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ISBN : 2264074906
Éditeur : 10-18 (05/09/2019)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Une plongée éblouissante dans un New York peuplé de gangsters, de marins, de scaphandriers, durant la Seconde Guerre mondiale. Quand tout changea entre les hommes et les femmes, entre l'Amérique et le monde.Alors qu'elle a presque douze ans, Anna Kerrigan accompagne son père chez Dexter Styles, un homme qui, comprend-elle, est crucial pour la survie de sa famille. Derrière sa maison, elle aperçoit l'océan, qui l'émerveille autant que le mystère pesant qui lie les de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  29 septembre 2018
*** Rentrée littéraire 2018 ***
Toute la première moitié m'a emballée : sa toile de fond historique, New-York, Brooklyn durant la Grande dépression puis la Seconde guerre mondiale ; son éclairage sur la participation des femmes à l'effort de guerre, remplaçant les hommes partis au front dans les usines ou en tant que plongeuses-réparatrices des bateaux de la Navy ; son personnage féminin, Anna, qui va devenir femme-scaphandrier grâce à une volonté obstinée qui lui lui donne le courage d'affronter le sexisme ordinaire dans ce milieu très testostéroné.
Une jeune femme forte comme on les aime , mais qui reste une petite fille forgée par la disparition mystérieuse de son père quelques années auparavant. L'écriture est fluide et t'embarque sur les pas d'Anna et de son parcours initiatique pour se construire.
Mais à mi parcours, déception. Comme si l'élégance et la subtilité dont avait fait montre l'auteure jusqu'à présent se dissolvaient dans des rebondissements lourdauds ramenant le personnage d'Anna et tous ceux qui l'entourent. Des clichés «  Harlequin » dans un roman qui n'avait pas vocation à cela et se promettait plus ambitieux.
Ok, nous sommes tous des êtres complexes pétris de contradiction … mais était-il nécessaire de mettre Anna dans le lit du gangster friqué qui a l'âge de son père et qui est peut-être à l'origine de la disparition de son cher papa ???
A partir de là, j'ai décroché tout en continuant à tourner les pages car la construction et l'écriture sont très fluides. La jolie gentille jeune fille et le bad boy. La jolie gentille jeune fille et sa soeur handicapée , sa maman sacrificielle, sa copine délurée, sa tata libre confidente … pfffff du très très prévisible.
Et le papa dans tout ça ? C'est lui qui ouvrait le roman avant de disparaître, sa personnalité était dessinée comme complexe et donc très intéressante. Puis il est à peine évoqué une fois disparu … pour revenir dans l'intrigue de façon peu adroite. Et le fin ( je ne la dévoilerai mais grrrr ) … Anna méritait vraiment mieux que cela !
Ce roman est clairement ambitieux dans sa volonté de traiter de multiples sujets ( sexisme, féminisme, racisme , mafia, patriotisme etc ) avec un arrière-plan historique passionnant. Mais au final, trop de clichés m'ont empêchée de ressentir l'émotion qui aurait du être la mienne avec un si beau sujet.
Lu dans le cadre d'une Masse critique privilégiée.
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nadiouchka
  16 août 2018
L’auteure américaine Jennifer Egan a déjà publié quatre romans et remporté des prix dont le Prix Pulitzer ainsi que le National Book Critic Circle Award.
Avec ce nouveau roman « Manhattan Beach » déjà publié en 2017 aux États-Unis, elle fait une rentrée littéraire 2018 en France.
Elle nous raconte la vie d’une petite fille, Anna Kerrigan (douze ans) qui, au début du livre, accompagne son père, Eddie, chez un certain Dexter Styles. Entre lui et son père, semble planer un certain mystère. Mais quelques années plus tard, le drame : son père disparaît alors que le pays est en guerre. Disparition mystérieuse car sans traces : que lui est-il arrivé ? Est-il mort ?
Il faut également signaler que la sœur d’Anna, Lydia, est très malade car handicapée et dont le vie ne tient qu’à un fil. Anna est toujours là pour elle, pour la soutenir, mais Lydia finira par décéder après avoir enfin, réalisé son rêve : voir la mer.
Ce livre est composé d’une alternance de chapitres sur Anna, Eddie, Dexter, la guerre et de nombreux retours en arrière.
Anna, qui dès ses douze ans a démontré une grande force de caractère, va voir son destin basculer. D’une petite fille comme les autres, elle va se transformer en une femme qui sortira du lot dans ce New York des années trente – qui participera à l’effort de guerre pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Mais elle a au plus profond d’elle, une secrète ambition. Quand on lui pose la question de savoir ce qu’elle désire faire : « - Tu pourrais être un espion ou un détective. Personne ne saurait qui tu es vraiment, ni pour qui tu travailles.
- Je veux être un scaphandrier, dit Anna. » (p.100). C’est sa vocation.
