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> Jean Tulard (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070364119
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 522 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On s'étripe, on s'égorge, on se massacre avec une volupté sans précédent. Corps transpercés, martyrisés viennent éclabousser un sein nu de leur sang. Les beaux duels des mousquetaires n'ont plus cours à l'heure de la Saint-Barthélemy. On s'assassine avec rage, les homme... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Arakasi, le 23 octobre 2014

    Arakasi
    Gloire à Dieu, gloire à la France ! En cet heureux jour de la Saint-Barthélemy, les différents entre catholiques et protestants viennent de prendre fin dans notre beau royaume : Marguerite de Valois, sœur de sa Majesté Charles IX, a épousé en justes noces Henri de Navarre, prince des huguenots français. L’heure est aux réjouissances, à la fraternisation, au bon vin coulant à flots dans les auberges de la capitale ! Mais quelque chose ne tourne pas rond dans les rues de Paris... Les bourgeois ont l’œil sombre, les badauds grincent des dents, on a vu des armes et des cuirasses introduites en douce par les portes de la ville et Charles IX grimace plus qu’il ne sourit à son beau-frère navarrais. A la nuit tombée, les massacres éclatent. Traitreusement attirés par la nouvelle du mariage, les protestants sont taillés en pièce, éventrés, mutilés, brûlés sans distinction de rang ou de sexe. L’ouragan traverse Paris, renverse les murailles de la capitale pour s’abattre sur toute la France, laissant derrière lui une trainée de sang, de cendres et de haine purulente.
    Dans ce climat de tempête, des destins vont s’entrecroiser. Ceux des Grands déjà, de ceux dont l’Histoire retiendra les noms, de ceux qui tiendront entre leurs mains les destins des nations pour les élever ou les jeter à terre : Charles IX, roi cruel et sensible dont la nature viciée ne parvient à s’épanouir que dans la violence ; Catherine de Médicis, sa redoutable mère prête à toutes les ignominies pour conserver les Valois sur le trône de France ; la reine Marguerite, épouse involontaire d’un homme qu’elle n’aime pas mais qu’elle défendra bec et ongles contre ses ennemis ; Henri de Navarre, le jeune et rusé souverain béarnais dont un oracle a prédit qu’il régnerait un jour sur la France entière – s’il survit bien sûr à cette épouvantable année de 1572 !

    A ces illustres personnages, viennent se mêler des protagonistes plus humbles, gentilshommes de fortune que les courants violents de l’époque ont projetés sur le devant de la scène. Le premier est protestant et a pour nom Hyacinthe de la Molle, le second est catholique et s’appelle Hannibal de Coconnasse. Par leur bravoure et leur dévouement, ils ont eu le bonheur d’attirer sur leurs têtes l’amour de deux des plus belles et grandes dames de leur temps, le reine Marguerite de Navarre et la duchesse Henriette de Nevers. Mais l’amour des princesses est chose périlleuse et, dans les couloirs enténébrés du Louvre, dagues et poignards brillent à la lumière des flambeaux…
    « La Reine Margot » a la réputation d’être un des chefs-d’œuvre de Dumas, mais aussi un des livres qui lui ont donnés le plus de fil retordre. Rien d’étonnant à cela quand on constate à quel point son atmosphère est éloignée de celles de la plupart des romans du jovial et optimiste écrivain romantique ! Ici, pas ou peu de chevauchées effrénées dans les bois, de batailles épiques et de duels flamboyants. L’action se déroule presque entièrement au Louvre et prend la tournure d’un quasi-huis-clos, franchement claustrophobique par moment. Intrigues et personnages baignent dans une ambiance de méfiance, de peur et de haine refoulée : on se bat un peu, bien entendu, mais surtout on ment, on trompe, on manipule, on trahit, on empoisonne… Délicieux programme, n’est-ce-pas ?
    Le sanguinaire film de 1993 de Patrick Chéreau est parvenu à merveille à retranscrire cette atmosphère venimeuse. Dommage en revanche qu’il n’ait pas su conserver la qualité de la prose de Dumas, la vivacité de ses dialogues, l’humour toujours présent qui parviennent à contrebalancer ce que « La Reine Margot » pourrait avoir de trop étouffant. Mais ce que je ne pardonne pas à Chéreau, c’est d’avoir à ce point raté le personnage d’Henri de Navarre… Oh, le roman regorge de beaux personnages, complexes et tourmentés, mais, moi, c’est Henri de Navarre que j’aime ! J’aime son bagout de gascon, son humour goguenard et égrillard, sa finesse de jeune renard, son sourire de paysan matois, sa prodigieuse agilité d’équilibriste, ses petits défauts et mesquineries sans lesquels un grand homme ne serait jamais véritablement humain. Je l’aime tellement que je me trimballe dans un sac, depuis maintenant plus d’une semaine, une monstrueuse biographie qui me scie littéralement les muscles de l’épaule. Merci qui ? Merci, m’sieur Dumas, pardi !
    (Oups, je ne comptais pas faire si long. Comme quoi, quand on se laisse emporter par l'enthousiasme...)
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  • Par PiertyM, le 11 avril 2014

