... etc...), elle réfléchira à son avenir...
C'est donc "au parcours émouvant de la prise de conscience d'une femme" ( je cite une soi-disant lectrice) que l'on est convié et qui, fort heureusement, croisera un homme qui sera bien désagréable au premier abord ( vous connaissez l'adage roman de gare : mâle disgracieux finit au pieu) mais qui finira ...allez...en choeur ... beau, gentil, amoureux, généreux, etc... etc...
Que dire de plus ? Côtoyer le vide abyssal d'une littérature de genre ne rend guère joyeux. Aucune lumière ne brille là-dedans. On n'y trouve aucune idée, aucun style, aucun sens du rythme, une psychologie de bazar mal achalandé. Pire, l'auteure n'arrive même pas à nous faire visualiser ses personnages ni les lieux qu'ils fréquentent. Tout est brossé à la truelle. Une banalité est suivie par un cliché qui précède un dialogue plat qui appelle un nouveau cliché puis une banalité puis un... C'est épouvantable !
Je sais Agnès Martin-Lugand a déjà vendu plus deux millions d'exemplaires de sa littérature. Ca devrait forcer le respect... mais non... ça m'interroge. L'école n'a pas dû faire son boulot, ni nos politiques qui adorent avoir des électeurs endormis, pour que l'on en soit réduit à pouvoir apprécier l'insignifiance. Comment en 2018, alors que la télé propose des séries bien écrites, bien dialoguées, qu'un éditeur comme Harlequin publie des romans légers mais bien faits ( voir Sophie Jomain), que la chick lit associe mordant et dérision, peut-on arriver à s'intéresser à un tel ramassis de lieux communs, de banalités, de situations niaises, de personnages aussi faux, factices ? Je sais ...la détente...l'envie d'oublier ce monde de brutes... OK ! Alors permettez-moi un conseil. Abandonnez Mme Marin-Lugand et son monde Télétubbies. Vous voulez rêver, vous détendre, lire facile...mais pas niais ? Allez faire un tour chez Agnès Ledig, Lorraine Fouchet, Françoise Bourdin même ( et tant d'autres), ces auteurs ne vous prennent pas pour des demeurés ou des vaches à lait diront les plus teigneux).
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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montmartin
  25 mai 2018
Hortense a 39 ans, avec ses amis Sandro et Bertille elle reprend l'école de danse d'Auguste leur mentor, leurs cours sont pleins, toutes les générations se côtoient.
Jamais elle n'aurait imaginé , ni envisagé de devenir l'autre, la maitresse, l'amante, celle qui reste dans l'ombre. Elle n'existe pas, aucun de ses amis, aucune de ses relations ne connait son existence. Il s'appelle Aymeric, il a retrouvé son portefeuille dans la rue, c'est le coup de foudre, mais chaque soir il retrouve, dans sa maison de banlieue chic, sa femme et ses enfants. Elle est lasse de cette situation, mais n'arrive pas à franchir le pas, le quitter, l'oublier.
Les escarpins qui dérapent, une chute dans les escaliers, la cheville qui enfle, deux ligaments déchirés, deux mois et demi d'arrêt porter une attelle, marcher avec des béquilles. Cette cheville c'est son outil de travail qui lui permet d'exercer sa passion. L'école tourne à plein régime, il faut lui trouver une remplaçante.
Hortense pour se reposer, se réfugie dans le Luberon, dans la bastide où les cendres de ses parents reposent au pied d'un olivier. Un moyen de s'éloigner d'Aymeric, c'est une question de survie. Avec l'aide de Cathie son amie d'enfance, sa soeur et de son mari Mathieu elle va ouvrir des chambres d'hôtes. Parmi ses premiers clients Elias, un homme sacrement abimé, toujours sur le qui-vive, en transit, prêt à partir, dans une autre vie il a été médecin.
L'auteur nous raconte une histoire d'aujourd'hui, le portrait d'une femme qui la quarantaine arrivant s'interroge sur sa vie, entre son métier, sa passion, la danse et un amant marié jamais disponible, elle mène une existence vaine, elle n'aura jamais une vie de couple, elle n'aura jamais d'enfant. La plume est légère, le récit sans prétention, une histoire, d'amitié, de deuil, d'adultère, une douce romance, un livre à réserver pour la plage.
