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ISBN : 2940431647
Éditeur : La Baconniere (13/05/2017)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Ce livre rassemble deux grands textes autobiographiques, inédits en français, de cet immense auteur pertinent, lucide, malveillant et drôle. Le premier intitulé Le livre invisible, retrace ses aventures éditoriales dans la Russie communiste, le second, Le journal invisible, fait état de ses tentatives de monter un journal russe à New-York en plein capitalisme. Le dogme de l'Etat voudrait que l'homme soit bon et stupide par nature, Dovlatov lui oppose une intelligenc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
moussk12
  10 juin 2017
S'il y a bien un livre qui me donne l'envie d'en lire d'autres, du même auteur, c'est celui-là !
Tout le long de la lecture de la première partie "Le journal invisible", je me suis dit "Mais qu'est-ce qu'il a écrit de si abominable ?!" En fait, rien. Rien d'abominable, je veux dire. Si ce n'est des romans, des nouvelles qui dépeignent sa vision de la vie en URSS dans les années 1960.
Soin journal invisible retrace les périples de Sergueï Dovlatov pour tenter de se faire éditer à Léningrad, où il vit. Malheureusement, comme il ne parle pas des petits oiseaux, mais que ses écrits reflètent le miroir de la société russe de l'époque, c'est tout bonnement impossible. Même pas envisageable, bien qu'il soit considéré par ses pairs comme un brillant écrivain. Tout n'est que censure, magouilles, petits pouvoirs. Il sombre dans un labyrinthe de non-sens. Un très bon exemple de la machinerie totalitaire est une plainte, retranscrite littéralement, du Comité Central du Parti Communiste à propos d'un meeting littéraire. Effarant !
Bref, après 15 ans de tentatives non abouties, refusant de se soumettre et pour ne pas tomber dans une déprime qui pointe le bout de son nez, l'auteur décide de quitter sa terre natale et part avec femme et enfant, en Amérique, pays de toutes les libertés.
Dans la deuxième partie du livre "Le livre invisible", Dovlotov raconte son installation à New York parmi la communauté russe et la recherche d'un emploi en tant qu'écrivain ou journaliste. Il créera, avec ses nouveaux amis, le journal "Miroir", journal russe qui se veut indépendant. Une nouvelle vie commence.
J'ai eu un plaisir fou à lire ce livre, quoique un peu décontenancée au début, en raison de la mise en forme du journal.
La 1ère partie qui se passe entr'autre à Léningrad, vous apprend beaucoup sur le fonctionnement d'un journal et sur l'administration et, littérature russe oblige, cela vous laisse un sentiment lourd, triste. On se sent embourbé dans cette grande machinerie.
Par contre, la 2ème partie qui raconte l'Amérique, est bourrée d'anecdotes, avec beaucoup d'humour. J'ai beaucoup ri !
Comme quoi, cet auteur a de multiples talents.
Comble de l'ironie, Sergueï Dovlotov est décédé en 1990, aux Etats-Unis, l'année où la Russie a décidé d'éditer ses écrits. Il est, paraît-il, un des auteurs contemporains les plus lu de nos jours. Ils ont même érigé une statue à son éffigie...
Pour terminer, je voudrais ajouter que Sergueï Dovlotov faisait partie de ce qu'on appelle la 3ème vague d'émmigrés russes. La première, au moment de la révolution de 1917 (les russes blancs), la deuxième pendant la seconde guerre mondiale, et la troisième dans les années 1970, époque où le totalitarisme battait son plein. D'ailleurs, beaucoup d'Occidentaux connus, écrivains, acteurs de cinéma, ont été alléchés par les grands principes du communisme, et se sont vite rendus compte de leur erreur.
Belle découverte, intéressante et enrichissante et j'en remercie Masse Critique et les éditions La Baconnière.
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sab02
  05 juillet 2017
Tout d'abord merci à Babelio et aux Editions La Baconnière. Ce livre se découpe en 2 parties. La première "Le livre invisible" et la deuxième "Le journal invisible". L'écriture est agréable mais j'avoue m'être un peu perdue parfois à cause des noms russes et j'ai de temps en temps été obligée de revenir en arrière pour voir si j'avais déjà rencontré ce personnage! Par contre j'ai largement préféré la deuxième partie, "Le journal invisible" dans lequel Sergueï Dovlatov nous conte les étapes de la création de son journal. Une jolie découverte.
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AlineMarieP
  26 juin 2017
Un grand merci à Babelio pour cette découverte dans le cadre de Masse Critique!
Dans cet ouvrage original, Sergueï Dovlatov nous livre son journal. Un journal retravaillé et d'une qualité littéraire indéniable. Il nous dresse un autoportrait peu flatteur mais terriblement attachant de l'homme qu'il fut dans la Russie soviétique. Il dépeint le milieu littéraire de l'époque, les mesquineries, le poids des administrations sur la production littéraire, les rencontres...
Un récit, un témoignage grinçant et historique, qui vu la toute-mini-rikiki-maison risque de passer inaperçu mais vaut le détour.
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critiques presse (1)
Bibliobs   28 juin 2017
Formidable témoignage retrouvé et préfacé par l'éditeur Samuel Brussell, le livre de Sergueï Dovlatov est drôle, horrible et déchirant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
moussk12moussk12   10 juin 2017
Mon codétenu, accusé d'avoir volé une citerne d'essence, est tombé malade. On fait venir l'officier de santé qui demande :
- Où as-tu mal ?
- Au ventre et à la tête.
Le toubib sort un comprimé, le casse en deux et énonce d'un ton sévère :
- çà, c'est pour la tête. Et çà, c'est pour le ventre. Attention, ne confonds pas les deux...
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moussk12moussk12   10 juin 2017
Il paraît qu'en Lituanie, les mathématiciens ont mené une expérience en douce. Ils ont rassemblé près d'un millier de faits témoignant du comportement bizarre du pouvoir. Ils ont inséré ces données dans un ordinateur. Et lui ont demandé de poser un diagnostic. La conclusion de l'ordinateur a été : illogisme intentionnel...
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moussk12moussk12   10 juin 2017
Je voulais identifier celui qui était concrètement responsable d'avoir agencé mon destin. Découvrir la source réelle de mes malheurs. Parler enfin avec un individu possédant un pouvoir exécutif indéniable. Mais son visage demeurait caché. A sa place, agissaient des marionnettes, des fantômes, des ombres...
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moussk12moussk12   10 juin 2017
Fonctionnaire, ce mot est lourd de sens. En occupant un poste officiel, tu te soumets à ta fonction. Tu ne peux pas échapper aux limites qu'elle t'impose sans un scandale destructeur, ta fonction t'écrase. Pour lui complaire, ta vision des choses se déforme peu à peu. Et tu ne t'appartiens plus.
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moussk12moussk12   10 juin 2017
J'ai d'ailleurs remarqué que le déclin est beaucoup plus fulgurant que le progrès. De surcroît, le progrès connaît des limites. Alors que la chute n'a pas de fin...
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