    PiertyM
    Lire ce livre, ce sont des heures de moments agréables, d'ouverture sur l'histoire de la France, d'accès aux secrets des royautés, de la gestion interne de l'état qui implique beaucoup de sacrifice de soi comme quoi face à l'état, en tant que gouverneur, on a plus de devoir que de droit, même au bord de la mort le souverain doit toujours se montrer bien portant devant le grand public, de la découverte d'une hypocrisie comme arme qu'on brandit pour anéantir ses adversaires, de découverte d'un monde de chassés-croisés où tout se joue autour de la couronne, pour y accéder, on fait recours à plusieurs moyens même les plus sombres et les valeurs de la famille, de l'amitié et de l'amour peuvent être compromises ou sacrifiées.
    Des personnages y sont peints avec à un humour particulier où chacun use d'un langage propre à soi pour exprimer ses émotions, ce qui détend un peu l'atmosphère...
    On découvre les terribles personnages de deux grandes reines: La reine Margot , l'amoureuse et la reine Catherine de Médicis la téméraire.
    La reine Margot, ne bénéficiant pas malheureusement de l'amour de son mari le roi Henri de Navarre, elle est à la recherche de l'amour sous l'œil indifférent de son mari. Aussi jettera-t-elle son dévolu sur le jeune gentleman le comte de la Mole qu'elle réussira à sauver pour la première fois entre les mailles du massacre des catholiques. Mais pour la deuxième fois, elle ne réussira pas à lui épargner la mort avec une machination fondée de toutes pièces dont la ficelle est tenue par la reine Catherine de Médicis la téméraire pour camoufler son inclination aux pratiques occultes...
    La reine Catherine de Médicis la téméraire, l'actionnaire ténébreuse de la royauté où elle veut juste voir ses enfants régner surtout son préféré qui est le duc d'Anjou...sur ce, il lui faut à tout prix mettre à mort Henri de Navarre..
    Dans ses pratiques, malheureusement, L'horoscope prédit une forte destinée pour le roi Henri de Navarre, ça, madame la téméraire ou l'empoisonneuse ne peut l'admettre, aussi elle mènera une grande guerre contre cette destinée, prête alors à remuer terre et ciel pour parvenir à ses fins, mais la providence en décide autrement, elle le comprendra quand son fils, le roi Charles IX va périr du poison prévu pour le roi Henri...
    Quant aux garçons marquant cette histoire, ils n'ont qu'un seul but la couronne malgré le fait qu'ils soient tous des frères, une guerre froide se joue entre eux...
    Oufff!!! un classique à lire pour pouvoir sourire tous les jours!!! Ah ah ah ah ah ah...!!!
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    • Livres 5.00/5
    Par LunaZione, le 11 octobre 2013

