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Cathleen Miller (Éditeur scientifique)Josiane Deschamps (Traducteur)Alain Deschamps (Traducteur)
EAN : 9782290018446
279 pages
J'ai Lu (19/03/2009)
4.09/5   216 notes
Résumé :
Waris, excisée selon la tradition, n'a que treize ans lorsqu'elle décide de s'enfuir, de quitter ses parents afin d'échapper à un mariage forcé. Après une dangereuse cavale dans le désert somalien, elle rejoint Mogadiscio, puis Londres où elle devient domestique. C'est alors qu'elle est remarquée par un photographe de mode et que va démarrer sa prodigieuse carrière de mannequin.

Avec émotion et sincerité, Waris Dirie raconte les détails de son étonna... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
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sur 216 notes
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Cacha
  18 juin 2016
Là encore, le sous-titre résume bien le livre.
Une petite nomade s'échappe de son campement dans le désert pour fuir un mariage forcé. Quelques années plus tard et après avoir enduré de nombreuses peines, Waris - qui signifie, comme on peut le deviner "Fleur du désert" - devient un mannequin célèbre, puis ambassadrice de bonne volonté contre la mutilation génitale féminine.
Cette femme à la volonté extraordinaire a maintenant crée sa propre fondation pour lutter contre ce fléau et en prémunir les petites filles dans le monde entier.
Ce livre, basé sur une histoire vraie, à peine croyable, m'a profondément bouleversée et m'a confirmée dans la nécessité de continuer à combattre ce mal.
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PiertyM
  07 novembre 2014
Un genre de vie assez particulier, doit-on parler de la force du destin ou d'un simple hasard? C'est une histoire très écoeurante, de la pratique de l'excision, à la grande course dans le désert, seule et pour une fille de 13 ans , c'est vraiment inimaginable. Parvenir à Mogadiscio par hasard ou guidée d'une manière ou d'une autre par une force incroyable, Warris se retrouve après en Europe où va l'attendre aux prix des années de Calvaire, une place de choix dans la mode en tant que mannequin...
Je dis simplement un parcours très particulier qui ne réussit pas à tout le monde, et même s'il faut parler de lutte, il arrive que l'on lutte et sans parvenir à aucun résultat...enfin, je dis merci à Waris Dirie de nous avoir partager ce témoignage poignant et bouleversant!
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MELANYA
  07 mai 2022
On ne peut pas nier que le livre « Fleur du désert : du désert de Somalie à l'univers des top models », soit très fort.
Détermination, - courage - volonté de Waris Dirie pour s'en sortir malgré toutes les humiliations multiples et la mutilation horrible.
Un livre qui se lit vraiment très vite car on se met à sa place (ou presque) - on passe par de nombreuses étapes : sourire - larmes ... on apprend toutes ses étapes franchies pour en arriver au podium.
Sa toute jeunesse a été heureuse et voilà qu'un photographe la remarque et .... lui fait connaître le monde de la mode.
Malheureusement, quand la guerre éclate en Somalie, elle se retrouve seule, abandonnée, dans un Londres sans parler un traître mot de cette ville.
Une aide précieuse avec Marilyn - de nombreux événements
Waris Dirie qui a connu l'excision à trois ans nous a livré un livre fort en émotions qui ne peut pas laisser insensibles.
A lire...
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SPOUNY
  08 mai 2022
On ne peut vraiment pas rester insensible à ce livre « Fleur du désert : du désert de Somalie à l'univers des top models " de Waris Dirie.
Certains chapitres font vraiment froid dans le dos, mais on retient la détermination, le courage et la volonté de cette femme de s'en sortir malgré les humiliations multiples et la mutilation qu'elle a subies.
L'écriture est plutôt lisse, et les (presque) 300 pages se lisent très rapidement. J'encourage tout le monde à lire ce témoignage car il est à la portée de tous... Personnellement, je suis passée par toutes les émotions : du sourire aux larmes ...mais au travers de son récit (du désert aux podiums), elle nous apprend beaucoup de choses sur la vie et on en ressort grandi.
Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris Dirie connaît une enfance rude mais heureuse car elle est entourée des siens. C'est à l'âge de 3 ans (comme le veut la tradition), qu'elle est excisée et c'est à cet âge que son père décide de la marier avec un homme de 60 ans dont elle sera la quatrième épouse. En échange, l'homme propose 4 chameaux. Waris s'enfuit pendant la nuit et, traversant le désert au péril de sa vie, elle arrive à Mogadiscio où elle retrouve sa grand-mère. Celle-ci lui fait quitter le pays en lui trouvant un emploi de « bonne à tout faire » à l'ambassade de Somalie, à Londres, chez son oncle.
