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ISBN : 2849754897
Éditeur : Fage éditions (04/01/2018)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
La jeune journaliste et artiste Zehra Dogan est condamnée à 2 ans et 9 mois de prison pour un dessin. Combattante de la cause des femmes, elle est une de ces figures qui symbolisent bien des luttes. Ce livre, pied de nez de Zehra du fond de sa prison à ceux qui veulent briser ce qu'elle est, réunit ses œuvres évadées de Turquie et son journal de bord. Il est un point d'étape dans sa résistance politique et culturelle et à seulement 28 ans, avec les yeux grands ouve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Hardiviller
  23 octobre 2017
Je lirais ce livre dès sa sortie ne serait-ce qu'en raison du fait que Zehra Dogan est incarcérée pour la seconde fois pour délit d'opinion sur ordre du " très démocrate " Erdogan .
Journaliste rebelle à la dictature , Zehra Dogan , tout comme bien d'autres opposants refusant de courber servilement l'échine , se bat avec obstination et courage pour dénoncer l'inacceptable .
Le site Kedistan.fr donne régulièrement des nouvelles , non officielles , de ce qui se passe dans ce pays des lumières éteintes . Y sont donc montrés à voir le sort réservé aux contestataires de l'autorité d'Erdogan : Asli Erdogan par exemple .
Nos gouvernements sont bien silencieux sur ces faits troublants et rien ne sert de vouloir les rappeler à leurs obligations morales , ils en sont dépourvus quand ça les arrangent .
A ceux qui auraient lu " Midnight express " il est inutile d'expliquer que les prisons turques n'ont jamais été comparables à des camps de vacances et que les droits des détenus peuvent varier de moins 10 à zéro . Que les autres se renseignent ou se portent volontaires pour y aller voir .
Grace au talents de l'actuel pouvoir turc , l'inflation de la monnaie turque s’aggrave et la courbe des résultats économiques plonge . Vous pouvez aider en décidant de ne pas être touriste en ce beau pays , en vous abstenant de consommer tout abricot venant de Turquie ( ils sont loin d'être bio ) en boycottant l'électroménager Beko etc .... quand le peuple et le capitalisme turc en auront assez de se serrer la ceinture il donneront congé au dictateur !
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moustafette
  02 février 2018
Ce livre est le récit de plusieurs mois de clandestinité vécus par une jeune journaliste féministe kurde dans son propre pays la Turquie. Zehra Doğan, condamnée à 2 ans et 10 mois de prison, pour un dessin puis pour avoir publié la lettre et la photo d'une fillette kurde de 10 ans. Elle est incarcérée une première fois pendant 141 jours au cours desquels elle mobilise ses codétenues pour la fabrication toute artisanale d'un journal illustré des oeuvres de Zehra. Car cette jeune femme de 28 ans, outre ses études de journalisme, est une artiste talentueuse et reconnue.
Remise en liberté provisoire dans l'attente de son procès, elle ne se rend pas à la confirmation du verdict de sa condamnation et se cache de Mars à Juin 2017. Elle est arrêtée le 12 Juin alors qu'elle tente de visiter sa famille. Elle est depuis détenue à la prison de haute sécurité de Diyarbakir, ville dont elle est originaire, au sud-est de la Turquie, à une encablure des frontières irakienne et syrienne. Cette fois, aucune autorisation de dessiner ou de peindre ne lui est donnée.
Pendant les mois de clandestinité, elle peint et témoigne de la guerre que mène l'état au Kurdistan turc. Elle vit plusieurs mois dans la ville de Nusaybin alors sous couvre-feu permanent et assiste, impuissante, à la violence, aux massacres de familles et d'enfants, à la destruction des maisons par les chars turcs, sans qu'aucun écho n'arrive à nos oreilles occidentales, ou alors sous forme de vagues communiqués de lutte antiterroriste.
Le magazine KEDISTAN et son association mènent une campagne d'information formidable ainsi que de soutien aux journalistes emprisonnés. On peut, par exemple, adresser des livres aux bibliothèques des prisons, des cartes postales aux détenus (modèles écrits en turc sur le site). Grâce à la complicité d'une éditrice, les oeuvres de Zehra Doğan ont pu sortir de Turquie et circuler en Europe. La seconde partie du livre les présente. Elles se sont arrêtées en Janvier en Finistère, au Dourduff en mer, où j'ai pu aller visiter l'exposition. J'allais dire admirer, tant le talent de Zehra est grand et percutant, mais ce verbe renvoie à la beauté et il est indécent de penser que la guerre puisse en générer. Par contre, la guerre génère du courage et Zehra Doğan n'en manque pas.
Photos et liens sur le blog.
Lien : http://moustafette.canalblog..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
nadejdanadejda   07 février 2018
Oui, c'est dur pour moi d'être captive sur ma propre terre, mais dès que je suis entrée ici, je me suis retrouvée entourée par des femmes pleines de sagesse, des femmes qui étaient devenues des déesses. Quand j'ai vu l'étincelle qui brillait dans leurs yeux, j'ai compris que le plus important espace de lutte était celui-ci, pressé entre quatre murs. Lorsque j'ai compris que chacune des femmes avec qui je parlais portait dans son coeur une formidable histoire de lutte, j'ai pu puiser en elles de la force. p 29
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nadejdanadejda   07 février 2018
Si vous dessinez ces terres, vous ne pouvez pas faire semblant de ne pas voir leurs couleurs pastels intenses. Il est impossible de ne pas ressentir, le jaune de la moutarde, le rouge des céramiques, les tons magiques du marron des terres de la Mésopotamie, le bleu des tatouages des femmes, le vert de l'espoir, le noir et le rouge du destin.
(...)
Chaque femme porte un poids lourd. La multitude des couleurs n'est pas synonyme de joie. Nous voyons beaucoup de couleurs dans les oeuvres de Frida Kahlo. Or Frida ne parle de bonheur dans aucune de ses oeuvres. Elle est au contraire la femme qui peint la souffrance.
p 42-43
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moustafettemoustafette   02 février 2018
C'est un peu de moi qui circule en liberté
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