    LunaZione
    Ça fait très longtemps maintenant que j'avais envie de découvrir ce livre. D'autant plus que j'adore Dumas, mais, comme pour tous ses livres, sa taille n'est pas vraiment encourageante... du coup, le temps à passé et ce n'est que grâce au Baby-challenge Classique et au Challenge ABC de Nanet que j'ai enfin pris le temps de le découvrir. Et puis, comme ça, j'avais ma lecture pour le Challenge Un mot, des titres toute trouvée !
    Alors, effectivement, il est gros comme livre, mais son histoire est tellement prenante que je n'aurais pas mis longtemps pour en voir la fin !
    J'ai beaucoup aimé la vision de la royauté que nous offre ce roman : bien sûr, c'est romancé, mais j'aime beaucoup le côté véridique que l'on devine sous toute cette histoire. Je pense notamment au fait que les membres de la famille royale tentent par tous les moyens de maintenir leur image du coup La reine margot prend un tournant plutôt sombre... J'ai bien aimé également tout le rapport à la sorcellerie et le côté assez obscur de l'histoire : Catherine de Médicis en deviendrait presque une abominable sorcière !
    Honnêtement, je ne connais pas du tout l'histoire de Marguerite de Valois, du coup, je n'ai absolument aucune idée de la proportion de vérité qu'il y a dans ce roman. Bon, forcément, j'ai senti que certains passages pouvaient difficilement être possible, mais j'ai tout de même eu envie d'y croire. Alexandre Dumas avait une force de persuasion assez fascinante : bien que l'on sait pertinemment que ça ne peut pas être possible, on se prête vraiment au jeu.
    La narration est vraiment très agréable ! J'ai d'ailleurs été très surprise de découvrir un humour assez marqué dans ce texte. J'ai trouvé ça d'autant plus appréciable que, par le côté classique du livre, je ne m'y attendais vraiment pas.
    L'autre truc qui m'a beaucoup plus dans ce roman, c'est qu'il a un côté très théâtrale : non pas dans les situations ou dans les dialogues, mais par sa présentation. Les chapitres se finissant quasiment tous sur un suspense et il n'y a en fait que très peu de lieux à l'histoire. C'est étrange mais ça ne m'a pas du tout dérangée.
    Un Dumas à découvrir. Vraiment. ;)

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-la-reine-margot-alexandre-dum..
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    • Livres 5.00/5
    Par melusine1701, le 16 mars 2011

    melusine1701
    Ce petit pavé de sept cent pages n'a pas fait long feu dans mes mains. Dumas m'a encore une fois épaté dans son art de l'action, du suspens, de la mise en scène. Il sait nous tenir en haleine sur plusieurs pages avec une tension terrible. Aucune longueur dans ce roman qui mêle l'aventure, le politique, le policier, l'amour et le roman noir. Car ce que ce roman a de plus par rapport à aux autres que j'ai lu de cet auteur, c'est sa noirceur. Il commence dans le sang, et rien des horreurs de la Saint Barthélémy ne nous est épargné: les épées fendent les chairs, les arquebuses tirent dans le tas, les couteau déchirent et le sang coule. Marguerite elle-même est une reine sanglante, qui commence le roman baignée dans le sang de son futur amant et qui le finit devant l'échafaud (je n'ai pas dit dessus). Les personnages sont tous étonnamment travaillé: Coconas et la Mole incarnent à merveille les valeurs du siècle romantique, l'un fougueux et loyal, l'autre amoureux et passionné. Marguerite n'est pas une beauté froide royale mais bien une femme, qui badine avec son amant, pleine de vie et de profondeur. Charles est un personnage d'abord effacé qui n'a visiblement jamais vraiment voulu être roi, qui laisse sa mère gérer sans toutefois être dupe de ses manipulations. Et la reine Catherine de Médicis est juste une merveille: noire, inquiétante, détestable, manipulatrice, empoisonneuse, sorcière, elle cristallise tous les aspects qui ont fait sa légende et l'on voit que sa main griffue va loin, très loin. Je me suis tout simplement régalé à suivre les amours de la Reine, les nombreuses tentatives de Catherine de Médicis pour assassiner Henri de Navarre, toutes étant l'occasion d'un suspens insoutenable puisque Henri en réchappe toujours sur le fil.
    Petit délice d'intertextualité: je sais enfin d'où vient la scène finale (et le nom de Mathilde) du Rouge et le Noir. Oui, il en faut peu pour me faire plaisir!
    Et malgré les sept cents pages (toutes lues sur mon e-book, au passage...), j'ai été déçue que ce soit déjà finie.
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    • Livres 4.00/5
    Par Hildebald, le 13 avril 2012