Alors tout en travaillant dans une usine qui fournit des pièces minuscules destinées aux machines de guerre, elle se fait fort d’arriver à ses fins jusqu’à ce que, enfin, on l’embauche pour être scaphandrier au milieu d’hommes bien plus costauds qu’elle et qui se moquent de sa petite constitution. Mais rien ne sert d’être un grand dur à cuire quand il faut faire ses preuves. Et c’est Anna la plus forte !
Ainsi, son destin va basculer et elle va devenir une femme à qui l’on va confier des « missions dangereuses. »
Avec cette partie, s’entremêle sa rencontre avec le Dexter Styles qui a joué un rôle important dans sa famille mais qui ne la reconnaît pas et qui, à présent, gère des boîtes de nuit.
Jennifer Egan nous offre toute une galerie de portraits, la place des femmes et on remarque que sa documentation sur les scaphandriers est importante.
Avec son style bien maîtrisé, elle sait jouer avec les zones de mystère entourant la disparition d’Eddie Kerrigan – la vie de sa fille – la surprise d’Anna en retrouvant la montre de son père lors d’une plongée – ses doutes et ses questionnements…
Mais il faut laisser la place au mystère, à toutes les évocations et événements qui se succèdent.
C’est un roman que j’ai apprécié car il touche le milieu maritime et sous-marin – on en apprend beaucoup sur cette Seconde Guerre Mondiale vue du côté américain – il est également bien utile de décrire les changements qui se sont opérés entre les relations hommes – femmes, tous unis dans dans le but de sauver le monde. Et pour pimenter un peu l’histoire, on côtoie des gangsters ainsi que des propriétaires de night-clubs.
Ce roman a connu un grand succès et chacun y voit ce qu'il veut bien. Quant à mon choix, il a rapidement été fait.
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Fandol
  02 octobre 2018
Jennifer Egan m'a emporté dans le flot de son roman depuis Manhattan Beach, le port de New York à l'océan Indien, en passant par le canal du Mozambique, le Cap et le port de San Francisco. L'eau est omniprésente tout au long de ce roman qui nous plonge, c'est bien le mot, dans la vie d'Anna, héroïne très sympathique qui n'a pas peur de s'affirmer malgré toutes les épreuves qu'elle subit.
J'ai cru, un moment, que ce roman allait m'emmener dans les méandres de la mafia, du monde du crime organisé bien réel à l'aube de la seconde guerre mondiale, aux États-Unis. Bien sûr, avec Dexter Styles, ces organisations plus ou moins secrètes, plus ou moins tolérées par le pouvoir et qui excellent à gruger le fisc, ces liens toujours à la limite de la légalité ou carrément en dehors, sont bien présents. Il y a même un parrain, Mr Q, homme très âgé qui cultive son jardin, fait ses conserves, alimente son épicerie…
Manhattan Beach est bien plus que cela et c'est heureux car ce livre ressemblerait trop à d'autres récits déjà publiés. C'est d'abord l'histoire d'une famille dont la seconde fille, Lydia, est née fortement handicapée. Entourée de beaucoup d'amour et de soins de la part de sa mère et de sa soeur, Anna, elle m'a ému surtout lorsque, grâce à l'obstination de son aînée, elle voit enfin l'océan : « La mer étrange, violente et belle : voilà ce qu'elle avait voulu montrer à Lydia. L'océan baignait toutes les parties du monde, vaste rideau scintillant, tendu à travers un mystère. » Mais il y a leur père, Eddie Kerrigan, qui est coursier pour Mr Styles, justement, et qui disparaît subitement.
L'auteur divise son récit en huit parties et réussit à détailler la vie quotidienne aux États-Unis, après l'attaque de Pearl Harbour par les avions de guerre japonais, le 7 décembre 1941, ce qui décida enfin les USA à s'engager à fond avec les Alliés. Ce sont les hommes qui partent sous les drapeaux mais il y a ceux qui réussissent à échapper à la mobilisation pour de bonnes ou de mauvaises raisons et surtout les femmes et leur rôle, indispensable. Elles montrent à ce moment-là qu'elles sont capables d'assumer bien des tâches malgré les énormes réticences du monde masculin.
J'ai bien aimé comment Jennifer Egan suit pas à pas, l'obstination d'Anna qui veut faire partie des scaphandriers et plonger malgré les quatre-vingt-dix kilos qu'elle doit porter pour descendre sous l'eau. Les détails qu'elle donne sont utiles, jamais ennuyeux et les remerciements publiés en fin d'ouvrage sont éloquents et instructifs.
Plus ma lecture avançait et plus j'étais emporté par le désir de savoir, de comprendre et j'ai bien apprécié l'hommage rendu à la marine marchande, l'oubliée des films et récits de guerre. Pourtant, ces marins ont risqué leur vie, beaucoup l'ont perdue pour alimenter armées et populations malgré la menace sous-marine des U-boots au drapeau nazi.