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BlackKat
  30 mars 2018
J'étais impatiente de découvrir le dernier né d'Agnès Martin-Lugand. Tellement que je l'ai lu en une soirée! Impossible de le lâcher avant la fin.
Hortense souffre de la perte de ses parents qui s'aimaient tant qu'il était inenvisageable que l'un quitte la vie sans l'autre. Ses deux êtres d'exception étaient tout l'un pour l'autre mais cet amour ne les a pas empêchés de tout donner à leur bébé miracle: de l'affection, de l'attention et toute latitude pour s'accomplir et être elle-même.
Et pour Hortense, son univers, c'est la danse.
La danse… et Aymeric.
Mais Aymeric est marié et si son rôle de « l'autre » semble lui convenir, Hortense sent qu'il n'en est pas de même pour ses amis.
Et un jour, on trébuche… Et un jour, les yeux se dessillent…
Hortense est une femme indépendante mais elle n'est pas sans fêlures. Elle a énormément de mal à reprendre le contrôle de sa vie après le décès brutal de ses parents. Quand on a été élevé dans un cocon d'amour, n'est-il pas logique de souhaiter la même chose pour soi. Et même si ce n'est pas la panacée, elle semble heureuse dans son « couple ». Mais l'existence est parsemée d'écueils et l'important est de se relever et d'aller de l'avant…
J'ai tardé à éprouver de la sympathie pour Hortense et sa qualité de maîtresse n'y est pas étrangère. Parce que mon jugement personnel est dur sur les situations d'adultère et que, par ce fait, les petits soucis d'Hortense n'ont pas trouvé écho en moi. Comme disait ma grand-mère: « Comme on fait son lit, on se couche. » Je sais, c'est cynique mais c'est plus fort que moi, je ne crois absolument pas en un amour véritable et sain quand l'adultère pointe son nez.
Et le personnage d'Aymeric est totalement antipathique par ses exigences et autorité de mâle alpha! Mais il sait y faire avec son charme manipulateur et Hortense succombe toujours et encore…
Heureusement, au fil de l'histoire, Hortense va être malmenée, douter, déprimer. Elle aura envie de baisser les bras et puis, tout doucement, elle se reprend, réfléchit à ce qu'elle veut réellement pour son avenir. Et quand nous quittons Paris pour un bol d'air dans le Lubéron, là, j'ai appris à apprécier Hortense. Et souhaiter le meilleur pour elle.
J'ai apprécié l'amitié tissée entre Hortense, Bertille et Sandro, ses associés parisiens, et Cathie et Mathieu, ses amis du Sud. Une amitié qui s'exprime tout en délicatesse pour les uns et parfois brutalement pour les autres. Mais les amis sont là aussi pour appuyer là où ça mal. Hortense en fait la douloureuse expérience mais n'est-ce pas pour son bien?
Tout comme son mentor, le vieil Auguste, autoritaire et bourru, mais qui répond toujours présents pour ces « petits »!
Et que dire d'Élias? Bien entendu je suis tombée sous le charme de cet homme cassé, réfractaire à tout contact humain, engagé dans une lente agonie, dans une fuite en avant solitaire! Mais on ne lui laissera pas le choix…
Dans ce roman, Agnès Martin-Lugand nous livre une magnifique histoire d'espoir. Il est toujours temps de stopper la course folle du quotidien, de bousculer ses habitudes, de se poser, de réfléchir avant de repartir. Il n'y a pas d'âge pour changer de route au cours du voyage de la vie. Il n'y a pas d'âge pour poser des bagages encombrants, pas de date de péremption pour se nourrir de bonheur et de joies.
Est-il nécessaire de vous le dire? Aujourd'hui, À la lumière du petit matin, le monde m'est apparu un peu moins moche…
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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prune42
  25 mai 2018
Hortense vit à Paris, elle a une quarantaine d'années et son métier de professeur de danse qu'elle exerce avec ses amis et collègues de travail, Sandro et Bertille, la passionne. Elle vit une relation amoureuse cachée depuis 3 ans avec Aymeric mais depuis peu, elle se pose des questions. A l'occasion d'une mauvaise chute, Hortense est immobilisée et doit arrêter la danse. Cet accident va lui permettre de mesurer les sentiments d'Aymeric pour elle et de se rendre compte que finalement, elle est plus seule qu'elle ne le croit. Hortense décide de passer quelque temps en Provence, dans la maison héritée de ses parents. Elle va rouvrir ses chambre d'hôtes et faire le point sur sa vie pour savoir ce qu'elle veut vraiment au fond d'elle. Une rencontre va bouleverser ce qu'elle croyait savoir mais va lui donner la force d'être enfin authentique avec elle-même.