    Hildebald
    Un sacré roman d'intrigue et d'Histoire.
    Pas de temps mort, des personnages intéressants et une Catherine de Médicis infecte.
    On adore.
    Cependant, je pétoune sur la fin du roman qui me laisse orpheline. D'une part parce qu'une fois dans le livre, on en redemande et d'autre part, parce qu'il n'y a pas vraiment de fin...J'ai même vérifié s'il ne me manquait pas des pages.
    Mais je suppose que l'auteur s'est arrêté pour laisser le lecteur compléter le roman avec ses propres connaissances...Mais quand même...
    Selon mes souvenirs, le film avec Adjani est assez différent au niveau de la psychologie des personnages...Le livre est dix fois mieux (comme souvent).
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 25 avril 2014

    Charles était renversé sur son lit, l’œil éteint, la poitrine haletante ; de tout son corps découlait une sueur rougeâtre ; sa main, écartée, pendait hors de son lit, et au bout de chacun de ses doigts pendait un rubis liquide.
    C’était un horrible spectacle.
    Cependant, au bruit des pas de sa mère, et comme s’il les eût reconnus, Charles se redressa.
    — Pardon, Madame, dit-il en regardant sa mère, je voudrais bien mourir en paix.
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  • Par raynald66, le 29 novembre 2013

    – Le trône, à moi ! murmura Henri.
    – Oui, dit Charles, à toi, seul digne et surtout seul capable de gouverner ces galants débauchés, ces filles perdues qui vivent de sang et de larmes. Mon frère d’Alençon est un traître, il sera traître envers tous, laisse-le dans le donjon où je l’ai mis. Ma mère voudra te tuer, exile-la. Mon frère d’Anjou, dans trois mois, dans quatre mois, dans un an peut-être, quittera Varsovie et viendra te disputer la puissance ; réponds à Henri par un bref du pape. J’ai négocié cette affaire par mon ambassadeur, le duc de Nevers, et tu recevras incessamment le bref.
    – Ô mon roi !
    – Ne crains qu’une chose, Henri, la guerre civile. Mais en restant converti, tu l’évites, car le parti huguenot n’a consistance qu’à la condition que tu te mettras à sa tête, et M. de Condé n’est pas de force à lutter contre toi.
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  • Par Arakasi, le 02 juillet 2014

    Mais cet observateur qui manquait aux galeries intérieures du Louvre, continuait dans la rue à regarder de ses yeux flamboyants et à gronder de sa voix menaçante : cet observateur c’était le peuple, qui, avec son instinct merveilleusement aiguisé par la haine, suivait de loin les ombres de ses ennemis implacables et traduisait leurs impressions aussi nettement que peut le faire le curieux devant les fenêtres d’une salle de bal hermétiquement fermée. La musique enivre et règle le danseur, tandis que le curieux voit le mouvement seul et rit de ce pantin qui s’agite sans raison, car le curieux, lui, n’entend pas la musique.