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montmartin
  08 septembre 2018
Dès les premières pages, j'ai su que ce livre allait me plaire. Dire que ce roman possède plus de 500 pages, quel bonheur ! le style est simple et donc facile à lire.
Manhattan Beach , décrit la vie des Kerrigan, une famille irlandaise de Brooklyn, dans le contexte de la Grande Dépression puis de la Seconde Guerre mondiale. Une jeune femme Anna devient plongeur scaphandrier pour aider à l'effort de guerre et découvre peu à peu les raisons qui ont mené à la disparition d'Eddie, son père bien-aimé ; un père qui pour faire vivre sa famille, est devenu les yeux et les oreilles de Dexter Styles, un gangster, et qui est forcé de quitter sa famille pour sauver sa propre vie. Anna est loin de s'imaginer qu'un jour elle sera amenée à plonger pour remonter un corps accroché à un bloc de béton par une lourde chaine.
La construction habile du récit, où les destins chargés de secrets des trois personnages principaux Anna, Eddie et Dexter s'entrelacent, rend l'histoire passionnante. La disparition inexpliquée du père d'Anna donne une allure de polar à ce roman et Anna n'aura de cesse de savoir ce qui est arrivé à son père et trouver les clés qui lui manquent.
Je suis rapidement tombé sous le charme d'Anna. « Elle aurait aussi bien pu être un garçon : ses bas pleins de poussière, ses robes pas très différentes des culottes courtes. Elle était un petit bout, une herbe qui pousserait bien partout, survivrait à n'importe quoi. » Une fille qui a du cran, indépendante, brillante, moderne, murie par les temps difficiles de la guerre et par une tragédie familiale. Rompant avec le rôle attendu d'une femme à son époque, elle acquiert du respect en combattant l'idée que parce qu'elle est une femme elle n'est pas assez forte mentalement et physiquement pour faire un travail exclusivement réservé aux hommes.
Je trouve que la force de ce roman écrit à la troisième personne tient essentiellement dans l'écriture réaliste et bien documentée de l'auteur. Nous voici, comme dans un film noir, à la période des incorruptibles et d'Eliot Ness, la corruption, les usuriers, les gains légitimes réglés par chèque et les gains officieux provenant de l'alcool, des filles, des cigarettes, et des loteries clandestines, glissés dans des enveloppes. Les boites de nuit, les clubs, le Syndicat, les arrangements avec les représentants de la loi, la prohibition : on emmène faire un tour les hommes qui enfreignent les règles.
J'ai apprécié la fluidité avec laquelle Jennifer Egan nous transporte des bas-fonds de Brooklyn au milieu de l'océan sur un cargo chargé de chars, de jeeps, de caisses de matériel en passant par les eaux sombres de l'East River où les plongeurs tentent de réparer les navires. L'écriture est technique et précise lorsque nous plongeons avec les scaphandriers et partageons le rituel de l'habillement. La narration se transforme en drame lorsqu'elle nous raconte le naufrage d'un cargo américain suite à l'attaque de sous-marins russes : « Un grondement vibrant déchira les entrailles de l'Elizabeth Seaman. Bien qu'Eddie n'ait jamais entendu ce bruit, il savait que c'était celui de la mer s'engouffrant dans les soutes. Kittredge donna l'ordre d'abandonner le navire et une ambiance irréelle plana, une confusion redoublée par les ténèbres et la houle qui fouettaient le vaisseau mort comme un chat tentant de ranimer une souris épuisée. »
Un roman où New York, l'océan et les bateaux sont omniprésents qui m'a passionné du début jusqu'à la fin.
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Cigale17
  28 mars 2019
Jennifer Egan, prix Pulitzer pour un de ses précédents romans (que je n'ai pas lu) a choisi comme principal cadre à son roman, Manhattan Beach, les docks de New York. L'histoire commence peu de temps après la fin de la prohibition, alors que les effets du krach boursier sont encore très perceptibles, et elle finira à peu près en même temps que la Deuxième Guerre mondiale. En toile de fond, les rivalités des mafias irlandaise et italienne, les compromissions du syndicat des dockers, la corruption de certains flics et politiciens, l'engouement pour les boîtes de nuit où l'alcool coule à flots. Même décor pendant la guerre, mais on y ajoute les femmes qui ont remplacé les hommes dans les ateliers des docks, les réparations de bateaux qui nécessitent plusieurs équipes de scaphandriers, l'effort de guerre, les restrictions, etc.
