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ISBN : 2221203429
Éditeur : Robert Laffont (16/08/2018)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Une plongée éblouissante dans un New York peuplé de gangsters, de marins, de scaphandriers, durant la Seconde Guerre mondiale. Quand tout changea entre les hommes et les femmes, entre l'Amérique et le monde.Alors qu'elle a presque douze ans, Anna Kerrigan accompagne son père chez Dexter Styles, un homme qui, comprend-elle, est crucial pour la survie de sa famille. Derrière sa maison, elle aperçoit l'océan, qui l'émerveille autant que le mystère pesant qui lie les de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  16 août 2018

L’auteure américaine Jennifer Egan a déjà publié quatre romans et remporté des prix dont le Prix Pulitzer ainsi que le National Book Critic Circle Award.
Avec ce nouveau roman « Manhattan Beach » déjà publié en 2017 aux États-Unis, elle fait une rentrée littéraire 2018 en France.
Elle nous raconte la vie d’une petite fille, Anna Kerrigan (douze ans) qui, au début du livre, accompagne son père, Eddie, chez un certain Dexter Styles. Entre lui et son père, semble planer un certain mystère. Mais quelques années plus tard, le drame : son père disparaît alors que le pays est en guerre. Disparition mystérieuse car sans traces : que lui est-il arrivé ? Est-il mort ?
Il faut également signaler que la sœur d’Anna, Lydia, est très malade car handicapée et dont le vie ne tient qu’à un fil. Anna est toujours là pour elle, pour la soutenir, mais Lydia finira par décéder après avoir enfin, réalisé son rêve : voir la mer.
Ce livre est composé d’une alternance de chapitres sur Anna, Eddie, Dexter, la guerre et de nombreux retours en arrière.
Anna, qui dès ses douze ans a démontré une grande force de caractère, va voir son destin basculer. D’une petite fille comme les autres, elle va se transformer en une femme qui sortira du lot dans ce New York des années trente – qui participera à l’effort de guerre pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Mais elle a au plus profond d’elle, une secrète ambition. Quand on lui pose la question de savoir ce qu’elle désire faire : « - Tu pourrais être un espion ou un détective. Personne ne saurait qui tu es vraiment, ni pour qui tu travailles.
- Je veux être un scaphandrier, dit Anna. » (p.100). C’est sa vocation.
Alors tout en travaillant dans une usine qui fournit des pièces minuscules destinées aux machines de guerre, elle se fait fort d’arriver à ses fins jusqu’à ce que, enfin, on l’embauche pour être scaphandrier au milieu d’hommes bien plus costauds qu’elle et qui se moquent de sa petite constitution. Mais rien ne sert d’être un grand dur à cuire quand il faut faire ses preuves. Et c’est Anna la plus forte !
Ainsi, son destin va basculer et elle va devenir une femme à qui l’on va confier des « missions dangereuses. »
Avec cette partie, s’entremêle sa rencontre avec le Dexter Styles qui a joué un rôle important dans sa famille mais qui ne la reconnaît pas et qui, à présent, gère des boîtes de nuit.
Jennifer Egan nous offre toute une galerie de portraits, la place des femmes et on remarque que sa documentation sur les scaphandriers est importante.
Avec son style bien maîtrisé, elle sait jouer avec les zones de mystère entourant la disparition d’Eddie Kerrigan – la vie de sa fille – la surprise d’Anna en retrouvant la montre de son père lors d’une plongée – ses doutes et ses questionnements…
Mais il faut laisser la place au mystère, à toutes les évocations et événements qui se succèdent.
C’est un roman que j’ai apprécié car il touche le milieu maritime et sous-marin – on en apprend beaucoup sur cette Seconde Guerre Mondiale vue du côté américain – il est également bien utile de décrire les changements qui se sont opérés entre les relations hommes – femmes, tous unis dans dans le but de sauver le monde. Et pour pimenter un peu l’histoire, on côtoie des gangsters ainsi que des propriétaires de night-clubs.
Il est probable que cet ouvrage ne soit pas hautement aimé par certains lecteurs, mais chacun y voit ce qu’il veut bien voir et fait son choix.
Le mien est fait.

 

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Commenter  J’apprécie          331
montmartin
  08 septembre 2018
Dès les premières pages, j'ai su que ce livre allait me plaire. Dire que ce roman possède plus de 500 pages, quel bonheur ! le style est simple et donc facile à lire.
