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> Jean Tulard (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070364119
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 370 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On s'étripe, on s'égorge, on se massacre avec une volupté sans précédent. Corps transpercés, martyrisés viennent éclabousser un sein nu de leur sang. Les beaux duels des mousquetaires n'ont plus cours à l'heure de la Saint-Ba... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par PiertyM, le 11 avril 2014

    PiertyM
    Lire ce livre, ce sont des heures de moments agréables, d'ouverture sur l'histoire de la France, d'accès aux secrets des royautés, de la gestion interne de l'état qui implique beaucoup de sacrifice de soi comme quoi face à l'état, en tant que gouverneur, on a plus de devoir que de droit, même au bord de la mort le souverain doit toujours se montrer bien portant devant le grand public, de la découverte d'une hypocrisie comme arme qu'on brandit pour anéantir ses adversaires, de découverte d'un monde de chassés-croisés où tout se joue autour de la couronne, pour y accéder, on fait recours à plusieurs moyens même les plus sombres et les valeurs de la famille, de l'amitié et de l'amour peuvent être compromises ou sacrifiées.
    Des personnages y sont peints avec à un humour particulier où chacun use d'un langage propre à soi pour exprimer ses émotions, ce qui détend un peu l'atmosphère...
    On découvre les terribles personnages de deux grandes reines: La reine Margot , l'amoureuse et la reine Catherine de Médicis la téméraire.
    La reine Margot, ne bénéficiant pas malheureusement de l'amour de son mari le roi Henri de Navarre, elle est à la recherche de l'amour sous l'œil indifférent de son mari. Aussi jettera-t-elle son dévolu sur le jeune gentleman le comte de la Mole qu'elle réussira à sauver pour la première fois entre les mailles du massacre des catholiques. Mais pour la deuxième fois, elle ne réussira pas à lui épargner la mort avec une machination fondée de toutes pièces dont la ficelle est tenue par la reine Catherine de Médicis la téméraire pour camoufler son inclination aux pratiques occultes...
    La reine Catherine de Médicis la téméraire, l'actionnaire ténébreuse de la royauté où elle veut juste voir ses enfants régner surtout son préféré qui est le duc d'Anjou...sur ce, il lui faut à tout prix mettre à mort Henri de Navarre..
    Dans ses pratiques, malheureusement, L'horoscope prédit une forte destinée pour le roi Henri de Navarre, ça, madame la téméraire ou l'empoisonneuse ne peut l'admettre, aussi elle mènera une grande guerre contre cette destinée, prête alors à remuer terre et ciel pour parvenir à ses fins, mais la providence en décide autrement, elle le comprendra quand son fils, le roi Charles IX va périr du poison prévu pour le roi Henri...
    Quant aux garçons marquant cette histoire, ils n'ont qu'un seul but la couronne malgré le fait qu'ils soient tous des frères, une guerre froide se joue entre eux...
    Oufff!!! un classique à lire pour pouvoir sourire tous les jours!!! Ah ah ah ah ah ah...!!!
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    • Livres 5.00/5
    Par LunaZione, le 11 octobre 2013