Je suis une grande fan d'Agnès Martin-Lugand, sur les 6 livres qu'elle a écrits, j'en ai lus 5 que j'ai beaucoup aimés ! J'attendais avec impatience la sortie de celui-ci et je n'ai pas été du tout déçue. J'ai retrouvé ce que j'aime chez elle, sa façon simple mais réaliste et pleine de psychologie d'entrer et de nous faire entrer, dans la tête de ses personnages et d'évoquer la tendresse qu'elle éprouve pour ceux-ci.
Les pages se tournent sans qu'on y prête attention et c'est le coeur triste que j'ai refermé ce roman, trop tôt fini.
J'avoue que ce roman m'a prise aux tripes personnellement, on se demande où s'arrête la fiction et où commence l'autobiographie. L'auteur n'aurait-elle pas vécu des choses douloureuses de ce style ???
Comme souvent chez Agnès Martin-Lugand, l'intrigue n'est pas forcément très gaie, la lecture se fait un peu en retenant son souffle, on a de la peine pour Hortense et personnellement, j'espérais même un dénouement heureux pour elle. Sans vouloir spoiler, ce n'est pas de ce côté que le bonheur viendra, j'ai donc été aussi surprise qu'elle...
Hortense est vraiment attachante, en tant que femme on se sent vraiment proche d'elle, par contre Aymeric est un beau modèle d'égoïsme, il ne pense qu'à lui et à son plaisir personnel. Sans vouloir juger car je pense qu'il aime sincèrement Hortense mais est incapable de faire un choix qui lui coûterait, je n'ai pas de sympathie pour le personnage.
Le roman se passe en grande partie dans le Sud de la France, les descriptions sont belles, on entend presque chanter les cigales et on sent la caresse du vent chaud sur nos visages. Quel plaisir ! Cela donne envie de vacances au soleil...
Pour terminer, je dirais que la couverture du roman pour moi est magnifique, cette photo en noir et blanc lui confère quelque chose de mystérieux, cette femme pourrait être l'une d'entre nous, on n'a qu'une envie, ouvrir le roman pour savoir de quoi il est question.
Merci Madame Martin-Lugand de m'avoir enchantée une fois encore !
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benifabs
  16 juin 2018
Ayant lu et beaucoup apprécié tous ses précédents romans, Je n'avais qu'une hâte lire son dernier. Couverture dans la même veine que les précédents avec une posture de jeune danseuse, me semble-t-il. Hortense puisqu'il s'agit de cette prof de danse approche la quarantaine. Elle a perdu ses parents dans des conditions dramatiques et reste très affectée de cette perte. Sa vie amoureuse auprès d'Aymeric, marié avec enfants se déroule autour de rencontres régulières. On comprend vite que cela ne la satisfait pas et ne lui permet pas d'envisager d'avoir un enfant. Cette situation somme toute fréquente à notre époque ne nous la rend pas particulièrement attachante. Elle enseigne la danse dans une école à Paris associée à Sandro et Bertille. Nous la découvrons dans le Lubéron où sa vie dans la propriété de ses parents à proximité de son amie d'enfance Cathie nous la rend beaucoup plus sympathique. Deux vies dissociées dont une va exploser en plein vol suite à la chute d'Hortense. Cet accident mettant en pause sa carrière va être aussi une remise en question de sa vie. Elle va pouvoir enfin se poser les vrais questions que tout un chacun devrait se poser en se posant.
Agnès Martin-Lugand met en exergue l'amitié entre Hortense et des associés à Paris et celle qui l'unit à Cathie et Mathieu dans le sud. de belles descriptions de ces amitiés en opposition avec cette relation non seulement adultère mais surtout affligeante avec cet homme manipulateur qui prend tout et ne donne rien. On ne comprend pas comment elle peut vivre cette relation. Je tairais ce qu'il va advenir quand Hortense prendra la décision d'aller se réparer dans la Luberon. Une réparation physique bien entendu mais le retrait de sa vie parisienne va lui donner le temps de se poser les vrais questions existentielles.