***
Un narrateur à la troisième personne nous permet de suivre essentiellement trois différents personnages : Anna Kerrigan, 12 ans au début du roman ; Eddie Kerrigan, son père, et un propriétaire de nombreuses boîtes de nuit, Dexter Style, parfois sur des plans temporels différents. Anna reste cependant le personnage principal et, même si elle est parfois mise de côté, nous la suivrons jusqu'à ses vingt ans pour la quitter à l'orée de la nouvelle vie qu'elle s'est choisie. La famille d'Anna a connu des jours meilleurs avant le jeudi noir de 1929, mais elle se retrouve dans un petit appartement à Brooklyn. La mère, ancienne girl dans une revue, fabrique maintenant des costumes pour améliorer l'ordinaire. Quant au père… on ne sait trop ce qu'il fait : il porte des colis, des enveloppes, il rencontre des gens… entre autres, Dexter Style, un personnage interlope navigant entre la pègre et la haute société. La soeur d'Anna, Lydia est lourdement handicapée et l'immeuble n'a pas d'ascenseur : toute sortie devient une expédition. Quand Eddie Kerrigan disparaît mystérieusement du jour au lendemain, il faut bien survivre…
***
J'ai trouvé ce pavé en 8 parties très intéressant, mais parfois difficile à suivre, parfois longuet… Si le rythme est très enlevé jusqu'à la moitié du récit à peu près, il se ralentit par la suite. En fait, je ne sais trop ce qui m'a fait décrocher à un moment : ce changement de rythme ou le fait que l'on « perde » Anna pendant plusieurs chapitres, certes intéressants, mais dont les personnages sont moins fouillés si l'on excepte celui du père, extrêmement complexe. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit là d'un beau roman, qui s'attarde avec justesse sur la difficile condition des femmes à cette époque, sur les préjugés machistes et sur les tentatives d'émancipation de la courageuse Anna qui va choisir d'exercer un métier bien insolite : nous assisterons à tous ses efforts pour devenir scaphandrier, à sa réussite, et au spectaculaire retournement de son supérieur.
Challenge multi-défis # 45
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critiques presse (4)
LeFigaro   28 septembre 2018
Jennifer Egan dessine avec beaucoup d'imagination l'histoire d'une famille dans un New York durant la Seconde guerre mondiale.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Actualitte   14 septembre 2018
Bob Dylan, et bien d’autres avant lui nous l’ont dit : l’art a pour mission première de faire bouger l’humanité. Jennifer Egan, lauréate d’un prix Pulitzer partage cette vision du monde. et, mieux encore, sait nous la transmettre. Manhattan Beach est une éprouvante course à l’identité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   31 août 2018
Lauréate du prix Pulitzer pour son roman Qu'avons-nous fait de nos rêves?, Egan signe ici un roman historique dont l'action se déroule durant la guerre. Un roman qui, dit-on, se lit comme un thriller.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   22 août 2018
«Manhattan Beach» est un roman ambitieux, puissant et profondément émouvant, un suspense méditatif et une fresque au réalisme presque poétique, qui évoque, pour son atmosphère et pour son titre, le beau film de Sergio Leone, «Il était une fois en Amérique».
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   17 août 2018
- J’ai travaillé toute ma vie, protesta-t-elle.
Cela sonna faux. Elle mourait de honte, comme si elle s’était aperçue dans une vitrine et se trouvait ridicule. Une étudiante qui voulait prendre part à l’effort de guerre, un membre d’une élite : c’était ainsi qu’il devait la voir. Des slogans du Shipworker lui traversèrent l’esprit : SAUVER DES MINUTES ICI, C’EST SAUVER DES VIES LA-BAS. QUAND VOUS NE TRAVAILLEZ PAS, VOUS TRAVAILLEZ POUR L’ENNEMI.
P.73
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nadiouchkanadiouchka   18 août 2018
Le 1er janvier 1943, Eddie Kerrigan gravit Telegraph Hill jusqu’à la Coit Tower – du moins, aussi près que les sentinelles lui permirent de s’en approcher – pour contempler les quais de l’Embarcadero en contrebas. Il distingua trois Liberty ships en cours de chargement. Des cargos identiques, bien sûr, mais il savait que celui du milieu était l’Elizabeth Seaman, où il devait se présenter dans moins d’une heure.
P.305
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umezzuumezzu   02 octobre 2018
Beth Berringer avait le visage classique de la vieille rombière : un delta de rigoles et de crevasses frappé par la sécheresse, collé aux mâchoires d'un doberman.
Commenter  J’apprécie          280
umezzuumezzu   11 octobre 2018
Il était seul au fond des mers. La nature extrême de cette situation le fascinait. Il avait toujours aimé les ténèbres, mais jusqu'alors, la nuit était la seule forme qu'il avait connu. Cette obscurité-là était faite de l'étoffe des cauchemars.
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montmartinmontmartin   21 juillet 2018
L’erreur de cette fanfaronnade la frappa juste après, quand la voix de son père résonna dans son esprit :
" Ne révèle jamais rien, sauf si tu n'as pas le choix."
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