Waris Dirie y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur. Elle y est traitée comme une étrangère. Son oncle, l'ambassadeur de Somalie, ne la considère pas de sa famille.
Lorsque la guerre civile éclate en Somalie, l'Ambassade ferme et Waris Dirie se retrouve seule dans les rues de Londres, livrée à elle-même, ne connaissant pas un mot d'anglais.
Elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d'amitié et celle-ci l'héberge en l'aidant à trouver un emploi. Ce sera dans un fast-food où un grand photographe de mode, Terry Donaldson, la remarque et la fait rejoindre une agence de mannequins.
Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement l'un des plus grands top models au niveau international. Elle profite alors de sa célébrité pour dénoncer l'excision.
Un livre qui nous fait bien comprendre qu'on est nés "au bon endroit ».
« Une femme remarquable et quel destin ! »
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paikanne
  04 octobre 2010
Présentation de l'éditeur : Waris, excisée selon la tradition, n'a que treize ans lorsqu'elle décide de s'enfuir, de quitter ses parents, afin d'échapper à un mariage forcé. Après une dangereuse cavale dans le désert somalien, elle rejoint Mogadiscio, puis Londres où elle devient domestique. C'est alors qu'elle est remarquée par un photographe de mode et que va démarrer sa prodigieuse carrière de mannequin. Avec émotion et sincérité, Waris Dirie raconte les détails de son étonnante histoire, évoquant sans détour les difficultés rencontrées tout au long de cette aventure. Fleur du désert est la troublante confession d'une femme hors du commun.
Mon avis : dans une écriture aisée à lire, Waris Dirie nous conte son histoire, une histoire qui l'a menée vers les projecteurs du monde de la mode mais proprement inimaginable eu égard à son origine.
Le récit commence par sa fuite éperdue dans le désert alors qu'elle a 13 ans et vient d'apprendre qu'elle sera mariée à un homme de plus de quatre fois son jeune âge. Elle a été payée "un bon prix", à savoir 5 chameaux, une aubaine pour son père. Waris qui a vécu heureuse au sein de sa famille dans le désert somalien et cela, malgré des conditions de vie souvent pénibles, refuse obstinément d'accepter ce sort qui lui est réservé. Elle pressent confusément que telle ne peut pas être sa destinée Cette course contre la mort la mènera, après bien des difficultés, à Mogadiscio où elle rencontrera sa grand-mère qu'elle n'a jamais vue jusqu'alors.
Il est tout à fait incroyable qu'elle ait survécu au désert somalien, seule, sans eau ni nourriture ; il est inconcevable que le lion qui s'est retrouvé à quelques mètres d'elle alors qu'elle se reposait sous l'ombre avare d'un arbuste ait finalement pris le parti de se détourner, comme si ce corps vulnérable ne lui offrait pas une pitance de choix. Elle qui s'était en quelques minutes préparée à la mort y voit un signe. Elle continuera donc à se battre.
C'est ainsi qu'elle fera des pieds et des mains pour aller à Londres ; elle y arrivera mais même si la femme de l'ambassadeur de Somalie est sa propre tante, Waris ne sera jamais qu'une esclave dans cette famille : laver, nettoyer, récurer… autant de tâches qui n'ont plus de secret pour elle. Elle n'a pas l'autorisation d'apprendre l'anglais et les maigres informations "de l'extérieur" ne lui parviennent qu'à travers la télévision qu'elle ne peut regarder mais qu'elle réussit, de temps à autre, à entendre... Lorsque l'ambassadeur doit quitter le pays avec sa famille, Waris s'y refuse et "perd non malencontreusement" son passeport.
Elle est désormais seule à Londres, sans moyens de subsistance, sans possibilité de se faire comprendre. Mais encore une fois, Waris sent qu'elle doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas retourner en Somalie et cela, même si sa famille, et surtout sa maman, lui manque énormément.
Bien sûr, Waris a eu la chance, par hasard (?), d'être remarquée par un célèbre photographe de mode mais elle a surtout toujours lutté parce qu'elle souhaitait ardemment s'en sortir et ne pas se contenter d'une vie que d'autre auraient choisie à sa place.
