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Paul Aron (Auteur du commentaire)
EAN : 9782804006297
189 pages
Éditeur : Espace Nord (30/11/-1)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :

L'autre vue - dont le titre définitif est "Voyous de velours" - se situe dans le populaire quartier des Marolles à Bruxelles et décrit l'admiration passionnée de Laurent Paridael pour les voyous, les ouvriers, les sous-prolétaire en haillons. La prédilection du héros pour les marginaux trahit des pulsions homosexuelles et anarchisantes qui font de ce livre un témoignage de la révolte d'un écrivain anticonf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Kittiwake
  15 février 2013
Un sujet original et une écriture riche et élégante constituent un duo de base prometteur de belles heures de lecture. Voyous de velours en est l'illustration
Au début de vingtième siècle, Laurent Paridael, un jeune bourgeois confie à son journal intime l'attirance qu'il éprouve pour ceux que son milieu considère d'ordinaire comme une engeance peu fréquentable : la lie de la société, les travailleurs démonstratifs et fêtards, les bandits qui ont poussé comme autant de mauvaises herbes entre les pavés des villes flamandes. Laurent les admire comme l'on contemple, émerveillé, une oeuvre d'art. Picturaux comme des scènes Bruegheliennes , bâtis comme des sculptures, au langage si fleuri que notre homme y entend de la poésie:
«Je m'imaginais être cet artiste absolu : poète, sculpteur, peintre et musicien, le tout à la fois»
Tel un ethnologue épris de son sujet, il les scrute, diminuant peu à peu le périmètre d'observation, jusqu'à s'acoquiner avec eux au grand dam du narrateur qui commente les exploits du héros en voix off. Lorsque la joyeuse bande subit les conséquences de ses incartades, c'est à la campagne que Laurent déplace son centre d'intérêt et pour côtoyer au plus près les vilains, s'immisce dans un camp d'internement, usant d'un alibi éducatif.

La langue est magnifique, d'une construction irréprochable, et le vocabulaire riche, trop riche pour le dictionnaire de base d'une liseuse, qui ignore le lexique vernaculaire ou désuet (qui connait le sens de piaculaire, dimitte, ergastule, sentine, juveigneur, palestre ou faurillon?).
De remarquables descriptions rappellent cet autre roman contemportain de celui-ci «Un mâle» de Camille Lemonnier :
«Souvent au coucher du soleil, la bruyère s'avive, scintille, rougoie ; la nappe fleurie déferle comme un lac tragique, et les religieuses améthystes se convertissent en rubis sanglants»
C'est donc comme on se délecte d'une exposition, témoin d'un savoir-faire révolu, que l'on peut prendre plaisir à parcourir ce court roman.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   15 février 2013
Entourée de pacages fertiles, elle fait l'effet d'un désert dans une oasis. Elle ne couvre pas une importante superficie, mais tel est son caractère abrupt qu'elle produit une impression grandiose et soufflette, par son attachante frustes, la banale et grasse cocagne d'alentour
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rkhettaouirkhettaoui   30 janvier 2013
Beaucoup n’ont qu’un temps, une saison de beauté. Ils passent comme une fleur, un insecte rare. Précoces, ils mûrissent trop vite. Rien de plus intensif que l’atmosphère de leur milieu. Aussi se fanent-ils prématurément. Leur vie n’est qu’une aube, qu’une adolescence. Heureusement, ils sont aussi prolifiques qu’éphémères et leur progéniture leur ressemble bientôt pour mes suprêmes délices.
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rkhettaouirkhettaoui   30 janvier 2013
Il arrive que l’origine de ces discordes soit plus futile encore ; mieux vaudrait dire que le prétexte n’existe même pas, à moins qu’il n’ait existé toujours et que ces échauffourées ne proviennent d’un antagonisme immémorial. Peut-être y a-t-il pour nos coureurs de rues la saison des coups de poing, comme il y a celle de la toupie, de la balle, de la marelle et des billes ?
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rkhettaouirkhettaoui   30 janvier 2013
De l’habillement du voyou c’est la casquette qui change le plus souvent de mode. Une saison, ils la demandaient à visière jaune comme le bec des merles, ce qui accentua le caractère effronté et gouailleur de tant de physionomies. Puis ils voulurent la casquette de laine verte ou écossaise des joueurs au cricket, ou la toque du jockey, tirée sur les oreilles.
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KittiwakeKittiwake   15 février 2013
Souvent au coucher du soleil, la bruyère s’avive, scintille, rougoie ; la nappe fleurie déferle comme un lac tragique, et les religieuses améthystes se convertissent en rubis sanglants
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