Manhattan Beach , décrit la vie des Kerrigan, une famille irlandaise de Brooklyn, dans le contexte de la Grande Dépression puis de la Seconde Guerre mondiale. Une jeune femme Anna devient plongeur scaphandrier pour aider à l'effort de guerre et découvre peu à peu les raisons qui ont mené à la disparition d'Eddie, son père bien-aimé ; un père qui pour faire vivre sa famille, est devenu les yeux et les oreilles de Dexter Styles, un gangster, et qui est forcé de quitter sa famille pour sauver sa propre vie. Anna est loin de s'imaginer qu'un jour elle sera amenée à plonger pour remonter un corps accroché à un bloc de béton par une lourde chaine.
La construction habile du récit, où les destins chargés de secrets des trois personnages principaux Anna, Eddie et Dexter s'entrelacent, rend l'histoire passionnante. La disparition inexpliquée du père d'Anna donne une allure de polar à ce roman et Anna n'aura de cesse de savoir ce qui est arrivé à son père et trouver les clés qui lui manquent.
Je suis rapidement tombé sous le charme d'Anna. « Elle aurait aussi bien pu être un garçon : ses bas pleins de poussière, ses robes pas très différentes des culottes courtes. Elle était un petit bout, une herbe qui pousserait bien partout, survivrait à n'importe quoi. » Une fille qui a du cran, indépendante, brillante, moderne, murie par les temps difficiles de la guerre et par une tragédie familiale. Rompant avec le rôle attendu d'une femme à son époque, elle acquiert du respect en combattant l'idée que parce qu'elle est une femme elle n'est pas assez forte mentalement et physiquement pour faire un travail exclusivement réservé aux hommes.
Je trouve que la force de ce roman écrit à la troisième personne tient essentiellement dans l'écriture réaliste et bien documentée de l'auteur. Nous voici, comme dans un film noir, à la période des incorruptibles et d'Eliot Ness, la corruption, les usuriers, les gains légitimes réglés par chèque et les gains officieux provenant de l'alcool, des filles, des cigarettes, et des loteries clandestines, glissés dans des enveloppes. Les boites de nuit, les clubs, le Syndicat, les arrangements avec les représentants de la loi, la prohibition : on emmène faire un tour les hommes qui enfreignent les règles.
J'ai apprécié la fluidité avec laquelle Jennifer Egan nous transporte des bas-fonds de Brooklyn au milieu de l'océan sur un cargo chargé de chars, de jeeps, de caisses de matériel en passant par les eaux sombres de l'East River où les plongeurs tentent de réparer les navires. L'écriture est technique et précise lorsque nous plongeons avec les scaphandriers et partageons le rituel de l'habillement. La narration se transforme en drame lorsqu'elle nous raconte le naufrage d'un cargo américain suite à l'attaque de sous-marins russes : « Un grondement vibrant déchira les entrailles de l'Elizabeth Seaman. Bien qu'Eddie n'ait jamais entendu ce bruit, il savait que c'était celui de la mer s'engouffrant dans les soutes. Kittredge donna l'ordre d'abandonner le navire et une ambiance irréelle plana, une confusion redoublée par les ténèbres et la houle qui fouettaient le vaisseau mort comme un chat tentant de ranimer une souris épuisée. »
Un roman où New York, l'océan et les bateaux sont omniprésents qui m'a passionné du début jusqu'à la fin.
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Commenter  J’apprécie          200
violaine124
  11 septembre 2018
Ce roman m'a entrainée dans une époque, non pas que j'affectionne en tant que telle, mais pour laquelle j'ai beaucoup de curiosité : la Seconde guerre Mondiale. Je cherche à comprendre comment étaient les gens à cette période, ce qui s'est passé dans le monde, comment celui-ci a évolué pour devenir ce que nous connaissons aujourd'hui, comment faire aussi pour ne pas laisser se reproduire de tels événements. Bref, j'étais ravie de découvrir le destin d'une famille et notamment d'une jeune femme : Anna Kerrigan. Elle m'a laissée la suivre dans le New-York des années 30-40 et continuer ainsi jusqu'à l'après-guerre. Elle m'a fait découvrir les aspects sombres de cette époque, l'évocation des syndicats, pas toujours très honnêtes, son quotidien de jeune fille, celui ensuite de travailleuse à l'usine pendant que les hommes se battaient pour reconquérir la paix.
Anna a une vie remplie d'événements, elle voue une admiration pour son père dont elle ne sait finalement pas grand-chose, notamment sur son travail. Elle assume aussi, chez elle avec sa mère, une soeur handicapée pour qui elle fera tout son possible et lui offrir le plus beau cadeau qui soit : voir la mer. Et puis elle rencontre des hommes, importants pour sa carrière, sa vie, et en qui elle devra soit faire confiance soit se méfier. Mais lorsqu'on est une femme en période de guerre, tout est compliqué alors parfois il faut laisser l'instinct mener la cadence.