    LunaZione
    Ça fait très longtemps maintenant que j'avais envie de découvrir ce livre. D'autant plus que j'adore Dumas, mais, comme pour tous ses livres, sa taille n'est pas vraiment encourageante... du coup, le temps à passé et ce n'est que grâce au Baby-challenge Classique et au Challenge ABC de Nanet que j'ai enfin pris le temps de le découvrir. Et puis, comme ça, j'avais ma lecture pour le Challenge Un mot, des titres toute trouvée !
    Alors, effectivement, il est gros comme livre, mais son histoire est tellement prenante que je n'aurais pas mis longtemps pour en voir la fin !
    J'ai beaucoup aimé la vision de la royauté que nous offre ce roman : bien sûr, c'est romancé, mais j'aime beaucoup le côté véridique que l'on devine sous toute cette histoire. Je pense notamment au fait que les membres de la famille royale tentent par tous les moyens de maintenir leur image du coup La reine margot prend un tournant plutôt sombre... J'ai bien aimé également tout le rapport à la sorcellerie et le côté assez obscur de l'histoire : Catherine de Médicis en deviendrait presque une abominable sorcière !
    Honnêtement, je ne connais pas du tout l'histoire de Marguerite de Valois, du coup, je n'ai absolument aucune idée de la proportion de vérité qu'il y a dans ce roman. Bon, forcément, j'ai senti que certains passages pouvaient difficilement être possible, mais j'ai tout de même eu envie d'y croire. Alexandre Dumas avait une force de persuasion assez fascinante : bien que l'on sait pertinemment que ça ne peut pas être possible, on se prête vraiment au jeu.
    La narration est vraiment très agréable ! J'ai d'ailleurs été très surprise de découvrir un humour assez marqué dans ce texte. J'ai trouvé ça d'autant plus appréciable que, par le côté classique du livre, je ne m'y attendais vraiment pas.
    L'autre truc qui m'a beaucoup plus dans ce roman, c'est qu'il a un côté très théâtrale : non pas dans les situations ou dans les dialogues, mais par sa présentation. Les chapitres se finissant quasiment tous sur un suspense et il n'y a en fait que très peu de lieux à l'histoire. C'est étrange mais ça ne m'a pas du tout dérangée.
    Un Dumas à découvrir. Vraiment. ;)

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-la-reine-margot-alexandre-dum..
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    • Livres 5.00/5
    Par melusine1701, le 16 mars 2011

    melusine1701
    Ce petit pavé de sept cent pages n'a pas fait long feu dans mes mains. Dumas m'a encore une fois épaté dans son art de l'action, du suspens, de la mise en scène. Il sait nous tenir en haleine sur plusieurs pages avec une tension terrible. Aucune longueur dans ce roman qui mêle l'aventure, le politique, le policier, l'amour et le roman noir. Car ce que ce roman a de plus par rapport à aux autres que j'ai lu de cet auteur, c'est sa noirceur. Il commence dans le sang, et rien des horreurs de la Saint Barthélémy ne nous est épargné: les épées fendent les chairs, les arquebuses tirent dans le tas, les couteau déchirent et le sang coule. Marguerite elle-même est une reine sanglante, qui commence le roman baignée dans le sang de son futur amant et qui le finit devant l'échafaud (je n'ai pas dit dessus). Les personnages sont tous étonnamment travaillé: Coconas et la Mole incarnent à merveille les valeurs du siècle romantique, l'un fougueux et loyal, l'autre amoureux et passionné. Marguerite n'est pas une beauté froide royale mais bien une femme, qui badine avec son amant, pleine de vie et de profondeur. Charles est un personnage d'abord effacé qui n'a visiblement jamais vraiment voulu être roi, qui laisse sa mère gérer sans toutefois être dupe de ses manipulations. Et la reine Catherine de Médicis est juste une merveille: noire, inquiétante, détestable, manipulatrice, empoisonneuse, sorcière, elle cristallise tous les aspects qui ont fait sa légende et l'on voit que sa main griffue va loin, très loin. Je me suis tout simplement régalé à suivre les amours de la Reine, les nombreuses tentatives de Catherine de Médicis pour assassiner Henri de Navarre, toutes étant l'occasion d'un suspens insoutenable puisque Henri en réchappe toujours sur le fil.
    Petit délice d'intertextualité: je sais enfin d'où vient la scène finale (et le nom de Mathilde) du Rouge et le Noir. Oui, il en faut peu pour me faire plaisir!
    Et malgré les sept cents pages (toutes lues sur mon e-book, au passage...), j'ai été déçue que ce soit déjà finie.
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    • Livres 4.00/5
    Par JulyF, le 10 avril 2014

    JulyF
    Grand roman historique, histoire d'amour et de pouvoir, où la religion n'est qu'un prétexte pour séparer les gens... Un pavé où Dumas nous balade dans le Paris de 1572, de la famille royale aux tripots mal famés, où l'amour se mêle à la politique contre un mariage de raison, où nous suivons le coeur serré ces pourparlers, qui s'achèvent dans la nuit sanglante de la Saint-Barthélémy. Ce n'est pas le chef-d'oeuvre de Dumas, il n'y a pas toute la verve des Trois mousquetaires et on connaît mieux la fin, mais il nous tient tout de même jusqu'au bout. Merci monsieur Dumas, pour les beaux enfants que vous avez faits à L Histoire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Hildebald, le 13 avril 2012

