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ISBN : 2070400530
Éditeur : Gallimard Jeunesse (25/11/1997)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 184 notes)
Résumé :
Aramis tente l’impossible, l’invraisemblable, et il est sur le point de réussir, dans une entreprise qui bouleverserait le cours de l’Histoire, mais celle-ci reprend ses droits… Il n’y a plus de place pour des surhommes dans la France de Louis XIV. Jamais ils ne sont si grands qu’au moment de quitter ce monde qui est devenu le cimetière de leurs illusions perdues. À chacun des trois, Athos, Porthos et d’Artagnan, est accordée la fin qui lui convient, en forme d’acco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Chocolatiine
  16 août 2015
Le malheureux Raoul a quitté l'Angleterre et Madame se fait un malin plaisir de lui apprendre l'infidélité de Louise, que le roi n'a jamais tant aimée. Fouquet reçoit le roi à Vaux pour une fête spectaculaire. Aramis a monté le complot du siècle et va presque réussir. Après les intrigues de cour du deuxième tome, c'est avec plaisir que nous retrouvons l'action.
C'est également ici que se doit clôturer la série. Nous enterrerons successivement Porthos, Athos et Raoul. D'Artagnan expire à la dernière page, tenant à peine son bâton de maréchal de France.
J'avais neuf ans lorsque mon père m'offrit Les trois mousquetaires, dont la lecture m'avait passionnée. Treize ans plus tard, après n'avoir fait qu'une bouchée de Vingt ans après l'été dernier, j'en termine avec le vicomte de Bragelonne. Mon aventure avec le grand Dumas prend fin et, il faut le dire, j'ai un pincement au coeur. J'ai dit adieu à Athos, Porthos, Aramis et D Artagnan ; leur histoire m'aura tenue en haleine jusqu'à la toute fin !
Adieu, donc, messieurs les mousquetaires ! Vous rencontrer fut un plaisir. Des ferrets de diamants d'Anne d'Autriche au mystérieux prisonnier de la deuxième Bertaudière, de jolie Constance à la triste Louise, du siège de Saint-Gervais à la résistance de Belle-Île, on espère, on s'effraie, on s'enthousiasme et jamais on ne s'ennuie !
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PiertyM
  29 juin 2015
Dans ce troisième tome, le jeune Louis s'exerce au pouvoir, il essaie tant bien que mal d'étourdir Fouquet, l' surintendant,à qui repose valablement une bonne partie des caisses de l'état, le roi essaie avec malignité de soutirer à Fouquet ce qu'il doit à l'état. Ici, le temps est à beaucoup d'explication, à la découverte de la bourgeoisie de l'époque, comment l'homme se divertissait-il, aussi on voit Louis XIV offrir un spectacle de Ballet avec sa belle soeur Henriette, l'heure est aussi à la découverte de jeunes amours mêlés dans la plus grande confusion. Dumas nous fait vivre les commérages de la cour du jeune roi Louis XIV, la cour où chacun connait l'autre, tout se sait en une poignée de seconde, femme comme homme, chacun ne respire que pour implorer la grâce du sire le roi, il est en même temps à fleur des jeunes amours, aussi on est surpris de voir éclater son amour pour Mlle de la Vallière, une jeune fille à qui il avait refusé la main du Vicomte de Bragelonne sous prétexte qu'elle n'est pas de son rang...
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sl972
  17 décembre 2014
Ce dernier tome clôt en beauté la série commencée par Les Trois Mousquetaires. le ton est plus sombre que les autres volumes, on est bien loin de la légèreté qui semblait imprégner les premières aventures du jeune D Artagnan qui voulait devenir mousquetaire du roi.
La mélancolie ne nous quitte guère au fur et à mesure que Dumas noue les derniers fils qui lui restaient. le chemin de chacun est tracé, les héros du début cèdent la place à une autre époque.
Ceux qui avaient servi Louis XIII et le cardinal Richelieu, en France comme en Angleterre, ceux qui avaient rencontré le duc de Buckingham et Milady de Winter, Charles Ier roi d'Angleterre et Cromwell, Fouquet et son ennemi juré Colbert, ceux qui avaient été les héros de leur temps, s'effacent à présent devant l'étoile montante de Louis XIV. le Roi-Soleil est encore jeune, c'est son histoire qui commence.
Il est temps de tourner la page sur les mousquetaires, l'auteur ne nous en dit pas plus. Mais cela ne veut pas dire abandonner Dumas !
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Laureneb
  15 octobre 2018
Ce n'est pas une critique, mais un ressenti...