Ce roman est imposant, le démarrage peut sembler un peu long car il faut que les personnages s'installent, se mettent en place pour que nous puissions nous en imprégner et suivre leur rythme. Une fois cela fait, je me suis laissée bercer par l'écriture plutôt très intéressante, riche en vocabulaire et empreinte d'efficacité pour nous faire découvrir le courage, la persévérance et l'incroyable destin de Anna Kerrigan, une femme très intelligente et remplie d'ingéniosité. J'aime lire des romans avec de si forts personnages car ils sont souvent marquants et passionnants. Ce livre n'échappe pas à ma règle.
Certains moments sont un peu plus longs que d'autres car il faut bien que l'auteur restitue l'époque aussi. Certains événements se déclenchent très rapidement et d'autres mettront des semaines, des mois, voire des années à se décanter. Anna nous montre que tout est possible, toujours même quand l'avenir semble sombre. J'ai été particulièrement surprise par la fin car je n'imaginais pas un seul instant l'un des personnages revenir de cette manière dans le texte. C'est aussi ce qui a ajouté du piment dans l'ensemble de l'ouvrage. J'ai découvert aussi un milieu inconnu : celui des scaphandriers. Les moments où Anna enfilait sa tenue m'ont semblé pénibles. Non pas dans le texte mais dans mon imagination…comment a-t 'elle pu trouver la force de faire ce travail, sans éprouver trop de difficultés. Là j'avoue que j'ai été plus qu'admirative. Rien que d'imaginer la combinaison, j'avais déjà super chaud (et rien à voir avec la canicule qui sévissait pendant ma lecture).
Un roman qui est un formidable moment de lecture et qui m'a laissée songeuse sur le nombre de femmes qui, comme Anna, ont fait preuve de tant de courage et de détermination pendant certaines périodes de notre Histoire.
Lien : https://leslecturesdelailai...
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mumuboc
  05 septembre 2018
Ce roman est avant tout le récit d'une femme dans un monde d'hommes mais aussi un documentaire fourni sur le monde sous-marin, celui des scaphandriers et leurs rôles durant la seconde guerre mondiale après l'attaque de Pearl Harbor, afin de renflouer et réparer nombre de navires.
Je suis vite entrée dans l'histoire, l'écriture est fluide, les personnages se mettent en place rapidement mais j'ai très vite ressenti la crainte de « déjà lu » avec des personnages stéréotypés : la jeune fille volontaire, déterminée qui va s'affranchir de toutes les règles afin d'atteindre son but, un métier d'hommes, la cause féministe, les obstacles sur sa route etc... Elle va aimer le « méchant ». Celui-ci est-il impliqué dans la disparition de son père, je vous laisse le découvrir mais quand on lit beaucoup, comme moi, on aime malgré tout être surpris et là je ne l'ai pas du tout été.
Il y a, malgré tout, quelques petites surprises qui permettent de sortir de la trame habituelle mais malgré tout je n'ai pas été captivée par l'histoire. 
Rien à dire sur l'écriture, le style : c'est parfaitement maîtrisé, il y a un gros travail de documentation,  c'est indéniable, parfois un peu trop de termes techniques mais ils permettent de bien comprendre le travail des scaphandriers, les risques encourus, quelles étaient leurs tâches, beaucoup de références mais c'est plus sur les personnages « romancés » que mes remarques négatives se feront.
En effet tous les ingrédients d'un récit romance....Un récit romance pour moi : et bien voilà l'héroïne jolie souvent, intelligente, dont la vie n'est pas drôle voir miséreuse mais......... qui va rencontrer le bad boy ou un homme que tout éloigne : âge, condition sociale, etc...  du mystère, de la rédemption, des revers,de plus en plus une femme qui se bat dans un métier difficile ou masculin, les grands combats : maternité, grossesse, liberté, sexualité (très en vogue actuellement peut être un effet Simone Veil ou MeToo) mais qui va arriver au but qu'elle s'est fixée, au prix de souffrances mais aussi d'amour contrarié. Vous en lisez un, deux ou plusieurs et vous avez tous les ressorts..... Et dans le cas présent ils sont là : la mère courage, le père mystérieux, la tante affranchie, le formateur dur, la soeur handicapée etc....
Je n'ai rien à reprocher en l'espèce à ces personnages,mais c'est qu'on les a déjà tellement rencontrés, ils sont tellement caricaturaux de ce genre de récits que maintenant, pour ma part, j'ai un peu de mal avec eux..... Je les vois venir très vite, se mettre en place et je sais très vite ce qui va se passer. Dans ce type de roman les contextes changent mais les personnages restent.Dès les premières pages je les ai vu se mettre en place et j'espérais me tromper grâce à des rebondissements mais malheureusement cela ne s'est pas produit.