    Hildebald
    Un sacré roman d'intrigue et d'Histoire.
    Pas de temps mort, des personnages intéressants et une Catherine de Médicis infecte.
    On adore.
    Cependant, je pétoune sur la fin du roman qui me laisse orpheline. D'une part parce qu'une fois dans le livre, on en redemande et d'autre part, parce qu'il n'y a pas vraiment de fin...J'ai même vérifié s'il ne me manquait pas des pages.
    Mais je suppose que l'auteur s'est arrêté pour laisser le lecteur compléter le roman avec ses propres connaissances...Mais quand même...
    Selon mes souvenirs, le film avec Adjani est assez différent au niveau de la psychologie des personnages...Le livre est dix fois mieux (comme souvent).
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Citations et extraits

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  • Par raynald66, le 29 novembre 2013

    – Le trône, à moi ! murmura Henri.
    – Oui, dit Charles, à toi, seul digne et surtout seul capable de gouverner ces galants débauchés, ces filles perdues qui vivent de sang et de larmes. Mon frère d’Alençon est un traître, il sera traître envers tous, laisse-le dans le donjon où je l’ai mis. Ma mère voudra te tuer, exile-la. Mon frère d’Anjou, dans trois mois, dans quatre mois, dans un an peut-être, quittera Varsovie et viendra te disputer la puissance ; réponds à Henri par un bref du pape. J’ai négocié cette affaire par mon ambassadeur, le duc de Nevers, et tu recevras incessamment le bref.
    – Ô mon roi !
    – Ne crains qu’une chose, Henri, la guerre civile. Mais en restant converti, tu l’évites, car le parti huguenot n’a consistance qu’à la condition que tu te mettras à sa tête, et M. de Condé n’est pas de force à lutter contre toi.
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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    Le lundi, dix-huitième jour du mois d’août 1572, il y avait grande fête au Louvre.
    Les fenêtres de la vieille demeure royale, ordinairement si sombres, étaient ardemment éclairées ; les places et les rues attenantes, habituellement si solitaires, dès que neuf heures sonnaient à Saint-Germain-l’Auxerrois, étaient, quoiqu’il fût minuit, encombrées de populaire.
    Tout ce concours menaçant, pressé, bruyant, ressemblait, dans l’obscurité, à une mer sombre et houleuse dont chaque flot faisait une vague grondante ; cette mer, épandue sur le quai, où elle se dégorgeait par la rue des Fossés-Saint-Germain et par la rue de l’Astruce, venait battre de son flux le pied des murs du Louvre et de son reflux la base de l’hôtel de Bourbon qui s’élevait en face.
    Il y avait, malgré la fête royale, et même peut-être à cause de la fête royale, quelque chose de menaçant dans ce peuple, car il ne se doutait pas que cette solennité, à laquelle il assistait comme spectateur, n’était que le prélude d’une autre remise à huitaine, et à laquelle il serait convié et s’ébattrait de tout son cœur. La cour célébrait les noces de madame Marguerite de Valois, fille du roi Henri II et sœur du roi Charles IX, avec Henri de Bourbon, roi de Navarre. En effet, le matin même, le cardinal de Bourbon avait uni les deux époux avec le cérémonial usité pour les noces des filles de France, sur un théâtre dressé à la porte de Notre-Dame.
    Ce mariage avait étonné tout le monde et avait fort donné à songer à quelques-uns qui voyaient plus clair que les autres ; on comprenait peu le rapprochement de deux partis aussi haineux que l’étaient à cette heure le parti protestant et le parti catholique : on se demandait comment le jeune prince de Condé pardonnerait au duc d’Anjou, frère du roi, la mort de son père assassiné à Jarnac par Montesquiou. On se demandait comment le jeune duc de Guise pardonnerait à l’amiral de Coligny la mort du sien assassiné à Orléans par Poltrot du Méré. Il y a plus : Jeanne de Navarre, la courageuse épouse du faible Antoine de Bourbon, qui avait amené son fils Henri aux royales fiançailles qui l’attendaient, était morte il y avait deux mois à peine, et de singuliers bruits s’étaient répandus sur cette mort subite. Partout on disait tout bas, et en quelques lieux tout haut, qu’un secret terrible avait été surpris par elle, et que Catherine de Médicis, craignant la révélation de ce secret, l’avait empoisonnée avec des gants de senteur qui avaient été confectionnés par un nommé René, Florentin fort habile dans ces sortes de matières. Ce bruit s’était d’autant plus répandu et confirmé, qu’après la mort de cette grande reine, sur la demande de son fils, deux médecins, desquels était le fameux Ambroise Paré, avaient été autorisés à ouvrir et à étudier le corps, mais non le cerveau. Or, comme c’était par l’odorat qu’avait été empoisonnée Jeanne de Navarre, c’était le cerveau, seule partie du corps exclue de l’autopsie, qui devait offrir les traces du crime. Nous disons crime, car personne ne doutait qu’un crime n’eût été commis.
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  • Par Pseudo, le 12 mai 2013