J'ai longtemps repoussé le moment de lire le Vicomte de Bragelonne, et plus encore ce tome. Aujourd'hui encore, dans mes relectures successives, je marque toujours un temps d'arrêt avant de l'aborder, sachant très bien que je vais être bouleversée, redoutant et anticipant à la fin mes larmes. Car je ne veux pas que ce soit la fin... Je sais ce qui arrive mais je ne le supporte pas émotionnellement.
Il faut dire que les Trois Mousquetaires - et très vite Vingt Ans Après - m'ont accompagnée dès ma jeunesse, c'est un des premiers romans "adultes" que j'ai pu lire. Je me suis donc attachée très fortement aux personnages, et je refusais d'aborder leur fin tragique.
Certes, cette fin se mérite. le Vicomte de Bragelonne est long, parfois trop long, dans le tome 2 notamment. Ici, les longueurs se font moins sentir, puisqu'en arrivant au dénouement, les différents fils d'intrigues se resserrent, et se résolvent - pour certains.
Le plan n'ayant pas été déterminé dès le départ, Dumas, assisté de Macquet, se sont laissés déborder par le sujet. Cela donne lieu à un mélange des genres, des styles, des tons aussi, du burlesque digne de Molière, au tragique du personnage de Philippe, des complots des jésuites à tendance hermétique voire méphistophélique avec le personnage d'Aramis qui a donné son âme au diable, à l'épopée avec la chevauchée de d'Artagnan poursuivant...
Ce tombe est aussi un tombeau, au sens littéraire de l'hommage au mort. Car si les exploits des quatre amis sont partout célébrés, qu'eux-mêmes sont héroïsés par tous, ils ne se rencontrent jamais tous ensemble, et ce tome est celui de leur disparition. Porthos meurt en Hercule, Titan trahi par sa force mais à la grandeur d'âme exemplaire. Athos meurt en martyr, un ange qui rejoint son fils au ciel. Et d'Artagnan meurt en héros, le héros grec qui rejoint l'Olympe au terme de ses exploits. le roman devait s'arrêter plus tôt, pour ne pas raconter la fin de d'Artagnan. Mais les trois dernières phrases sont une forme de consolation, pour D Artagnan qui reverra ses amis dans la mort, pour moi, lectrice, qui peut recommencer à lire, pour faire revivre les personnages.
"Athos, Porthos, au revoir ! Aramis, à jamais adieu !"
Des quatre vaillants hommes dont nous avons conté l'histoire, il ne restait plus qu'un seul corps. Dieu avait repris les âmes".
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girianshiido
  03 mars 2015
Ainsi l'on retrouve pour la dernière fois nos passionnants personnages...
Ce dernier tome du Vicomte de Bragelonne nous permet de laisser partir ces héros qui nous ont si longtemps diverti. Il est à la fois plus entraînant et plus triste que le précédent tome.
On y retrouve Raoul résigné, Athos attristé, D Artagnan brave et contrarié, Aramis toujours aussi rusé et Porthos fidèle même si désabusé.
Plusieurs scènes mémorables sont à retenir dans la dernière partie de cette grande œuvre, mais je ne les raconterai pas car elles font tout l'intérêt de cette lecture.
On en ressort heureux d'avoir pu dévorer un si long et si beau roman, mais avec une petite larme au coin de l’œil.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
ChocolatiineChocolatiine   13 août 2015
L'histoire d'un homme est donc l'histoire de tous les hommes : une épreuve plus ou moins longue, plus ou moins douloureuse ! La voix de l'humanité tout entière n'est qu'un long cri.
Mais qu'importe la douleur des autres à celui qui souffre? La plaie ouverte dans une autre poitrine adoucit-elle la plaie béante sur la nôtre? Le sang qui coule à côté de nous tarit-il notre sang? Cette angoisse universelle diminue-t-elle l'angoisse particulière? Non, chacun souffre pour soi, chacun lutte avec sa douleur, chacun pleure ses propres larmes.
Et d'ailleurs, qu'a été la vie pour moi jusqu'à présent? Une arène froide et stérile où j'ai combattu pour les autres toujours, pour moi jamais.
Tantôt pour un roi, tantôt pour une femme. Le roi m'a trahi, la femme m'a dédaigné.
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ChocolatiineChocolatiine   16 août 2015
- Oh ! ne craignez rien, on vous aime, on vous aime, Guiche ; sentez-vous tout le prix de ces deux mots? Ils signifient que vous pouvez lever le front, que vous pouvez dormir tranquille, que vous pouvez remercier Dieu à chaque minute de votre vie ; on vous aime ; cela signifie que vous pouvez tout entendre, même le conseil d'un ami qui veut vous ménager votre bonheur. On vous aime, Guiche, on vous aime ! Vous ne passerez point ces nuits atroces, ces nuits sans fin que traversent, l'oeil aride et le coeur dévoré, d'autres gens destinés à mourir. Vous vivrez longtemps, si vous faîtes comme l'avare qui, brin à brin, miette à miette, caresse et entasse diamants et or. On vous aime !