Beaucoup de personnes vivent des vies dissolues sans remettre en question un ordre établi qui n'en a que le nom. Parfois le hasard, fait de rencontres ou la vie et ses accidents nous obligent à se repenser. Il est agréable de lire « à la lumière du petit matin »que tout est possible à qui s'en donne les moyens.
Ce dernier livre d'Agnès Martin-Lugand est bien dans la suite des précédents qui essaient de parler de la vie des « Gens heureux qui lisent et boivent du café ». Ici on comprendra que le Bonheur se mérite.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
celinefabre27celinefabre27   12 juillet 2018
Parmi toutes les révélations qui m’avaient saisie, je savais que je devais régler une bonne fois pour toute leur absence. J’avais déjà commencé à mon arrivée lorsque j’avais réalisé que je devais imposer ma patte à la Bastide, qu’elle ne pouvait rester la maison de mes parents. En m’attaqUsant à leur chambre, je faisais en sorte qu’elle devienne ma maison.
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BRAEMBRAEM   13 juillet 2018
Peut-on être heureux quand on se ment à soi-même ?
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celinefabre27celinefabre27   12 juillet 2018
Le Luberon, cette petite montagne qui était mon port d’attache, se dressait devant moi, face à la maison. Loin de nous etouffer, sa proximité nous protégeait, nous rassurait, par la douceur de ses formes que l’on pourrait qualifier de voluptueuses. J’adorais le contempler le soir au coucher du soleil, il n’en devenait que plus doux quand il se teintait de rouge orangé. Il donnait l’impression Qu’on pouvait le caresser comme une peau délicate.
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celinefabre27celinefabre27   12 juillet 2018
Plus Le soleil baissait en intensité en remontant vers le nord, plus j’avais l’impression de m’eteindre.
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lenoir_emilie_72lenoir_emilie_72   08 juillet 2018
J'étais à la veille de mes quarante ans, j'avais laissé passer ma chance. Jamais je ne verrais mes propres enfants courir dans le jardin de leurs grands-parents disparus, ni sauter dans leur piscine. J'avais refusé de voir le temps passer, le temps filer, le temps m'échapper, et j'en étais là aujourd'hui.
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Videos de Agnès Martin-Lugand (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agnès Martin-Lugand
De son passé de psychologue, Agnès Martin-Lugand a gardé le goût du contact, de l?écoute, de l?échange et du partage. Son écriture est à son image, lumineuse. Découverte en 2012 avec « Les gens heureux lisent et boivent du café » qui fut d?abord un succès sur la toile avant de devenir un phénomène en librairie, Agnès Martin-Lugand a su éviter les écueils qui guettent certains auteurs ayant eu une notoriété fulgurante. Elle a su gérer les attentes de son public et les regards en coin de la critique qui se demandait bien si la jeune femme allait savoir transformer l?essai. « Désolé, je suis attendue » ou « La vie est facile, ne t?inquiète pas » ont eux aussi connu le succès. Et il y a fort à parier que ce nouveau titre « J?ai toujours cette musique dans la tête » connaisse le même sort. Si on y retrouve la sensibilité qui nous avait séduits dans les précédents titres d?Agnès Martin-Lugand, on notera aussi une véritable évolution dans l?écriture et dans la construction des personnages qui gagnent en épaisseur et en crédibilité. Ici, voici Yanis et Véra, une quarantaine d?années, un couple heureux avec ses trois enfants. Mais les difficultés professionnels de Yanis, qui travaille dans le bâtiment, vont à mettre à mal ce bel équilibre. Tristan, client providentiel du jeune architecte peut aider le couple à relever la tête ou au contraire le faire sombrer. Entre Paris et la Bretagne, entre rire et larmes, entre émotion et révoltes, on se laisse embarquer dans cette histoire de notre temps et on referme ce livre, convaincu une fois encore, que s?il n?y a rien de plus beau que l?amour, il n?y a rien non plus de plus fragile. Et dans un couple, il faut savoir chaque jour rechanter la petite mélodie des premiers temps. « J?ai toujours cette musique dans la tête » d?Agnès Martin-Lugand est publié aux éditions Michel Lafon.
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"Les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

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