Le récit n'est pas construit de manière chronologique puisque le passé refait surface, à certains moments, au fil du récit. Des passages poignants parsèment le récit tels celui de l'excision de Waris à l'âge de 5 ans ou encore celui où, contrainte de consulter un gynécologue en raison de douleurs récurrentes liées à la mutilation qu'elle a vécue, elle souffre de laisser voir à un "inconnu" l'ampleur du désastre. Waris pensait qu'être une femme "coupée" était la norme, elle apprend que cela ne l'est pas. Elle décidera de parler au monde entier de cette horrible réalité et des conséquences dramatiques pour les petites filles qui la subissent : elle devient ambassadrice de bonne volonté de l'ONU contre les mutilations génitales féminines.
J'ai reçu, dans le cadre de ce partenariat, le DVD du film réalisé par Sherry Hormann en même temps que le livre. Je suis généralement déçue de l'adaptation cinématographique d'un livre mais ce ne fut pas le cas ici même s'il y a des différences notables entre les deux qui donnent parfois une impression de "facilité" absente du témoignage écrit. L'actrice Liya Kebede, à la beauté resplendissante, est extraordinairement émouvante et réussit à faire passer par le regard bon nombre d'émotions. Impossible pour moi de retenir mes larmes lors de certaines scènes comme le discours final à l'ONU ou lorsque Waris évoque son excision lors d'une interview qui bouleverse au plus au point la journaliste. Les cris déchirants de la petite fille qu'elle était alors résonnent encore bien longtemps après…
Merci aux Editions J'ai lu et à Livraddict pour ce partenariat.
Lien : http://paikanne.skynetblogs...
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
FlorelFlorel   29 septembre 2010
"Pendant 4000 ans, des cultures africaines ont permis que les femmes soient mutilées. Cette tradition répandue dans beaucoup de pays musulmans, bien des gens croient que le Coran l'exige. Et pourtant ce n'est pas le cas ; ni le Coran ni la Bible ne mentionnent qu'il faut mutiler les femmes pour plaire à Dieu. Cette coutume n'est encouragée et exigée que par les hommes - des hommes ignorants et égoïstes - qui veulent s'assurer l'exclusivité des faveurs de leurs épouses. Les mères acceptent que leurs filles soient mutilées de crainte qu'elles ne trouvent pas de maris. Une femme non excisée est considérée comme impure, obsédée par le sexe et impossible à marier. [...] Il n'y a pas de raison à la mutilation de millions de petites filles chaque année, sinon l'ignorance et la superstition. Par contre, la douleur, la souffrance et la mort qui en résultent sont des raisons plus que suffisantes pour que cette pratique disparaisse."
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julinoujulinou   07 mai 2010
En Somalie, nous savions apprécier les choses simples de la vie. Nous fêtions la pluie parce que cela signifiait que nous aurions de l'eau. Qui, à New York, se soucie de l'eau ? On la laisse couler en faisant autre chose dans la cuisine ; il y en a tant qu'on en veut, il suffit de tourner un robinet. C'est lorsqu'on est privé des choses qu'on les apprécie, et quand on n'a rien, on apprécie tout. (p.276)
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SEcritureSEcriture   31 août 2010
« L’excision [...] se pratique essentiellement dans vingt-huit pays d’Afrique. L’ONU estime que cette mutilation touche cent trente millions de petites filles et de femmes. Chaque année, deux millions au moins de petites filles risquent d’en être victime, soit près de six mille par jour ! Ces mutilations sont pratiquées de manière primitive par des sages-femmes ou des femmes du village sans anesthésie. Pour procéder à l’ablation des organes génitaux d’une petite fille, elles utilisent les instruments qui leur tombent sous la main : lames de rasoir, couteaux, ciseaux, morceaux de verre, pierres coupantes, et dans certaines régions, leurs dents. » (p.271)
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KimysmileKimysmile   15 avril 2013
J'ai mis de côté toutes les stupides petites choses dont j'avais à me plaindre et qui me préoccupaient auparavant. J'ai réalisé qu'elles n'avaient absolument aucune importance. La vie et le don de la vie sont les seules choses qui comptent vraiment, et c'est le fait de donner naissance à mon fils qui m'a rappelé cette évidence.
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SEcritureSEcriture   31 août 2010
« C’est lorsqu’on est privé des choses qu’on les apprécie, et quand on a rien, on apprécie tout. » (p.276)
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Video de Waris Dirie (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Waris Dirie
"Fleur du désert" (Desert Flower, 2009), un film biographique allemand, réalisé par Sherry Hormann, basé sur l'autobiographie éponyme de Waris Dirie. Bande annonce VF.
>Coutumes, savoir-vivre, folklore>Coutumes liées au cycle de l'existence et à la vie quotidienne>Naissance, puberté, majorité (7)
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