    Le duc d'Alençon, François, à de Mouy. La conjuration des Malcontents émerge dans cet extrait :

    [...] Rien de plus simple, et je vais vous dire en deux mots la politique de tout le monde. Mon frère Charles tue les huguenots pour règner plus largement. Mon frère le duc d'Anjou les laisse tuer parce qu'il doit succéder à mon frère Charles, et que, comme vous le savez, mon frère Charles est souvent malade. Mais moi... c'est tout différent, moi qui ne régnerai jamais, en France du moins, attendu que j'ai deux aînés devant moi ; moi que la haine de ma mère et de mes frères, plus encore que la loi de la nature, éloigne du trône ; moi qui ne dois prétendre à aucune affection de famille, à aucune gloire, à aucun royaume ; moi qui cependant porte un coeur aussi noble que mes aînés ; eh bien ! de Mouy, moi, je veux chercher à ma tailler avec mon épée un royaume dans cette France qu'ils couvrent de sang.

    Or, voilà ce que je veux, moi, de Mouy. Ecoutez

    Je veux être roi de Navarre, non par la naissance, mais par l'élection. Et remarquez bien que vous n'avez aucune objection à faire à cela, car je ne suis pas usurpateur, puisque mon frère (Henri de Navarre) refuse vos offres, et, s'ensevelissant dans sa torpeur, reconnait hautement que ce royaume de Navarre n'est qu'une fiction. Avec Henri de Béarn, vous n'avez rien ; avec moi, vous avez une épée et un nom. François d'Alençon, fils de France, sauvegarde tous ses compagnons ou tous ses complices, comme il vous plaira de les appeler. Eh Bien ! Que dites-vous de cette offre, monsieur de Mouy ?


    Page 313
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  • Par Jeanmarcel, le 21 mai 2013

    Cette fiancée, c’était la fille de Henri II, c’était la perle de la couronne de France, c’était Marguerite de Valois, que, dans sa familière tendresse pour elle, le roi Charles IX n’appelait jamais que ma sœur Margot.
    Certes jamais accueil, si flatteur qu’il fût, n’avait été mieux mérité que celui qu’on faisait en ce moment à la nouvelle reine de Navarre. Marguerite à cette époque avait vingt ans à peine, et déjà elle était l’objet des louanges de tous les poètes, qui la comparaient les uns à l’Aurore, les autres à Cythérée.
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  • Par isa62, le 06 octobre 2013

    Nulle troupe, si riche qu’elle soit, ne peut donner une idée de ce spectacle. Les habits soyeux, riches et éclatants, légués comme une mode splendide par François Ier à ses successeurs, ne s’étaient pas transformés encore dans ces vêtements étriqués et sombres qui furent de mise sous Henri III ; de sorte que le costume de Charles IX, moins riche, mais peut-être plus élégant que ceux des époques précédentes, éclatait dans toute sa parfaite harmonie. De nos jours, il n’y a plus de point de comparaison possible avec un semblable cortège ; car nous en sommes réduits, pour nos magnificences de parade, à la symétrie et à l’uniforme.

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