Un travail de documentation important, sur une première femme scaphandrier pendant la deuxième guerre mondiale, c'est une découverte pour moi (même si je ne m'étais jamais intéressée à ce sujet) c'est ce que je disais.... dans un livre j'aime découvrir, être surprise. Rien à redire à l'écriture : fluide, le roman se lit sans difficulté de temps, de construction.
Tous les ingrédients sont là : racisme, homosexualité, femme (et tout ce que cela suppose....), un soupçon de mafia, une touche de patriotisme à travers la guerre et ses sacrifices .... et voilà un petit pavé qui se lit sans difficulté mais pour moi sans réel plaisir. Un livre de détente pure, sans trop se poser de question.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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Christlbouquine
  11 septembre 2018
Ma première rencontre avec Jennifer Egan s'est faite à travers son roman Qu'avons-nous fait de nos rêves ? Un livre à l'écriture acérée sur les compromissions que la vie nous impose.
Avec Manhattan Beach, Jennifer Egan nous transporte aux États-Unis, au coeur de New-York. En pleine période de la seconde guerre mondiale, l'auteur nous décrit une ville peuplée de gangsters où la vie n'est pas particulièrement tendre avec Anna et sa famille.
Jeune femme forte, courageuse et combative Anna ne se laisse abattre ni par l'adversité (le départ de son père, le décès de sa soeur handicapée) ni par les diktats qui gèrent la vie des femmes de son époque. Elle n'hésite pas à jouer avec le feu en nouant une relation avec Dexter Styles, un gangster qu'elle soupçonne de savoir où est son père, ou de s'imposer pour devenir scaphandrier dans cette époque chaotique où les hommes partis à la guerre ont laissé la place aux femmes.
Avec une plume toujours précise et à un rythme qui ne s'essouffle jamais malgré les plus de 400 pages du roman, Jennifer Egan nous dresse le portrait d'une jeune femme au destin tourmenté mais qui fait ses choix et les assume même s'ils doivent s'avérer dangereux ou négatifs.
Un très beau portrait de femme et une intéressante plongée au coeur d'une ville et d'une époque exceptionnelles.
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critiques presse (3)
Actualitte   14 septembre 2018
Bob Dylan, et bien d’autres avant lui nous l’ont dit : l’art a pour mission première de faire bouger l’humanité. Jennifer Egan, lauréate d’un prix Pulitzer partage cette vision du monde. et, mieux encore, sait nous la transmettre. Manhattan Beach est une éprouvante course à l’identité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   31 août 2018
Lauréate du prix Pulitzer pour son roman Qu'avons-nous fait de nos rêves?, Egan signe ici un roman historique dont l'action se déroule durant la guerre. Un roman qui, dit-on, se lit comme un thriller.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   22 août 2018
«Manhattan Beach» est un roman ambitieux, puissant et profondément émouvant, un suspense méditatif et une fresque au réalisme presque poétique, qui évoque, pour son atmosphère et pour son titre, le beau film de Sergio Leone, «Il était une fois en Amérique».
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   17 août 2018
- J’ai travaillé toute ma vie, protesta-t-elle.
Cela sonna faux. Elle mourait de honte, comme si elle s’était aperçue dans une vitrine et se trouvait ridicule. Une étudiante qui voulait prendre part à l’effort de guerre, un membre d’une élite : c’était ainsi qu’il devait la voir. Des slogans du Shipworker lui traversèrent l’esprit : SAUVER DES MINUTES ICI, C’EST SAUVER DES VIES LA-BAS. QUAND VOUS NE TRAVAILLEZ PAS, VOUS TRAVAILLEZ POUR L’ENNEMI.
P.73
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nadiouchkanadiouchka   18 août 2018
Le 1er janvier 1943, Eddie Kerrigan gravit Telegraph Hill jusqu’à la Coit Tower – du moins, aussi près que les sentinelles lui permirent de s’en approcher – pour contempler les quais de l’Embarcadero en contrebas. Il distingua trois Liberty ships en cours de chargement. Des cargos identiques, bien sûr, mais il savait que celui du milieu était l’Elizabeth Seaman, où il devait se présenter dans moins d’une heure.
P.305
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montmartinmontmartin   21 juillet 2018
L’erreur de cette fanfaronnade la frappa juste après, quand la voix de son père résonna dans son esprit :
" Ne révèle jamais rien, sauf si tu n'as pas le choix."
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montmartinmontmartin   22 juillet 2018
-Vous connaissez l'expression , fit Eddie. N'écris pas si tu peux parler, ne parle pas si tu peux hocher la tête.
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LucilliusLucillius   11 juillet 2018
Les hommes menaient le monde, et ils voulaient baiser les femmes. Ils disaient : " Les filles sont faibles" alors qu'elles étaient leur faiblesse.
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Videos de Jennifer Egan (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jennifer Egan
Jennifer Egan - Manhattan Beach
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