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ChocolatiineChocolatiine   19 août 2015
Alors le procureur, qui était ému, commença la lecture.
Porthos, après une profession de foi des plus chrétiennes, demandait pardon à ses ennemis du tort qu'il avait pu leur causer. [...]
Venait alors l'énumération suivante :
"Je possède à l'heure qu'il est, par la grâce de Dieu : [...]
7° Ma bibliothèque composée de six mille volumes tout neufs et qu'on n'a jamais ouverts.
8° Ma vaisselle d'argent qui s'est peut-être un peu usée, mais qui doit peser de mille à douze cents livres, car je pouvais à grand-peine soulever le coffre qui la renferme, et ne faisais que six fois le tour de ma chambre en le portant."
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sl972sl972   22 décembre 2014
– Quand sera-ce mon tour de partir ? dit-il d’une voix émue. Que reste-t-il à l’homme après la jeunesse, après l’amour, après la gloire, après l’amitié, après la force, après la richesse ?... Ce rocher sous lequel dort Porthos, qui posséda tout ce que je viens de dire ; cette mousse sous laquelle reposent Athos et Raoul, qui possédèrent bien plus encore !
Il hésita un moment, l’œil atone ; puis, se redressant :
– Marchons toujours, dit-il. Quand il en sera temps, Dieu me le dira comme il l’a dit aux autres.
Il toucha du bout des doigts la terre mouillée par la rosée du soir, se signa comme s’il eût été au bénitier d’une église et reprit seul, seul à jamais, le chemin de Paris.
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sl972sl972   22 décembre 2014
– Monsieur, s’écria-t-il tout à coup, si j’étais pour vous le roi, vous seriez déjà puni ; mais je ne suis qu’un homme, et j’ai le droit d’aimer sur la terre ceux qui m’aiment, bonheur si rare !
– Vous n’avez pas plus ce droit comme homme que comme roi ; ou, si vous vouliez le prendre loyalement, il fallait prévenir M. de Bragelonne au lieu de l’exiler.
– Je crois que je discute, en vérité ! interrompit Louis XIV avec cette majesté que lui seul savait trouver à un point si remarquable dans le regard et dans la voix.
– J’espérais que vous me répondriez, dit le comte.
– Vous saurez tantôt ma réponse, monsieur.
– Vous savez ma pensée, répliqua M. de La Fère.
– Vous avez oublié que vous parliez au roi, monsieur ; c’est un crime !
– Vous avez oublié que vous brisiez la vie de deux hommes ; c’est un péché mortel, sire !
– Sortez, maintenant !
– Pas avant de vous avoir dit : Fils de Louis XIII, vous commencez mal votre règne, car vous le commencez par le rapt et la déloyauté ! Ma race et moi, nous sommes dégagés envers vous de toute cette affection et de tout ce respect que j’avais fait jurer à mon fils dans les caveaux de Saint-Denis, en présence des restes de vos nobles aïeux. Vous êtes devenu notre ennemi, sire, et nous n’avons plus affaire désormais qu’à Dieu, notre seul maître. Prenez-y garde !
– Vous menacez ?
– Oh ! non, dit tristement Athos, et je n’ai pas plus de bravade que de peur dans l’âme. Dieu, dont je vous parle, sire, m’entend parler ; il sait que, pour l’intégrité, pour l’honneur de votre couronne, je verserais encore à présent tout ce que m’ont laissé de sang vingt années de guerre civile et étrangère. Je puis donc vous assurer que je ne menace pas le roi plus que je ne menace
l’homme ; mais je vous dis, à vous : Vous perdez deux serviteurs pour avoir tué la foi dans le cœur du père et l’amour dans le cœur du fils. L’un ne croit plus à la parole royale, l’autre ne croit plus à la loyauté des hommes, ni à la pureté des femmes. L’un est mort au respect et l’autre à l’obéissance. Adieu !
Cela dit, Athos brisa son épée sur son genou, en déposa lentement les deux morceaux sur le parquet, et, saluant le roi, qui étouffait de rage et de honte, il sortit du cabinet.
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Vidéo de Alexandre Dumas
Fabrice D?Almeida est historien, professeur et également présent à la radio sur Europe 1, notamment avec sa chronique « C?est historique ! ». Nous l?avons rencontré pour qu?il nous explique quel est le livre qui l?a marqué? et le moins qu?on puisse dire est qu?il y a mis du c?ur : son enthousiasme pour "Le Comte de Monte-Cristo" d'Alexandre Dumas est contagieux ! Visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/Lecteurs Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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