    La musique qui enivrait les huguenots, c’était la voix de leur orgueil. Ces lueurs qui passaient aux yeux des Parisiens au milieu de la nuit, c’étaient les éclairs de leur haine qui illuminaient l’avenir.
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  • Par Cielvariable, le 11 mai 2013

    Le lundi, dix-huitième jour du mois d’août 1572, il y avait grande fête au Louvre.
    Les fenêtres de la vieille demeure royale, ordinairement si sombres, étaient ardemment éclairées ; les places et les rues attenantes, habituellement si solitaires, dès que neuf heures sonnaient à Saint-Germain-l’Auxerrois, étaient, quoiqu’il fût minuit, encombrées de populaire.
    Tout ce concours menaçant, pressé, bruyant, ressemblait, dans l’obscurité, à une mer sombre et houleuse dont chaque flot faisait une vague grondante ; cette mer, épandue sur le quai, où elle se dégorgeait par la rue des Fossés-Saint-Germain et par la rue de l’Astruce, venait battre de son flux le pied des murs du Louvre et de son reflux la base de l’hôtel de Bourbon qui s’élevait en face.
    Il y avait, malgré la fête royale, et même peut-être à cause de la fête royale, quelque chose de menaçant dans ce peuple, car il ne se doutait pas que cette solennité, à laquelle il assistait comme spectateur, n’était que le prélude d’une autre remise à huitaine, et à laquelle il serait convié et s’ébattrait de tout son cœur. La cour célébrait les noces de madame Marguerite de Valois, fille du roi Henri II et sœur du roi Charles IX, avec Henri de Bourbon, roi de Navarre. En effet, le matin même, le cardinal de Bourbon avait uni les deux époux avec le cérémonial usité pour les noces des filles de France, sur un théâtre dressé à la porte de Notre-Dame.
    Ce mariage avait étonné tout le monde et avait fort donné à songer à quelques-uns qui voyaient plus clair que les autres ; on comprenait peu le rapprochement de deux partis aussi haineux que l’étaient à cette heure le parti protestant et le parti catholique : on se demandait comment le jeune prince de Condé pardonnerait au duc d’Anjou, frère du roi, la mort de son père assassiné à Jarnac par Montesquiou. On se demandait comment le jeune duc de Guise pardonnerait à l’amiral de Coligny la mort du sien assassiné à Orléans par Poltrot du Méré. Il y a plus : Jeanne de Navarre, la courageuse épouse du faible Antoine de Bourbon, qui avait amené son fils Henri aux royales fiançailles qui l’attendaient, était morte il y avait deux mois à peine, et de singuliers bruits s’étaient répandus sur cette mort subite. Partout on disait tout bas, et en quelques lieux tout haut, qu’un secret terrible avait été surpris par elle, et que Catherine de Médicis, craignant la révélation de ce secret, l’avait empoisonnée avec des gants de senteur qui avaient été confectionnés par un nommé René, Florentin fort habile dans ces sortes de matières. Ce bruit s’était d’autant plus répandu et confirmé, qu’après la mort de cette grande reine, sur la demande de son fils, deux médecins, desquels était le fameux Ambroise Paré, avaient été autorisés à ouvrir et à étudier le corps, mais non le cerveau. Or, comme c’était par l’odorat qu’avait été empoisonnée Jeanne de Navarre, c’était le cerveau, seule partie du corps exclue de l’autopsie, qui devait offrir les traces du crime. Nous disons crime, car personne ne doutait qu’un crime n’eût été commis.
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  • Par Arakasi, le 18 juillet 2014

    Henri n'avait pas le courage physique ; il avait mieux que cela, il avait la puissance morale : craignant le danger, il l'affrontait en souriant, mais le danger du champ de bataille, le danger en plein air et en plein jour, le danger aux yeux de tous, qu'accompagnaient la stridente harmonie des trompettes et la voix sourde et vibrante des tambours... Mais là, il était sans armes, seul, enfermé, perdu dans une demi-obscurité, suffisante à peine pour voir l'ennemi qui pouvait se glisser jusqu'à lui et le fer qui le voulait percer. Ces deux heures furent donc pour lui les deux heures peut-être les plus cruelles de sa vie.
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Les louves de Machecoul ont été traduites en anglais sous le titre : the wolves of Machecoul. réédité en collection de poche récemment, voyez le site des fans d'Alexandre.








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